La demande de construction d’une nouvelle école à Buckingham déposée en 2018 avait été priorisée par les fonctionnaires du ministère de l’Éducation mais que finalement, le ministre de l’époque a préféré d’autres projets non prioritaires.
La demande de construction d’une nouvelle école à Buckingham déposée en 2018 avait été priorisée par les fonctionnaires du ministère de l’Éducation mais que finalement, le ministre de l’époque a préféré d’autres projets non prioritaires.

L’abus du ministre heurte la CSCV

À vous la parole
À vous la parole
Le Droit
OPINION / Le Journal de Montréal nous apprend (5 décembre 2019) que la demande de construction d’une nouvelle école à Buckingham déposée en 2018 avait été priorisée par les fonctionnaires du ministère de l’Éducation mais que finalement, le ministre de l’époque a préféré d’autres projets non prioritaires.

Cette décision a eu et a toujours un impact majeur et immédiat sur les élèves et les parents de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) : des élèves doivent être déplacés d’école faute de places et des fratries sont même séparées pour les mêmes raisons.

Il en résulte alors d’un stress important sur les élèves et les parents qui ne savent pas, année après année, à quelle école ils poursuivront leur parcours scolaire l’année suivante. De plus, l’impact se fait sentir sur plusieurs années car une construction d’école ne se fait pas en six mois.

Une autre conséquence de ce choix a résulté en l’installation de classes modulaires temporaires dépourvues d’infrastructures sanitaires et d’approvisionnement en eau dans une école du secteur visé par la demande de construction.

Par ailleurs, que penser du travail de l’administration de la commission scolaire qui avait investi énormément de temps et des sommes importantes dans les différentes études lors de la préparation du dossier afin de s’assurer que le projet soit conforme pour, ultimement, espérer être retenu auprès du ministère ? On comprend après coup que leur travail impeccable a simplement été ignoré par le ministre.

Sans parler qu’à la suite du refus du projet, le travail a dû être refait pour espérer avoir une réponse favorable du ministère. Des heures et des heures de travail que les fonctionnaires auraient pu investir ailleurs, dont les ressources aux élèves.

Le comité de parents dénonce cette décision politique qui se fout des impacts sur les élèves, les familles, du travail des employés de la commission scolaire et de l’argent dépensé des contribuables!

Le ministre se donne des pouvoirs politiques qui laissent douter de son impartialité partisane de ses décisions et qui ne font qu’ajouter au cynisme qu’ont les Québécois envers la politique et les politiciens.

Pour toutes ces raisons, le comité de parents de la commission scolaire au Cœur-des-Vallées dénonce fortement toute ingérence du ministre de l’Éducation dans les recommandations de son ministère; se positionne contre des tels agissements partisans pour les décisions à venir et exige que le ministre s’engage publiquement à ne plus faire d’ingérence politique auprès de son ministère dans les choix prioritaires des demandes de constructions ou d’agrandissements d’école.

Daniel Cooke,

Président du comité de parents,

Commission scolaire Coeur-des-Vallées