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La succession de Scheer

J’ai un parti pris pour Bernard Lord. Par le passé j’ai haï son gouvernement, mais maintenant qu’il a un meilleur curriculum vitae, je le vois à la chefferie du Parti conservateur du Canada ! C’est un homme transformé dans le dossier de la privatisation des soins de santé et à l’association des compagnies de cellulaires. Lord n’est plus le jeune premier ministre imbu de lui-même de 1999. Lord a eu de la difficulté dans sa première année à définir un projet de société aux Néo-Brunswickois. Puis il y a eu la crise de l’assurance-automobile qui n’a rien aidé. Lord était caricaturé avec des poches sous les yeux, symbole de sa difficulté à s’adapter à ses fonctions de premier ministre. 

À 54 ans, Bernard Lord est le politicien le plus apte à battre les libéraux, un red tory bilingue de centre droit.

Serge Landry, Gatineau


Une loi honteuse

Les arbres de Noël, ne sont-ils pas une expression publique de religion ? Et alors, cette loi de la laïcité ? Une loi idiote et honteuse !

Je suis pour les expressions de toutes sortes, du moment qu’elles soient pour la paix et qu’elles ne blessent personne. Je ne vis plus au Québec, mais toute ma famille y est, alors cela me touche énormément !

Mireille Delisle, Pembroke


Actionnaires, agissez !

Le peu de partisans qui payent encore pour aller voir les Olympiques ces temps-ci sont des vrais. Si le ridicule ne tue pas, pourquoi ne pas remplacer le logo sur les chandails par la photo d’Alain Sear ? 

Pourquoi avoir tassé cet éminent bâtisseur qu’était Charles Henry, au flair indéniable ? Pourquoi M. Patenaude est-il reparti si vite après avoir été embauché ? S’il n’y a pas d’homme de hockey compétent aux opérations, est-ce juste pour sauver un salaire ? Vous vous devez d’y voir avant le repêchage, car les Olympiques n’ont plus droit à l’erreur. En tant que fans payants, on a le droit de savoir. À moins que l’ego de certains soit plus grand que l’histoire des Olympiques !

Assez c’est assez ! Actionnaires, agissez !

Yves Gosselin, Gatineau

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Loi sur la laïcité : soulagement et inquiétude

OPINION / Je me réjouis que la Cour d’appel ait trouvé, à une majorité de deux contre un, que le jugement de première instance refusant la suspension de la Loi sur la laïcité est conforme au droit. C’est un soulagement pour les partisans de la loi 21.

Je note que ce jugement confirme que ma plainte est fondée. La juge en chef Duval-Hesler devait donner une conférence cette semaine devant l’organisation de juristes Lord Reading qui s’est jointe à la contestation de la loi 21. Elle a rendu une décision dissidente qui aurait suspendu une partie de la loi, celle qui interdit les signes religieux pour les enseignants.

On remarquera que lors de l’audience du 26 novembre, la juge Dominique Bélanger semblait pencher, par ses remarques, du côté d’une suspension de la loi. Elle a finalement tranché en faveur de son maintien. Je crois que ma plainte et le mouvement qu’elle a déclenché ont forcé la Cour d’appel à plus de rigueur dans la décision rendue. S’il n’y avait pas eu l’affaire Duval-Hesler, le résultat aurait sans doute été différent.

Il reste une inquiétude. Deux des juges, Bélanger et Duval-Hesler, trouvent que la loi 21 est discriminatoire, la preuve étant que l’Assemblée nationale a invoqué la clause dérogatoire lors de son adoption. On doit s’élever en faux contre cet argument.

Aucun droit n’est absolu. Ainsi on ne peut crier au feu dans un cinéma bondé quand il n’y a pas d’incendie et invoquer ensuite sa liberté d’expression pour se justifier. Il y a toujours une limite et la question est de savoir quelle est la limite et qui en décide, les juges ou les élus. C’est ce qui arrive dans le cas de la loi 21. Les parlementaires, qui détiennent la légitimité démocratique, ont eux-mêmes tracé une limite à la liberté de religion et, avec la clause dérogatoire, ils entendent être ceux qui prennent cette décision, comme la constitution les y autorise. Il n’y a pas de discrimination ici. Les juges fédéraux pensent qu’ils sont les seuls à savoir quelle est la limite aux droits individuels. Ils se trompent.

L'auteur du texte est Frédéric Bastien.

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Baisser les impôts : un cadeau à quel prix?

OPINION / À chaque année, mon père se plaint du même sort : il paie trop d’impôts et les gouvernements ne font rien pour soutenir les gens, comme lui, de la classe moyenne.

Si on peut questionner son appartenance à une classe dont les contours semblent de plus en plus flous, sa plainte récurrente ne saurait s’expliquer, quant à elle, par une orientation politique bien campée. Ayant grandi au sein d’un régime communiste d’un ancien pays du bloc de l’Est, avant d’immigrer au Québec à l’aube de la Révolution tranquille, il connaît bien les limites d’un système totalitaire qui écrase les libertés individuelles comme celles du capitalisme à l’état brute, qui laisse le quidam seul, face à lui-même, devant les aléas de la maladie, des accidents ou d’une perte d’emploi.

Comme pour mon père, à peu près tout le monde, du moins ceux qui ne connaissent pas l’insouciance de la richesse, semble accueillir favorablement chaque promesse de réduction d’impôts, quelle que soit sa couleur politique. Et à peu près tous les politiciens promettent, en conséquence, plus d’argent dans nos poches, comme c’est le cas des ministres fédéraux de la Prospérité de la classe moyenne et des Finances, qui ont annoncé, cette semaine, une réduction d’impôts pour les personnes seules et les familles.

Au Canada, comme ailleurs, les impôts font souvent mauvaise presse. Ils représentent un «fardeau fiscal» pour les ménages, comme il est coutume de l’entendre. Pourtant, cette représentation négative n’a pas toujours été aussi prononcée. Le sentiment d’être dirigé par une classe politique corrompue, l’accroissement des écarts de richesses, la dérèglementation du travail et des systèmes de protection participent très certainement à cette représentation négative. On comprend la frustration que vivent bien des gens à l’idée de débourser une part de leur revenu sans avoir l’impression de recevoir la monnaie de leur pièce.

Car faut-il le rappeler, les citoyens paient des impôts et reçoivent en échange des services publics. Les garderies subventionnées, les écoles publiques, le système d’assurance maladie et d’emploi, sans compter le système judicaire sont tous des services, parmi d’autres, qui ne peuvent exister sans impôts.

Si nos gouvernements se ventent d’être à l’écoute des vœux de la classe moyenne en leur offrant ainsi une réduction d’impôts, rarement vont-ils chiffrer le prix de ce cadeau. Pour le sociologue Alex Himelfarb, ces allégements fiscaux sont allés de pair, depuis les 15 dernières années, avec des coupures d’environ 10 milliards $ dans les services publics, tant au fédéral qu’au provincial. Soit l’équivalent du montant qu’on cherche à gagner annuellement pour enrayer la dette publique, au nom de laquelle on impose des mesures d’austérité croissantes. Or, ces mesures d’austérité sont non seulement nocives pour la santé des professionnels du réseau des services, mais elles renforcent également la perception négative du public envers l’efficacité de ces mêmes services, contribuant en retour à légitimer le bien-fondé d’une baisse d’impôts des particuliers au détriment d’une plus grande redistribution des richesses.

Ainsi, sous l’emballage d’un élan généreux envers ceux «qui travaillent fort», on ne fait que renforcer l’idéologie néolibérale voyant dans la diminution de l’État une solution à l’ensemble des problèmes, y compris ceux qu’elle produit. Un peu comme boire de l’alcool pour se soigner d’une gueule de bois… Évidemment, en ces temps des fêtes où la consommation et l’endettement virent souvent à l’excès, une baisse d’impôts se prend toujours mieux qu’une injonction à se «serrer la ceinture», surtout vu l’ampleur des évasions fiscales des entreprises canadiennes, estimées à environ 14 milliards $ par année selon l’ARC. Un montant non négligeable pour financer une multitude de services publics jugés trop coûteux... voilà un véritable cadeau qui contribuerait au bien-être de l’ensemble, sans quoi la prospérité tant prisée de la classe moyenne ne restera qu’un voeu pieux.

L'auteure du texte est Dahlia Namian, Professeure à l'Université d’Ottawa

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Les quotas ou le régime minceur de l’assurance-chômage

OPINION / Quel est ce pays que nous entretenons? Est-ce une société prête à se soutenir, à poursuivre un bonheur collectif et une vie décente pour toutes et tous, ou n’est-ce plus qu’un état-technocratique auquel chacun.e doit participer, quitte à se saigner jusqu’à n’être plus capable de souffler et, plus pragmatiquement, de boucler la fin du mois?

Voilà de bien grandes questions, j’en conviens, que les aléas du quotidien rendent parfois difficiles à considérer. Nous souscrivons par défaut à un système – le capitalisme –, et il me semble parfois que nous nous croyons à l’abri de ses excès. Si souvent, notre apport à la communauté se mesure d’abord en dollars, en heures de travail et en services rendus aux entreprises. N’y a-t-il pas d’autres moyens de participer à la collectivité? Comment se fait-il que nos institutions et, encore plus alarmant, les filets sociaux que l’on s’est dotés, ne reconnaissent comme valable qu’un seul schéma de vie?

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Les anglicismes, une question de «feeling»

OPINION / Les anglicismes, c’est un peu comme les pissenlits : certains les trouvent attrayants, d’autres feraient tout pour s’en débarrasser, mais quoi qu’on fasse, ils reviennent toujours et l’important, c’est de ne pas les laisser devenir trop envahissants si on veut conserver une belle pelouse.

L’attrait des anglicismes ne date pas d’hier et beaucoup de ces emprunts ont déjà fait leur lit en français sans que plus personne ne les remette en question : « barbecue, camping, hot-dog, tee-shirt, burn out, boycott, pickpocket… ».

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La rigueur de Pedneaud-Jobin

Je comprends les propos du maire de Gatineau que Le Droit rapportait le 6 décembre : « J’ai des valeurs, des principes, des projets,  et pour les faire avancer, il faut aussi agir sur les réseaux sociaux ».

Cependant, pourquoi Maxime Pedneaud-Jobin le fait faire par ses employés politiques ? Serait-ce pour s’en laver les mains si jamais...?

Mon opinion : Mauvaises actions, Gatineau !

Marcel Proulx, Gatineau

Point de vue

Apprendre le français gratuitement devrait être un droit pour tous les Québécois

POINT DE VUE / Au Québec, le débat linguistique peut parfois être émotif et diviseur. D’une part, l’ensemble des Québécois souhaite la promotion et la vitalité de la langue française et d’autre part, personne ne souhaite que cet objectif ne génère un quelconque sentiment d’exclusion chez quiconque.

D’un bout à l’autre du Québec, un consensus se dégage autour de la valeur que nous accordons au français pour la richesse de son vocabulaire, pour la passion que véhicule notre langue et, oui, aussi pour sa complexité. La langue française est le principal fil conducteur qui unit les Québécois de toutes origines, car elle leur permet d’échanger, de travailler et de vivre ensemble.

Bien que nous n’ayons pas tous la même capacité d’apprentissage d’une langue seconde, la communauté d’expression anglaise a fait de grands progrès dans la maîtrise de la langue française. À partir des années 60, d’abord à Saint-Lambert, mais rapidement partout au Québec, un programme d’immersion française est créé afin de s’assurer que les jeunes anglophones d’âge scolaire aient une bonne connaissance du français.

D’ailleurs, les statistiques démontrent que la communauté anglophone du Québec est bilingue dans une grande proportion. Cependant, de nombreux membres de la communauté ne se sentent malheureusement pas assez confiants dans l’usage de la langue française pour réussir à s’épanouir et contribuer pleinement au développement social et économique du Québec. Cela explique entre autres pourquoi une partie de notre jeunesse quitte le Québec.

Des personnes de tous les âges m’ont demandé pourquoi, au Québec, nous n’avions pas un droit d’apprendre le français gratuitement, comme c’est le cas pour les personnes immigrantes. C’est ce qui m’a fait réfléchir : devrions-nous avoir un tel droit pour l’ensemble des Québécois? Si nous voulons que tous puissent vivre en français, ne devrions-nous pas nous assurer que toute personne qui désire apprendre le français puisse le faire?

C’est précisément pour cette raison que j’ai déposé un projet de loi à l’Assemblée nationale pour inclure à la Charte de la langue française le droit pour tous les Québécois d’avoir accès à des cours de français gratuitement. Que vous soyez une personne âgée d’expression anglaise qui souhaite apprendre la langue, un immigrant qui veut améliorer sa diction, une personne issue des communautés autochtones qui veut améliorer sa connaissance de la grammaire ou encore un francophone qui souhaite améliorer son français écrit, le Gouvernement et la Charte devraient être là pour vous.

Le coût de cette mesure reste à être évalué et le projet de loi laisse la latitude au gouvernement pour déterminer quel ministère prendra en charge ce nouveau droit et comment il s’appliquera. En ce moment, plusieurs ministères sont impliqués dans les cours de francisation, Emploi Québec, le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration et sans oublier le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur qui offre des cours de français notamment aux adultes. Il serait souhaitable que l’un de ces ministères se retrouve dans le siège du conducteur afin de livrer un programme cohérent, centralisé et facile d’accès pour la population.

Ce projet de loi se veut aussi une contribution au débat politique entourant la prospérité des Québécois d’expression anglaise au sein de notre société. Il est clair que d’accéder à un emploi à la hauteur de leurs compétences est un enjeu majeur.

Des études récentes ont démontré que les Anglophones sont sous-représentés au sein de la fonction publique québécoise. Faire le saut pour aller travailler, en français, à Québec peut sans doute être intimidant pour plusieurs. Préparer des notes, des présentations ainsi que répondre aux citoyens, ce sont là des tâches quotidiennes qui requièrent un degré de confort avec la langue française qui trop souvent décourage plusieurs Anglophones à tenter leur chance. Multiplier les opportunités d’améliorer gratuitement leur maîtrise de la langue française est une partie de la solution à ce problème.

Trop souvent, l’on réfère à la langue française comme étant une barrière à l’intégration ainsi qu’à la participation à la société. Il n’y a pas lieu que ce soit le cas. Nous pouvons avoir un dialogue positif au sujet de la langue française qui ne considère pas la question linguistique comme une équation à somme nulle. Tous méritent la chance de maîtriser la langue française, et cela commence avec l’ajout d’un droit, pour tous.

*Gregory Kelley est aussi porte-parole de l’Opposition officielle pour les relations avec les Québécois d’expression anglaise.

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Des investissments dans l’ouest de Gatineau

OPINION / En réponse à une lettre ouverte sur les sous-investissements dans l’ouest par la ville de Gatineau (Un regard vers l’ouest s.v.p.!, «Le Droit», 10 décembre 2019), nous aimerions souligner quelques éléments de réflexion, soit les investissements annoncés par la ville depuis deux ans dans l’ouest:

— la Ville de Gatineau a accepté d’investir 44 millions dans l’édifice de la place des Pionniers, incluant la bibliothèque Lucy-Faris;

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Derichebourg, vraiment ?

Un vote de confiance à Derichebourg, vraiment ? Avec tous les retards et le manque de personnel, on penserait que la Ville de Gatineau pourrait faire mieux. 

Peut-être que le comité exécutif devrait prendre le temps de regarder d’autres compagnies qui ont déjà fait mieux. Ce n’est pas toujours celui qui coûte le moins cher qui fait le meilleur travail. 

Cédric Tessier, il est temps de retourner au boulot !

Yvon Guillemette, Gatineau

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Ils ne sont pas efficaces

Concernant la décision de la Ville de Gatineau de prolonger le contrat à la compagnie Derichebourg, elle n’avait pas le choix car il n’y a pas une autre compagnie à Gatineau qui fait ce genre de travail et la ville est habituée de travailler avec eux. 

Ils ne devraient pas être payés ce que Gatineau leur donne, car ils ne sont pas efficaces. 

Le défi est de trouver une autre compagnie qui ferait beaucoup mieux. 

Après tout, c’est nous, les citoyens de Gatineau, qui payons cette compagnie avec nos taxes et nous méritons du meilleur service.

Thérèse Guilbault, Gatineau 

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Pas drôle, Mike Ward

Si Mike Ward doit dénigrer les autres pour se trouver drôle, c’est qu’il ne l’est pas ! Les grands humoristes du Québec, comme Yvon Deschamps et Clémence Desrochers, n’ont jamais eu recours à autant de bassesses de mauvais goût et ont fait rire aux éclats des générations entières ! 

Ward n’est pas drôle pas plus qu’il n’est divertissant !

Andrée Villeneuve, Gatineau

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Pense à ça !

Je suis pour la liberté de parole avec un certain dosage. J’aimerais poser une question à Mike Ward : « Aurais-tu dit la même chose si le "petit Jérémie" avait été ton fils ?» Pense à ça.

Denis Gagnon, Orléans

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Père Noël, je voudrais t’aider… même en fauteuil roulant

OPINION / Cher père Noël, chaque année se tient la Journée internationale des personnes handicapées. Attendu que tu vieillis et que les enfants sont impatients, j’aimerais te donner un coup de main, mais pour ça, j’aurais besoin que tu leur expliques que je dois pouvoir accéder aux magasins.

Aujourd’hui, avec toutes ses marches devant tant de commerces, pas moyen d’y arriver. Papa Noël, je sais que tu passes par la cheminée alors toi les marches, c’est pas ton souci, c’est plus lorsque que tu te promènes avec la mère Noël et que les enfants sont en poussette. Je t’explique deux affaires pour que tu comprennes ma demande de cadeau cette année, comme ça je pourrais rejoindre ta gang de lutins !

Fin 1970, le Code de construction impose enfin l’accessibilité aux grands bâtiments, genre écoles, CHSLD, etc. Dès le départ, il faut mettre à jour les bâtiments construits avant. De discours en promesses, rendus en 2004, rien n’a bougé. C’est alors que débattant de la Loi des personnes handicapées, le ministre, un certain Philippe Couillard, s’insurge : « Le propriétaire a refusé d’aménager une rampe d’accessibilité pour paraplégiques, pour des raisons, disait-il, esthétiques. C’est quelque chose, hein, qu’on ait encore à faire face à ces attitudes-là ? (…) Bien, voilà. Alors, il s’agit de s’assurer que ce propriétaire, dans le cadre de cette loi et du règlement qui sera déterminé par le ministre, devra le faire, là. » Le « là » devait être fixé avant fin 2007. Mais le « là » n’est pas là, le rapport d’analyse payé gros prix lui est sorti en 2006 mais pas le règlement. Par chance, en 2017, la Régie du bâtiment du Québec est enfin désignée pour faire ce règlement. Mais, après réflexion, la Régie doit changer sa loi pour faire le règlement. Comme cadeau préélectoral, une loi propose en 2018 le changement tant désiré… Mais, surprise ! Le projet est aboli à la rentrée pour cause d’élections (à date fixe) en octobre. Depuis ce temps, d’allers-retours en transferts de dossier, j’attends encore pour pouvoir t’aider.

En mars 2017, je découvre dans le budget du Québec un autre cadeau préélectoral : le programme Petits établissements accessibles créé pour améliorer l’accessibilité des personnes handicapées aux petits établissements, comme les commerces de ma rue. C’est la Société d’habitation du Québec (SHQ) qui s’en occupera. Manque de chance, ça prend un changement de loi, car habitation ne rime pas avec commerce, la SHQ ne peut rien faire sans changer sa loi… L’année d’après, la loi est changée et avant l’été 2018, la SHQ entame des négociations avec les municipalités pour que le programme soit en place partout au Québec dès la rentrée. Mais, surprise ! De nouveau, des élections (à date fixe) tombent en octobre et il n’y a plus de ministre pour signer les papiers, tout est gelé. Depuis ce temps, les allers-retours et transferts de dossier continuent et j’attends encore de pouvoir t’aider… Plusieurs villes, comme Montréal et Québec n’ont toujours pas mis en œuvre le programme Petits établissements accessibles…

Cette année, tu as fait un beau cadeau à mon gouvernement pour qu’il fasse des cadeaux à tout le monde. Pourrais-tu faire en sorte que ma place pour Noël 2020, ça ne soit plus dehors à regarder à travers la vitrine les autres magasiner mais que je puisse rejoindre ta gang de lutins et t’aider ?

Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec

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Déçue des Oliviers

Très déçue du Gala des Oliviers cette année. C’était plutôt le gala des sacres et du mauvais français. J’aimais ces galas animés par des humoristes drôles.

Je ne comprends vraiment pas les Oliviers de Mike Ward; ce n’est sûrement pas pour son talent d’humoriste de bas étage. Sa vulgarité et surtout son manque d’humanisme ne sont jamais acceptables. Souhaitons qu’il perde en appel. Nous avons plein d’humoristes meilleurs que lui. Les Québécois, j’espère, ne sont pas rendus au niveau de ce manipulateur. 

Nicole Massicotte, Gatineau

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Un regard vers l’ouest s.v.p.!

OPINION / Selon les relevés statistiques des permis de construction par centre de service publiés par la Ville de Gatineau, les mises en chantier de logement dans le secteur Aylmer au cours des trois dernières années représentent plus de 60 % du total des mises en chantier de la ville.

À titre de comparaison, les mises en chantier dans les secteurs Hull et Gatineau représentent respectivement 22 % et 12 % au cours de la même période.

Point de vue

Mike Ward, multirécidiviste de l'intimidation se présente en victime et gagne des Olivier

POINT DE VUE / Le gala des Olivier que j’ai vu était consternant, mais pas surprenant.

Les humoristes ne sont pas montés sur la scène avec un bâillon, ça, ils l’avaient déjà fait, pour défendre la liberté d’expression. Ils ont choisi de laisser leur jugement et leur empathie au vestiaire. Ils se sont comportés en moutons, ils pensent tous pareil, ou n’osent pas exprimer leur désaccord. Ils défendent la liberté d’expression de taper sur les plus faibles, un enfant handicapé. Combien ont défendu Guy Nantel qui recevait des menaces et qui devait être protégé par la police? Il était pas du bon bord. Oui, il y a trop d’humoristes quand ils vont tous dans le même sens. Il y a un risque de censure et que, par rectitude politique, on ne puisse plus rire de rien, mais ce n’est clairement pas le cas dans l’affaire Jérémy Gabriel. Ward va trop loin, persiste et signe et doit en assumer les conséquences. Trouvez-vous une meilleure cause pour défendre la liberté d’expression.

La controverse semble payante pour Mike Ward en trophées et en vente de billets de spectacles. Les humoristes, pas tous, mais globalement, sont les plus prospères de nos artistes, leur cœur a-t-il été remplacé par leur portefeuille? Je pense que l’intention de Ward, elle est d’abord là, faire rire en faisant appel aux plus bas instincts de l’être humain, rire des plus faibles et de ceux qui sont différents, comme des enfants laissés à eux-mêmes dans une cour d’école. Si je compare les conséquences pour Ward, récompenses et popularité, à celles de Gabriel, moqueries, méchancetés, harcèlement et menaces, je sais que c’est Gabriel qui est la victime. Ward a le culot de dire qu’il ne s’acharne pas, après des gags répétés pas cinq ou dix fois, mais 230 fois dans autant de représentations, en DVD et en capsules accessibles sur le net. C’est un multirécidiviste.

Le comble de cette soirée affligeante, tout le temps d’antenne de la télé publique que Ward a pu utiliser, sans limites, impunément pour vendre égoïstement sa salade nauséabonde. On n’a pas entendu l’autre côté de la médaille, ne serait-ce qu’une seule fois. Pas de droit de réplique pour Jérémy Gabriel. Il n’a jamais eu une émission avec une telle cote d’écoute pour s’exprimer. D’habitude, dans les galas, les remerciements sont limités dans le temps pour éviter les débordements, rien de tel dans cette soirée. Tout ça ne me donne pas envie d’aller voir ces humoristes, souvent vulgaires. «Fuck» était le mot le plus utilisé de la remise de prix, plus ou moins complices de Ward, ne serait-ce que par leur silence.

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Justin « Deux faces »

Combien de Justin Trudeau peut-il y avoir sur cette planète ! On a Justin « Black face » et maintenant, Justin « Deux faces ». Bonne manière de représenter le Canada quand tout le monde a les yeux sur l’OTAN. 

Donald Trump va s’en souvenir et le Canada n’a pas fini d’en payer pour ses petites folies. Le nouvel ALENA n’est pas encore signé... ou a-t-il déjà oublié ? 

Yvon Guillemette, Gatineau 

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Transport des aînés

Je suis une nouvelle citoyenne de Gatineau, dans le secteur de l’hôpital. 

Il y a deux centres communautaires inaccessibles pour les aînés en transport en commun. 

Un situé sur la rue Main et je dois marcher sept minutes pour me rendre soit à l’arrêt sur La Vérendrye ou sur Ernest-Gaboury. Si je prends le 76, je dois marcher 10 minutes. 

Le second centre, sur la rue du Barry, est à 10 minutes à pied. Je trouve ces trajets inacceptables pour un aîné, surtout l’hiver. 

J’ai communiqué à la Ville de Gatineau pour un projet de transport pour aînés ; ils m’ont répondu que le mieux à faire était de me plaindre à la STO. Ce que j’ai fait, sans réponse à ce jour. 

Je me demande comment Gatineau peut faciliter le transport pour aînés pour bénéficier des services communautaires, les services bancaires, pour la santé mentale en sortant de l’isolement et encourager à délaisser nos voitures. Moi j’y vois une urgence. 

Huguette Dupuis, Gatineau 

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Aie ! Les Olympiques !

Oui, les Olympiques de Gatineau sont en reconstruction. Oui, les jeunes font ce qu’ils peuvent. Oui, les 19 ans et 20 ans du club devraient en donner plus. 

Mais le véritable problème se situe en haut de la pyramide. Ça prend un gars de hockey qui a déjà fait ses preuves ailleurs aux opérations. Avec carte blanche surtout de la part des propriétaires, sans aucune ingérence. À chacun ses compétences et à chacun sa job ! Plusieurs abonnés de longue date qui ont quitté l’ont dit... L’exode va continuer tant qu’Alain Sear sera là ! 

Yves Gosselin, Gatineau

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LA QUESTION DU JOUR

Si vous le pouvez, avez-vous l’intention d’essayer cette tyrolienne à cheval sur la rivière des Outaouais ?

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Un pont qui divise

OPINION / D’abord, je tiens à féliciter les élus de la Ville de Gatineau pour avoir entendu deux expertes en transport au sujet d’un éventuel sixième pont. Cela a permis de situer le débat sur des bases solides. J’aimerais faire part de mes propres réflexions, éclairées notamment de plusieurs années à travailler sur les déplacements domicile-travail lors de la réalisation de ma thèse de doctorat.

J’habitais Montréal à l’époque et j’habite Gatineau depuis maintenant 13 ans. S’il est vrai que le contexte régional est particulier, il est aussi vrai que plusieurs phénomènes ont été observés avec une grande régularité ailleurs et qu’on a de bonnes raisons de penser qu’ils le seront aussi à Gatineau. C’est le cas de la «demande induite» en transport suivant laquelle l’ajout de nouvelles infrastructures routières, en rendant les déplacement plus fluides, ne fait qu’encourager l’étalement urbain et le recours à l’automobile pour éventuellement, quelques années plus tard, ramener la congestion à des niveaux supérieurs à ce qu’ils étaient avant la construction de ces infrastructures. Un grand cercle vicieux qui met tant de temps à opérer qu’on a de la difficulté à le reconnaître si on n’y prête pas attention. À Gatineau, ça veut dire jamais cinq sans six, puis jamais six sans sept…

En fait, la demande induite en transport fait bien ressortir la grande association entre infrastructures de transport et développement du territoire. L’une ne peut se penser sans l’autre. Les infrastructures de transport que l’on choisit dirigeront le développement du territoire et le développement du territoire fait pression sur les infrastructures de transport. Choisir le transport en commun favorisera le développement dense. Choisir une autoroute favorisera l’étalement urbain. À Gatineau comme ailleurs, c’est logique.

Ceci dit, dans le contexte régional, il y a au moins une particularité qui rend intéressante la perspective d’un sixième lien à l’est de Gatineau. Le camionnage n’est pas à sa place au centre-ville d’Ottawa. Le sixième pont, s’il voit le jour, doit absolument tenir compte de cette réalité et être aménagé de façon à ce que les camions puissent éviter le centre-ville. Ceci aurait l’avantage de désengorger le centre-ville d’Ottawa d’une circulation bruyante, encombrante et dangereuse. Ceci aurait aussi l’avantage de relier plus facilement les entrepreneurs de Gatineau à plusieurs marchés.

Mais à mes yeux, cet avantage ne pèse pas très lourd si on le compare au très prévisible engorgement des infrastructures routières. D’ailleurs, un sixième pont fait pour l’automobile ne désengorgerait pas grand chose. Il faciliterait définitivement le transport aux rares personnes qui vivent et travaillent dans l’est de la région, mais de part et d’autre de la rivière des Outaouais. Mais les Gatinois qui travaillent au centre-ville d’Ottawa se heurteraient à la congestion déjà très présente à l’est d’Ottawa, et au même problèmes de stationnement. Frustration garantie pour les Ottaviens qui verraient des Gatinois alimenter leur congestion.

Donc, pas trop d’intérêt pour le désengorgement à mon avis. Mais, pire, un sixième pont viendrait stimuler un développement résidentiel très éloigné du centre, avec tout ce que ça implique d’étalement urbain, de pression sur les milieux humides, de besoins en infrastructures, de pollution, d’émissions de gaz à effet de serre... À moins que les Gatinois ne traversent le pont en autobus pour rejoindre le train léger qui, bientôt on l’espère, aura passé à travers sa période de rodage.

Bref, s’il est pour être construit, le sixième pont devra être accompagné d’une stratégie d’aménagement du territoire ambitieuse, éclairée et contraignante. Une stratégie qui implique Gatineau et Ottawa, mais aussi les plus petites municipalités avoisinantes, d’Embrun à Val-des-Monts. Ces municipalités devront contenir le développement résidentiel pour que les avantages de ce pont en termes de camionnage en valent la peine.

L'auteur est Mathieu Charron, professeur en géographie urbaine au département des sciences sociales de l'Université du Québec en Outaouais.

Votre opinion

Le fantasme du sixième pont

OPINION / Oui, je continue de croire qu’il faut un autre pont entre Gatineau et Ottawa mais, en proposant un ensemble de solutions.

Les solutions résident dans une stratégie à long terme qui inclut une multitude d’actions bien réfléchies qui viendront entre autres, réduire les déplacements des véhicules sur nos routes en tout temps, ce qui aurait un impact positif sur les bouchons de circulation et les émissions de gaz à effet de serre.

Tout d’abord, nous devons analyser notre réseau routier et bonifier ce qui est en place, notamment l’amélioration du transport en commun. Nous pourrions aussi à la Ville de Gatineau, montrer l’exemple comme employeur en proposant un plan d’action pour développer des approches pour encourager le covoiturage, le transport en commun, adapter les heures de travail et favoriser le télétravail.

Pour ce qui est du sixième lien, nous devons inclure des voies destinées au transport collectif, aux cyclistes et aux piétons. Si l’argumentaire pour ne pas construire un 6e lien est la peur que d’ici trois ans, il soit autant congestionné durant les heures de pointe, devrions-nous remettre en question nos projets d’élargissement du pont Alonzo-Right, le prolongement du boulevard La Vérendrye ou l’élargissement du chemin Pink? Regrettons-nous d’avoir inauguré en 2007, le boulevard des Allumetières?

Soyons honnêtes, nous devons revoir notre modèle de développement en urbanisme et appuyer le leadership du ministre MacKinnon afin qu’il puisse avancer dans le projet d’un sixième lien. Ce n’est surement pas en accusant nos partenaires de travailler en cabochon ou encore de traiter ceux qui croient au projet du sixième lien d’atteindre des sommets d’asburdité que nous allons élever le débat à un tout autre niveau.

L'auteure est Louise Boudrias, conseillère municipale à la Ville de Gatineau.

Point de vue

Les municipalités réclament une stratégie ferroviaire pour le Québec

POINT DE VUE / Nous sommes des mairesses et des maires de toutes les régions, à la tête de municipalités de toutes les tailles. Si nous prenons aujourd’hui la plume, c’est que nous fondons beaucoup d’espoir dans le Sommet sur le transport ferroviaire que tiendra le gouvernement du Québec le 9 décembre prochain à Drummondville. Le défi climatique, le développement économique régional et la mobilité demandent que nous nous réappropriions collectivement ce qui a soutenu pendant des décennies le dynamisme de notre pays: le rail.

Le transport ferroviaire a joué un rôle déterminant dans le processus d’industrialisation, l’ouverture de nouveaux marchés et le rapprochement des régions du Québec. Peu à peu délaissé au bénéfice de l’auto solo, il n’est maintenant plus que l’ombre de lui-même.

Effectivement, selon un sondage CROP réalisé l’an dernier pour le compte de l’UMQ, 87 % de la population du Québec utilise l’automobile pour se déplacer au Québec pour un trajet de 100 kilomètres et plus, comparativement à 4 % pour le train. Pire, il ne représenterait une alternative à la voiture que pour 22 % des répondants. Il n’est donc pas étonnant que ce désintérêt ait encouragé un désinvestissement des gouvernements à un point tel que le Canada ne se situe plus qu’au 16e rang mondial pour la qualité de ses infrastructures ferroviaires. Pourtant, le contexte québécois force désormais les décideurs publics à regarder le rail sous un nouveau jour.

Après tout, alors que les bouchons de circulation sont devenus le quotidien de bien des citoyennes et citoyens, le train offre un transport de masse, sur de longues distances, tout en générant une faible empreinte écologique. Peu énergivore, le rail constitue un choix logique pour diminuer la présence de camions sur nos routes et contribuer de fait à diminuer la congestion routière, et en conséquence, les émissions de gaz à effet de serre.

Opportunité économique, le transport ferroviaire est aussi un levier de développement. Il permet aux entreprises de gérer leur chaîne logistique et de rejoindre de nouveaux marchés et ressources. Il assure la mobilité interurbaine et favorise l’offre touristique régionale.

Le Québec est à un moment décisif en matière de mobilité, et le transport ferroviaire peut redevenir un véritable mode de transport structurant et concurrentiel pour les régions, pour autant qu’on y mette collectivement les ressources. Avec ses 6302 kilomètres de rails traversant plus de 500 municipalités, le train constitue un puissant levier économique. Plusieurs pays l’ont compris et ont misé avec succès sur les voies ferrées pour se développer et connecter les villes et les régions entre elles. Nous proposons au gouvernement de s’en inspirer. 

Pour redonner à la locomotive ses lettres de noblesse, l’Union des municipalités du Québec (UMQ), porte-parole des gouvernements de proximité, réfléchit depuis plusieurs années sur l’avenir du transport par voie ferrée et sur les façons de le situer au cœur d’un virage modal au bénéfice des citoyennes et des citoyens. C’est en ce sens qu’elle a adopté le 9 novembre 2018, la déclaration de Trois-Rivières qui dressait des constats lucides sur l’état du transport ferroviaire et sur l’avenir du train.

D’abord, pour le monde municipal, le gouvernement du Québec doit d’urgence dresser un portait précis de l’état du réseau ferroviaire québécois, des équipements nécessaires à l’exploitation et des investissements requis pour opérer d’une façon optimale et sécuritaire les activités ferroviaires. Ensuite, fort de ces constats, il doit se concentrer sur la connexion des entreprises au réseau ferroviaire.

L’UMQ propose à cet effet de favoriser les embranchements ferroviaires dans les parcs industriels et de mettre un poste de transbordement par région. Cette priorité s’avérera particulièrement stratégique pour les municipalités. Autre priorité, le transport des personnes devrait recevoir une attention particulière du gouvernement. Il faut favoriser l’interconnectivité en diminuant les ruptures de charges pour les passagers qui empruntent le train. Principale source de frustration chez plusieurs usagers, les marchandises doivent mieux cohabiter avec les citoyennes et les citoyens sur le même réseau. 

À condition qu’il demeure sécuritaire en tout temps, le transport ferroviaire constitue donc une opportunité à fort potentiel de croissance. C’est pourquoi le monde municipal se donne rendez-vous au Sommet sur le transport ferroviaire avec espoir qu’il se conclue sur des mesures concrètes qui contribueront à refaire du rail un mode de transport concurrentiel. Le monde municipal attend du gouvernement une stratégie ferroviaire sérieuse, ambitieuse et complémentaire avec les autres modes de transport.

Mme Suzanne Roy, présidente intérimaire de l’UMQ, présidente du Comité sur les changements climatiques de l’UMQ et mairesse de Sainte-Julie;

M. Jean-Maurice Matte, président du Comité sur le transport ferroviaire de l’UMQ et maire de Senneterre;

Mme Sylvie Beauregard, mairesse de Cowansville;

M. Jean Bouchard, maire de Mirabel;

M. Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe;

M. Pierre Corbeil, maire de Val-d’Or;

M. Daniel Côté, premier vice-président de l’UMQ et maire de Gaspé;

M. Sabin Côté, maire de Roberval;

Mme Manon Cyr, mairesse de Chibougamau;

Mme Diane Dallaire, mairesse de Rouyn-Noranda;

M. Éric Dubé, maire de New Richmond;

M. Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières;

M. Jérôme Landry, maire de Matane;

M. Rémy Langevin, maire de Montmagny;

M. Benoît Lauzon, maire de Thurso;

M. Yves Lessard, maire de Saint-Basile-le-Grand;

M. Steve Lussier, maire de Sherbrooke;

M. Denis Martin, maire de Deux-Montagnes;

M. Yves Montigny, maire de Baie-Comeau;

Mme Julie Morin, mairesse de Lac-Mégantic;

M. Marc Parent, maire de Rimouski;

M. Serge Péloquin, maire de Sorel-Tracy;

M. Jean-Michel Pepin, conseiller de Delson;

M. Alain Poirier, maire de Lebel-sur-Quévillon;

M. Donat Serres, maire de La Prairie;

M. Martin Soucy, maire de Mont-Joli;

M. Pierre-David Tremblay, maire de La Tuque;

M. Gaétan Vachon, maire de Sainte-Marie;

Mme Sylvie Vignet, mairesse de Rivière-du-Loup;

M. Louis Villeneuve, maire de Bromont.

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Bonjour la cohérence !

La conseillère Louise Boudrias déplore d’une part que la Ville de Gatineau fasse acte de foi envers la société Derichebourg, malgré les faits qui démontrent que cette dernière ne respecte pas ses engagements.

D’autre part, elle réitère sa foi en un sixième pont, envers et contre tous les faits qui démontrent l’erreur de cette solution en matière de transports urbains.  Bonjour la cohérence!

Paul G. Chénard, Gatineau

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Transporter du vide

La Société de transport de l’Outaouais transporte du vide avec ses autobus qui circulent à vide de 10 h à 14 h, du lundi au vendredi; sans parler des soirées et fins de semaine alors que de plus petits autobus feraient l’affaire, idéalement des autobus électriques fabriqués à Saint-Jérôme. Et nos élus municipaux devraient peut-être se demander pourquoi les automobilistes transportent du vide? La Ville de Gatineau dort au CO2 plutôt que d’encourager le covoiturage. Facile de permettre deux personnes au lieu d’en exiger trois par voiture. Gatineau pourrait innover avec un programme semblable à Allo-stop qui permettrait de co-lister passagers et conducteurs à partir des arrêts d’autobus et des parcs-o-bus. Quant à un nouveau pont, pourquoi pas deux, un à l’est, un à l’ouest pour dégager les centres-villes d’Ottawa et de Gatineau des camions lourds ? Montréal l’a fait avec l’autoroute A-30 à l’ouest et la A-25 à l’est. Gatineau est aussi étendue d’est en ouest que Montréal.

Antoine L. Normand, Gatineau

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Pas de concessions

La conseillère de Gatineau Maude Marquis-Bissonnette a prononcé une vérité de La Palice en affirmant: « que Gatineau, contrairement à d’autres municipalités, a tendance à accepter assez facilement les demandes de dérogation ou de changements de zonage qui lui sont faites par les promoteurs » (Le Droit, 5 décembre). Au lieu de remettre en question cette pratique honteuse qui fait fi de la planification démocratique du territoire, elle propose de troquer des changements de zonage contre 10 % de logement abordable.  La mixité sociale ne devrait pas être tributaire des caprices des promoteurs. Il faut plutôt la prévoir à l’intérieur d’un plan d’ensemble qui assure une qualité de vie tout en étant responsable sur le plan environnemental. Et pourquoi seulement 10 % ? Pourquoi pas 20 % de logement social sans concessions aux promoteurs, une cible plus claire et plus ambitieuse?

Bill Clennett, Gatineau

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LA QUESTION DU JOUR

Chicanes à propos d’employés du bureau du maire de Gatineau sur Facebook : est-ce leur place ou devraient-ils se garder une réserve ?

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Les autres raisons du pont

Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Les deux expertes en matière de circulation (Le Droit, 4 et 5 décembre) s’appuient sur leurs recherches pour affirmer qu’un sixième pont, dans l’est, ne règlerait pas la congestion routière. Affirmatif. Mais ce n’est pas seulement la congestion qu’on veut éliminer. 

Qu’en est-il de donner une voie alternative aux camions afin qu’ils cessent de détruire le centre-ville d’Ottawa, de réduire les émissions polluantes inutiles, d’écouter les trajets de transport en commun, de reconnaître le développement des deux côtés de la rive, de rapprocher les communautés, de faire de la capitale une vraie capitale et de favoriser le développement commercial de Vanier?  

Si la congestion était réellement le problème qu’on en fait, on travaillerait avec les concessionnaires automobiles pour hausser le prix des voitures.

Nicole C. Beauchamp, Ottawa

Carrefour des lecteurs

Au service de la création de richesse

OPINION / Je suis fier de présenter le Plan stratégique 2020-2024 d’Hydro-Québec, qui est résolument axé sur la création de richesse au Québec et la lutte contre les changements climatiques. Je suis convaincu que ce plan permettra à l’entreprise d’assumer un rôle de leader de la transition énergétique en cours. Nous estimons d’ailleurs que nos efforts permettront de contribuer de manière importante à l’atteinte des cibles de réduction des GES du Québec en éliminant, d’ici la fin de 2024, l’équivalent des émissions de 1,5 million d’automobiles.

Nous avons la chance de vivre sur un territoire où l’on retrouve des ressources hydrauliques abondantes. En effet, le Québec compte parmi les rares endroits dans le monde qui peuvent se targuer de produire de l’électricité à la fois renouvelable, abordable et propre à près de 100 %. L’électricité représente déjà 35 % de l’énergie consommée au Québec, ce qui nous donne un net avantage pour faire face à la crise climatique. Toutefois, nous devrons accélérer l’électrification de notre économie et réduire notre dépendance aux énergies fossiles pour améliorer notre bilan environnemental et atteindre nos cibles de réduction de GES. Le Québec a tout ce qu’il faut pour s’électrifier davantage et réduire ainsi son déficit commercial.

Point de vue

Polytechnique: lettre à ma belle-mère et ses anciennes collègues de classe

POINT DE VUE / Il y a 30 ans, un être désespéré est entré dans votre classe afin de décharger sa rage avec son arme sur de bien mauvaises cibles. Heureusement, sauvée par ton travail à compléter à la dernière minute, tu te trouvais à l’extérieur de la classe quand les coups de feu ont commencé.

De cibler des innocents est toujours répugnant, mais de se concentrer sur un groupe précis, dans ce cas-ci des femmes, est ignoble. L’anniversaire de ce féminicide ramène à la surface tout le travail qu’il reste à faire en termes d’égalité des sexes, de contrôle des armes à feu, de santé mentale et d’éducation.

À la suite de cet épouvantable drame qui a emporté nombre de tes amies, tu es parvenue à te retrousser les manches, compléter tes études, gravir les échelons d’une grande entreprise en ingénierie et à élever, presque seule, tes deux grandes filles. Aujourd’hui, déterminées et rayonnantes d’intelligence, tes filles en sont à leurs études supérieures. Elles sont déjà des femmes accomplies, sûres d’elles et prêtes à changer le monde. Sache, belle-maman, que seule ta détermination aura permis à tes filles de devenir ce qu’elles sont aujourd’hui. Vous êtes toutes trois incroyables à voir aller et vous me remplissez de fierté de me compter dans votre famille.

Je tenais simplement à témoigner que ce que tu as accompli, malgré ce traumatisme, est la meilleure riposte possible à cet affreux acte de violence. Tous auraient pu comprendre que ta vie parte en vrille à partir de ce moment, mais c’est avec force que tu as continué à avancer la tête haute. Je suis certain que toute la société québécoise se joint à moi pour t’en féliciter et t’en remercier.

Votre opinion

L’abus du ministre heurte la CSCV

OPINION / Le Journal de Montréal nous apprend (5 décembre 2019) que la demande de construction d’une nouvelle école à Buckingham déposée en 2018 avait été priorisée par les fonctionnaires du ministère de l’Éducation mais que finalement, le ministre de l’époque a préféré d’autres projets non prioritaires.

Cette décision a eu et a toujours un impact majeur et immédiat sur les élèves et les parents de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) : des élèves doivent être déplacés d’école faute de places et des fratries sont même séparées pour les mêmes raisons.

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Le Petit Larousse anglophile

Dans mon Petit Larousse français, la légende de la photo illustrant l’entrée «Ottawa» comporte cette anomalie: «Rideau Street». Pourquoi pas simplement «rue Rideau»? Pour tout arranger, on fait suivre le toponyme «rivière des Outaouais» par son équivalent anglais, «Ottawa River». Pourquoi s’être arrêté en si bon chemin et n’avoir pas traduit en anglais «Ottaviens» (les habitants d’Ottawa) et «Musée des Beaux-Arts du Canada»? La capitale canadienne est bilingue, mais je ne croyais pas que mon Petit Larousse l’était. Il faudrait rappeler à l’illustre dico qu’une bonne partie de l’Ontario — qui s’en prend encore farouchement à ses francophones — a été «découverte» par nul autre que Samuel de Champlain et que les Français s’y sont établis avant les Anglais. Le Petit Larousse me semble être victime, à l’instar de la France tout entière, d’anglophilie carabinée.

Sylvio Le Blanc, Montréal

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Le succès de La Seigneurie

À nouveau cet hiver,les résidents de la route 148 pourront profiter des facilités de la piste de ski de fond La Seigneurie qui est la résultante d’une belle démonstration de partenariat entre municipalités. Une pareille initiative mérite une mention de reconnaissance envers les instigateurs de ce projet rassembleur, de plus en plus populaire, qui favorise les saines habitudes de vie. Dans nos milieux ruraux, la pertinence de la concertation demeure toujours une préoccupation partagée à tous les niveaux et la réalisation de ce projet représente assurément un autre pas dans la bonne direction pour consolider nos services.

Raymond Ménard, Plaisance

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Collusion à Gatineau : sentence bonbon

C’est scandaleux que les ingénieurs, ces bandits à cravate, qui étaient les acteurs principaux du stratagème de la collusion à Gatineau s’en tirent tous avec une sentence bonbon qui ne fera rien pour dissuader d’autres de perpétrer le même crime. Ces gens ont floué des fonctionnaires et les citoyens de Gatineau et se sont payés du bon temps à leurs dépens. Ils méritaient une sentence beaucoup plus sévère et exemplaire. Ces quatre verdicts constituent un affront de taille pour quiconque a été affecté par les malversations de ces crapules. 

Pierre Larabie, Gatineau

Point de vue

Et si le Québec devenait plus autonome économiquement?

Lettre au premier ministre du Québec

Comme premier ministre du Québec, vous avez fait connaître, peu de temps après votre accession au pouvoir, votre stratégie pour lutter contre le réchauffement climatique. Le plan «vert» de la CAQ passera par l’hydroélectricité. Souvenons-nous aussi que vous vous êtes donné pour mission d’accélérer le processus de négociation pour doubler l’approvisionnement en hydro-électricité de New York dont 5 % de l’énergie provient présentement du Québec.

De plus, vos discussions récentes avec le premier ministre Doug Ford visaient à convaincre votre homologue ontarien d’importer l’énergie québécoise. Cette stratégie est, au premier abord, intéressante pour le Québec sur le plan économique alors qu’Hydro-Québec doit composer avec d’importants surplus énergétiques (18 térawattheures).

Mais les dés sont jetés, nos voisins provinciaux ont choisi la filière nucléaire. Voilà ce qui résulte de la décision des premiers ministres du Nouveau-Brunswick (Blaine Higgs), de l’Ontario (Doug Ford) et de la Saskatchewan (Scott Moe) de favoriser la mise en service de réacteurs nucléaires modulaires dans le but d’atténuer les effets des changements climatiques au détriment de l’énergie hydroélectrique québécoise. Cette importante décision est non seulement dangereuse pour l’environnement, mais aussi nie toute collaboration pour importer l’énergie produite par les centrales d’Hydro-Québec.

Malgré le fait que cette technologie de réacteurs nucléaires modulaires laisse supposer que les impacts potentiels soient moins grands que les centrales nucléaires plus traditionnelles, les dangers du nucléaire pour l’environnement demeurent omniprésents. L’entreposage des déchets nucléaires près de la rivière des Outaouais à la frontière du Québec et de l’Ontario constitue une menace pour les populations locales : pourquoi devrions-nous subir la radioactivité potentielle des déchets des 20 centrales nucléaires de l’Ontario?

Dans ce contexte, l’approvisionnement en énergie électrique de filières énergivores constitue une avenue à privilégier. En effet, la création de villages de serveurs numériques qui nécessitent d’importantes quantités d’énergie aurait pour effet d’attirer les grandes compagnies numériques : notamment Google, Apple, Amazone et Facebook.

De plus, une approche pour le développement de la sécurité alimentaire et de bonnes habitudes avec notre énergie hydroélectrique ferait du Québec une terre nourricière, avec la mise en place de parcs de serres produisant des fruits et légumes biologiques à l’électricité (sans pesticide) au Québec à l’année. Cette avenue permettrait non seulement de diminuer le transport des aliments, mais encore d’assurer l’approvisionnement local à bon marché de produits santé. Fini les céleris à 4,50 $!

Les besoins énergétiques à l’échelle de la planète ne vont pas en décroissant et le Québec nordique n’y échappe pas. Songeons simplement à la crise générée auprès des producteurs de grains ne pouvant s’approvisionner en gaz propane lors de la grève des 3200 chefs de train, agents de train et de triage du Canadien National.

Cette décision des premiers ministres provinciaux sous-entend-elle qu’il vous sera encore plus facile de vous opposer à un oléoduc de pétrole traversant le Québec pour alimenter les raffineries du Nouveau-Brunswick?

Une chose demeure : il est indéniable que le Québec s’avère un leader mondial avec sa filière hydroélectrique et votre gouvernement devrait donner priorité au développement économique du Québec et de ses entreprises avec son énergie propre et renouvelable, source de fierté des Québécois et Québécoises.

Point de vue

La violence contre les femmes politiques

POINT DE VUE / Le Groupe Femmes Politique et Démocratie (GFPD) a pris connaissance dans les dernières semaines des pluies d’insultes reçues par les femmes politiques, un phénomène qui n’est malheureusement pas nouveau, mais qui prend de l’ampleur au fur et à mesure qu’elles intègrent les sièges des parlements, et ce, partout dans le monde.

De Catherine McKenna, ex-ministre de l’Environnement au fédéral (aujourd’hui ministre de l’Infrastructure et des Collectivités), aux conseillères de petites municipalités, elles sont nombreuses à devoir supporter les violences comme le cyberharcèlement ou l’intimidation. Le témoignage de la députée de Sherbrooke, Christine Labrie, le 27 novembre dernier, a été percutant, et démontrait toute la détresse que peut ressentir une femme qui reçoit de tels messages.

Les récits de harcèlement et d’intimidation sont le lot de beaucoup de femmes élues, que ce soit au palier municipal, provincial ou fédéral.

Nous, qui côtoyons grand nombre d’entre elles, sommes à même de constater qu’elles ne veulent plus vivre dans ce climat malsain. En tant que groupe voué à la participation citoyenne et notamment celle des femmes, le GFPD croit qu’on ne peut plus se contenter de leur répondre que la politique s’accompagne par nature d’une certaine violence. On ne peut plus la banaliser.

Depuis quelques années, il a été démontré, par le GFPD et par bien d’autres groupes et recherches, que les femmes rencontrent des obstacles systémiques dans l’accès aux fonctions électives, comme les obligations familiales ou le traitement discriminatoire dans les médias. Or le climat haineux et de harcèlement est l’un des plus grands freins pour les femmes. À cause de ce fléau, elles hésitent à faire le saut parce qu’elles refusent de vivre dans cette ambiance malsaine et ne veulent pas la cautionner. Elles ont raison. Rien ne saurait justifier la médisance et la haine, qu’elles soient transmises de vive voix ou par messages sur les réseaux sociaux.

Quand on dit que la politique doit faire mieux pour accueillir les femmes, assainir le climat fait partie des solutions. Nous saluons donc chaleureusement la motion déposée par le Cercle des femmes parlementaires et sa présidente, Chantal Soucy, députée de Saint-Hyacinthe, qui invite l’Assemblée nationale à se pencher sur cette violence continue, à la dénoncer et à trouver les moyens pour l’enrayer.

Opinions

L’avenir du Québec et les universités

La société québécoise doit pouvoir évoluer en s’appuyant sur des institutions solides. Or, nos établissements d’enseignement universitaire contribuent résolument à la consolidation de l’identité collective et à la prospérité de toutes les régions du Québec. Aujourd’hui plus que jamais, le Québec et la société québécoise font face à de nombreux défis, qu’il s’agisse de la pénurie de main-d’œuvre, de changements climatiques, d’acquisitions de nouvelles compétences à l’ère du virage numérique, de la relève entrepreneuriale ou de la gestion de la diversité et du vivre-ensemble.

En génie comme en sciences de l’éducation, en sciences sociales ou en sciences de la vie, dans les arts comme dans les sciences numériques, ils sont un moteur pour la démocratie, l’économie, le développement durable, la culture et l’amélioration des conditions de vie et de travail. En réalisant des études universitaires, on se forme pour avoir accès à des emplois stimulants et variés, pour devenir des citoyennes et des citoyens responsables, pour mieux affronter les complexités de la vie contemporaine.

Au Québec, les établissements d’enseignement universitaire ouvrent grandes leurs portes au plus large public possible. Dynamiques, bien imbriqués dans leurs milieux respectifs et ouverts sur le monde, ils se développent pour et près des gens. Ils enrichissent les expériences de vie et donnent de la confiance aux personnes qui les fréquentent. Nous oserions dire qu’ils génèrent davantage d’espoir dans l’avenir de notre société. Et partout dans le monde, les établissements d’enseignement universitaire québécois contribuent fortement au rayonnement de notre société et à sa reconnaissance.

Saviez-vous :

- Qu’ils forment, en 2019, en formation initiale et continue, plus d’un demi-million de personnes dans tous les domaines;

- Que la créativité de nos étudiantes et étudiants fait vibrer la culture et les arts et transcende tous les secteurs d’activité;

- Que nos étudiantes et étudiants créent, chaque année, des dizaines d’entreprises grâce au soutien qui leur est offert en entrepreneuriat;

- Que nos diplômées et diplômés contribuent à l’accroissement de la richesse collective, développent des organisations innovantes, privées et publiques, à grande valeur ajoutée pour le Québec;

- Qu’ils attirent des talents internationaux, tant chez les professeures et professeurs que chez les étudiantes et étudiants, et que ces personnes contribuent à l’innovation et au développement scientifique, culturel, social et économique du Québec;

- Qu’ils développent des créneaux de recherche de classe mondiale, utiles et innovateurs, avec l’ambition de hisser le Québec parmi les meilleurs.

Très actifs dans leurs communautés, les établissements universitaires sont des partenaires de premier plan, en générant des savoirs utiles pour les individus, les entreprises, les organisations communautaires et les milieux institutionnels. Ils forment des leaders capables de proposer des solutions à des problèmes complexes. Fiers de remplir cette mission, ils souhaitent travailler de concert avec tous les acteurs sociaux dans cette recherche permanente du mieux-vivre et du mieux-être collectifs.

Partout sur la planète, on vante souvent la richesse humaine du Québec : nos établissements d’enseignement universitaire y contribuent activement. L’avenir du Québec se joue en partie sur nos campus. Fréquentons-les plus que jamais! Nos établissements d’enseignement universitaire ont besoin d’un financement adéquat pour jouer pleinement leur rôle. Appuyons-les et soyons-en fiers


Un collectif de cheffes et chefs d’établissement d’enseignement universitaire québécois

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Double hypocrisie

Le gouvernement de Justin Trudeau accepte de fricoter avec le régime totalitaire qu’est l’Arabie saoudite, mais refuse un visa à un politicien légitimement élu, Carles Puidgemont. 

Quelle totale hypocrisie! 

Même mauvaise foi face à l’hydro-électricité du Québec. Ils peuvent la vendre aux États-Unis mais le Canada n’en veut pas. Comme Ontarienne, je préférerais de loin cette électricité propre et peu coûteuse à celle bien plus onéreuse qu’on nous offre, au prix additionnel de déchets radioactifs. 

Annie Couture, Ottawa


Des radios anglophones ?

La saison de Noël est à nos portes. Toutefois, nos oreilles sont prises d’assaut par des harangues publicitaires en anglais. Parce qu’en guise d’ambiance, certains commerçants choisissent de syntoniser des stations anglophones, même si nos stations francophones offrent un bon mélange de musiques en français et en anglais. 

À Gatineau, on mesure mal la portée de cette pratique. Nos radios ont besoin d’un public et des revenus publicitaires. Or, en diffusant les publicités vantant les commerces d’Ottawa, non seulement le commerçant incite les Québécois à magasiner ailleurs qu’au Québec, mais il nuit aux artisans d’ici. 

Et les commerces qui diffusent des publicités sur nos stations gatinoises se voient privés d’une partie du public qu’ils essaient d’atteindre. J’encourage les gens de l’Outaouais à rappeler aux commerçants de diffuser la radio francophone.

David Ostrosser, Gatineau


Merci à mon médecin

Je voudrais remercier le personnel du bloc opératoire du Centre hospitalier de Gatineau pour leur esprit d’équipe lors de ma chirurgie des cataractes. 

Tout spécialement au Dre Marjolaine M. Gagnon pour son professionnalisme lors de cette opération. 

C’est dans une ambiance humaine et relaxante que s’est déroulée cette intervention délicate. Il est important de souligner leur bon travail.

Suzanne Parent, Gatineau

Votre opinion

Le besoin d’innovation dans le régime public des soins de santé

OPINION / Le 18 novembre dernier, la Cour suprême de la Colombie-Britannique ont commencé à entendre les ultimes plaidoiries dans une affaire qui promet d’être déterminante pour l’avenir du système de santé au Canada.

En 2016, l’entreprise privée Cambie Surgeries Corporation déposait une contestation constitutionnelle visant le régime public de soins de santé de la Colombie-Britannique. Les plaignants espèrent faire invalider certaines dispositions de la Medical Protection Act de cette province, notamment l’interdiction de surfacturer les patients au point de service et l’interdiction de recourir à une assurance privée pour un service déjà couvert par le régime provincial.

Si la loi britanno-colombienne était déclarée inconstitutionnelle, la Loi canadienne sur la santé deviendra inapplicable. Une telle décision aura pour effet d’éroder les régimes publics d’assurance-maladie d’un bout à l’autre du pays.

Loin d’améliorer notre système de santé et d’accroître les choix offerts aux patients, une victoire de Cambie Surgeries équivaudrait à une défaite pour les nombreux Canadiens et Canadiennes qui n’ont pas les moyens de payer des soins de leur poche ou de souscrire à une assurance privée. Ils se retrouveraient ainsi à attendre plus longtemps pour être soignés.

En tant que médecins en début de carrière, nous n’avons pas embrassé cette profession pour facturer des services à des patients à titre privé. Nous n’avons aucune envie de nous battre avec des compagnies d’assurance qui refuseront inévitablement de rembourser des soins pourtant nécessaires.

Nous ne voulons jamais être confrontés au dilemme éthique d’avoir à décider lequel de nos patients il faut traiter en premier : celui qui a les moyens de payer pour obtenir un accès rapide, ou celui qui ne les a pas, mais qui a le plus besoin de soins. Cela ne correspond pas tout simplement pas à qui nous sommes en tant que médecins.

Qu’on ne s’y méprenne pas : nous sommes bien conscients que le système public de santé actuel n’est pas parfait. Toutefois, ce n’est pas en multipliant les choix en matière de financement privé qu’on améliorera l’accès aux soins pour les patients incapables de payer; cela aura plutôt pour effet d’étirer les délais d’attente.

Il n’y a pas qu’au Canada que certains réclament qu’on étende la facturation privée. Nous avons vu ce qui se passe dans d’autres pays lorsque les propositions de ce genre se concrétisent; nous connaissons les torts qu’elles peuvent causer aux patients.

L’Australie, par exemple, a mis en place un régime d’assurance-maladie privé en arguant que ce serait un excellent moyen d’insuffler de l’argent dans le système sans avoir à augmenter les impôts, soi‑disant pour faire face à la problématique de l’augmentation des temps d’attente. Pourtant, les délais se sont accrus encore davantage pour les individus qui dépendent du système public. De plus, les primes d’assurance ne cessent d’augmenter et les consommateurs laissent tomber leur couverture, en dépit du fait que le gouvernement australien subventionne les assureurs privés à hauteur de neuf milliards de dollars par an.

La même chose s’est produite en Allemagne : les patients sans assurance privée attendent trois fois plus longtemps avant d’obtenir un rendez-vous médical. Il est donc faux de prétendre que l’instauration d’un système de financement privé parallèle améliorerait l’accès aux soins ou permettrait d’assurer l’avenir du régime public au Canada.

Ce qu’il nous faudrait plutôt, c’est un engagement de l’ensemble des acteurs du système de santé – prestataires de soins, patients et responsables de l’élaboration des politiques – à mettre en œuvre des solutions précises qui permettront d’investir nos ressources de façon à améliorer la santé de tous et de toutes, et non pas seulement celle des personnes bien nanties. Nous pouvons y parvenir en déployant à plus grande échelle des innovations qui ont déjà fait leurs preuves en prestation des soins et qui permettent d’économiser de l’argent en misant sur les nouvelles technologies et en faisant preuve de créativité.

Voici un exemple : en Ontario, une clinique multidisciplinaire d’évaluation rapide a réussi à améliorer les soins dispensés aux patients souffrant de maux de dos en coordonnant les consultations, réduisant les temps d’attente de 18 mois à 2 semaines. Et dans l’est de la province, la mise en place d’un service de consultation en ligne a permis de réduire les coûts et d’éviter de consulter inutilement un spécialiste.

Ailleurs, l’Alberta Hip and Knee Joint Replacement Project a modifié la trajectoire de soins en mettant sur pied une clinique dotée d’une équipe multidisciplinaire pour les patients en attente d’une chirurgie de remplacement de la hanche ou du genou; les temps d’attente sont passés de 14 mois et plus à moins de 2 mois. Le Collège des médecins de famille du Canada a répertorié des innovations du même genre dans le secteur des soins primaires partout au Canada.

Ce ne sont là que quelques exemples illustrant la myriade de changements qui s’opèrent dans notre réseau public, et qui continueront d’être adoptés dans l’intérêt de tous.

Réformer un système de façon à ce qu’il ne profite qu’aux mieux nantis aux dépens du reste de la population n’est en rien un progrès.

Les médecins récemment diplômés demandent que soient adoptés les mesures innovatrices et les changements dont le système de santé a réellement besoin. Les mesures que propose la partie plaignante dans le cadre du procès en cours ne profiteraient qu’à une poignée d’individus privilégiés au détriment du grand public; elles détournent l’attention des véritables enjeux et des solutions susceptibles d’améliorer véritablement les soins pour l’ensemble de la population.

Les auteurs du texte sont :

  • Dre Mélanie Béchard, stagiaire postdoctorale en médecine pédiatrique d’urgence à l'Université d’Ottawa.
  • Dr Ali Damji, médecin de famille et professeur dans le département de médecine familiale et communautaire à l'Université de Toronto.

Point de vue

Et si on parlait un peu de déficience intellectuelle?

POINT DE VUE / Trois autobus scolaires. Dans les médias récemment, Camil Bouchard rapportait que le nombre quotidien de signalements d’enfants à la DPJ équivalait à remplir trois autobus scolaires. L’image est à la fois saisissante et brutale. Comment le Québec a t-il pu se rendre là?

En 2018-2019 au Québec, 4091 personnes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme attendaient pour un premier service; l’équivalent de 88 autobus scolaires remplis d’enfants et d’adultes qui ne reçoivent pas de services et dont le développement du potentiel est mis en veilleuse pour plusieurs mois et parfois même des années. Dans ce cortège funèbre, 26 de ces autobus ne compteraient que des enfants de 0 à 4 ans. 

Ces adultes en devenir coûteront plus cher à terme, alors qu’avec des services précoces, il y a de bonnes chances qu’ils contribuent positivement à la société. Et c’est sans compter les familles à bout de souffle à force de se battre pour obtenir des services. Une autre catastrophe sociale dont on parle trop peu.

Les dernières années ont été cruelles pour les services sociaux au Québec, et particulièrement en déficience intellectuelle. Les familles crient à l’aide et souhaitent être adéquatement accompagnées dans leur parcours.

Depuis quelques années, afin de réduire les listes d’attente qui ne cessent d’augmenter et pour desservir le plus de personnes possible, les services par personne ont été comprimés de façon draconienne. Pour satisfaire aux indicateurs de performance imposés par le ministère de la Santé et des Services sociaux, le réseau de la santé et des services sociaux a mis en place un modèle d’épisodes de services, provenant directement du milieu médical, ne répondant absolument pas aux besoins psychosociaux en continu de ces personnes ayant une condition permanente qui ne disparaîtra jamais. Et c’est sans compter que ces aberrations administratives mettent à mal la situation des familles qui se sentent carrément laissées à elles-mêmes.

Le 16 novembre dernier, on apprenait que Québec allait récupérer 500 millions$ par année, à la suite d’une entente entre la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) et le Conseil du Trésor sur le remboursement d’une partie des importantes augmentations salariales qui lui avaient été consenties par le gouvernement Couillard.

Le bas de laine du Québec se porte plutôt bien. Ce demi-milliard se doit d’être distribué auprès des services qui ont été les plus pénalisés financièrement, la déficience intellectuelle en faisant partie. D’ailleurs, plus que simplement l’argent, les familles du Québec demandent au gouvernement Legault de faire un geste significatif en créant un forum sur la déficience intellectuelle comme on l’a fait en 2016 en autisme pour faire l’état de la situation et réfléchir au futur. Le gouvernement réaffirmera ainsi le droit de ces personnes à obtenir des services de qualité. C’est une question d’équité!

Delphine Ragon, du PARDI, Parents pour la déficience intellectuelle

Sylvie Tremblay, de l’AMDI, Association de Montréal pour la déficience intellectuelle

Carolyne Lavoie, de SPPH, Solidarité de parents de personnes handicapées

Mathieu Francoeur, du Mouvement PHAS, Personnes handicapées pour l’Accès aux services

Anick Larose, de la SQDI, Société québécoise de la déficience intellectuelle

Gislaine Goulet, du CRADI, Comité régional pour l’autisme et la déficience intellectuelle

Isabelle Perrin et Hélène Morin, parents