À vous la parole

Vous voulez réagir à l'actualité? Écrivez à editorial@ledroit.com. Ne seront publiées que les lettres portant les nom, prénom, adresse et numéro de téléphone de l'auteur. Seuls le nom et le lieu de résidence apparaîtront.
Au chemin du Fer à cheval
À Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau
Vous aviez une responsabilité envers les citoyens. Par votre inaction et vos agissements, vous avez fait preuve d'un manque de jugement et de compassion. En ne décrétant pas la mesure d'urgence attestant Gatineau comme zone sinistrée, de ce fait, vous avez refusé l'aide de l'armée, nous laissant seul à nous battre pour sauver nos maisons.
Les autorités nous ont informés que si nous restions, ils ne pouvaient plus assurer notre sécurité. Comment expliquer votre inaptitude à admettre que Gatineau était en détresse ? Les rues Hurtubise, Saint-Louis inondées, la 50, les ponts inaccessibles.... ah oui et qu'en est-il du chemin du Fer à cheval ? Qui ?
Le simple fait de partager que vous avez un budget considérable pour gérer la situation est déplorable... Couvrirez-vous tous les frais des maisons affectées par les inondations ? Par vos gestes, vous nous avez pris en otage, nous laissant dépourvus de toute possibilité de rétribution avec nos assurances. Nous avons vécu deux inondations et vous avez noyé vos citoyens en les abandonnant. N'avez-vous pas constaté l'ampleur de la situation ? Avez-vous fait acte de présence chez nous ? Comment expliquer l'échec de la Sécurité publique ? Vous avez brisé votre contrat de loyauté envers vos citoyens.
Nous faisons face à l'incertitude de ce qui adviendra de nos maisons. On confirme une aide financière mais si on s'en tient aux événements précédents vécus, l'aide n'est pas prometteuse. Nous devrons concilier nos responsabilités financières actuelles en plus de rebâtir nos maisons. Plusieurs d'entre nous en seront incapables.
Nicole Duguay, Gatineau
La recherche d'émotions
Bravo aux médias pour la couverture des inondations. Mais pourquoi les journalistes insistent tant pour obtenir les émotions chez les victimes de ce désastre ?
Je suis très mal à l'aise que Mathieu Nadon, de Radio-Canada, demande à une sinistrée ce que ça lui fait de voir sa maison comme ça ? Ce genre de questions n'est pas nécessaire ; on force les émotions des gens inutilement. Ils n'ont pas besoin de ça.
Denis Labelle, Gatineau
***
La question du jour
Construction en zone inondable: comment concilier droits acquis, appétit foncier des municipalités et coûts sociaux des menaces d'inondations?
Faites-nous le savoir à editorial@ledroit.com