À vous la parole

Vous voulez réagir à l'actualité? Écrivez à editorial@ledroit.com. Ne seront publiées que les lettres portant les nom, prénom, adresse et numéro de téléphone de l'auteur. Seuls le nom et le lieu de résidence apparaîtront.
Péripéties en santé
En voyage, mon fils de 5 ans se blesse au menton et hérite de points de suture le 25 décembre. On suggère de les enlever 7 jours plus tard. J'appelle au GMF qui propose... le 11 janvier. Un peu tard, non ? Je contacte le CLSC pour leur clinique ambulatoire. On me dit d'appeler un autre CLSC qui enverra la demande pour le rv. « Oui, mais, je vous ai au bout du fil... - C'est la procédure ! », répond-on.
J'appelle à cet autre CLSC : les bureaux sont fermés. Entre temps, j'appelle le 8-1-1 car le menton est rouge. L'infirmière reconnaît que le rendez-vous du 11 janvier sera trop tard car le corps réagit. Elle suggère d'appeler le CLSC, ou le médecin. 
« Dans ma région, en Mauricie... », dit-elle. C'est ça, on n'est pas en Mauricie mais en Outaouais. J'abandonne. J'imagine que dans les statistiques, ce sera un appel répondu au 8-1-1.
Résultat : on réussit à rejoindre une amie infirmière. Elle vient à domicile 30 minutes plus tard. C'est réglé. Jamais mieux servi que par soi-même... Quel système fabuleux.
Hélène Tessier, Gatineau
Difficiles souvenirs
L'éditorial L'avertissement (Le Droit, 6 janvier) m'a fait revivre de très mauvais souvenirs ! Pierre Jury y rappelait 1995, l'examen des programmes, les 50 000 fonctionnaires licenciés, le ralentissement économique, l'incertitude politique... 
Toutes ces mesures, et plus encore, ont mené à la disparition de l'Imprimerie nationale qui avait pignon sur rue au 45 Sacré-Coeur, dans le secteur Hull. Cette institution desservait le Parlement, tous les ministères, agences de la Couronne et autres organismes fédéraux. Elle faisait la fierté de la très grande majorité de nos parlementaires... tellement qu'ils ont tous approuvé la vente de feu au secteur privé, à St. Joseph Corp., de Toronto.  
Aujourd'hui nous comprenons mieux la décision du gouvernement  Chrétien de l'époque de s'en départir. Libéraux et conservateurs avaient tout à gagner en la privatisant. Depuis 1997, les demandes d'impression du gouvernement doivent faire l'objet d'appels d'offres au secteur privé, bénéficiant ainsi à toutes les imprimeries. Une manne pour le gouvernement, il va sans dire. 
M. Renaud, Gatineau
Un message fort
Depuis au moins un an, les intervenants dans le dossier concernant le Bureau de la traduction du gouvernement fédéral sont unanimes à en questionner la gouvernance et son orientation. Qu'il s'agisse des traducteurs et des spécialistes entendus au Comité permanent des langues officielles présidé par Denis Paradis, de ses membres, des interprètes ayant témoigné devant le Comité sénatorial des langues officielles, de sa présidente Claudette Tardif, et de sa vice-présidente, Rose-May Poirier, des traducteurs fonctionnaires, des syndicats, tous ces intervenants ont sans exception dénoncé la situation actuelle et multiplié les mises en garde de dérive si l'on aborde la traduction au fédéral du seul point de vue des économies à réaliser.
Pourtant, les responsables semblent toujours faire la sourde oreille et considérer ces réactions comme des critiques injustifiées. La ministre Judy Foote serait avisée d'y voir plutôt une occasion de renforcer une institution clé à laquelle les francophones sont particulièrement attachés. Ce serait l'occasion pour son gouvernement de redorer son blason en matière de langues officielles. Il faut espérer que le prochain PDG du Bureau soit une personne de vision convaincue de l'importance nationale et culturelle de cet organisme. 
Jean Delisle, Gatineau
Et les députés?
Au premier ministre du Canada,
J'apprends que vous vous intéressez à venir nous rencontrer, nous les gens ordinaires, afin de garder le contact, pour mieux entendre et savoir ce que vous pouvez faire pour répondre à nos préoccupations. Je vous invite à aller à la rencontre de nos élus provinciaux qui font partie de cette fédération dont nous célébrons avec fierté le 150e anniversaire. 
Ils ont beaucoup à vous partager sur nos préoccupations. Passer par-dessus nos représentants élus pour venir vers nous, c'est un peu nier leur importance au sein de cette fédération.
Luc Villemaire, Gatineau
Les droits de la personne
J'ai été choqué quand j'ai lu la sentence de l'assassin de Nicolas Quintal. Un meurtre gratuit, un geste complètement égocentrique. Seulement six ans de prison, sans compter qu'il sortira probablementau bout de quatre ans tout au plus. Le droit à la réhabilitation. Le droit à une deuxième chance...
Qu'en est-il des droits de Nicolas? Oups, y en a plus ! Ceux de la famille de Nicolas qui auront à en souffrir toute leur vie? Semblerait qu'on ne se remet jamais de ce genre d'épreuve, qu'on doit apprendre à vivre avec.
En ce qui me concerne, on s'en fout des droits du criminel ici. Il ne devrait plus en avoir de droit ce gars-là. Prison à vie ! Il devrait perdre ce droit à la liberté, comme il l'a fait perdre à Nicolas. Il aura eu l'avantage de choisir, contrairement à Nicolas.
Il y a plus de services de soutien offerts aux criminels qu'aux victimes. Ça n'a aucun sens.
Société de lavette !
Martin Séguin, Gatineau
La non-violence active
Croyants ou non-croyants nous devrions tous lire le message du pape François pour le Nouvel An qui nous invite à faire de la non-violence active notre style de vie. Si j'ai bien compris, il ne s'agit plus simplement de tourner l'autre joue, mais d'affronter le mal avec les armes de l'amour, du pardon et de la vérité. Il n'est pas question de se résigner au mal mais à répondre au mal par le bien, brisant ainsi la chaîne de l'injustice. L'amour de l'ennemi constitue le noyau de la «révolution chrétienne». La non-violence active et le pardon pratiqué avec détermination et cohérence peuvent donner des résultats impressionnants. Les succès obtenus par le Mahatma Gandhi, Martin Luther King Jr et Nelson Mandela contre l'injustice et la discrimination raciale ne seront jamais oubliés. Durant l'année qui vient, redoublons nos efforts pour défendre le petit, soigner le malade et éradiquer la pauvreté. Ce faisant, nous récolterons paix, joie et prospérité.
Gilles Marleau, Orléans
***
La question du jour
Après la tuerie gratuite à Fort Lauderdale, que ferez-vous de différent lorsque vous serez dans un aéroport?
Faites-nous le savoir à editorial@ledroit.com