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Pour la fin des opioïdes après l’extraction des dents de sagesse

OPINION / Nous prenons la plume en tant que parent et en tant que dentiste pour transmettre un message aux parents et aux professionnels de la santé dentaire partout au Canada : il y a des solutions de rechange à la prescription d’opioïdes après l’extraction des dents de sagesse.

L’extraction des dents de sagesse est considérée par plusieurs comme un rite de passage à l’adolescence. C’est en effet l’une des interventions chirurgicales les plus fréquentes chez les jeunes de 16 à 24 ans.

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Salubrité alimentaire : au pied du «mur»

OPINION / La paralysie partielle de l’Administration américaine depuis le 22 décembre a forcé la United States Department of Agriculture (USDA) et la Food and Drug Administration (FDA) à limiter le nombre d’inspections alimentaires préventives pour se concentrer sur les cas plus urgents. Étant donné qu’au cours de l’hiver nous importons énormément de produits des États-Unis, il y a de quoi s’inquiéter, car l’impasse budgétaire américaine ne semble pas sur le point de prendre fin.

Puisque l’arrêt gouvernemental s’annonçait depuis fort longtemps, la majorité des inspections et vérifications a été effectuée à l’avance, en tenant pour acquis que le conflit durerait quelques semaines. Mais avec le délai qui s’étire, la situation risque de se compliquer.

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Le mal

Pourquoi cette propension vers le mal ? Qui conspire à faire croire que vouloir plaire vaut mieux que dire la vérité. Comme un mensonge qui relie une grande majorité vaut mieux qu’une vérité qui le divise.

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Encore des horreurs envers les aînés

Des cas de maltraitance envers les aînés ont encore été rapportés par les médias.

Encore des erreurs dans les heures de médication et de repas, encore des problèmes d’hygiène, encore des chutes à répétition. De la maltraitance, encore! Et ce, malgré les efforts d’un personnel à bout de souffle.

La ministre québécoise des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, veut plus d’inspections dans les CHSLD et les résidences privées pour aînés. Mme Blais s’est même montrée ouverte à revoir la loi et à appliquer des sanctions pénales pour éviter les cas de négligence.

Soit, mais il faut beaucoup plus que ça.

Le Réseau FADOQ invite le gouvernement à suivre ses recommandations, à commencer par celles demandant un rehaussement du financement alloué dans les CHSLD, un investissement dans la rénovation et la mise à niveau de ces établissements et une refonte des ratios soignant/patients.

Le gouvernement doit aussi revoir à la hausse le financement du soutien à domicile, en plus de reconnaître l’apport des proches aidants et de les soutenir davantage.

Le dernier rapport de la protectrice du citoyen sur la situation dans les CHSLD donne froid dans le dos. On y parle même de maltraitance institutionnelle. Il est inacceptable que nos aînés vivent dans un tel contexte.

Le Réseau a d’ailleurs appuyé la demande de recours collectif contre les CHSLD en juillet 2018, afin que les résidents de ces établissements puissent avoir le minimum décent.

Le Réseau FADOQ fait également partie du Groupe de travail de l’ONU sur le vieillissement qui œuvre à une éventuelle Convention internationale relative aux droits des personnes âgées, les mécanismes et les outils actuels étant insuffisants et inappropriés pour défendre adéquatement les droits des aînés.

Il est donc inconcevable que rien ne change. Le gouvernement doit dès maintenant prendre des actions concrètes pour enrayer le fléau de la maltraitance envers les aînés.

L'auteur du texte est Maurice Dupont, président du Réseau Fédération de l’âge d’or du Québec.

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Le manque de financement chronique

En lisant les articles de Justine Mercier et de Patrick Duquette dans l’édition du Droit du 16 janvier à propos du désespoir de Michel Bourque, ce père d’un jeune garçon atteint de schizophrénie, nous ne pouvons qu’être scandalisés qu’une telle situation se présente dans une société aussi riche que la nôtre.

 Malheureusement, elle est loin d’être unique puisque de plus en plus d’OSBL d’habitation comme Mon Chez Nous sont régulièrement sollicités par le réseau de la santé afin d’accueillir des personnes comme ce jeune garçon alors que cet organisme n’a pas pour mission de répondre aux besoins cliniques de cette population vulnérable et qu’il n’a pas les ressources financières pour y faire face.

En fait, le véritable problème auquel sont confrontés ce jeune schizophrène et son père de famille n’est pas lié à une réorganisation de services, comme le soulève le directeur des programmes en santé mentale et dépendance du CISSSO, Alain Godmaire, mais par le sous-financement chronique des ressources alternatives en santé mentale. 

Comme l’a démontré une étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques, commandée par la coalition Équité Outaouais, les dépenses en services généraux, en santé physique, en santé mentale et en santé publique étaient plus faibles en Outaouais que dans les autres régions comparables du Québec. On peut estimer que, si les dépenses du ministère de la Santé et des Services sociaux étaient proportionnelles à la population, l’Outaouais recevrait plus de 250 millions $ supplémentaires annuellement pour répondre aux besoins de santé et services sociaux de sa population, conclut cette étude, signée par le chercheur Bertrand Schepper. 

Très loin de s’améliorer, cette situation s’est grandement aggravée au cours des dernières années, avec la mise en place des mesures d’austérité de l’ex gouvernement Couillard. 

Ainsi, contrairement aux propos fallacieux de tous les chantres des mesures d’austérité, la réalité nous démontre jour après jour que ces mesures ont affaibli de façon significative le réseau public et communautaire, sans nous donner de moyens de lutter contre la hausse des inégalités sociales et de répondre adéquatement aux problèmes sociaux.

Au lieu de faire de l’aveuglement volontaire et de dire des âneries comme celle axée sur la réorganisation des services (des services qui n’existent pas), M. Godmaire, comme l’ensemble des autres gestionnaires du CISSSO, devraient minimalement revendiquer l’augmentation des budgets au lieu d’être complices de cette mascarade.

L'auteur du texte est François Roy, coordonnateur chez Logemen’occupe.

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Qui est responsable ?

Je suis sidéré de voir que des pages de textes de journalistes ne portent que sur les normes de sécurité de la construction des autobus. 

Il n’y a qu’une seule cause de la catastrophe d’Ottawa, et c’est la conductrice. On devrait donc la traiter comme on l’a fait avec le conducteur du camion qui a causé la mort des joueurs de hockey à Humboldt !

Claude Bastien, Gatineau


La reconnaissance

Nous remercions chaleureusement tous les intervenants des Services de soutien à domicile du CLSC de Hull pour la qualité des soins offerts à nos chers parents Géraldine et Lucien Courchaine malheureusement décédés en 2018. Nous tenons à souligner leur professionnalisme, leur disponibilité, leur écoute, et ce, toujours avec le sourire.

Ginette et Chantal Courchaine, Gatineau


Et le monorail, lui ?

La chronique de Patrick Duquette sur le train léger (« Dans la vie comme au poker », Le Droit, 17 janvier) devrait susciter de l’intérêt pour une alternative. Avec 2,1 milliards $ pour 12,5 kms de train léger Aylmer-Gatineau-Ottawa, ça fait 168 millions $ du km. Maxime Pedneaud-Jobin affirme qu’il n’arrive pas à convaincre Ottawa et Québec pour le financement, ne pourra pas payer les frais d’exploitation une fois mis en place et affirme ne pas avoir de plan B.  

Vous n’avez jamais entendu parler du monorail Transquébec ? Un monorail qui coûterait 12 millions $ du km, roule à 250 kmh, et prendrait 40 $ d’électricité pour un trajet Montréal-Québec avec un wagon de 75 passagers ! Pas de passages à niveau, barrières, lumières, ponts, expropriations, déneigement, retards, etc. Est-ce trop simple ou pas assez coûteux ? 

Avec 2 milliards $, on pourrait construire 175 km de monorail soit Aylmer-Montréal. Quand sortirons-nous des sentiers battus ? 

Claude Péloquin, Lochaber

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Du bon ou du mauvais français?

OPINION / Saviez-vous que vous faites une faute de français quand vous dites que vous êtes confortable dans un fauteuil (le mot «confortable» ne peut s’employer qu’avec un objet, comme dans l’expression «ce fauteuil est confortable»)? De façon similaire, saviez-vous que le mot «job» ne peut être que masculin et qu’il ne peut désigner qu’un métier (comme dans «il a un bon job») mais non un produit (comme dans «il a fait une belle job») ?

De façon similaire, saviez-vous que le mot «gang» aussi est masculin — tout comme sandwiche — et qu’il désigne un groupe de malfaiteurs (comme dans «un gang de rue»)? Ainsi, l’expression «ma gang de chums» est erronée.

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L’affaire al-Qunun

OPINION / Juste au moment où on aurait pu penser que les autorités canadiennes avaient épuisé la boîte à surprises de la politique étrangère, le weekend dernier, une réfugiée saoudienne est arrivée en grande pompe chez nous. S’agit-il d’une autre gaffe dans l’histoire triste de nos relations bilatérales avec l’Arabie saoudite ou le reflet d’un coup de force politique du gouvernement du jour?

Bien entendu, nous sommes heureux pour Rahaf al-Qunun, qui a réussi à fuir une situation de mauvais traitement où ses libertés essentielles étaient brimées par le royaume saoudien. En dépit de quelques efforts de réforme visant à améliorer la vie quotidienne des femmes, il n’en reste pas moins que la situation de celles-ci en Arabie saoudite laisse beaucoup à désirer.

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Le temps de réinvestir

Dans les années 1950, à Timmins, plusieurs étudiants francophones dont moi avons dû payer pour terminer notre 11e et 12e année. Nous avons à ce moment fait épargner beaucoup d’argent au ministère de l’Éducation de l’Ontario.

Cet argent épargné, plus les intérêts, devrait être consacré, subito presto, à l’Université de l’Ontario français. Il est temps que le gouvernement cesse de faire des réductions au détriment des francophones.

Claudette Lafleur, Embrun

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Une Terre plus verte en 2019

OPINION / Pour ceux et celles qui sont témoins de l’actualité, on peut dire qu’en cette nouvelle année, le message sur la nécessité d’agir envers l’environnement est maintenant un incontournable au Québec. On le voit, à partir du moment où les citoyens prennent conscience de l’ampleur de l’enjeu des changements climatiques, de nombreuses questions surviennent et un désir de passer à l’action portent les gens. Le pacte, le mouvement zéro déchet et la décroissance économique sont des symptômes de ce changement profonds de mentalités. Poussés par un « positivisme éclairé », nous n’avons pas d’autres choix que d’agir maintenant.

Au-delà des quelques malheureux qui doutent de la véracité de la cause des changements climatiques, la plus grande difficulté vient de cette vague de conservatisme qui veut nous faire croire que le passé est toujours plus rassurant que le futur. Certains politiciens et chroniqueurs nous laissent croire que la protection de l’environnement va obligatoirement à l’encontre du développement de l’économie. Plus concrètement, ils vont nous faire croire que le droit de conduire un V8 est un droit divin et que la construction de nouveaux ponts réglera tous les problèmes de circulation.