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Une position sur le gazon qui laisse songeur

En réaction à la réponse de Guillaume Grégoire sur la chronique La fin du gazon de Patrick Duquette, publiée dans Le Droit, le 18 juillet. 

Monsieur Grégoire, 

Je viens de lire votre lettre vantant les bienfaits du gazon en ville. Vous répliquez ainsi à la chronique de Patrick Duquette (que je ne connais pas personnellement) qui ne fait pourtant rien d’autre que de remettre en question, avec des arguments valables, le gazon parfait à l’anglaise et l’entretien qu’il nécessite. Je cite Duquette : « Une pelouse bien entretenue garde moins bien la fraîcheur qu’un champ de “mauvaises herbes”, une haie mal taillée ou encore des arbustes. La température y est en moyenne de 5 degrés Celsius plus élevée. À bas le gazon, vive le trèfle ! [...] Le gazon impeccable des jardins anglais a longtemps été perçu comme un symbole de richesse, note le chercheur. À l’heure des changements climatiques, il est temps de revoir nos perceptions. »

Maintenant, voici l’essence de votre lettre. Je vous cite :

« Implanter du gazon, c’est faire un premier pas dans la lutte contre la minéralisation et l’imperméabilisation des sols, phénomène qui a de nombreux impacts négatifs sur les îlots de chaleur et la gestion des eaux pluviales. »

Croyiez-vous vraiment, au moment de décider d’écrire votre lettre, que le chroniqueur Duquette et les lecteurs du Soleil ne savaient pas que le gazon en ville était mieux que l’asphalte et le béton ? Sérieux ?

Se pourrait-il que le jupon de votre passion pour le golf (le beau gazon !) et de votre lien avec l’industrie de l’horticulture ornementale dépasse un peu ?

Je ne vous accuse pas d’être malhonnête, mais je dois dire qu’étant donné votre statut de professeur adjoint et chercheur universitaire, votre réaction à la lettre de Duquette a de quoi surprendre et laisse songeur pour quelqu’un de votre niveau.

Cordialement,

Jean Lacoursière, Ph. D., Québec

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