Caroline Mulroney

Une ouverture

ÉDITORIAL / Enfin, l’approche de Caroline Mulroney commence à changer. Elle est maintenant disposée à discuter avec le gouvernement fédéral sur son financement de l’Université de l’Ontario français. Voilà une excellente nouvelle.

Évidemment, tout n’est pas réglé comme du papier à musique. La ministre ontarienne des Affaires francophones doit s’assurer de maintenir le droit de l’Ontario de dépenser dans son champ de compétences qu’est l’éducation.

Mais cette prétention est moins forte qu’au Québec, qui est toujours sur ses gardes.

Et puis, il y a le principe que le fédéral a le droit d’aider des communautés minoritaires qui existe toujours.

Mais au moins est-ce là un signal d’ouverture de la part de l’Ontario. Jusqu’ici, l’offre de financement du fédéral, maintes fois répétée par la ministre Mélanie Joly, demeurait lettre morte.

Cela survient alors que l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario a nommé ses deux avocats principaux qui seront chargés de monter la défense juridique des droits des Franco-Ontariens. En Ronald Caza, l’un des héros de SOS Montfort, et Mark Power, la communauté francophone est bien nantie.

En plus, le récent règlement concernant le Programme de contestation judiciaire nous assure que la future cause, si l’on se rend là, sera assurée d’un financement adéquat. 

Si l’on se rend là... ce sont des mots clefs. Car l’AFO veut la paix, mais prépare la guerre, comme le dit le proverbe. Le dossier suit son cours. Nous tombons dans une période creuse pour la défense des droits des Franco-Ontariens, mais en filigrane, tout se poursuit comme prévu.

Eugene Melnyk

La répartie

Nous nous doutions que cela devait arriver, et c’est tombé hier. Eugene Melnyk est maintenant la cible d’une poursuite... d’un milliard de dollars !

Il y a trois semaines, le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa laissait tomber une bombe : il accusait son ancien partenaire d’affaires, John Ruddy, de Trinity Development, de l’avoir fourvoyé sur les plaines Le Breton. Précisément, il alléguait que la construction annoncée de trois tours d’habitation au 900, rue Albert, ruinait les chances que leur projet des plaines connaisse du succès. 

Hier, John Ruddy a répliqué. Et il a qualifié de vétilles les accusations de M. Melnyk.

Dans le milieu des affaires, on voit régulièrement, des poursuites. Nous nous doutions que plus l’enjeu était grand, plus importantes étaient les poursuites. Mais là, ça n’a carrément plus de bon sens. 

Ce que cela signifie, par-dessus tout, c’est que le divorce est à portée de la main et qu’aucune entente ne sera possible. 

Le délai qu’a donné la Commission de la capitale nationale d’un accord avant la fin de janvier est illusoire.

Et l’avenir des Sénateurs est bien sombre. Le document allègue que M. Melnyk veut un amphithéâtre de 500 millions $... et ne veut pas payer de loyer pendant 30 ans. Cela confirme ce que le maire d’Ottawa, Jim Watson, disait il y a trois semaines.

Comment les Sénateurs sortiront-ils de ce bourbier ? Car la perspective d’un déménagement sur les plaines Le Breton paraît aussi éloignée que leurs chances de remporter la coupe Stanley cette année !