Greyhound a annoncé hier qu’elle mettra fin à tous ses déplacements dans l’ouest du pays, le 31 octobre prochain.

Le début de la fin...

ÉDITORIAL / Est-ce le début de la fin ? Pas encore, mais la fin du service de la compagnie d’autobus Greyhound dans l’ouest du pays n’augure rien de bien pour l’est du Canada non plus.

Greyhound a annoncé hier qu’elle mettra fin à tous ses déplacements dans l’ouest du pays, le 31 octobre prochain. La société invoque une baisse de 41 % de l’affluence sur l’ensemble de sa desserte depuis 2010, et de 8 % juste l’an passé. 

« Dans le Canada rural, c’est une situation qui va en s’accélérant. Le nombre de passagers sur bien des parcours est moins de 10 », a commenté Stuart Kendrick, vice-président de Greyhound Canada, au Globe and Mail. Quelque 415 personnes doivent perdre leurs emplois.

Même Sudbury est touché. On annulera tous les transports au nord de Sudbury du même coup, laissant sans service des communautés comme Kapuskasing, Timmins et Hearst.

Le reste de l’Ontario et tout le Québec n’est pas affecté par ces coupures de service. Mais n’est-ce qu’une question de temps avant que cela ne survienne ?

Ce qui pointe à l’horizon, c’est l’émergence d’une ribambelle de petits transporteurs qui desserviront chacun les communautés où l’économie le justifiera. Bref, les Canadiens reviendront pas mal à la desserte de petites bourgades comme c’était le cas, il y a 75 ou 100 ans. 

Ironique.