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La relève entrepreneuriale a un nouvel allié

Ils veulent encourager le développement d’entreprises et l’accès aux ressources pertinentes. Ils veulent qu’une bonne idée puisse se concrétiser. Ils sont passés à l’action avec la création de Startup Café, un organisme à but non lucratif (OBNL) qui épaule les jeunes entrepreneurs au sein d’un monde des affaires qui s’avère parfois intimidant. Les instigateurs de cette communauté inclusive qui compte 1700 membres entendent briser l’éternel idéal associé à l’entrepreneuriat et parler «des vraies affaires».

Le Startup Café a pour mission de rassembler, d’informer et d’aider ceux et celles qui en sont à leur première expérience en démarrage d’entreprise. Soulignons d’emblée que l’âge n’est pas un facteur de désignation d’un jeune entrepreneur dans ce réseau. S’y initier peut se faire à 18 ou 108 ans, l’important est de guider cet individu vers des ressources pour ériger son projet.

Les racines de l’initiative ont germé dans l’esprit d’Olivier Roy, il y a environ deux ans, et l’idée ne cesse de croître depuis. Ce qui était exclusivement virtuel adopte désormais un modèle hybride. À la populaire page Facebook s’ajoute la tenue d’événements spéciaux, d’activités éducatives et de création de contenus médiatiques.

Un café qui doit se démarquer

Qu’ont prévu les quatre bénévoles du conseil administratif afin de tirer leur épingle du jeu ? 

«L’objectif est de remplir les trous laissés par l’offre actuelle dans la région. Il est important pour nous d’être complémentaires aux autres bien en place», assure Patrick Voyer, chargé des communications au Startup Café. 

Il s’agit pour cela de regrouper l’information essentielle, d’encourager les interactions au sein des plateformes et de cimenter des partenariats pertinents. Plusieurs liens ont déjà été tissés avec des acteurs du développement local, ce qui confère à l’organisation un certain rôle d’agent de référencement vers l’aide spécifique recherchée.

La communauté a prévu la diffusion de contenu adapté aux jeunes entrepreneurs via diverses plateformes. Les experts-collaborateurs et les membres sont invités à utiliser le blogue afin de partager leurs astuces. En parallèle, le balado (podcast), qui a eu pour premier invité l’ex-dragon et investisseur Serge Beauchemin, cherchera au gré du temps à s’établir comme un outil phare du contenu d’affaires local.

Réseauter dans le plaisir

Sur une autre note, les responsables du Startup Café veulent briser l’isolement que vivent certains entrepreneurs qui ont de la difficulté à créer des liens avec d’autres gens d’affaires . Comme les événements typiques de réseautage intimident parfois les nouveaux venus, ils comptent recourir au sport et aux innovations événementielles pour parvenir à les intégrer. Une ligue de soccer entrepreneuriale est d'ailleurs née ce mois-ci. « C’est une initiative intéressante qui croisera deux passions pour plusieurs et qui permet de se maintenir en santé », fait valoir Olivier Roy.

Le second stratagème pour encourager la mixité entre jeunes entrepreneurs est la création d’événements alliant le réseautage, le plaisir et l’inspiration. La première soirée de ce genre du Startup Café se déroulera en novembre prochain. Elle prévoit des stations interactives, des jeux et des kiosques où l’on fait des rencontres.

Les conférenciers ainsi que les membres seront incités à être accompagnés de leurs familles. Le but est de partager des témoignages évoquant des situations vécues et difficiles, afin de sensibiliser tout l’auditoire aux réalités potentielles lorsqu’on fait le choix de l’entrepreneuriat. 

L’accès au financement demeure un enjeu de taille pour les jeunes entrepreneurs. Le Startup Café projette de mettre en place  un «FRIC Outaouais», acronyme pour Fonds Régional d’Investissement de Croissance. Mais l’équipe songe à remplacer le terme Croissance pour Collectif. L’idée est d’amener de potentiels investisseurs à placer des fonds collectifs qui serviront au décollage d’entreprises.

Les débuts de l’OBNL sont visiblement diversifiés et prometteurs. Notez qu’un abonnement comme membre au sein de cette communauté est gratuit. Pour de l'information supplémentaire, rendez-vous sur leur page Facebook ou au startupcafe.ca

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La chaîne de blocs expliquée

Grandement associée à l’émergence du bitcoin, cette monnaie virtuelle créée en 2009, la chaîne de blocs ou blockchain suscite de plus en plus d’engouement dans des secteurs comme les finances, l’assurance, l’immobilier ou l’import-export. Mais au fait, c’est quoi une chaîne de blocs?

Le Droit AFFAIRES propose un petit exercice d’éclaircissement avec le professeur en droit et technologie et responsable du lab juridique sur la chaîne de blocs de l’Université d’Ottawa, Florian Martin-Bariteau, qui pilote depuis quelques mois un projet de recherche sur cette technologie de stockage et de transmission de données en pleine effervescence.

La chaîne de blocs, c’est un registre de transactions décentralisé dont la falsification est impossible en raison de son fonctionnement. C’est essentiellement ce gage de sécurité transactionnelle qui en fait un outil attrayant pour toute organisation qui veut prévenir d’éventuels problèmes de sécurité, de transparence et d’authentification, note M. Martin-Bariteau.

«C’est une base de données non modifiable, sécurisée et distribuée au sein d’un réseau d’ordinateurs. C’est comme un fichier Excel où vous avez toutes les transactions qui sont ajoutées les unes après les autres. C’est littéralement une chaîne de blocs puisque chaque ligne est un bloc d’information. Et ces blocs d’information sont interreliés par une série d’enjeux cryptographiques. La manière dont c’est relié, et c’est la principale innovation de cette technologie, c’est que chaque entrée contient un identifiant cryptographique du précédent bloc. Tout a été mis en place pour éviter que quelqu’un puisse un jour venir modifier cette base de données», explique-t-il.

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Place à l’Acérum!

CHRONIQUE / Les producteurs canadiens sortent de plus en plus des sentiers battus dans le domaine des alcools. On délaisse, tranquillement, mais sûrement, la production de vodka et de gin pour se lancer vers des produits différents, mais excellents!

L’Acérum, vous connaissez? Acérum, mot latin qui signifie érable, est une toute nouvelle catégorie de spiritueux que nous trouverons de plus en plus sur les tablettes. Comme son nom le laisse entendre, ce spiritueux est conçu à l’aide d’un sous-produit de l’érable. L’appellation Acérum est d’ailleurs réservée aux spiritueux qui respectent le cahier des charges établi par l’Union des distillateurs de spiritueux d’érable.

Avant de déboucher une bouteille d’Acérum, il est important que vous sachiez à quoi vous attendre. Bien que le produit soit à base d’érable, cela ne veut pas dire que vous allez avoir un spiritueux dans lequel l’arôme ou le goût du sirop d’érable sera explosif. Au contraire. 

Prenons par exemple les deux variétés d'Acérum produites par la Distillerie Shefford, en Montérégie. Dans les deux cas, nous avons plutôt droit à un liquide qui nous rappelle une eau-de-vie ou même un rhum.

Pour cette distillerie québécoise, l’idée était de produire un spiritueux original et dont la mise en marché serait rapide, contrairement au whisky que l’on doit absolument faire vieillir plus de trois ans. L’équipe de la Distillerie Shefford avait entendu parler d’excellents vins d’érable et dans le domaine de la distillation, nous savons tous que le vin est une belle matière à distiller (le cognac en est un bel exemple). 

C’est en s’inspirant de certains rhums que la distillerie a finalisé sa recette pour ainsi concevoir ce superbe liquide.

C’est avec de l’eau d’érable réduite ainsi qu’avec une levure spécialement sélectionnée que l’équipe de la Distillerie de Shefford réussit à faire fermenter le tout. Alors qu’un whisky peut prendre deux à quatre jours à fermenter, l’Acérum demande plutôt 15 à 20 jours de fermentation. C’est un contrôle minutieux, me disait Gérald Lacroix, l’homme derrière la Distillerie Shefford. Une fois que ce vin a atteint un taux de plus ou moins 10 % d’alcool, l’équipe distille le tout à travers un petit alambic (100 litres). À l’intérieur, le vin d’érable est distillé/condensé à travers une colonne pour en ressortir à plus de 65 % d’alcool.

Alors qu’une portion est diluée avec une eau purifiée, l’autre est envoyée dans différentes barriques ayant préalablement contenu du whisky américain.

L’Acérum Blanc est vif et intense, relativement floral avec une certaine touche sucrée intéressante vers la fin. Il rappelle de beaux rhums blancs. L’Acérum Brun est plutôt épicé avec des notes d’agrumes et des notes boisées.

Et gardez en tête que dans chaque bouteille de 500 ml, vous avez l’équivalent de deux cannes de sirop d’érable!

Pour plus d’information sur l’univers des spiritueux, rendez-vous au www.yanaube.ca

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Démystifier le métier de styliste

CHRONIQUE / Fini l’époque où les services d’un styliste de mode étaient réservés aux vedettes qui foulent les tapis rouges. Faire appel à un spécialiste de la garde-robe, ce n’est pas seulement une question de mode, c’est un investissement.

L’une des raisons principales pour lesquelles les gens consultent une styliste est l’économie de temps. Nombreux sont ceux et celles qui désirent projeter une image digne de leur carrière, mais qui n’ont pas le temps d’aller passer des heures dans les boutiques.

Les retours au travail après un congé de maternité, franchir le cap de la quarantaine ou prendre sa retraite sont aussi des étapes clés de la vie où les gens décident de faire appel à une styliste. Souvent parce que leur silhouette et leur style se sont transformés, mais surtout parce qu’ils ont besoin de se sentir bien après ces bouleversements.

Chefs d’entreprise, femmes de carrière en pleine ascension, médecins, psychologues, et gens de métier, la clientèle est fort variée !

Services personnalisés

La styliste Marie-Claude Pichette est reconnue pour ses services comme la Thérapie de la penderie et son service de magasinage de Style tout inclus. Dans ce cas, elle fait les boutiques pour vous et il ne vous reste qu’à profiter de l’essayage en studio.

Elle travaille régulièrement avec des gens d’affaires déjà établis et d’autres qui désirent obtenir une promotion. «Faire une différence dans la vie des gens, quand ils se regardent dans le miroir et que la magie opère, c’est ça ma paie!» lance celle qui a remporté le prix Micro-entrepreneur de l’année au dernier gala Excelor de la Chambre de commerce de Gatineau.

Lucia Arruda travaille aussi avec plusieurs chefs d’entreprise dont certains voyagent beaucoup. Elle va donc régulièrement faire leurs valises en prévision de leurs nombreux voyages d’affaires puisqu’ils n’ont pas le temps de s’en occuper.

Avec son service Dépistage en magasin, elle accompagne des hommes et des femmes pour une séance de magasinage. Une bonne partie de sa clientèle désire gravir les échelons, mais il y a aussi ceux qui travaillent en uniforme. «Ces gens, lorsqu’arrive le week-end, n’ont aucune idée de ce qu’ils peuvent porter. Je peux donc les aider à l’extérieur de leur travail.»

Selon le service choisi, les prix varient entre 200 $ et 425 $, plus le budget alloué aux vêtements. Si ce montant peut paraître onéreux à première vue, il sera vite rentabilisé puisque vous porterez et aimerez tous vos vêtements judicieusement choisis par votre styliste. Ça évite les mauvais choix qui, eux, coûtent cher!

En travaillant avec une styliste de façon régulière, elle apprend à vous connaître et vous aide à bâtir votre garde-robe saison après saison.

Et comme j’aime le répéter, choisir une styliste c’est comme choisir un coiffeur, il faut que ça clique côté personnalité!