À vous la parole

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Le Droit
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Rien pour améliorer la confiance

Alors que le Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais dénonce le manque de personnel aux soins intensifs de l’hôpital de Gatineau, le CISSS de l’Outaouais n’offre que de maigres commentaires. 

En affirmant qu’on « prend les choses au sérieux », sans expliquer quelles sont les mesures prises afin de remédier à la situation, ou en affirmant assurer une « saine gestion » des ressources humaines, sans pour autant expliquer comment on s’y prend. 

Le CISSSO ne favorise en rien l’amélioration du niveau de confiance des usagers envers leur service public. Bien sûr, il n’est pas du tout facile de gérer un CISSS au quotidien. 

Mais le succès de la communication publique repose sur l’établissement d’un lien de confiance basé sur la transparence. 

Or, la transparence et la clarté font défaut dans ce cas-ci. Nous tenons à rappeler un des articles de son propre code d’éthique, par lequel le CISSSO s’engage à « vous offrir un climat de confiance et un environnement propre et propice à vous offrir des soins et services sécuritaires ».

Denis Marcheterre, président Action santé Outaouais


Bravo pour la chronique d’histoire

Je dois dire bravo au journal pour la chronique historique Les marchands de glace de l’Outaouais (Le Droit, 1er août 2020) que j’ai lue et relue. 

C’est vraiment intéressant pour les plus jeunes et même pour ceux de mon âge ! Chapeau à Raymond Ouimet. Oui, je vais continuer d’aller chercher mon Droit au dépanneur du coin tous les samedis, car c’est à la fois très instructif et local.

Luc Robert, Gatineau


L’itinérance, complexité et espoir

J’aimerais comprendre pourquoi la cour a favorisé le maire d’Ottawa et l’Armée du Salut au détriment des itinérants et des résidents de Vanier. On doit éradiquer l’itinérance, comme on veut éradiquer la COVID-19 qui a prouvé à quel point les refuges sont inadaptés, inefficaces.

Ils entretiennent et perpétuent l’itinérance, ancrant les itinérants dans leur misère. Pourquoi en sommes-nous arrivés à un taux si élevé de sans-abri ?

Parce que nos gouvernements n’ont pas investi dans des logements abordables, dont le besoin est criant.

On croit résoudre le problème avec un mégarefuge qui engloutira des millions de dollars, année après année, et assurera la perpétuité de l’itinérance.

Ces millions permettraient de construire des centaines de logements pour des familles et pour de nombreux sans-abri aptes à se prendre en main, à réintégrer la société, à contribuer comme de dignes citoyens à part entière. N’est-ce pas ce qu’ils choisiraient plutôt qu’un refuge qui injustement les isole, les marginalise et les enlise dans l’itinérance ?

Il serait bon d’inviter l’Armée du Salut à devenir visionnaire, à discuter avec les Bergers de l’Espoir, à visiter leur projet du 765 chemin de Montréal.

Ce projet est bien conçu. Il offre une chance inouïe aux itinérants. C’est ce genre de logements supervisés qu’il faut construire dans différents quartiers de la ville. Il n’y a aucune honte à consulter des experts, à changer d’idée.

C’est une preuve de sagesse et de souci du bien-être de tous.

Autrement, nous verrons une augmentation de l’itinérance et de tous les problèmes inhérents à la situation.

Colette St-Denis, Vanier


Non au projet GNL Saguenay

Le premier ministre Legault a enfin reconnu cette semaine que le projet de construire un gazoduc de 750 km et une usine pour liquéfier le gaz naturel au Saguenay a des problèmes de financement et d’acceptabilité sociale.

C’est l’histoire du projet Énergie Est qui se répète. Des intérêts financiers étrangers veulent se servir du territoire québécois pour exporter un produit très polluant de l’ouest canadien.

Tout comme le pétrole, le gaz naturel est une énergie fossile, qui émet 50 fois plus de gaz à effet de serre (GES) que l’hydroélectricité, et pourtant l’industrie gazière fait la promotion du gaz naturel comme une énergie propre et de transition.

C’est faux ! Les émissions de GES liées au projet GNL Saguenay atteindraient plus de sept millions de tonnes par année (équivalent de 3,4 millions de voitures), ce qui équivaut à annuler en une seule année l’essentiel des réductions d’émissions des GES du Québec depuis 1990.

Pour exporter le gaz liquéfié, le projet aurait besoin d’énormes bateaux méthaniers (300 mètres par 50 mètres), qui feraient plus de 300 passages par an dans la Saguenay et le fleuve Saint Laurent, menaçant des espèces telles que les bélugas.

Selon la compagnie GNL Québec, le projet créerait 250-300 postes directs et pourrait générer plus de 100 millions $ en recettes fiscales par an, mais pour le faire le projet aurait besoin de beaucoup d’électricité bon marché du Québec.

Le Québec n’a pas besoin de ce projet et de tous les risques que cela impliquerait.

Même si les promoteurs font miroiter quelques bénéfices éventuels, un mauvais projet reste un mauvais projet.

Le Québec doit répondre « Non » à ces projets de gazoduc et d’oléoduc sur son territoire.

Il doit plutôt amorcer rapidement une transition énergétique qui réduira, puis éliminera l’utilisation des énergies fossiles et se tourner résolument vers les énergies vertes et renouvelables.

Nous sommes en 2020 et les changements climatiques ne sont pas en confinement !

Réal Lalande, coordonnateur Action Climat Outaouais


Se donner des ailes à Gatineau !

Dans sa chronique « Se donner des ailes » (Le Droit, 4 août 2020), le directeur général du Pôle régional d’économie sociale du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Simon Latulippe, fait l’éloge de l’économie sociale comme modèle d’affaire dans le monde de l’aviation.

Gatineau n’est pas en reste ! La Coopérative de solidarité Airco, qui regroupe des gens d’affaires, des pilotes, des usagers intéressés par l’aviation et le développement de l’Aéroport exécutif de Gatineau-Ottawa (AEGO), fut créée en octobre 2017 avec l’aide de la Coopérative de développement régional Outaouais-Laurentides.

Les membres d’Airco croient au potentiel de l’aéroport, qui peut contribuer à l’essor de notre région. M. Latulippe affirme que les liaisons aériennes, par-là même les aéroports, ne servent pas qu’à des fins de loisirs. Elles contribuent au développement et au bien-être de toute la région et même au-delà (on pense à ceux qui viennent du nord pour des traitements médicaux.)

Airco a choisi le modèle coopératif parce qu’elle reconnaît que la force des membres réunis est supérieure à celle de personnes seules et isolées.

Airco a proposé un plan coopératif de développement de l’Aéroport exécutif de Gatineau-Ottawa et espère toujours la collaboration du conseil d’administration d’AEGO et des dirigeants de la ville.

M. Latulippe propose de remplacer les cercles vicieux par des cercles vertueux.

La Coopérative de solidarité Airco tend donc la main aux dirigeants de l’aéroport et de la Ville de Gatineau pour aller de l’avant dans esprit coopératif !

Guy Grégoire, président de la Coopérative de solidarité Airco et pilote privé à Gatineau


Vos masques souillés à la poubelle

Ce matin, en marchant sur une piste cyclable derrière une école de mon quartier, j’ai compté trois masques jetés sur le gazon sur une distance de moins de 200 mètres. 

Chers concitoyens souillons, si vous faites déjà l’effort de porter un masque, ayez aussi la décence et le sens civique pour en disposer dans une poubelle ! Cela ne vous fera aucun mal.

Jean Riopel, Gatineau