À vous la parole

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La thérapie par le masque

En ces temps troubles, nous avons tous été appelés à modifier notre vie. On nous impose la distanciation, le lavage des mains et le port du masque. Cette dernière affaire, en plein centre du visage, m’a longuement exaspérée, embuant mes lunettes, me décollant les oreilles et m’arrachant au passage les quelques cheveux qu’il me reste. Bref, je n’étais pas très optimiste quant à cette obligation. Pourtant, j’y ai trouvé mon compte. J’ai 67 ans, d’éducation vieille école et de la génération des je vous remercie, je m’excuse. Petite, dans les salons, les mains sur les genoux bien serrés, j’ai appris à me la fermer… J’ai tant refoulé de frustrations depuis que je suis en âge de m’exprimer que j’ai dû m’empoisonner. Et voilà que le masque fait son apparition, couvrant ma bouche de toutes les insanités que j’ai eu envie de dire toute ma vie. Ces temps derniers, je fréquente surtout les épiceries et les pharmacies. Ce n’est pas trop excitant, me direz-vous. Mais, je peux désormais me libérer et dire les pires bêtises qui ne s’écrivent pas ici. À monsieur qui prend toute la place dans l’allée avec son panier, à madame qui parle à son sacro-saint téléphone, à mademoiselle à la caisse qui poursuit une conversation insipide avec un client. Des exemples, il y en a beaucoup. Des injures et des blasphèmes dissimulés sous mon masque, j’en ai à la tonne. Ça fait tellement de bien, comme une rencontre chez le psy!

Jacinthe Dompierre, Gatineau

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À quand les centres de services?

Maintenant que les bars, restaurants et le casino sont ouverts, j’apprécie que la Ville de Gatineau continue à nous protéger en laissant fermés les endroits les plus dangereux: les comptoirs des centres de services et les bureaux administratifs municipaux de tous les secteurs, y compris ceux de la Maison du citoyen.

Jean-Pierre Hoesli, Gatineau

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Trop ou trop peu

Comme plusieurs personnes âgées, j’ai reçu 300 $ du gouvernement la semaine dernière. Pour ceux qui n’en ont pas besoin, ça me paraît une dépense inutile, alors que 500 $ pour les gens dans le besoin, c’est insuffisant. Une suggestion à ceux qui peuvent facilement se passer des 300 $: pourquoi ne pas en faire don à un organisme qui lutte contre la faim, la pauvreté et l’isolement, des problèmes sociaux qui se sont aggravés durant la pandémie?

Henriette Levasseur, Gatineau