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Enneigement artificiel: composer avec les changements climatiques

Difficile de croire au réchauffement climatique cette année, alors que plusieurs stations de ski ont ouvert leur porte vers la mi-novembre, du jamais vu. Toutefois, lorsqu’on fait la moyenne des dernières années, on se rend bien compte que nos hivers sont beaucoup plus doux qu’ils ne l’étaient.

«Aujourd’hui, à l’exception de Valinouët au Saguenay et du Massif du Sud dans la Chaudière-Appalaches, les stations de ski du Québec ont toutes recours à l’enneigement artificiel dans l’ensemble de leurs pistes pour pouvoir opérer pendant toute la saison», explique le nivologue Pierre Langevin de SkiCast. «Certaines régions comme la Montérégie et les Cantons-de-l’Est vivent des périodes de redoux accompagnées de pluie en janvier et en février au lieu de froid soutenu.»

Cette situation n’est pas unique au Québec. Dans un récent article publié dans La Presse, les athlètes Érik Guay, Marie-Michèle Gagnon et Alex Harvey ont tous remarqué que la neige est moins abondante un peu partout sur la planète.

Selon Pierre Langevin, la technologie a beaucoup évolué en matière d’enneigement artificiel, mais cela reste des granules de glace. «La neige naturelle est plus douce, elle ne fait pas le même son quand on glisse dessus. La neige poudreuse a une densité d’environ 100 à 125 kg/m3, alors que la densité de neige artificielle est autour de 400 à 450 kg/m3. »

À l’aide d’un camion réfrigérant, on peut produire de la neige artificielle en plein été. Les Industries Samson, une entreprise de Lévis, a en effet mis au point le Snöflake, une machine utilisant un système de réfrigération afin de fabriquer de la neige à des températures bien au-dessus du point de congélation. Dame Nature a parfois besoin d’un coup de main!