«Le drapeau du Québec je l’ai senti flotter dans le vent, malgré tout», écrit Yvan Giguère.
«Le drapeau du Québec je l’ai senti flotter dans le vent, malgré tout», écrit Yvan Giguère.

Chanter en français au Québec, demeure un acte de résistance!

POINT DE VUE / À la suite du spectacle de la Fête nationale du Québec qui s’est déroulé le 23 juin sur la belle scène de l’Amphithéâtre de Trois-Rivières, plusieurs Québécois ont déploré le fait qu’il n’y avait eu aucun drapeau du Québec visibles sur scène. Oui effectivement, cela fut déplorable. Je ne veux pas revenir sur la polémique soulevée par cet impair. Mais je dirai ceci: il ne faudrait pas oublier que le Québec fut tout de même à l’honneur lors de ce spectacle. On y a chanté uniquement en français. Ainsi donc, la langue française fut à l’honneur.

Pendant le spectacle du 23 juin, j’y ai entendu une chanson de Félix. J’en aurais demandé plus, mais tout de même. J’ai entendu vibrer les mots de nos grands paroliers, ceux entre autres de Robert Léger, de Danièle Faubert (Repartir à zéro, chanson popularisée par Joe Bocan), les mots aussi de Pierre Huet qui a écrit pour Beau Dommage et le groupe Offenbach. Ceux de Plamondon également .

Alors le drapeau du Québec, je l’ai senti flotter dans le vent, malgré tout. Chanter en français demeure en 2020 un acte de résistance, il ne faut pas l’oublier. Entendre chanter en français durant plus de deux heures trente, voilà ce à quoi j’ai eu droit le 23 juin dernier au cours d’un spectacle qui fut, qui plus est, fort bien fignolé.