À vous la parole

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La porte fermée
Quand Jim Watson dit qu'il respecte la loi en matière de bilinguisme, il a raison: la loi demande seulement que la Ville d'Ottawa «adopte une politique traitant de l'utilisation du français et de l'anglais dans la totalité ou certaines parties de son administration et [...] de certains de ses services municipaux».
Ce que Watson oublie de dire, c'est qu'il était ministre responsable d'Ottawa dans le gouvernement McGuinty qui a voté cette loi bien peu contraignante en 2005, et qu'il avait insisté pour que l'Ontario n'accède pas à la demande d'Ottawa. À l'époque, sa principale préoccupation était de satisfaire ses électeurs d'Ottawa-Ouest-Nepean. Lors du vote, il avait d'ailleurs tenu à dire: «Je veux faire savoir aux gens de ma circonscription... que cette loi ne rend pas Ottawa bilingue ou n'impose un quelconque bilinguisme à la ville.»
Il serait temps qu'il réalise qu'il est maintenant le maire de la capitale du Canada et qu'une vaste majorité de Canadiens demandent une capitale nationale définitivement bilingue! Comme le recommandait déjà le comité des langues officielles du Parlement en 2003.
Roland Madou, Ottawa
Formation en anglais
Pour la future faculté satellite de médecine à Gatineau, l'expertise de l'Université McGill n'est pas en cause, sa réputation est acquise depuis longtemps. Pourtant, n'y a-t-il pas lieu de craindre une autre avancée de l'anglais sur un territoire déjà grugé par l'anglais en permanence de par la présence du fédéral et celle d'une immigration anglaise et bilingue en croissance?
Surtout, le plus menaçant est l'inconscience nationale des libéraux québécois et - hélas! - du premier ministre Philippe Couillard. À part quelques déclarations de façade, il semble n'accorder, de façon constante, aucune importance à ce problème fondamental qui touche à la nature même du Québec, et à sa survie comme entité française en Amérique.
Quant à McGill, cette grande institution devrait se montrer sensible au cas particulier de l'Outaouais et joindre à sa haute compétence médicale une conscience linguistique et sociale de même niveau.
Hubert Larocque, Gatineau
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La question du jour
Selon vous, quel impact la nouvelle faculté satellite de médecine aura-t-elle sur les soins de santé en Outaouais?
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