Michel Tremblay :  «Je vis comme un chat»

Chers co-confinés,Ma mère disait: les jours sont longs, les semaines sont courtes. Aujourd'hui, je dirais: les heures sont longues, les jours sont courts. Quoique...

En arrivant à Key West, en 1991, me retrouvant seul, j'ai imaginé une sorte de journée idéale que j'essaie de reproduire le plus souvent possible depuis et qui m'est fort utile en ces temps de confinement: je vis comme un chat. Je fais les mêmes choses à la même heure, je m'impose une journée de la marmotte, mes journées sont donc réglées sur ce que je fais à telle heure, ce qui, je vous l'assure, m'empêche de tourner en rond parce que je ne sais pas quoi faire. En gros, j'écris le matin, je lis mes journaux et périodiques, je joue à des jeux sur mon Ipad, l'après-midi je lis et le soir, comme pour à peu près tout le monde, est consacré à la télé. Et je prépare tous mes repas, ce qui occupe aussi une partie de mon temps. 

Je ne me pose pas en exemple, qui suis-je pour donner des conseils à qui que ce soit, je dis juste qu'il est possible de passer à travers cette horrible période sans devenir fou, en organisant son temps. 

On m'avait demandé un texte plutôt positif, j'ai fait ce que j'ai pu d'après mon expérience. En attendant, restez chez vous, allez prendre une marche de temps en temps, aiguisez votre patience et nous aurons des chances de nous en sortir. Je vous embrasse tous, 

Michel Tremblay,
le 22 avril, 2020.

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