La ministre des Affaires francophones de l'Ontario, Marie-France Lalonde

Quelles voix pour le comité de mise en œuvre ?

Mardi dernier, le gouvernement de l’Ontario a déposé un projet de loi qui constituera l’Université de l’Ontario français. Les trois partenaires – l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne et le Regroupement étudiant franco-ontarien – sont satisfaits à la première lecture de ce texte.

On y trouve, dans la mission même de l’Université de l’Ontario français, une gouvernance « par et pour » les Franco-Ontariens, qui répond aux demandes de la communauté. L’Université comblera les lacunes alarmantes d’offre de cours universitaires en français dans le Centre-Sud-Ouest de l’Ontario, une communauté historiquement négligée.

Certes, si ce campus torontois est un pas important dans la bonne direction, il n’est pas la ligne d’arrivée. N’ayez aucun doute que nous redoublons d’efforts pour assurer que cette université – notre université ! – rayonne à travers l’Ontario et la francophonie canadienne et internationale.

Nous réitérons notre demande que des représentants de la communauté, de la jeunesse et des étudiants franco-ontariens siègent au comité de mise en œuvre.

Nous rappelons aussi l’importance d’ouvrir les portes en 2020 afin de favoriser le partenariat avec le Collège Boréal. Mais surtout, nous soulignons que la gouvernance « par et pour » ne se limite pas à un territoire ou à une université.

Notre communauté demande, depuis plus de 40 ans, un projet d’envergure provinciale et vise non seulement la création de nouveaux campus, mais aussi la réappropriation de l’ensemble des programmes universitaires en français de la province. 

Afin d’accomplir cette mission, il est prioritaire que l’Université de l’Ontario français reçoive, au minimum, dès son ouverture en 2020, l’exclusivité de l’enseignement universitaire en français à Toronto. Ce précédent est d’une importance inestimable pour la lutte dans le Nord et
dans l’Est.

Également, nous attendons avec impatience une réponse à notre demande de rencontre avec Deb Matthews, ministre de l’Enseignement supérieur, afin d’en discuter plus longuement.

Enfin, ce dossier est l’affaire de toute la communauté francophone de l’Ontario. Nous aimerions connaître votre avis. Faites-nous part de vos commentaires sur les réseaux sociaux de nos trois organismes en utilisant le mot-clic #UniversitéFO ou par courriel à uof@monassemblee.ca.


Les auteurs du texte sont :

  • Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l’Ontario
  • Pablo Mhanna-Sandoval, président, Fédération de la jeunesse franco-ontarienne
  • Yacouba Condé, Josée Joliat et Jocelyn Leblanc, coprésident(e), Regroupement étudiant franco-ontarien