Cette pandémie nous rappelle à quel point nous sommes toutes et tous interconnectés.
Cette pandémie nous rappelle à quel point nous sommes toutes et tous interconnectés.

Des villes solidaires face à la pandémie

Le 12 mars 2020, le gouvernement du Québec déclenche l’état d’urgence sanitaire pour lutter contre la maladie à coronavirus (COVID-19). Comme partout ailleurs sur la planète, nos vies sont chamboulées du jour au lendemain. Les Québécois doivent rester chez eux, confinés, commerces fermés, interactions sociales réduites au minimum. Le Québec est en pause.

Au fil du temps, on s’aperçoit que la pandémie modifie en profondeur nos rapports humains. On ne voit plus nos familles, nos amis, nos commerçants de quartier, nos voisins. Plus de touristes non plus pour découvrir toutes les richesses de notre territoire et de notre gastronomie.

Le Canada, reconnu et salué pour sa tradition d’accueil des personnes réfugiées, ferme ses frontières pour limiter la propagation du virus au sein de sa population.

La COVID-19 n’épargne personne. Elle s’infiltre sournoisement dans les foyers, peu importe où nous nous trouvons. Nous, maires de Victoriaville, de Gatineau et de Drummondville, n’avons jamais eu un rôle aussi important à jouer pour créer des communautés inclusives et sécuritaires, et rebâtir ainsi l’espoir de jours meilleurs.

Cette pandémie nous rappelle à quel point nous sommes toutes et tous interconnectés, ici comme ailleurs. Bien que cela accentue notre sentiment de vulnérabilité, notre interdépendance aux autres modifie notre rapport de force face à ce virus. En favorisant l’inclusion et la solidarité, nous bénéficierons d’une plus grande protection pour faire face, ensemble, à cette crise sanitaire mondiale sans précédent.

Les exemples de solidarité ne manquent pas; pensons notamment à nos travailleuses et travailleurs qui se dévouent pour sauver nos vies à travers leurs services essentiels. En effet, alors que la menace de la COVID-19 plane sur chacun d’entre nous, ces femmes et ces hommes, nés ici, issus de l’immigration ou en processus d’asile, contribuent à l’effort collectif pour que l’on puisse revoir nos êtres chers sans aucune crainte.

Le samedi 20 juin 2020 souligne la Journée mondiale des réfugiés. Puisque la COVID-19 ne discrimine personne, nous devons alors ne discriminer personne en retour dans notre lutte contre la pandémie. Aujourd’hui plus que jamais, faisons la démonstration de gestes inclusifs et solidaires envers l’ensemble des personnes qui forment notre tissu social, incluant celles et ceux qui fuient les conflits et la violence au Yémen, au Honduras, en Haïti, en Syrie, en Colombie et ailleurs. Dans un monde interconnecté, chacun d’entre nous a un rôle à jouer. Les gens d’ici viennent aussi d’ailleurs, et c’est ce qui fait notre richesse.

Chacun peut agir, chaque personne compte.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Yves Grondin, maire de Drummondville

André Bellavance, maire de Victoriaville