À vous la parole

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Pour une poignée de dollars

Le 9 juillet, le Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSSPO) courriellait aux élèves de 2e cycle de l’École secondaire Mont-Bleu qu’ils ne recevraient que la moitié du temps de classe auxquels ils auraient normalement droit. La seule raison évoquée : le manque d’espace. Prié de justifier cette décision, le bureau du ministre de l’Éducation, qui n’était même pas au courant, s’est contenté d’une réponse toute faite. Le gouvernement a autorisé les centres de service à procéder ainsi. Or, cette mesure pourrait avoir des effets dévastateurs. La persévérance de plusieurs cohortes d’élèves a déjà été mise à rude épreuve (tornade, incendie, déménagements, pandémie…). Pour beaucoup d’entre eux, s’instruire est difficile. On pense évidemment à ceux qui proviennent de milieux défavorisés, mais il ne faut pas oublier ceux qui ont des troubles d’apprentissage et, tout simplement, ceux qui n’auront pas la discipline ou le soutien nécessaire pour travailler en autonomie une semaine sur deux. Comment l’École Mont-Bleu et le CSSPO justifient-ils leur décision ? Ils ne le font pas. Au moment d’écrire ces lignes, le directeur était en vacances et le CSSPO se préparait à fermer ses portes pour deux semaines, ce qui leur laissera à peine un mois pour ficeler le programme d’études avant la reprise des cours. Le problème d’espace est un prétexte. Des locaux libres, il y en a, tout comme des classes mobiles. L’argent aussi ne manque pas, il y a quelques semaines encore, nos élus ont trouvé plus de 200 millions pour aider un cirque. Pour conclure, j’en appelle au soutien de tous nos élus : il doit y avoir une meilleure solution. Je ne peux pas imaginer que l’on compromette la réussite des élèves de Mont-Bleu pour une poignée de dollars.

Mélanie Provost, maman d’une élève de secondaire 4 de l’école secondaire Mont-Bleu

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Tous dans le même bateau

À la suite du commentaire de Pierre Boutet (La rue Clarence trop achalandée, Le Droit, 18 juillet), je ressens un urgent besoin de remettre les pendules à l’heure. Premièrement, il est vrai que le Québec compte plus de cas de COVID-19 que l’Ontario, mais dans notre belle grande région, c’est tout le contraire ! Il y a eu 2320 cas et 263 décès à Ottawa versus 638 cas et 33 décès dans l’Outaouais québécois en date du 20 juillet... Et c’est à Ottawa qu’il y a eu une manifestation anti-masque cette semaine. Si on suit la logique de son commentaire et que chacun reste chez-soi, je crois que plusieurs Ontariens seraient bien déçus de ne plus pouvoir se rendre au Québec, comme ils le font depuis toujours, pour profiter de plusieurs beaux attraits dont le Parc de la Gatineau, le lac Philippe, le village de Chelsea, etc, et encore plus déçus de ne plus pouvoir se rendre dans leur résidence secondaire. Alors au lieu de se critiquer mutuellement entre provinces, il serait grand temps que tous réalisent que même si une rivière nous sépare, nous sommes tous les habitants d’une même grande région et qu’il serait préférable pour tous de pratiquer le vivre ensemble plutôt que le chacun chez-soi. La tolérance est de mise en ces temps difficiles. Nous sommes tous dans le même bateau face à ce fléau.

Lucille Joly, Val-des-Monts

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La 50 plus sécuritaire

Dimanche soir, nous avons emprunté l’autoroute 50 à la hauteur de Doherty et c’était bloqué en raison d’un accident. Une camionnette a perdu le contrôle dans le haut de la côte et on pouvait facilement déduire qu’il a percuté la nouvelle glissière haute tension. Cette nouvelle mesure a donc peut-être permis d’éviter un autre face à face. Ça serait important de le souligner. Vous avez rapidement publié le défaut d’installation à la première journée. Depuis des années, les gouvernements précédents n’ont vraiment rien fait pour tenter de sécuriser cette partie mortelle de la 50. Au moins, le gouvernement Legault a enfin réagit. Et ce n’est pas un commentaire partisan. Juste une constatation des faits.

Jocelyn Renaud, L’Ange-Gardien

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Golfeurs et gaffeurs

L’an passé, une balle de golf a rebondi devant ma voiture sur la route d’Aylmer, en provenance du Golf Royal Ottawa. Je venais de l’échapper belle. Samedi dernier, à 15 h, comme je me rendais à Aylmer par le boulevard Lucerne, une balle de golf a abouti cette fois sur mon pare-brise, qui devra être remplacé. Le projectile venait du golf du Château-Cartier, que j’ai avisé et qui s’en est excusé. Amis golfeurs et gaffeurs, si l’espace démesuré qu’occupent déjà vos terrains de golf ne vous suffit pas, il existe un parcours verdoyant dans la vallée de la Mort, aux États-Unis.  Autour, c’est le désert. Vous y seriez moins dangereux.

Gilbert Troutet, Gatineau

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Les Québécois nonchalants ?

Dans sa lettre à l’éditeur du 17 juillet, M. Boutet décrit l’attitude nonchalante des Québécois face au port du masque lors de leurs incursions à Ottawa et le risque de contamination interprovincial. Veuillez noter, cher Monsieur, que lorsque la Ville d’Ottawa à annoncé le port obligatoire de masques, plusieurs Ontariens se sont insurgés sur les médias sociaux et promettaient de faire leurs achats du côté québécois car le Québec n’avait pas encore décidé d’imposer la même exigence.  De plus, notez que l’Outaouais à bien moins de cas d’infections que sa voisine Ontarienne. On n’a qu’à lire le dernier bilan dans Le Droit.

Marc Rhéaume, Gatineau 

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Donner congé aux Gatinois en situation d’itinérance

L’itinérance est un enjeu complexe. Les gouvernements provincial et fédéral successifs sont les principaux responsables du manque de logement abordable et avec soutien communautaire, de même que des services déficients en santé mentale. La ville est prise à en gérer les pires conséquences. Ce n’est ni normal, ni souhaitable, ni juste. Les campements de Gatinois-es en situation d’itinérance sont une très mauvaise chose. Ce n’est pas du logement décent. Il y a eu de nombreux et graves incidents par le passé. Les campements à proximité de résidences briment la quiétude. Les campements le long du ruisseau affectent l’écosystème. Ils créent un sentiment d’insécurité pour le reste des usagers des lieux. Moi aussi, je préférerais que tout le monde aille dans des refuges. Cependant, ignorer la réalité ne la corrige pas. Pour plusieurs, camper demeure préférable à vivre en refuge. Ce qui en dit long sur la vie en refuge. Il est grand temps d’adopter une approche de réduction des méfaits, comme on le fait avec la toxicomanie. Pas parce qu’on y est favorable. Parce que c’est la moins mauvaise approche. Du moins, tant qu’il n’y aura pas de logement décent et abordable. Du moins, tant que, pour plusieurs, être régulièrement évincés de leurs tentes paraîtra encore préférable à vivre en refuge. Du moins, tant qu’on ne saura même pas ce qu’il adviendra des locataires du centre Robert-Guertin d’ici la fin de l’été. Eux qui ont connu déjà cinq déménagements depuis le jour de l’an. Dans le cas présent, la réduction des méfaits implique de déterminer un ou des lieux moins inappropriés pour le camping, dans les conditions les moins déplorables, avec le meilleur encadrement. Alors que tout le monde est en congé, le moins que l’on puisse faire est de donner congé de démantèlements aux Gatinois-es en situation d’itinérance. 

René Coignaud, Gatineau

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À quand les centres de services ?

Maintenant que les bars, restaurants et le casino sont ouverts, j’apprécie que la Ville de Gatineau continue à nous protéger en laissant fermés les endroits les plus dangereux : les comptoirs des centres de services et les bureaux administratifs municipaux, y compris ceux de la Maison du citoyen.

J.P. Hoesli, Gatineau