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Informer, en français

Marie-Claude Lortie
Marie-Claude Lortie
Rédactrice en chef
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Quand je suis partie étudier aux États-Unis, il y a très longtemps, mon père, aujourd’hui défunt, m’a demandé de lui promettre de revenir un jour au Canada. Revenir pour bâtir. «Ce que tu vas apprendre, tu dois en faire profiter toute notre société», m’avait-il dit solennellement.  

Je suis revenue et je suis devenue journaliste à La Presse. Et j’espère que j’ai aidé un peu mon monde à évoluer avec mes connaissances. Et c’est dans cet état d’esprit que, quelques décennies plus tard, j’arrive au Droit, comme rédactrice en chef. 

Je suis là pour mettre l’épaule à la roue.

Et Le Droit est toute une machine, inspirante, qu’on a envie d’aider à avancer, pour informer tous les lecteurs de la région d’Ottawa-Gatineau sur leur réalité.

En français.

Parce que, fidèle à ses racines, ce journal est là pour parler du fait français, du fait franco. Pour garder les élus sur la sellette, pour observer les gens d’affaires, pour écouter les citoyens en général et les lecteurs en particulier, pour observer les tendances sociales, la diversité du monde, pour dénoncer, souligner, fouiller, découvrir, pour nous émouvoir, nous faire réfléchir.

En français.

Des deux côtés de la rivière.

Je suis immensément fière, honorée de ma nouvelle tâche de capitaine d’équipe. Une équipe de journalistes professionnels, rigoureux, motivés, «Le Droit tatoué sur le cœur», que j’ai commencé à connaître et qui m’impressionnent. J’ai hâte de les entendre plus, de travailler tous ensemble.

J’ai hâte aussi de vous écouter. De savoir ce que vous voulez lire et voir dans votre journal. D’entendre vos louanges et vos réserves. De puiser dans ce dialogue pour porter la mission de ce quotidien sur la route établie à sa fondation en 1913 et tracée depuis par des journalistes valeureux qui ont toute mon admiration.

Mon arrière-grand-père, Joseph-Edward Lortie, un Franco-Ontarien, a quitté Ottawa à la fin du XIXe siècle pour démarrer sa sellerie à Montréal. Je ne sais pas s’il avait dû promettre à quiconque de revenir pour donner à sa communauté. Moi, je vais le faire.

Bonne lecture.