Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a déclaré être prêt à écouter les suggestions portant sur le plan de gouvernance des écoles de la CAQ. Considérons cette offre comme une idée gagnante-gagnante, propose l'auteur.

Jumelons les plans de gouvernance scolaire des Libéraux et de la CAQ

Le plan de gouvernance scolaire de la Coalition avenir Québec (CAQ) visant à transformer nos commissions scolaires élues en centres de services dans le but d’améliorer le taux de réussite des élèves a fait couler beaucoup d’encre.

La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) et l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ) mènent une lutte sans relâche contre cette idée de la CAQ qui était toutefois bien pensée.

Ces regroupements prétendaient que l’abandon des commissions scolaires élues n’était pas démocratique et, pourtant, ils se réjouissaient à l’idée que les élections scolaires allaient être reportées du 4 novembre 2018 au 1er novembre 2020. De nombreux parents francophones et anglophones considéraient, avec raison, ce report comme n’étant pas éthique.

Par ailleurs, si on se penche sur le taux de participation aux élections de 2014, on constate que seulement 4,87 % des francophones et 16,88 % des anglophones y ont pris part, et que presque 50 % des sièges ont été comblés par acclamation… Toute une démocratie!

De toute façon, pour contrer la décision de la CAQ, l’ACSAQ a maintenant créé un comité appelé APPELE-Québec (Alliance for the Promotion of Public English-language Education in Quebec — Alliance pour la promotion de l’éducation de langue anglaise au Québec).

Le comité est composé de trois autres associations :

- Le Québec Community Groups Network (QCGN)

- L’Association des comités de parents anglophones (ACPA)

- La Fédération québécoise des associations foyers-écoles (FQAFE)

C’est remarquablement semblable à ce que l’ACSAQ a fait il y a deux ou trois ans dans sa lutte contre le projet de loi 86 du gouvernement libéral portant sur la réforme des commissions scolaires. Ce projet de loi visait également l’abandon des élections scolaires favorisant plutôt la démocratie locale au niveau des écoles.

Je crois que l’approche de l’ACSAQ et de la FCSQ n’est pas la bonne.

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a déclaré être prêt à écouter les suggestions portant sur le plan de gouvernance des écoles de la CAQ.

Considérons cette offre comme une idée gagnante-gagnante.

Au lieu de se battre, pourquoi ne pas investir notre énergie, économiser temps et argent, et profiter de l’offre du ministre.

Choisissons les meilleurs points du projet de loi 86 du gouvernement Couillard et jumelons-les à ce que le gouvernement Legault propose.

Nous pouvons le faire!

Chris Eustace, Montréal