À vous la parole

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Un voyage différent
Au député Mauril Bélanger,
Je viens d'apprendre, avec beaucoup de tristesse, que vous êtes atteint de la SLA. Je comprendrais si ce diagnostic représentait la fin de vos rêves. Mais ce n'est pas nécessairement ce qui se produira.
Mon conjoint Paul fut diagnostiqué en 1997. Les médecins lui prédisaient une durée de vie de 18 à 36 mois. Il est décédé en 2010, 13 ans plus tard. Nous avons connu la peur, le désespoir, mais malgré les défis, nous avons surtout vécu de grands moments de bonheur, des joies quotidiennes nombreuses et plein d'amour. Ce fut un voyage différent de nos attentes, mais quand même merveilleux.
Bon courage et vivez chaque jour pleinement.
Lise Bertrand, Pontiac
Une occasion de profiter
Il faut voir dans ce diagnostic de la SLA pour Mauril Bélanger une occasion de profiter au cours des prochaines années, pour faire, voir et jouir de toutes ces choses que l'on remet à plus tard.
J'avais donné ce même conseil à mon ami Paul Bertrand à l'annonce de son diagnostic. Et ne perdons pas de vue que la science travaille sans relâche!
Jérémie Giles
L'exemple de Chicago
Le maire de Chicago vient de congédier son chef de police pour avoir gardé secrète une vidéo du meurtre d'un Noir non armé par l'un de ses policiers. Le maire a donc fait ce dont les commissions Gomery et Charbonneau ont été incapables: donner un visage et un nom à une personne qui avait l'obligation de rendre des comptes.
Si la responsabilité peut être partagée, l'anonymat n'a pas de place dans le concept de l'imputabilité. Cette obligation de rendre des comptes doit toujours être prise par une personne ayant un visage et un nom. À défaut de nommer, tout le monde est responsable et personne n'est coupable de rien.
Pierre P. Sicard, Gatineau