Il n’y a aucune raison que les chasseurs n’aient pas enregistré leurs armes maintenant que le registre est en vigueur.

Enregistrez-vous!

ÉDITORIAL / Qu’est-ce que les chasseurs ne comprennent pas? Le Registre des armes à feu existe, il est maintenant en vigueur, et tout le monde doit enregistrer son arme. Tout le monde, sans exception.

Il est ainsi fort étonnant qu’à peine 25 % des détenteurs d’armes l’aient enregistré, laissant les trois quarts dans le camp des détracteurs. Il s’agit d’une part très importante de la population et il n’y a aucune raison qu’ils n’aient pas enregistré leurs armes maintenant que le registre est en vigueur. C’est la loi.

Certains continuent de pester contre le gouvernement de la Coalition avenir Québec. Mais ne pas enregistrer son arme n’est pas la bonne manière de protester. François Legault et la CAQ ont cependant été clairs pendant la campagne électorale qu’ils continuaient de l’appuyer, même si plusieurs élus caquistes, issus de régions rurales du Québec, étaient contre le registre. Il y a des raisons de croire que c’est le cas en Outaouais également.

La majorité a prévalu, mais la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbeault, a proposé quelques modifications la semaine dernière. L’abolition de ces «irritants» a été bien accueillie par tous les camps.

Ce registre coûte 20 millions $ en frais de démarrage, ce qui s’avère trois fois rien en comparaison au registre fédéral, défait depuis, dont le coût de lancement avait franchi 1 milliard $. Par la suite, les frais d’exploitation doivent coûter 5 millions $ par an. 

Ce registre québécois des armes à feu sert à prévenir d’autres Marc Lépine, d’autres Alexandre Bissonnette. Ce n’est pas de l’histoire ancienne, mais une menace constante, quoique bien éloignée de ce que les États-Unis vivent au quotidien. Nous n’avons pas de Second Amendment au Canada, ni de National Rifle Association, pas plus au Québec, et c’est tant mieux. Mais la leçon demeure : le registre est là, il faut maintenant s’y contraindre.

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Il en aura besoin

Mike Duggan ne cessera de nous surprendre : voilà qu’il confirme qu’il sera candidat à l’investiture conservatrice dans Hull-Aylmer. 

Après avoir voté néo-démocrate lors des élections fédérales de 2015, le voilà qu’il vire son chapeau de bord pour passer du côté du Parti conservateur du Canada. Au point de vouloir en porter les couleurs. 

Nous sentons bien son désaveu pour les politiques des libéraux, tant en 2015 qu’en 2019. «Ils dépensent l’argent des générations futures pour gagner des votes aujourd’hui», dit-il du Parti libéral dirigé par Justin Trudeau. 

Mais Hull-Aylmer est un mouroir pour les candidatures conservatrices. Elles ont mordu la poussière depuis la Confédération, en 1867! Il aurait plus de chance du côté de la circonscription voisine du Pontiac, qui a élu Lawrence Cannon en 2006 et 2008. 

Cela dit, il faut applaudir le fait que M. Duggan poursuivra sa pleine implication comme conseiller municipal. «Je vais assister à toutes mes réunions de conseiller, c’est le rôle pour lequel j’ai été choisi par les électeurs», a-t-il confié.

Cela risque de coincer quelque peu dans son calendrier. Il s’apercevra qu’une course électorale s’avère épuisante tant il y a de pressions pour des rencontres publiques et privées, pour le porte-à-porte, pour les assemblées publiques, etc.

On souhaite bonne chance à Mike Duggan. Il en aura besoin.