Et le couperet est tombé!

POINT DE VUE / Et l’on dit avoir voulu assurer la «pérennité» de l’industrie du taxi! Il se trouve même des gens pour critiquer les indemnisations! Or, c’est le gouvernement qui a voulu enlever les «permis» aux chauffeurs de taxis. À Toronto et à New York, on a laissé les permis aux chauffeurs de taxi. Uber a fait savoir qu’il ne veut pas de classe 4C et de formations de plusieurs heures.

Déjà avant le couperet, j’ai entendu des chauffeurs de compagnies de taxis dire qu’ils manquent de «chauffeurs», ce n’est pas assez payant! La «pérennité», mais pour qui, si ce n’est pour les Uber de ce monde. C’est bon pour l’environnement, a-t-on été jusqu’à entendre! À cause de la modernité «technologique»!

Le ministre des Transports rêve en effet d’une «application mobile unique» où l’on retrouverait toutes les compagnies énumérées pour permettre la concurrence et le choix aux clients! Qu’adviendra-t-il pour ceux et celles qui n’ont pas de cellulaire (par incapacité, parce qu’ils n’ont pas les moyens, ou même par choix)? Le service par téléphone ne demeure que pour les taxis. Ces taxis qui sont menacés actuellement.

Il leur faudra faire beaucoup de démarches pour essayer de récupérer une partie de leur argent, les intermédiaires vont devoir devenir des répondants ou répartiteurs. Il leur faudra tous se réorganiser, pour ceux et celles qui le peuvent.

Je souhaite aux chauffeurs de taxi beaucoup, beaucoup de courage. Il leur reste leur solidarité. Et la solidarité de ceux qui les appuieront. Et notre questionnement à savoir jusqu’où ira «l’ubérisation» de notre société québécoise.