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Des gestes charitables

OPINION / De nouvelles expressions sont entrées dans notre vocabulaire quotidien depuis deux semaines, comme « isolement volontaire » et « distanciation sociale ». Deux remarques s’imposent.

Premièrement, ces expressions reflètent des pratiques essentielles qui peuvent amenuiser l’impact du Covid-19 sur notre société, nos familles et nos vies personnelles. Engageons-nous à les respecter.

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Parce que j’ai mes élèves à cœur

OPINION / Chers et chères élèves,

Tous les matins, j’apporte le journal dans la classe. Les matins pressés, je demande à l’un d’entre vous d’aller en chercher deux copies au secrétariat. J’ai tout fait pour vous pousser à lire autre chose que vos livres. Je vous ai poussé à vous questionner et à remettre vos idées en question. Est-ce une bonne source? Lorsqu’on s’est quitté, aucun d’entre vous n’aurait dit : « C’est vrai, je l’ai lu sur Internet. ».

Avant la relâche, vous m’aviez demandé si vous pouviez travailler dans vos livres. Je vous avais dit oui. Je vous ai aussi expliqué qu’il serait préférable que non. Faire des apprentissages et les consolider n’est pas synonyme de compléter votre cahier.

Je vous avais suggéré de regarder un film québécois ou un documentaire. Je vous ai invité à lire pour le plaisir, à découvrir une nouvelle chanson, faire des dessins ou encore à jouer de la musique et chanter. Sortez pour profiter du soleil. Cuisinez et profitez de la semaine pour faire quelque chose que vous aimez et que vous remettez à plus tard. Je vous ai suggéré d’écouter les nouvelles, car vous n’auriez pas le journal de classe.

Disons que les conditions de distanciations sociales sont comme une très, très longue semaine de relâche. Prenez cette pause pour réfléchir, car pour une rare fois nous avons le temps de repenser le monde. C’est ironique lorsqu’on sait que notre relation au temps était notre sujet de rédaction en octobre.

Pour ceux qui ont des enfants, ne vous demandez pas ce que vous devez leur enseigner pour éviter qu’ils accumulent du retard. Combien d’entre vous avaient oublié le sujet de rédaction du mois d’octobre? Lorsque l’objectif d’apprentissage est d’apprendre, très souvent on oublie. Mon objectif d’octobre était de vous enseigner à réfléchir. Soyez juste de bons parents, profitez de cet arrêt en famille et fermez les écrans. L’exposition aux écrans était notre sujet du mois de novembre.

Pour tous ceux et celles qui souhaitent vraiment avoir un devoir, en voici un. Les verbes affichés dans la classe sont : savoir, être, aimer et finir. Maintenant que vous maitrisez leurs terminaisons, je vais vous demander de les appliquer dans vos vies.

Premièrement, écoutez les points de presse du premier ministre François Legault à 13 h. Cela vous permettra de savoir ce qui se déroule et ce que vous devez faire.

Ensuite, on arrête de se définir avec le verbe faire. On apprend à être au présent. Je vous le dis souvent, vous êtes tous et toutes des êtres exceptionnels.

Subséquemment, apprendre à aimer et à le verbaliser. Vous êtes constamment ensemble dans la même demeure. Vaut mieux dire je t’aime que (insérer le gros mot de votre choix ici).

Finalement, rappelez-vous du verbe finir, car oui cette période de pandémie va un jour être conjuguée au passé. Nous allons finir par nous revoir.

D’ici là, restez chez vous le plus possible et lavez-vous les mains.

Je vous aime et vous me manquez.

L'auteure du texte est Marie-Paul Dicaire, enseignante.

Opinions

Nous devons soutenir nos camionneurs

OPINION / En ces temps difficiles, nous nous concentrons sur nos priorités. Nous mettons davantage l’accent sur notre santé, nos familles et notre sécurité. Nous sommes reconnaissants pour les éléments de base, soit la nourriture, le logement et des produits hygiéniques.

C’est pourquoi chacun d’entre nous devrait remercier les camionneurs de l’Ontario. Qu’il s’agisse de livrer de la nourriture, des médicaments, de l’essence ou d’autres produits importants, l’industrie du camionnage joue un rôle essentiel dans notre économie et pour le bien-être des Ontariennes et des Ontariens. En tant que ministre des Transports, et en tant que mère, épouse et fille, j’aimerais remercier les transporteurs commerciaux et les camionneurs pour tout ce qu’ils ont fait ces dernières semaines pour assurer le transport des marchandises pendant la pandémie de COVID-19. Nous avons eu besoin de vous et vous avez été là.

Tout comme ils nous soutiennent, nous devons faire tout notre possible pour les soutenir.

En tant que gouvernement, nous offrons davantage d’endroits sécuritaires où les camionneurs peuvent s’arrêter et se reposer dans toute la province en ouvrant plus tôt 37 aires de repos saisonnières supplémentaires et en fournissant des places de stationnement dans 32 postes d’inspection des camions. Nous gardons également ouvertes les 23 aires de repos ONroute pour les services de restauration à emporter, du service au volant et les toilettes qui sont nettoyées selon les spécifications requises ces jours-ci.

Malheureusement, j’entends trop d’histoires de camionneurs qui disent qu’ils sont refusés par les entreprises privées simplement parce qu’ils sont camionneurs. Je sais que les gens sont motivés par la nécessité de se protéger, de protéger leurs travailleurs et leurs familles. Mais nous vivrions tous une situation bien pire si ce n’était de notre communauté de camionneurs. J’ai récemment parlé à une camionneuse qui a subi ce traitement inacceptable et elle m’a dit qu’elle avait envisagé de se retirer de l’industrie du camionnage pendant cette période. Aucun d’entre nous ne peut se permettre que cela se produise.

En attendant, notre gouvernement prend des mesures supplémentaires pour soutenir l’industrie du camionnage et veiller à ce qu’elle puisse continuer à nous fournir à tous les produits dont nous avons besoin en cette période difficile.

Nous avons prolongé la période de validité des permis de conduire, des certificats d’immatriculation des véhicules utilitaires et d’autres produits qui ont expiré le 1er mars 2020 ou après cette date. Les camionneurs ont ainsi une chose de moins à se soucier pour pouvoir continuer à faire circuler les marchandises. Nous contribuons à maintenir les rayons des épiceries et des pharmacies bien approvisionnés en permettant la livraison de marchandises 24 heures sur 24, sans les restrictions des règlements municipaux sur le bruit.

Notre gouvernement fait sa part pour soutenir l’industrie et aider à faire circuler les marchandises - mais nous avons aussi besoin que les Ontariennes et les Ontariens fassent leur part. Nous demandons aux propriétaires d’entreprises de soutenir les camionneurs lorsqu’ils s’arrêtent pour se reposer, faire le plein d’essence ou utiliser les toilettes. Nous vous demandons de veiller à ce que les camionneurs aient accès aux services et aux installations dont ils ont besoin pour continuer à faire leur travail en toute sécurité.

Nous nous sommes engagés à soutenir l’industrie du camionnage et à continuer à travailler ensemble pour relever les défis posés par la pandémie de Covid-19. C’est grâce au travail acharné de nos camionneurs et de nos transporteurs commerciaux que notre chaîne d’approvisionnement reste l’une des plus solides au monde. Merci donc aux hommes et aux femmes qui prennent le volant chaque jour pour soutenir votre famille et la mienne. Donnons-leur le respect et le soutien dont ils ont besoin.

L'auteure du texte est Caroline Mulroney, ministre des Transports et des Affaires francophones au gouvernement de l’Ontario.

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Précarisation et COVID-19: pour une annulation des loyers

Alors que le premier du mois arrive avec ses obligations correspondantes, de nombreuses et nombreux locataires font face à d’importants problèmes de liquidités. Des mesures d’aide financière ont été mises sur pied, mais elles ne sont pas universellement accessibles, demeurent insuffisantes eu égard aux imprévus, alors que leur date de perception demeure incertaine. Par conséquent et à la lumière de ce que nous pouvons déjà constater auprès de justiciables, la présente situation fait en sorte que plusieurs locataires ne seront vraisemblablement pas en mesure de payer leurs loyers à venir.

Pour le moment, les audiences en non-paiement du loyer sont suspendues à la Régie du logement. Il en va de même pour l’exécution des jugements qui résilient des baux résidentiels. Cependant, rien ne garantit que ces suspensions perdureront dans les prochaines semaines, alors que le gouvernement du Québec ne démontre aucune volonté d’aider les locataires, se limitant à des voeux pieux en encourageant des ententes de gré à gré avec les propriétaires de leurs logements. Les locataires qui ne sont pas en mesure de payer leur loyer ne seront donc pas jetés à la rue dans l’immédiat, mais se retrouveront avec des arrérages de loyers importants et feront face à des évictions imminentes. En effet, malgré la suspension des audiences, il est toujours possible de produire des demandes pour non-paiement en ligne. Il est à prévoir que de nombreuses demandes en résiliation de bail seront déposées à la Régie au fur et à mesure que la situation financière des locataires se dégradera.

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Des épées de Damoclès au-dessus de nos têtes

Ordonnance même de l’État : « restez chez vous ! ». Face aux évènements actuels sans précédent, et à ces territoires inexplorés, l’humanité est contrainte de s’arrêter, le temps nécessaire, pour réfléchir à son présent et à son avenir.

Et si le défaut d’entendre les scientifiques sur les enjeux environnementaux avait quelque chose à voir avec cette époque sombre ?

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Apprendre hors de la salle de classe: pendant que le Canada ralentit, l’éducation accélère

OPINION / La distanciation sociale ferme les écoles, annule les rassemblements et réduit les services et une bonne partie de nos vies sociales. Tout ralentit, sauf en éducation postsecondaire ; les institutions accélèrent, elles migrent leur curriculum en ligne pour sauver la session.

Apprendre en ligne ne ressemble en rien à la salle de classe. Bâtir un cours à distance de qualité nécessite une sérieuse planification techno-pédagogique, l’implication d’une équipe multidisciplinaire et du temps que la présente crise ne nous accorde pas.

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Le télétravail comme résilience néolibérale

OPINION / Le télétravail se présente aujourd’hui comme une réponse à la crise du Covid-19 et aux mesures de distanciation sociale. En plus de permettre la poursuite des activités rémunérées et la préservation de la sécurité sanitaire et économique des employés, il permettrait plus globalement de reconduire la dynamique concurrentielle du marché en dépit de cette pandémie. Or, au-delà de son utilité en temps de crise, qu’est-ce que cette extension du télétravail peut révéler à propos des reconfigurations du travail en cours ?

Le philosophe Michel Foucault indiquait que le néolibéralisme qui s’impose depuis la fin des années 1970 intervient activement dans tous les espaces sociaux et à l’intérieur même des subjectivités, pour produire les conditions nécessaires à l’entretien et au renforcement d’une dynamique économique concurrentielle. Les principes d’intérêt, d’utilité, d’efficacité et de flexibilité, qui répondent à des logiques de marché, sont ainsi transférés vers les individus eux-mêmes, de plus en plus appelés à se responsabiliser et à se gouverner selon ces mêmes principes, tels des entrepreneurs de soi.

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Fini la gomme balloune!

OPINION / Je ne suis pas journaliste ni auteur, mais un fier papa et un entrepreneur qui fait du mieux qu’il peut dernièrement.

J’ai récemment eu une discussion avec un homme d’affaires de la région qui voulait me faire comprendre que notre agence ne devrait pas travailler à promouvoir des produits bourrés de sucre.

«Voyons Alex, je ne peux pas croire que vous mettiez de l’avant ces produits là dans une situation de crise comme celle que nous vivons. C’est clairement pas essentiel !», m’a-t-il lancé d’un ton sec.

Vous avez absolument raison M. Desbiens (nom fictif). Il faut avoir les priorités à la bonne place, d’ailleurs ces priorités sont revues et corrigées chaque jour par notre premier ministre François Legault (et il fait un sapré bon job, le monsieur). Revenons à l’essentiel : c’est aller au boulot après avoir conduit les enfants à l’école. C’est passer du bon temps avec nos familles et nos amis. C’est se faire une bonne bouffe quitte à laisser tomber deux ou trois morceaux de brocoli dans le bouillon à fondue. Mais le plus important (c’est ce qu’on dit le plus souvent sur les réseaux sociaux), c’est l’équilibre. Sans blague, 11 « stories » sur 12 parlent d’équilibre.

Mais le problème M. Desbiens c’est qu’aujourd’hui, cet équilibre doit-être complètement réinventé (j’en suis à attendre le facteur pour espérer échanger un salut avec lui).

Alors comment se rééquilibrer? Nous vivons en confinement, nous ne pouvons plus travailler ou diffcilement. Les rassemblements sont proscrits. Oublions les voyages cool avec le sac à dos. Nous prenons même nos distances sur les trottoirs! Oubliez l’aréna, la piscine, le centre commercial ou la salle de spectacles. Nous sommes coupés de notre propre famille. Même les clubs échangistes n’échangent plus!

Alors l’équilibre, il est où là-dedans?

Donc, dites-moi M. Desbiens, il nous reste quoi? Il nous reste ce qui n’est pas essentiel, du moins ce qu’on croyait ne plus l’être.

Est-ce que, aujourd’hui, l’essentiel passerait aussi par les petites douceurs? Ces petites choses qui, ces temps-ci, nous font énormément plaisir?

Est-ce que je me trompe ou la phrase «et toi, comment ça va?» revient de plus en plus dans les discussions de vives voix ou par écrit. Je mettrais un p’tit 2 $ sur le fait que les marques d’affection avec la conjointe sont plus fréquentes depuis le début de la crise.

Aujourd’hui l’équilibre ça passe par un cornet de crème glacée un mardi parce que normalement, c’est le week-end qu’on se permet une molle.

C’est prendre un verre de vin et finalement, voir le fond de la bouteille en riant sur Facetime avec les copains.

Et la recette qui prend beaucoup trop de temps à faire, bien fais la! Et rendu là, pourquoi pas te payer un trois services, même si tu es seul à table. Et oui, prend ton assiette en photo et partage ton chef-d’oeuvre sur ta page Facebook. On te le pardonne aujourd’hui.

Disons les vraies affaires, les p’tits plaisirs font du bien dernièrement!

Il nous reste bien peu, M. Desbiens. Alors habillons-nous en propre même si nous sommes confinés à la maison. J’ai même mis du parfum ce matin en me disant justement que ce n’était pas nécessaire à part faire plaisir à mes plantes.

Je dois vous laisser M. Desbiens. Je vais aller faire une balade en voiture avec mes fils. Nous irons nulle part, juste pour se changer les idées. Oui je sais, ce n’est pas nécessaire. Mais qui sait, allons-nous peut-être voir des premiers répondants et nous pourrons, d’une main les saluer et de l’autre tenir notre Slush Puppie... même si ce n’est pas essentiel!

Pardon j’allais oublier, j’espère que vous allez bien M. Desbiens.

L'auteur est Alex Van Dieren, associé à l’agence Orkestra de Gatineau.

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L’itinérance aux multiples visages

OPINION / À Josée Filion, présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais.Aujourd’hui, pour la grande majorité des acteurs impliqués dans la lutte à l’itinérance, l’image de ce phénomène ne correspond plus à celle du clochard que nous en avions autrefois. L’itinérance revêt de multiples visages et présente divers niveaux de gravité. Bien que l’on retrouve principalement des hommes en situation d’itinérance, des femmes, des jeunes, des personnes âgées et même des familles en font désormais aussi partie. Elle ne se limite pas uniquement aux personnes sans domicile. Elle concerne aussi celles qui présentent de hauts risques de s’engager dans un tel processus de désaffiliation.

Via la Politique nationale de lutte à l’itinérance du Québec, la société québécoise estime maintenant que les personnes et les familles en situation d’itinérance ne doivent plus être considérées comme des asociaux ou bien des malades à réprimer ou pire encore comme des « clients », mais comme des citoyens dotés de droits sociaux fondamentaux qu’il faut soutenir.

Adoptée en février 2014, suite à une lutte épique d’une centaine d’organismes communautaires du Québec, dont celle du Collectif régional de lutte à l’itinérance de l’Outaouais (CRIO) et ses groupes membres, cette Politique reconnaît une définition large de l’itinérance, l’importance d’une approche globale ainsi qu’une responsabilité collective basées sur le respect des droits fondamentaux pour prévenir et réduire ce phénomène.

En Outaouais, le CRIO définit le terme itinérance comme « une personne ou une famille à faible revenu qui, sur une base permanente, périodique ou temporaire, est sans domicile fixe ou présente des risques significatifs d’être sans domicile fixe dans un futur immédiat ».

Pour mieux prévenir et contrer efficacement ce problème aussi complexe que celui-ci, la Politique nationale de lutte à l’itinérance du Québec stipule qu’il faut agir de façon concertée et coordonnée, en amont et en aval, avec l’ensemble des acteurs concernés par les différents aspects de l’itinérance tels que le logement, la santé, le revenu, l’emploi, l’éducation et le partage de l’espace public.

Malgré ces avancées historique, nous constatons et déplorons malheureusement l’émergence de pratiques conservatrices où le modèle d’intervention est d’abord concentré sur une approche clinique et sur des personnes seules dont le profil de santé est généralement associé à des problèmes multiples (VIH/sida, alcoolisme, toxicomanie, troubles de santé mentale, déficience, analphabétisme, isolement social important et judiciarisation).

Dans cette vision des choses, les personnes seules les plus marginalisées (itinérance chronique) seraient les vrais itinérants alors que les autres groupes de sans logis (personnes seules « normales » ou bien les familles) sont perçus comme des victimes de la crise du logement, mais pas comme de véritables « itinérants ».

Une vision qui, à la limite, écarte les causes structurelles de l’itinérance et qui est davantage axée sur des explications volontaristes en prétendant que les gens sont dans la rue principalement par choix ou par maladie. Ces personnes doivent être d’abord traitées dans des services d’urgence jusqu’à ce qu’elles soient « prêtes » à mener une vie autonome (après avoir reçu des soins de santé ou un traitement). À la limite, on considère que plusieurs seront toujours incapables de vivre en logement et que le refuge doit être inévitablement leur milieu de vie.

Une vision clinique partagée et privilégiée par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais qui, ce faisant, va jusqu’à pratiquement ignorer les interventions des organismes qui aident et soutiennent les autres personnes et familles en situation d’itinérance ou à risque de le devenir ainsi que les organismes qui interviennent en aval du phénomène de l’itinérance, notamment les organismes dédiés au logement abordable et communautaire.

En plus de nuire à l’émancipation des autres groupes en situation d’itinérance et au soutien adéquat et juste des organismes qui les accompagnent, ce modèle d’intervention clinique, axé sur l’itinérance chronique, ne fait que renforcer une vision étroite de ce phénomène auprès de la population en général tout en écartant les causes structurelles qui l’engendrent, notamment celle reliée au droit au logement tel que reconnu dans l’axe 1 de la Politique nationale de lutte à l’itinérance du Québec. Une vision étroite et conservatrice remise à l’avant-scène par certains acteurs sociaux de l’Outaouais et qui domine encore malheureusement dans l’imaginaire populaire, médiatique ainsi qu’auprès d’une majorité d’acteurs des services publics et municipaux; une vision que des centaines d’organismes de lutte à l’itinérance de cette région et du Québec ne partage plus et qu’ils ont tenté changer au cours des vingt dernières années.

Une vision qui devrait être rapidement recentrée par l’institution que vous dirigez et respectueuse des orientations de la Politique nationale de lutte à l’itinérance du Québec auquel le CISSS de l’Outaouais est assujetti et ce, particulièrement dans le présent contexte d’urgence sanitaire.

Dans le contexte actuel lié à la pandémie du Covid-19, nous vous signalons que les trois organismes signataires et reconnu comme acteur incontournable dans la lutte à l’itinérance, sont déclarés services essentiels par le gouvernement du Québec via la Société d’habitation du Québec. Nous sommes donc tenus de maintenir des services de base ce que nous faisons tant bien que mal compte tenu des circonstances.

Malgré cela et malgré les orientations de la Politique de lutte à l’itinérance, nous avons été exclus des processus de concertation mis en place par le CISSS de l’Outaouais et nos demandes d’aide n’ont, jusqu’ici, reçu aucun écho tangible en dépit des énormes difficultés auxquels nous sommes confrontés au niveau des ressources humaines et de la détresse que vivent plusieurs de nos usagers. Un phénomène qui est présent depuis de nombreuses années, comme signalé dans cette lettre, et qui est encore plus inadmissible dans les circonstances actuelles.

Dans cette perspective, nous souhaitons vous rencontrer rapidement afin de pouvoir discuter plus concrètement de ces enjeux et vous faire part de nos demandes particulières. 

Les auteurs de cette lettre sont François Roy, coordonnateur à Logemen’occupe ; Diane Tremblay, directrice générale de Mon Chez Nous et Évelyne Martinez, directrice des Œuvres Isidore Ostiguy.

Opinions

Nos amis, les Américains

On aura beau vouloir casser du sucre sur les méthodes peu orthodoxes du président des États-Unis, critiquer sa méthode de gestion de la crise de la COVID-19, débattre du bras de fer qui se joue entre ce dernier et le gouverneur de l’État de New York Andrew Cuomo, une chose est sûre et qui doit être comprise par tous les Québécois : les États-Unis doivent demeurer une sacro-sainte priorité pour notre nation!

Plusieurs vont me demander pourquoi il devrait en être ainsi alors que la crise nous force à nous replier sur nous-mêmes. D’autres me diront que les Américains gèrent mal cette crise, qu’ils n’ont qu’eux à blâmer puisqu’ils n’ont pas prévu avec autant de rigueur scientifique et intellectuelle la propagation de la COVID-19. Nous pourrons trouver 10 000 raisons de critiquer les États-Unis, de dénigrer leurs plans et leurs méthodes, mais une chose est certaine, nous ne pourrons jamais nous passer d’eux. Et cela sera encore plus vrai une fois la crise sanitaire passée. Qu’on le veuille ou non, la puissante souveraineté du Québec économique n’est jamais passée et ne passera pas non plus par l’Ontario ou les Maritimes. Elle passe et passera encore et toujours par les États-Unis d’abord, puis les autres pays ensuite.

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À vous la parole

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Comme les enseignants

J’écoute les points de presse du premier ministre François Legault et cie, et ils auraient fait tous les trois d’excellents enseignants. Ne doivent-ils pas répéter les mêmes consignes jour après jour? Ils répondent patiemment. Notre trio du tonnerre qui s’adresse à la société tous les jours, fait face à un ensemble de toutes nos catégories d’élèves.

L’élève qui en fait plus que demandé. Souriant et fier de lui. L’élève qui fait que ce qui est demandé. Souriant simplement. L’élève qui fait semblant de faire ce qui est demandé. Un petit sourire de côté, pensant qu’on ne s’en rend pas compte. L’élève qui ne fait pas ce qui est demandé. Sourire boudeur. L’élève qui ne veut pas faire ce qui est demandé. Sourire provocateur. L’élève qui rapporte les fautifs. Sourire fier. L’élève qui entraine les autres à ne pas faire ce qu’il faut faire. Grimace. Mais, heureusement, il y a aussi l’élève qui encourage les autres à faire ce qu’il faut, prêchant par son exemple. Sourire d’ange.

J’imagine notre trio sortir d’un point de presse et se dire, derrière la porte fermée : il faut donc bien répéter!

M. Legault, après avoir expérimenté de donner des consignes, les  conditions de travail des enseignants, ça mérite bien un petit quelque chose de plus? Je sais, pas maintenant…mais après la quarantaine? 

Lise Légaré, Gatineau

Point de vue

Front commun jeunesse: le Québec a besoin de nous dans la bataille contre la COVID-19

POINT DE VUE / Depuis deux semaines, la propagation de la COVID-19 a pris une ampleur considérable. Les mesures mises en place par notre gouvernement nécessitent la collaboration de tout le monde.

Comme jeunesse québécoise, nous lançons un appel à notre génération. Le Québec a besoin de nous! Il a besoin de notre coopération, de notre générosité et, surtout, de notre sens des responsabilités.

Il nous arrive de nous sentir invincibles, de croire que les mesures de santé publique ne s’appliquent pas à nous, puisque nous sommes prédisposés à guérir plus facilement. Pourtant, nous devons prendre la situation au sérieux. Le virus est extrêmement contagieux. Il nous faut donc appliquer les directives pour en freiner la propagation. Nous pouvons le transmettre à quelqu’un de plus vulnérable, comme un grand-père malade ou un proche asthmatique qui pourraient en mourir. 

Heureusement, les solutions pour vaincre ce virus sont connues : garder une distance socialement, tousser dans son coude et se laver les mains. De plus, il faut éviter d’organiser des partys, pour limiter la propagation. 

Bien que cela puisse sembler difficile, à première vue, ces efforts deviennent plus faciles lorsqu’on s’y met ensemble. Ils sont essentiels pour sauver des vies et pour que la situation revienne rapidement à la normale, en espérant un été sans confinement. 

Briser l’isolement et aider les autres

Il est connu que l’isolement peut affecter notre santé mentale. Les contacts sociaux font partie de nos besoins fondamentaux. Il faut ainsi briser l’idée selon laquelle confinement et solitude riment forcément. Aussi longtemps que durera la crise, il ne faut pas hésiter à faire un appel de groupe Messenger ou simplement téléphoner à un ami pour parler. Un petit geste peut grandement changer la donne. 

Si la situation vous cause de la détresse ou si vous ressentez de la solitude, des services comme Jeunesse, j’écoute et Tel-jeunes constituent de précieux outils pour briser votre isolement et prendre soin de votre santé mentale. Ces services sont offerts sans préjugés. Il est tout à fait normal de les utiliser, au besoin. 

Opinions

Un printemps coronaviré!

Même si le printemps est officiellement arrivé sur le calendrier le jeudi 19 mars à 23 h 50, l’hiver canadien est loin d’avoir dit son dernier mot, comme chaque année à pareille époque d’ailleurs.

La dernière fin de semaine très agréable nous a gratifiés de magnifiques rayons de soleil qui nous ont réchauffé le cœur et surtout le moral, car ils entretiennent l’espoir d’un printemps réel plus hâtif.

Opinions

Les langues officielles en période de COVID-19

En quelques semaines, la COVID-19 a bouleversé nos vies. La situation fait vivre une dure épreuve aux infrastructures sanitaires des provinces, à l’économie du pays dans son ensemble et à la solidarité sociale. Elle s’avère aussi un test aux responsables des autorités publiques de communiquer des informations, souvent cruciales, dans les deux langues officielles.

Est-il nécessaire de le rappeler? La langue est l’enjeu premier en temps de crise.

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Pas un anti-virus !

Comme l’a fait remarquer une infirmière, le gel désinfectant est un antibactérien et non un anti-virus! La vraie façon, c’est le lavage des mains au savon et rien d’autre!  

Alain Franchomme, Gatineau


Un rendez-vous

Le 24 mars, le chroniqueur Patrick Duquette décrivait l’importance qu’ont pris les écrans pour garder contact avec les autres et rester informé en ces temps de confinement social. À la page suivante, les journaux membres de la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i) publiaient un avis avisant que les publications papier seraient interrompues les jours de semaine. 

C’est dans des moments difficiles où notre quotidien est chamboulé qu’on a besoin d’une certaine routine pour nous réconforter. 

Depuis plusieurs années je suis abonné à la version électronique du journal Le Droit et je suis heureux de vous retrouver chaque matin sur mon écran d’ordinateur. Je vous remercie de continuer à être là en ces temps difficiles. 

Michel Bélanger, Gatineau


Accusation simpliste

Il est simpliste d’accuser le gouvernement Trudeau de s’être traîné les pieds dans sa gestion de la crise de la COVID-19. Il faut être ignorant ou de bien mauvaise foi pour faire fi de la complexité des négociations interfrontalières loin des caméras au gré des sautes d’humeur de Donald Trump. Les premiers ministres provinciaux méritent tous notre respect. Face à l’ampleur de son mandat, le premier ministre du Canada et son équipe le méritent tout autant, notre admiration aussi.

Jacqueline Pelletier, Ottawa


Essentiel, vraiment ?

Vraiment, la Société des alcools du Québec est un service essentiel ?

Yves Gosselin, Gatineau

L'actualité sous la plume de Bado

L'actualité sous la plume de Bado
Bado

Point de vue

Je nous souhaite de se souvenir d’aujourd’hui

POINT DE VUE / Et si le monde était dû pour cette pause? Et si notre planète était en train de nous envoyer un wake-up call? Et si ces temps sombres allaient au final nous mener à quelque chose de beaucoup plus beau?

Les eaux à Venise sont redevenues claires. La pollution a baissé partout sur la planète. Les avions ne volent plus dans le ciel. Nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pourraient enfin être atteints. Quand les gens se croisent dans la rue, ils échangent un réel regard, rempli de compassion, car tout le monde vit la même situation, peu importe nos origines, notre sexe, notre âge. Les gens regardent autour d’eux et se rendent compte que durant toutes ces années à courir sans jamais s’arrêter, ils avaient oublié à quel point leur environnement était beau et à quel point ils étaient reconnaissants du monde qui les entoure. On arrête tranquillement de passer trop de temps devant nos écrans, et on se met à essayer des choses nouvelles, comme cuisiner sa première recette, se mettre au yoga, lire un livre qui traîne sur notre table de chevet depuis deux ans. Tout le monde prend enfin le temps de ralentir et de réaliser ce qui leur tient vraiment à cœur.

Quand tout cela sera terminé, nous ne tiendrons plus pour acquis nos câlins entre amis et nos poignées de main. Nous ne tiendrons plus pour acquis ces soirées au restaurant ou au cinéma. Nous ne prendrons plus pour acquis nos cours en classe avec nos amis, peu importe à quel point on pouvait se plaindre auparavant. Nous ne prendrons plus pour acquis nos visites chez nos grands-parents ou chez notre famille qui n’habite pas la même ville que nous. Nous ne prendrons plus pour acquis le contact humain.

Mais peut-être qu’une fois ces temps sombres passés, nous oublierons. Nous serons heureux durant la première semaine d’enfin pouvoir se revoir en personne, puis nous reviendrons à nos anciennes habitudes aussi vite qu’elles ont disparu. Nous nous remettrons à voyager aussi souvent, à consommer toujours plus. Car les humains finissent toujours par oublier leurs erreurs du passé.

Je ne nous souhaite pas ce dénouement. Je nous souhaite que les gens continuent de prendre soin de leur hygiène, de se laver les mains le plus souvent possible pour éviter une autre catastrophe du genre. Je nous souhaite d’honorer les personnes qui ont perdu la vie au cours de cette pandémie, de ne pas les oublier. Je nous souhaite de prendre en compte ce qui se passe dans le monde en ce moment, et d’essayer d’intégrer cela dans notre futur, pour permettre à notre planète de respirer une fois de temps en temps. Je nous souhaite que ces événements nous rapprochent tous en tant qu’êtres humains, et que cela contribue à ce qu’il n’y ait plus de distinction sociale entre les races et les sexes. Je nous souhaite de continuer à penser collectivement plutôt qu’individuellement.

Je nous souhaite de nous souvenir d’aujourd’hui pour mieux agir demain.

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Merci au Droit

Merci au journal Le Droit de nous garder si bien informés en ces temps de distanciation sociale. Ma journée en isolement commence par la lecture de mon journal tout en sirotant un café. Je passe un agréable moment à résoudre les jeux de mémoire. Merci aussi à la chroniqueuse Mylène Moisan pour son brin d’humour, ça fait du bien de rire un peu.

Diane Doré, Vanier

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Si on faisait pareil...

Intéressant de voir les gouvernements rapatrier leurs ressortissants éparpillés un peu partout sur la planète. Peut-être que si on mettait autant d’énergie à rapatrier aussi les richesses cachées dans les paradis fiscaux pour échapper à l’impôt, nos gouvernements y trouveraient certainement de quoi soulager la facture que nous coûtera cette crise sans précédent. 

Marquis Gagné, Aylmer

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Purell journalistique

Lorsque des personnes utilisent des qualificatifs tels que traître, imposteur, cancre ou inconscient en parlant du premier ministre Justin Trudeau, qui aident-ils ? 

Est-ce le bon message devant la menace de la  COVID-19 ? 

Utilisons un peu de Purell et éliminons les virus verbaux, ils sont aussi très néfastes. 

Charles Pelletier, Gatineau

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Ils devaient payer

Vos impôts n’ont pas été beaucoup mis à contribution dans le rapatriement des individus au Canada. 

Les gens devaient par exemple payer 1350 $ pour leur billet d’avion entre Casablanca et Montréal. 

Avant de dire qu’ils sont à la charge des contribuables, il faut s’informer...

Michel Côté, Gatineau

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À vous la parole

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Les médias au front

Merci les médias, dont Radio-Canada et Le Droit, ma Coopérative nationale de l’information indépendante. Vous faites un excellent travail. 

Vous êtes les Marcel Ouimet et les Robert Capa de la guerre virale. Sur la ligne de front, tout en mesurant les distances, vous faites oeuvre de rapprochement. La guerre finie, vous me donnez l’envie de visiter Chicoutimi, Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke et Granby.

Pascal Barrette, Ottawa

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Continuer à courir

En réponse à l’éditorial L’impossibilité des courses électorales de samedi de M. Jury. 

Ces courses au leadership étaient bien engagées avant le début de la situation de la COVID-19. Les candidats utilisent les médias pour diffuser leurs messages. Je voterai pour une cheffe libérale du Québec et un chef conservateur fédéral et je ne considère aucun délai comme nécessaire. 

Nous avons les outils et les technologies pour des compétitions équitables. 

Le virus passera, mais notre besoin de bons leaders demeure. Aussi, je voulais reconnaître et remercier Le Droit pour son endurance dans la création de contenu et le partage d’informations pour nous les lecteurs. Bonne santé à toutes et tous.

Mike Duggan, Gatineau

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Rapatrier à leurs frais

Alors qu’on connaissait déjà le 1er mars le danger de la  COVID-19, ceux qui ont choisi de partir quand même en voyage ou en croisière après cette date devraient payer eux-mêmes tous les coûts liés à leur rapatriement. Ce n’est pas à nous, contribuables, dont plusieurs ne peuvent s’offrir de tels voyages, de payer les frais de rapatriement de ces voyageurs à même nos impôts. Ces personnes qui ont les moyens de se payer des voyages ou des croisières sont généralement en bonne situation financière et devraient débourser eux-mêmes les coûts de leur rapatriement.

Lisette Picard, Gatineau

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Trudeau regarde...

Le premier ministre Justin Trudeau, lorsqu’interrogé, répond presque invariablement : « On regarde... » On ne le paie pas pour regarder des affaires. On le paie pour faire des affaires. Au début de la semaine, il disait « regarder » la situation de voyageurs non essentiels à la frontière Canada-US. 

Il émerge maintenant qu’il était en train de coordonner (discrètement) la fermeture de la frontière avec l’administration Trump. Fort bien. Il ne « regardait » rien du tout, il était en train de négocier. Pourquoi ne pas le dire ainsi ?

Alain Gingras, Notre-Dame-de-la-Salette

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Un pactole à point

On a caché du fisc des États des centaines de milliards de dollars dans les paradis fiscaux. Il serait temps de rapatrier ce pactole pour aider tous les individus et entreprises qui subissent les contrecoups de la pandémie de la COVID-19. 

Il en resterait même pour financer la lutte aux changements climatiques.

Paul Chénard, Gatineau

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Vive la science !

Le Droit a eu la lumineuse idée de reprendre quotidiennement du Soleil la chronique scientifique de Jean-François Cliche. Il a le don de rendre clairs et passionnants des sujets assez complexes, et il appuie toujours ses textes par d’innombrables références scientifiques. Il nous offre ainsi de longues minutes de profonde réflexion qui nous changent de la dommageable frénésie de l’instantanéité qui a envahi le monde moderne de l’information. Merci au Droit et à Jean-François Cliche. 

Roland Madou, Ottawa

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Invitation aux propriétaires

Je lance cet appel à tous les propriétaires de logements : pourquoi ne pas accorder un mois de loyer gratuit, ou à rabais, à toutes les familles locataires dont au moins une personne a perdu son emploi à cause du coronavirus. La même chose pour les petits commerces. Si vous pouvez le faire, faites-le donc en toute solidarité avec vos frères et sœurs dans le besoin. Ce serait un geste fort apprécié!

Gilles Marleau, Orléans

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L’importance d’avoir des médias d’ici 

Boulimique d’information, je m’abreuve à plusieurs sources médiatiques. Mais celles qui me parlent le plus, et qui me sont les plus utiles en ces temps extraordinaires, ce sont mes nouvelles locales. Et une chance que Le Droit y est toujours. Vive la coop d’information et merci du fond du cœur. 

Nicole C. Beauchamp, Ottawa

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Merci à toute l’équipe

Bonjour à ceux qui travaillent pour acheminer l’actualité dans nos maisons. Je vous parle en mon nom et celui de ma mère de 80 ans qui est encore très active et autonome, conduit toujours sa voiture et sort régulièrement pour ses activités sociales. Les restrictions dues au coronavirus affectent tout le monde, mais les personnes âgées seules peuvent souffrir d’ennui et d’isolement. Ma mère demeure seule dans son condo et reçoit le journal Le Droit depuis toujours. Aujourd’hui, lors de notre conversation téléphonique, je lui demande: «Mom... tu t’ennuies pas trop?» Elle m’a répondu: «Tu sais, je suis habituée d’être seule, mais là, parce qu’on me l’impose, je trouve cela plus difficile. Je te dis, si j’avais un ordinateur, j’enverrais un message au journal Le Droit car ils ont rajouté des jeux de détente et ça me fait passer le temps. Alors voilà!  Il me fait plaisir de faire parvenir son message. Merci à toute l’équipe!

Chantal Pagé pour Lucette Pagé

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Les francophones hors Québec

RDI cesse régulièrement à mi-chemin la couverture des conférences de presse de l’équipe Trudeau. Nous, Canadiennes et Canadiens francophones, devons nous tourner vers les médias anglophones pour obtenir l’information. Je parle bien du réseau d’information de Radio-Canada. Cette situation est inacceptable et injuste.

Jacqueline Pelletier, Ottawa


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COVID-19: lettre à mes élèves et aux autres

OPINION / Cher élève, toi que j’ai accueilli chaleureusement tous les matins depuis septembre.

Tout d’abord, sache que je pense à toi. Je pense à ta soif d’apprendre insatiable, à ta persévérance quotidienne, à ta curiosité intellectuelle, à tes yeux pétillants, à ton sourire contagieux et à ton amour pour l’école, car, oui, je sais que même s’il ne te tente pas toujours de faire un travail, tu aimes occuper ta place au sein de la classe.

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Incongruité du message

Arrivé à l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau lundi soir, il était déconcertant de voir l’incongruité entre le message «revenez au pays pour le bien de tous» (ce que nous avons fait) et la réalité sur le plancher. Plusieurs centaines de personnes arrivant de partout entassées, suivant une file qui serpente à gauche, à droite, à gauche, etc. Tous devaient côtoyer des douzaines et des douzaines de voyageurs, dont une infime minorité portait des masques. Bravo pour le rappel au pays, mais s’il vous plaît, un peu plus d’initiatives pour limiter les contacts, offrir des distributeurs de liquide désinfectant et distribuer des masques. 

Marc Rhéaume, Gatineau


Je vous envie, chers voisins Québécois!

Je tiens à féliciter le premier ministre Legault. Il a pris des décisions rapides et difficiles concernant la situation du coronavirus. Durant ses points de presse journaliers, son message est simplement et clairement transmis avec fermeté et respect. J’écoute les commentaires de tous les autres politiciens (fédéral et provincial ontarien), et personne n’arrive à sa taille. Pour ce qui est de M. Trudeau, il est déjà en retard. Il dit travailler très fort et il est en contact avec tous les hommes d’État du monde. Entre temps, les décisions se prennent au compte-gouttes. Les Québécois ont la chance d’avoir élu un homme comme M. Legault. Comme Ontarienne, je vous envie!

Nicole Bordeleau, Ottawa


Où sont les cas?

Comme le COVID-19 se répand dans nos communautés, il me semble qu’il serait à propos de savoir exactement où les cas ont été confirmés et quelles sont les zones sous surveillance accrue. Les autorités de santé publique ont sans doute déjà cette information. Ce serait bien de la rendre disponible au public. 

Yvan D’Astous, Orléans

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Réduire les heures ?

Voilà la bonne affaire... Des heures d’ouverture réduites dans les centres commerciaux. Donc, on augmente la fréquentation dans une plage horaire réduite. Comment cette mesure peut-elle contribuer aux efforts quant à la réduction du risque de contamination à la COVID-19 ?

Maurice Glaude, Ottawa


Économie de guerre

Dans la lutte contre le coronavirus, Jacques Attali, l’ancien conseiller de François Mitterrand, a bien résumé la situation : « Rien ne serait plus désastreux que des demi-mesures. Agir vite. Massivement. Réduire toute occasion de contagion. Se mettre en économie de guerre ». Les gouvernements l’ont heureusement compris, car le coronavirus va tuer des gens dans les prochaines semaines. Ils garantissent qu’ils appliqueront ces mesures quelles que soient les conséquences sur le budget et l’économie. Et la population approuve généralement, car elle a peur. Le réchauffement climatique va tuer dans les prochaines années beaucoup plus de gens que le coronavirus. Pourtant, là les gouvernements ne font rien ou presque, car cela affecterait le budget et l’économie. Et la population approuve généralement, car elle se soucie surtout de l’emploi dans l’immédiat. Autrement dit : « Après nous le déluge ! ». N’est-ce pas une belle preuve d’égoïsme ? 

Roland Madou, Ottawa


Chapeau, M. Legault !

Nul ne peut prédire ce que l’avenir réserve aux Québécois à court et moyen terme relativement à la pandémie de la COVID-19 qui frappe la planète, mais aujourd’hui, 16 mars 2020, je veux remercier notre premier ministre, François Legault, pour le leadership remarquable qu’il a démontré à ce jour ! En travaillant d’arrache-pied pour tout mettre en œuvre dans l’espoir de diminuer et/ou limiter la propagation de ce virus aux propriétés inquiétantes, propagation qui pourrait avoir des conséquences dramatiques pour la population québécoise, étant donné la situation déjà précaire de notre système de santé, notre premier ministre a su gérer cette crise de façon intelligente et efficace. Chapeau, M. Legault !

Lise Larocque, Gatineau

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Coronavirus et télétravail: le fédéral complètement dépassé

OPINION / Vingt ans que ça dure. Vingt ans dans la fonction publique, en IT qui plus est, et toujours la mentalité de vieux gestionnaires dinosaures en ce qui concerne le télétravail. On apprend que seulement 8% des fonctionnaires ont à ce jour les moyens de travailler de la maison. Je ne suis pas surpris. Plus triste, les départements des technologies ne donnent pas l’exemple, tout aussi à la traîne que les autres.

Qu’est-ce qui bloque depuis toujours ? Pendant que le monde, lui, progresse à pas de géant vers la culture du télétravail ? Tout simplement les vieilles mentalités, le manque de courage et de vision, des gestionnaires en poste frileux, incapables de sortir de leurs habitudes, les méthodes de gestion du personnel basées sur le contrôle de tout un chacun, et j’en passe. On n’imagine pas le nombre de formulaires, d’excuses à fournir et de conditions pour travailler de la maison pendant l’ère pré-coronavirus. Et pourtant, les bonnes raisons existent: réduction des déplacements, environnement, conciliation travail-famille, personnes malades mais fonctionnelles...

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La main-d’œuvre dans l’Est ontarien

Il y a une solution aux problèmes de main d’œuvre : embauchez des i-m-m-i-g-r-a-n-t-s.  Il y en a beaucoup qui frappent à la porte, mais la plupart des « chanceux » qu’on laissera entrer n’iront pas dans un coin rural, loin d’une grande ville, sans qu’on les encourage. Il y a des fermiers, des menuisiers, des plombiers, des académiques, des personnes qualifiées… allez les chercher !

Les immigrants veulent travailler et installer leurs familles, leur assurer un futur certain et confortable, comme n’importe quel Canadien. Alors embauchez-les, encouragez-les à s’installer (aidez-les à trouver logements, écoles, moyens de transport, formation s’il y a lieu, cours de langue si nécessaire) et soutenez-les surtout. Que les municipalités forment des groupes de familles locales pour accueillir ces immigrants travailleurs, les accompagner, les présenter à d’autres familles locales afin de contrer la méfiance et la peur qui rôdent toujours autour des nouveaux arrivants qui ne nous ressemblent pas, qui parlent une langue différente de la nôtre, ou pratiquent une religion que nous ne comprenons pas. Si on les prend par la main et les guide vers un futur meilleur, ils viendront combler, avec grand plaisir, ce manque de main-d’œuvre de la région.

S’ils reçoivent un accueil favorable et se sentent à l’aise et contents de vivre avec nous, ils encourageront à leur tour leurs amis immigrants qualifiés vivant présentement dans les villes de l’Ontario ou du Québec à venir vivre et travailler dans notre région.

Hélène Masson, Embrun

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Merci au CLSC de la Gappe

Depuis trois ans, j’ai eu recours au CLSC de la Gappe à plusieurs reprises. Je veux remercier les infirmières, toujours souriantes et sympathiques, pour les excellents soins prodigués.

Suzanne Lapensée, Gatineau

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LA QUESTION DU JOUR

Pour les parents qui ont des enfants à la maison, quelles activités allez-vous privilégier pendant ce congé forcé?

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Une mesure régressive et discriminante

À Mathieu Lacombe, ministre de la Famille et responsable de la région de l’Outaouais,

Ma conjointe et moi sommes deux travailleurs de l’État québécois en Outaouais qui œuvrons dans le système de la santé. Nous avons un fils qui vient tout juste d’avoir un an. Nous sommes sur la liste d’attente pour les milieux de garde subventionnés (La Place 0-5) depuis plus de 18 mois. 

N’ayant pas eu de place dans un CPE, et ne pouvant pas être dans un milieu familial pour cause de nos horaires atypiques de travail, nous nous sommes tournés vers un milieu de garde non subventionné et avions décidé d’assumer la différence de coût. Mais voilà qu’en novembre 2019, avec votre mise à jour économique, un écart de coût important s’est créé entre les garderies subventionnées et les autres. Nous sommes doublement pénalisés. 

Non seulement nous n’arrivons pas à obtenir une place en CPE, mais en plus nous devons payer plus et ne recevrons rien de cette mise à jour. 

Sincèrement, nous nous sentons lésés par l’offre de services de garde en Outaouais et par votre mesure fiscale régressive et discriminante.

Samuel Fréchette, Chelsea


Le budget de la CAQ

Il n’y a aucune mesure spécifique pour combler le sous-financement en Outaouais. Le dernier budget contenait une augmentation en éducation de 6,7 %, alors que dans celui hier, l’augmentation est de seulement 4,5 %. On ajoute des postes de professionnels dans un contexte de pénurie d’emploi. Ce gouvernement est avant tout électoralisme.

Claude Beaulieu, Gatineau


Ward et Lemieux

À quand une déclaration de Mike Ward défendant la liberté d’expression de Nathalie Lemieux dans sa malencontreuse croyance que la Terre est plate ?

René Thibault, Ottawa

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Vérification faite

Merci au nouveau groupe média dont fait partie Le Droit de nous démontrer de manière éclatante, chaque semaine, les vertus de médias professionnels et soucieux de l’exactitude de ce qu’ils rapportent.  

Je parle bien sûr de l’excellente chronique Vérification faite, dont la lecture complète, au-delà des manchettes et résumés, vaut toujours la peine. 

Ainsi, nous comprenons finalement le sens des manchettes saugrenues de leurs concurrents ayant conclu erronément aux conclusions alarmistes d’une seule étude liant une augmentation de cancer du sein chez les femmes buvant le plus de lait.  

Il est ridicule qu’une publication scientifique ait donné crédit à une étude n’ayant mesuré l’alimentation des participantes que sur une période de six mois, alors que le suivi des seules conclusions quant à l’incidence du cancer du sein a duré en moyenne 16 fois plus, soit huit ans !  

Il s’en passe, d’autres facteurs de risques que la consommation du lait, sur sept ans et demi de la vie d’une femme.  

En terminant, j’encourage fortement la lecture assidue de cette chronique à une certaine conseillère municipale de Gatineau, pour que ses croyances et sa vérité en soient illuminées, pour qu’on la prenne moins pour une, justement.

André Dorion, Gatineau

POINT DE VUE

Le COVID-19 et la panique

POINT DE VUE / L’épidémie de COVID-19 affecte les chaînes d’approvisionnement mondiales et perturbe les opérations de fabrication dans le monde. Sans oublier que ses effets n’ont peut-être pas encore atteint leur apogée, du moins en Amérique du Nord. Les épiciers et les détaillants alimentaires travaillent d’arrache-pied avec leurs fournisseurs pour s’assurer que leurs chaînes d’approvisionnement ne les laisseront pas tomber. De plus, plusieurs magasins à travers le Canada rationnent déjà le nombre d’unités de chaque aliment que les clients peuvent acheter. Starbucks a même cru bon de cesser de servir son café dans des tasses réutilisables. Quoi qu’il en soit, « l’achat de panique » devient une réalité.

Le Dr Sylvain Charlebois est professeur titulaire et directeur principal du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire à l’Université Dalhousie.