La crise aux urgences des hôpitaux québécois est à l’état systémique et aussi prévisible que le solstice d’hiver le 22 décembre de chaque année.
La crise aux urgences des hôpitaux québécois est à l’état systémique et aussi prévisible que le solstice d’hiver le 22 décembre de chaque année.

Pour mettre fin à la crise des hôpitaux

OPINION / La crise aux urgences des hôpitaux québécois est à l’état systémique et aussi prévisible que le solstice d’hiver le 22 décembre de chaque année. Pourtant, rien de sérieux ne semble se faire pour y palier de façon définitive.

Il y a besoin de toute évidence d’une action énergique pour modifier ce qui est devenu un trait propre à la culture québécoise.

C’est ce qui m’amène à suggérer trois mesures qui devraient contribuer à changer cet état de choses.

Premièrement, les pouvoirs publics devraient faire savoir et expliquer sans l’ombre d’un doute à tous les Québécois que les urgences des hôpitaux sont exclusivement réservées à l’administration de soins de santé qui ont un caractère impératif et qui requièrent une attention immédiate de la part de professionnels compétents équipés des techniques et technologies médicales les plus à jour.

Ceux qui s’y présenteraient sans raison valable devraient être refoulés vers des points de service périphériques.

Deuxièmement, pour que cela puisse fonctionner, il faudrait que quelqu’un de compétent et de déterminé prenne le ballon et force à court terme le zoo des cliniques médicales de tous genres, publiques ou privées, à se redéployer et à se rendre disponibles en tout temps partout sur l’ensemble du territoire.

Enfin, une troisième mesure, plus structurelle celle-là, consisterait à élaborer et à mener un programme scolaire universel obligatoire qui aurait pour but de développer à la longue, une culture dans laquelle tout ce qui s’appelle « premiers soins » serait enseigné et pratiqué. Plus besoin de consulter pour tout et pour rien.

Un tel programme devrait aussi comporter l’apprentissage obligatoire de la réanimation cardiaque; de la sécurité aquatique; et de la natation en espérant réduire à zéro le nombre de décès par noyade que l’on observe bon an mal an.

La sécurité automobile associée à la consommation de différentes substances enivrantes ou hallucinatoires pourraient aussi faire partie d’un tel programme.

Jacquelin Robin, Gatineau