La déferlante d'amour pour Le Droit se poursuit

OPINION / Vous avez été plusieurs à nous témoigner de votre soutien. Voici quelques-uns des bons mots que nous avons reçus de votre part.

Mon Droit !

Je ne peux m’imaginer la fin de Mon Droit. Impensable ! Inacceptable ! Intouchable !

Au cours des décennies, nous avons tous dû livrer des deux côtés de la Grande Rivière des batailles perpétuelles épiques afin de défendre, protéger et promouvoir notre langue, notre culture, notre identité et notre qualité de vie. Notre Droit a toujours été solidaire avec nous sur la ligne de front pour défendre nos intérêts continuellement menacés.

Et à l’avenir, il y aura toujours de nombreux dossiers à mettre en évidence pour bien informer et mobiliser nos collectivités. Le Droit est garant de nous présenter les vraies nouvelles, nous épargnant, entre autres, de cette plaie courante des épidémies de fausses nouvelles à l’échelle planétaire aussi bien que locale. Ce ne sont pas les grands médias nationaux et internationaux qui viendront nous appuyer dans nos revendications régionales. Le Droit est de grande utilité publique, comme on dit en France, où une telle déclaration est appuyée par un texte de loi qui l’officialise et lui offre une protection législative.

Le Droit fut fondé en 1913 à Ottawa par les pères Oblats pour aider à lutter contre les graves injustices que les Franco-Ontariens subissaient de la part du gouvernement de l’Ontario de l’époque, dont l’infâme Règlement XVII en éducation.  

La devise du Droit, l’avenir est à ceux qui luttent, a su nous motiver à retrousser les manches et mettre en branle nos combats pour assurer le maintien de nos droits et acquis et de faire progresser toutes nos autres revendications en attente. On a qu’à penser à la lutte pour la survie de l’Hôpital Montfort, après que le gouvernement de l’Ontario eut annoncé sa fermeture. Fermer Montfort, l’hôpital le mieux géré de l’Ontario selon les normes du gouvernement ? Encore une fois, Le Droit était au front auprès de nous. Montfort fermé, jamais !

Et le combat des Québécois de l’Outaouais pour la défense et la promotion de leur région constitue lui aussi une lutte épique perpétuelle. Par exemple, du temps de ma jeunesse, il y a plus de 50 ans, on parlait de la nécessité d’une autoroute en Outaouais pour relier Montréal. Aujourd’hui, à bientôt 70 ans, je regrette que cette artère essentielle, la 50, ne soit toujours pas complétée et je crains que je ne serai plus de ce monde avant qu’elle ne le soit. Je ne peux que penser à tous ceux et celles qui ont perdu la vie. Tout ce gâchis à cause de nombreux gouvernements québécois successifs insensibles aux besoins de l’Outaouais pour une autoroute plus sécuritaire. Une autre lutte perpétuelle où Le Droit continuera d’être un élément clé pour obtenir le parachèvement de la 50, entre autres dossiers de développement.

Je souhaite de tout cœur que la population des deux rives s’engage fermement aujourd’hui et à l’avenir à appuyer notre Droit pour assurer sa viabilité à long terme.  

Et je souhaite aussi ardemment que les différents gouvernements, dont surtout le fédéral, se manifestent finalement une fois pour toutes pour appuyer de façon sérieuse et sincère tous les médias communautaires régionaux, dont Le Droit, des outils de communications essentiels à la survie des collectivités à l’échelle du pays, surtout celles vivant en situation minoritaire. Un appui qui tarde depuis trop longtemps à se manifester pour un problème qui est connu depuis fort longtemps.  

Et que les gouvernements replacent leurs textes publicitaires dans les pages des journaux, plutôt que d’appuyer les Google, Facebook et autres GAFAS (plutôt “gaffeurs”) totalement insensibles à notre vécu régional.

Jean Poirier, Alfred

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Le Droit, fermé ? Jamais !

Aux barricades, citoyens des deux rives ! Que ferions-nous sans notre « pilier de la francophonie », comme l’avoue Caroline Mulroney elle-même ? Comment laisser tomber celui qui nous a si souvent sauvés depuis plus de 100 ans ? Comment pourrions-nous sans réagir laisser Facebook nous inonder de fausses nouvelles et perturber l’esprit critique de nos jeunes, en constante recherche de « likes » ? Comment se passer des brillants éditoriaux de Pierre Jury, qui nous donnent toujours l’heure juste, et des indispensables chroniques scientifiques de Jean-François Cliche et du Professeur Villeneuve ?

Il faut que les entreprises locales, les municipalités et les gouvernements replacent leurs publicités dans les pages des journaux locaux, plutôt que d’enrichir Facebook et Google, qui n’indemnisent pas les journaux pour les informations qu’ils leur volent, et qui ne payent pas leur juste part d’impôts. Et il faut que dans chaque école Le Droit serve d’outil pédagogique.

Nous devrions tous être conscients de ce que Le Droit apporte à notre communauté et comprendre que, si on veut que cela dure, il faut s’abonner si on le peut, et même offrir un abonnement en cadeau à ceux qui n’en ont pas les moyens.

L’avenir est à ceux qui luttent !

Roland Madou, Ottawa

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Le Droit… imprimé en moi

Mes parents n’étaient pas riches, mais ont toujours réussi à garder l’abonnement au Droit. J’ai commencé à le lire à 6 ans, avec les bandes dessinées, les comics. Parfois ma mère nous lisait des bouts du journal. Mon père qui avait à peine une 5e année d’école le lisait religieusement, même s’il tombait de fatigue après ses rudes journées de labeur. L’actualité, la politique, les nouvelles du monde, surtout des communautés rurales et agricoles, tout cela lui était très important. Il aimait être renseigné sur tout. J’ai hérité de ça, comme si Le Droit s’était imprimé en moi. J’aime écouter battre le cœur du monde, savoir que nous serons appuyés dans nos interminables luttes, que notre culture, notre patrimoine, nos droits et acquis seront protégés et défendus.

Les éditoriaux de Pierre Jury, les chroniques de Denis Gratton, de Patrick Duquette, de Richard Therrien sont tellement intéressants et enrichissants. Mylène Moisan, femme de cœur et de famille a le don de nous émouvoir. Il y en a tant d’autres aussi, que je ne puis tous nommer, qui nous informent et nous touchent. Nous avons besoin d’eux. Ils méritent notre reconnaissance, notre appui.

Grâce au Droit, je suis toujours au courant des décès de personnes connues. La nécrologie est des plus importantes. Souvent j’aurais raté des funérailles sans ces pages. Mes parents s’empressaient toujours de lire «les morts».

Les mots croisés et fléchés gardent mes neurones actifs, tout en me divertissant. Je lis encore les comics. Le Droit fait partie de mon menu quotidien…

Colette St-Denis, Vanier

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Une  autre lutte

Je compte sur le gouvernement libéral fédéral pour un financement assuré afin de sauver le Groupe Capitales Médias. Je suis abonnée, des membres de ma famille le sont! Je continue de mobiliser des personnes de mon entourage à appuyer notre quotidien à leur façon.

Une autre lutte se prépare, passons à l’action! C’est à notre tour d’appuyer Le Droit!

Denise Beauchamp, Ottawa

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Oui, je vous aime !

Le Droit m’accompagne au quotidien depuis que je suis dans la région en permanence, soit 42 ans, sans interruption d’abonnement. J’ai moi-même fait mes études en journalisme à l’Université Carleton au début des années 1960, j’ai fait un premier stage au Ottawa Journal en 1962 et un deuxième au Droit en 1963. J’ai un ordinateur, une tablette, un téléphone, mais rien ne remplace mon édition papier. Ai-je une solution à proposer? Pas vraiment, je me sens triste et démuni, face à la situation, mais je crois que le gouvernement canadien a été négligent en ne créant pas un mécanisme de récupération de taxes des réseaux sociaux qui serviraient en proportionnelle à financer les médias « papier ». Je suis convaincu que plus d’une formule de péréquation pour le maintien des journaux aurait pu être mise de l’avant, dès les premiers signaux de l’impact des médias sociaux sur les revenus des journaux. 

Antoine L. Normand, Gatineau

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À notre tour d’aider

Depuis sa fondation en 1913, Le Droit a toujours défendu bec et ongles les droits des minorités francophones en Ontario. 

Dans les années 1910 et 1920, il a été au front pour dénoncer le Règlement 17 qui interdisait l’enseignement du français dans les écoles de l’Ontario. Dans les années 1990. il est monté aux barricades pour sauver l’Hôpital Montfort qui était menacé de fermeture par le gouvernement de l’Ontario. 

Plus récemment, Le Droit a vivement dénoncé la décision du gouvernement provincial de retirer son appui à l’université francophone à Toronto. 

À l’instar des autres quotidiens régionaux du Québec, Le Droit vit présentement une situation difficile. L’avenir du quotidien est menacé. 

À notre tour de se porter à la défense de notre journal. Luttons pour sauver Le Droit

Invitons nos proches, amis et voisins à s’abonner au Droit. Encourageons les entreprises des deux côtés de la rivière des Outaouais à acheter de la publicité dans Le Droit

Les employés du journal et tous leurs prédécesseurs nous tendent la main. Aidons-les à se relever ! L’avenir est à ceux qui luttent !

Hugues Théorêt, Chelsea

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Partie de notre routine

Le Droit fait partie de notre routine, de notre quotidien et ce depuis que nous habitons l’Outaouais. S’il est vrai que la mort d’un homme c’est de ne pas travailler, alors, la mort d’une région avec une identité telle que la nôtre, c’est de ne pas être informé... Et une information fiable ne peut que passer par des journalistes professionnels. Il faut, en ces temps où l’Internet trône un peu trop bien dans nos milieux et foyers, revaloriser le travail des journalistes. De notre côté, nous sommes deux familles qui continuons à être abonnées physiquement au journal Le Droit afin de démontrer notre appui à notre quotidien. Encore et toujours luttons! 

Marie-Chantal Vanier, Eric Tellier, Robert Vanier et Jeannine Rouleau, Vanier

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L’avenir est à ceux...

Je nous invite toutes et tous, les citoyennes et citoyens qui, comme moi, avons des origines franco-ontariennes, à poser un geste concret d’appui à notre presse écrite francophone régionale. Faut-il se rappeler que « l’avenir appartient à ceux qui luttent » ?

N. Sylvestre, Gatineau