Des ripoux?

Des crimes commis par des agents de la paix, ça arrive. Mais le phénomène est plutôt rare parmi les hauts gradés. C'est pourquoi les accusations déposées contre quatre dirigeants de la Sûreté du Québec sont si bouleversantes.
Dans ce cas précis, ils auraient subtilisé des sommes et se seraient servis du fonds d'opération de la SQ pour payer des primes de départ. Le fonds existe pour combattre le crime et pour payer des informateurs.
Si les accusations sont prouvées devant une cour de justice, la population sera en droit de se demander : si les patrons de la police se permettent de piger dans la caisse, quelle autorité morale lui reste-t-il pour combattre le crime ?