La crise climatique s’accélère, souligne l'auteur de cette lettre.

Le 27, je marche pour l’environnement

OPINION / Depuis le début des temps, on tente d’assurer notre propre survie, la survie de notre famille, de notre communauté, de notre tribu. Nous sommes devant une impasse : notre propre survie est menacée. Nous avons goûté au confort de nos biens, vivons dans une société de loisirs axée sur l’individualité et la surconsommation. Nous avons tranquillement perdu le sens de la survie de la tribu et privilégions la survie d’un mode de vie menant paradoxalement à la mort de la vie sur terre telle que nous la connaissons.

Nous, citoyens, devons maintenant prendre conscience de cette réalité.

Que faire pour que l’immense paquebot de la transition écologique puisse enfin entamer un virage... ce fameux virage qui au fil du temps semble devenir un mirage. Mirage qu’en faire un peu plus est assez. Mirage que nous pouvons continuer à vivre tel que maintenant pour des générations à venir.

Le paquebot a perdu son capitaine et nous devons tous prendre une rame.

Je ne vous cacherai pas mon enthousiasme à ce qu’on protège la vie dans un « climat » de paix. Je ne vous cacherai pas non plus mon désarroi de constater qu’on se pousse un peu plus creux dans la chambre à gaz, notamment en utilisant 100 millions de barils de pétrole tous les jours. Il semble que l’apprentissage et le courage du changement passent parfois par une certaine souffrance. Cette souffrance qui nous pousse à prendre un moment d’arrêt pour s’occuper de notre guérison.

La crise climatique s’accélère, la souffrance aussi et le mouvement pour la transition aussi.

La population ne comprend pas encore tous les impacts des changements climatiques sur la vie terrestre. Elle le comprendra au fil du temps puisqu’elle le vivra et cherchera à son tour à trouver le chemin de la guérison.

Un jour, nos enfants et petits-enfants regarderont en arrière lors des vagues de chaleur et autres événements climatiques extrêmes et diront peut-être : « Merci à tous ceux et celles qui se sont levés, qui se sont impliqués pour que change le statu quo, ont fait évoluer la pensée et le cœur des gens pour qu’on puisse rester solidaire et uni malgré la crise climatique, car malgré le dérèglement du climat et les grands bouleversements que nous vivons, nous réussissons à vivre en solidarité, à nous contenter de peu pour être heureux et avons appris qu’à trop se poser la question s’il est trop tard ou trop tôt pour agir, on oublie que la vie est sacrée et que nous sommes les gardiens de cette beauté ! »

Célébrons nos petites et grandes victoires, parlons à nos décideurs de la transition écologique, demandons des investissements sans précédent pour que le paquebot ne devienne pas l’arche de Noé, mais bien le véhicule qui nous mène à s’unir pour redéfinir une nouvelle voie pour naviguer ensemble.

Le 27, je marche pour qu’on s’unisse vers une transition écologique juste et solidaire.

L’auteur de ce texte, le Gatinois Sébastien Lemay, est membre du collectif Climat GO.