À vous la parole

À vous la parole
À vous la parole
Le Droit
Vous voulez réagir à l'actualité? Écrivez à editorial@ledroit.com. Ne seront publiées que les lettres portant les nom, prénom, adresse et numéro de téléphone de l'auteur. Seuls le nom et le lieu de résidence apparaîtront.

Hôpital : il faut des détails

Bravo pour la belle annonce M. Lacombe ! (Un nouvel hôpital de 600 lits en Outaouais, Le Droit, 14 octobre 2020), Par contre, il faudra accélérer l’annonce des détails très prochainement concernant le nouvel hôpital si vous ne voulez pas donner raison aux députés libéraux de la région. À première vue, on pourrait penser que puisque vous ne pouviez livrer vos promesses de campagne électorale, vous avez bonifié l’offre (gain net de 240 lits au lieu de 170) pour nous fermer le clapet. Bien que nous apprécierons cette nouvelle infrastructure et l’ajout de ses services, il faudra livrer du concret très bientôt si vous voulez garder votre crédibilité auprès de la population. Bien que je n’avais pas voté pour lui, Jean Alfred avait les qualités de battant et se montrait insistant au point tel que les députés l’évitaient au parlement, mais il l’a eu l’hôpital pour «son» Gatineau. Cela vous prendra beaucoup plus qu’une image d’opportuniste pour faire de même. Merci, bonne chance !

Marc Potvin, Gatineau

+

Prudence avec vos promesses

Nos deux députés libéraux de la région sont sceptiques quant au projet du mégahôpital annoncé par la CAQ. Ils ont partiellement raison, mais qu’est-ce que les libéraux ont réalisé depuis 2003? Niet! Ils devraient se garder une petite gêne, ce serait plus convenable. Concernant l’annonce de la CAQ, là aussi on a raison d’être prudent. Une annonce sans échéancier qui devrait aboutir un peu avant les prochaines élections? C’est du déjà vu et ça sonne un tantinet bizarre.

Paul Peterson, Gatineau

+

Hôpitaux ne rime pas avec libéraux

Si j’étais à la place des députés libéraux, Maryse Gaudreault et André Fortin, je serais envieux à l’égard de leurs homologues caquistes de la région. En fait, quand j’y pense, les libéraux malgré des décennies au pouvoir n’ont construit aucun hôpital en Outaouais urbain. Pourtant les péquistes avec seulement un mandat sur le territoire ont construit l’hôpital de Gatineau. Merci M. Jean Alfred. Et l’Hôpital de Hull? Il fut construit sous l’Union National. Santé et libéraux : deux mots qui ne vont pas très bien ensemble en Outaouais!

Paul Philippe, Val-des-Monts

+

Problème systémique et crédibilité

Vous prenez d’un côté une situation tendue, disons une population minoritaire, autochtone par exemple, qui déplore la mort d’une de ses membres dans des circonstances dégradantes de la part de membres de la majorité. Vous identifiez un besoin absolu et vous tentez, le plus rapidement possible, de rétablir avec elle les liens qu’une telle mort a tranchés. Vous prenez, d’un autre côté, un premier ministre qui, pour régler le problème, ne trouve personne de mieux qu’un ancien policier pour entamer les pourparlers nécessaires à la réussite de cette tâche délicate. Or, il se trouve que la police et ses membres sont justement perçus par la population visée comme une des causes importantes de ses récriminations. Que la personne nommée ait ou non les qualités voulues pour exercer son mandat devient secondaire : elle n’en a pas la crédibilité attendue, ce qui plombe considérablement tous les efforts qu’elle pourrait tenter à la recherche de solutions viables pour l’atteinte de l’objectif. Une telle prise de décision n’est-elle pas, sinon la définition, au moins un exemple parfait de ce qu’on entend par problème systémique ?

Roch-André LeBlanc, Ottawa

+

Écoutons le peuple autochtone

Après à peine une minute de visionnement de la vidéo que nous a laissée Joyce Echaquan, j’ai décidé que j’en avais assez. Ce que je venais de visionner m’avait profondément troublé. Trop de questions hantent mon esprit, mais par-dessus tout, je ressens de la honte. Je sais que je n’ai pas à me sentir mal de ce qui s’est passé dans cet hôpital de Joliette, c’est un évènement isolé que je me répète. Deux ou trois infirmières ont porté des propos extrêmement racistes dans le cadre de leurs fonctions dans un établissement public. Des propos accompagnés de négligence extrême qui s’est traduite par un décès d’une jeune mère autochtone de sept enfants. Des cas comme celui de Joyce, il en a eu dans le passé, et il va continuer d’en avoir si rien n’est changé. Il est stipulé noir sur blanc dans le rapport Viens qu’on ne peut nier la discrimination systémique dont sont victimes les membres des Premières Nations et les Inuits dans leurs relations avec les services publics. Avec l’histoire de Joyce, la réalité vient encore de nous frapper en plein visage. Le racisme systémique au Québec existe, et il est en nous. Mais en tant qu’humain, on peut s’améliorer. On doit réellement commencer à écouter ce que les peuples autochtones ont à nous dire. On doit dès maintenant prendre en considération les cicatrices que portent les peuples autochtones. Admettre qu’il y a du racisme systémique au Québec, c’est admettre qu’il y a du racisme en nous. C’est aussi à nous individuellement et en tant que société à faire du cheminement pour tenter de régler nos propres conflits intérieurs. Je suis convaincu qu’ensemble, en respectant nos différences, nos forces et nos faiblesses il est possible de faire du Québec un endroit inclusif et prometteur pour l’avenir de tous.

Étienne Senécal

Étudiant dans le baccalauréat en travail social

Université du Québec en Outaouais

+

Ménage au sein des réseaux «asociaux»

Parler ou ne pas parler des complotistes, conspirationnistes et autres adeptes de QAnon? Telle est la question. Les conspirationnistes, complotistes et autres adeptes de théories farfelues à la sauce QAnon ne sont pas tous nés de la dernière pluie ni avec la COVID-19. Les théories du complot sont vieilles comme l’humanité, ou presque, sauf qu’elles se développaient et se discutaient dans les cafés, les bars et les restos. Le cercle des convertis a toujours été plus ou moins restreint, jusqu’à l’avènement de l’Internet. La mort du président Kennedy, la marche sur la lune, la mort d’Elvis Presley, le 11 septembre 2001, etc. sont des évènements qui ont engendré des tonnes de théories, des plus sérieuses aux plus farfelues, bien avant la création de Facebook. Mais, pour la plupart, elles n’étaient pas très répandues, étant donné que les promoteurs de ces théories n’avaient pas la possibilité de les publiciser à leur guise. Maintenant, les réseaux sociaux donnent un mégaphone qui amplifie le discours et crée un mouvement qui grossit de manière exponentielle. On a beau plonger dans les fils de discussion et argumenter jour et nuit, ils sont déjà, pour la grande majorité, accrocs et indécrottables. La seule solution viable, à mon avis, c’est de fermer le robinet... comme Facebook semble (enfin!) avoir commencé à le faire. Cependant, les gouvernements doivent intervenir et obliger tous les réseaux « asociaux » à faire le ménage. C’est la seule manière d’éviter un embrasement à la grandeur de la planète avant qu’il ne soit trop tard.

Christian Laroche, Gatineau

+

Paroles de sage

Certains politiciens n’osent pas imposer des mesures pourtant nécessaires, car elles sont impopulaires et risqueraient d’abîmer leur réputation. Peut-être devraient-ils se rappeler ces paroles du célèbre philosophe grec Platon : « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants. Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter. Lorsque finalement les jeunes gens méprisent les lois, parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne. Alors, c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.» Cette sage réflexion date d’il y a 2 400 ans, mais elle est toujours pertinente aujourd’hui : diriger, ce n’est pas essayer de plaire !

Roland Madou, Ottawa