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La fin du vénin

Ironique et curieux ce que ça aura pris pour débarrasser les ondes du vénéneux Don Cherry, un des principaux responsables de la montée du chauvinisme mesquin dans les trente dernières années.  Ses propos désobligeants envers les francophones, les Européens, bref, tous ceux qui sont «différents» sur les ondes d’une société d’État l’employant pendant des décennies n’ayant pas suffi. Il aura fallu qu’un diffuseur privé réalise à quel point les communautés issues de l’immigration étaient importantes pour son chiffre d’affaires pour que le couperet tombe.  La plus grande ironie, c’est que ça se soit passé le jour du Souvenir, qu’il avait depuis des années travesti à lui seul en symbole revanchard à l’américaine, contre tous ces pacifistes qui ne portaient pas les couleurs obligatoires en novembre. Morte la bête, mort le venin, faut-il espérer.

André Dorion, Gatineau

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Bon débarras

Don Cherry a été congédié. À peu près temps. Bon débarras. Je ne comprends pas comment il a été enduré si longtemps.  Il y a des paquets de friperies à Toronto qui vont se ramasser avec tout un lot de vestons invendables. 

Alain Gingras, Notre-Dame-de-la-Salette

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La cerise sur le sundae

La tempête médiatique autour des commentaires de Don Cherry dimanche laisse des réactions mixtes. D’abord, bravo pour le congédiement de ce personnage aux commentaires un peu trop acides. Mais il demeure étrange qu’un écart de langage concernant les immigrants ait suffit pour équeuter ce petit fruit, alors qu’il a insulté les francophones pendant des années en toute impunité. C’était peut-être la cerise sur le sundae. 

Marc Rhéaume, Gatineau

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Un indice pour les clients d’Ottawa?

Selon un correspondant (Le Droit, 11 novembre), le Marché Adonis, propriété depuis deux ans de la chaîne alimentaire Metro, embaucherait à sa succursale de Gatineau de plus en plus d’employés unilingues anglophones… Raison alléguée : des employés en formation pour la prochaine succursale d’Ottawa. Si tel est le cas, la clientèle francophone d’Ottawa doit-elle y voir l’indice du service linguistique qui lui sera bientôt offert à cette succursale? 

Roch-André LeBlanc, Ottawa

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LA QUESTION DU JOUR

Que pensez-vous du coup d’éclat du groupe anti-francophone Canadians for Language Fairness à l’hôtel de ville d’Ottawa?

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