«Soyons clairs, la télémédecine existait bien avant la COVID-19. Disons simplement que la pandémie a été le moment révélateur de sa pertinence et de son efficacité: depuis le début du confinement, près de la moitié des Québécois ont consulté un professionnel de la santé de façon virtuelle, selon un sondage commandé en juin par l’Association médicale canadienne (AMC)», écrit dans sa lettre le Dr Abdo Shabah. 
«Soyons clairs, la télémédecine existait bien avant la COVID-19. Disons simplement que la pandémie a été le moment révélateur de sa pertinence et de son efficacité: depuis le début du confinement, près de la moitié des Québécois ont consulté un professionnel de la santé de façon virtuelle, selon un sondage commandé en juin par l’Association médicale canadienne (AMC)», écrit dans sa lettre le Dr Abdo Shabah. 

La télémédecine: l’évolution naturelle du système de santé

POINT DE VUE / La COVID-19 marquera les esprits comme la grippe espagnole et les premières grandes études sur la santé des populations en 1918. Du jour au lendemain, nous avons vécu des changements importants, et comme pour chaque crise, la COVID-19 a amené son lot d’incertitudes et de tragédies. Le réseau de la santé ainsi que ses intervenants ont été mis à rude épreuve, et des milliers de familles québécoises ont été touchées par la perte d’un être cher. 

Comme dans toutes périodes de crise, nous avons aussi été contraints d’adapter plusieurs aspects de notre vie. Les impératifs de distanciation physique ont provoqué un tournant majeur dans presque toutes les facettes de notre vie, jusqu’au point de se refléter dans la relation médecin-patient : pour la première fois, dès le mois de mars, le gouvernement a inclus les soins virtuels dans le panier de services offerts aux Québécois.

Soyons clairs, la télémédecine existait bien avant la COVID-19. Disons simplement que la pandémie a été le moment révélateur de sa pertinence et de son efficacité : depuis le début du confinement, près de la moitié des Québécois ont consulté un professionnel de la santé de façon virtuelle, selon un sondage commandé en juin par l’Association médicale canadienne (AMC).

Des échos encourageants

Toujours selon ce sondage, 51 % des Québécois ont affirmé qu’à l’avenir, s’ils avaient le choix, leur première option de contact avec un médecin pour obtenir un avis médical serait par voie technologique. Cette proportion classe également les Québécois comme étant les plus enthousiastes au pays par rapport à la télémédecine. Comme quoi l’essayer, c’est l’adopter!

Cet engouement devrait nous motiver à poursuivre le progrès vers la virtualisation des soins. Évidemment, tout ne peut pas se faire à distance, mais les services de soins virtuels ouvrent la porte à une meilleure accessibilité aux médecins ainsi qu’aux services médicaux, et ce, grâce à de nouveaux moyens. Espérons que la cadence d’aujourd’hui sera maintenue par le gouvernement après la pandémie, et qu’ensemble, nous pourrons observer le déploiement de la télémédecine partout au Québec dans les prochains mois.

Une prescription pour le futur

À court terme, les technologies de télémédecine permettront au système de santé de soigner les patients tout en affectant une grande partie de ses effectifs pour affronter la prochaine vague de COVID-19. Mais il importe de regarder au-delà de la pandémie, et de sérieusement considérer l’intégration des soins virtuels à notre pratique. C’est un élément contributeur à la satisfaction des patients, surtout au Québec.

Durant les dernières semaines, on a souvent entendu qu’il faudrait s’habituer à une «nouvelle normalité». J’espère qu’il en sera tout autant pour le système de santé québécois : nous avons l’occasion de revoir entièrement nos façons de faire.

Saisissons cette chance pour amener toutes les instances à collaborer et redéfinir le système, et placer les soins virtuels au cœur de notre futur.