Ce texte vise à rectifier quatre erreurs parues dans deux articles au sujet du parc de la Gatineau, publiés dans Le Droit samedi dernier, le 22 août.
Ce texte vise à rectifier quatre erreurs parues dans deux articles au sujet du parc de la Gatineau, publiés dans Le Droit samedi dernier, le 22 août.

Parc de la Gatineau : rectifions les faits

À vous la parole
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Le Droit
OPINION / Ce texte vise à rectifier quatre erreurs parues dans deux articles au sujet du parc de la Gatineau, publiés dans Le Droit samedi dernier, le 22 août.

La cohabitation avec des résidences privées : il est faux de répéter que le parc de la Gatineau est « le seul parc national au Canada » où il y a cohabitation avec des résidences privées. En fait, six parcs nationaux, gérés par Parcs Canada, ont aussi des propriétés résidentielles, voire, des communautés à l’intérieur de leurs limites : Banff (où se trouvent les municipalités historiques de Banff et de Lake Louise), Jasper, Yoho, Riding Mountain, Prince Albert et Waterton Lakes.

Acquisition et renaturalisation : il est faux d’avancer que la Commission de la capitale nationale (CCN) n’a pas « un plan d’acquisition des terrains » pour consolider l’environnement du parc en renaturalisant des propriétés privées. Au contraire, c’est une initiative phare du Plan directeur du parc de la Gatineau de 2005. Le plan priorise pour ce faire les lieux d’importance pour les écosystèmes significatifs et, dans la mesure du possible, vise d’abord les grandes propriétés (supérieures à quatre hectares). En janvier 2008, la CCN dénombrait 405 propriétés privées couvrant 600 hectares. Depuis, la CCN a pris 40 % de cette superficie en acquérant 57 propriétés représentant 238 hectares. Aujourd’hui, à peine 0,7 % de la superficie du parc est entre des mains privées. Cette initiative va continuer au fil des années à venir. 

Protection de l’environnement et contrôle du territoire : le parc de la Gatineau possède des limites géographiques claires et bien définies reconnues par les gouvernements locaux ; les services de police et d’urgence ; les groupes communautaires et environnementaux ; les résidents ; et les visiteurs. Le parc est régi par la Loi sur la capitale nationale, le Règlement sur les propriétés de la Commission de la capitale nationale et la circulation sur ces dernières et les politiques du Plan directeur du parc de la Gatineau, qui permettraient d’en étendre le périmètre. Cette gestion est effective. Elle a ses succès en cette période de surachalandage dû à la pandémie, où s’ajoutent les impératifs de santé publique à la conciliation des intérêts des usagers, des collectivités avoisinantes et d’autres parties prenantes. 

Aucun favoritisme : samedi dernier, alors que dans Le Droit on alléguait que la CCN favorise les propriétés privées, à Radio-Canada on alléguait le contraire. Entre ces deux perceptions, il y a une certitude : au fil des décennies, la CCN a concilié avec succès de nombreuses contradictions qui ont surgi par rapport à l’escalade, le ski de fond, la raquette, le vélo de montagne, les sentiers informels, la proximité des espèces en péril et tant d’autres sujets. Ce succès est le résultat du dialogue. 

Tous sont invités à la dernière ronde de consultations publiques à propos du prochain Plan directeur du parc de la Gatineau, commencée cette semaine. Et puis, dans les mois qui viennent, il y aura aussi des consultations publiques pour préparer les prochaines saisons de natation pour les adultes. Cette écoute continuelle et la participation du public aux consultations expliquent pourquoi ce grand parc de conservation, en milieu urbain, accueille avec fierté 600 000 personnes par année, pour un total de quelque 2,6 millions de visites. 

L'auteur du texte est Nicolas Ruszkowski, vice-président, Affaires publiques, juridiques et d’entreprises, Commission de la capitale nationale.