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Néo Yoga ou l’éveil des sens

Yoga chaud, yoga techno, acrobatique ou gastronomique… La discipline se prête à toutes les postures en vogue. Lancée il y a un an exactement, l’entreprise de Marie-Pier Cloutier propose plutôt de reconnecter la pratique aux sens en créant des événements in-situ en Outaouais. Pourquoi ne pas quitter le traditionnel studio, le temps d’un cours guidé dans un lieu inusité?

Un an après sa création, Néo Yoga a déjà organisé sept événements dans la région : des dizaines de yogis se sont rassemblés à la ferme Moore et à la terrasse du bar Aux 4 Jeudis de Gatineau, sur le pont couvert de Wakefield, ou encore à Camp Fortune. On y déguste des produits du terroir, on se laisse bercer au son d’une harpe ou de l’eau qui coule.

« Je cherchais à me différencier de l’offre existante des salles fermées avec miroirs en offrant une expérience plus chaleureuse et orientée sur la stimulation sensorielle, nous explique passionnément la fondatrice gatinoise de Néo Yoga, Marie-Pier Cloutier. En ayant conscience de nos sens, nous sommes plus facilement ancrés dans le moment présent. »

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Nadia Effendi, femme d’affaires et de droit

Son parcours est celui d’un météorite. Ses états de service sont exemplaires. Nadia Effendi est une des avocates les plus en vue au pays. Portrait d’une passionnée du droit.

Dès son plus jeune âge, Nadia Effendi savait qu’elle voulait être avocate. Elle y était peut-être prédestinée ? Son patronyme, Effendi, signifie «maître» en turc. Née à Edmundston, au Nouveau-Brunswick, d’une famille d’origine syrienne, elle y passe les 20 premières années de sa vie. Puis elle s’expatrie à Ottawa pour réaliser son rêve. Elle s’inscrit au Programme de common law en français de l’Université d’Ottawa et obtient sa licence en 2003 avec très grande distinction. On lui attribue également la médaille d’or pour avoir obtenu la plus haute moyenne cumulative de l’ensemble du programme de droit. S’ensuit une multitude de marques de reconnaissances.

Elle figure depuis deux ans dans le « Benchmark 40 and under hot list » et elle est reconnue en 2016 comme l’une des 25 avocats les plus influents au pays par le magazine Lawyer. La revue LEXPERT lui avait déjà attribué le titre d’étoile montante en 2013 !

Pour gagner tous ces galons, Me Effendi a plaidé devant tous les tribunaux canadiens, en cour provinciale et fédérale, en cour d’appel, y compris à la Cour suprême. Elle a produit un nombre impressionnant d’articles, participé à de multiples conférences, sur de sujets aussi divers que le droit civil, le droit administratif et le droit constitutionnel, et ce, dans les deux langues officielles. « Beaucoup de mes causes sont liées aux disputes entre citoyens et gouvernements. La relation entre les deux est devenue très lourde et compliquée ».

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Un campus 100% entrepreneurial s’installe à Gatineau

Un ajout notable à l’écosystème économique régional surviendra en novembre prochain avec l'implantation à Gatineau de l'École des entrepreneurs du Québec ( EEQ ), un organisme qui servira à mieux outiller les gestionnaires d’entreprises.

C’est dans des locaux du centre Innovation Gatineau que vont bouillonner les activités de l’EEQ. Cette dernière gravitera dans le réseau du centre de services principal établi à Montréal, qui offre une gamme complète de services-conseils. « Ce sont 25 000 entrepreneurs qui ont été formés depuis 2000. Toutes les 12 heures, une nouvelle entreprise est démarrée grâce à l’appui de l’École », indique Michel Fortin, le
président-directeur général de cette organisation sans but lucratif.

Formule bien rodée

L’appel de proposition lancé en mars 2018 afin d’établir des campus régionaux a immédiatement interpellé les acteurs majeurs du développement économique en Outaouais. Composé notamment de la Chambre de commerce de Gatineau, de la Table d’action en entrepreneuriat de l’Outaouais et d’ID Gatineau, un comité de travail a fignolé et déposé un dossier à l’ÉEQ.

La tâche n’était pas mince, car sept régions et une soixantaine de partenaires avaient également déposé leur requête. Le comité de travail gatinois a reçu une réponse favorable. Les campus régionaux formés de Gatineau, Rimouski et Trois-Rivières ont l’objectif d’appuyer le centre montréalais vers la formation de 14 000 autres entrepreneurs d’ici 2022.

« Il nous manquait un volet lié aux formations », explique Jean Lepage, le directeur général d’ID Gatineau, qui a participé au dépôt de la candidature de Gatineau. Octroyer à la clientèle d’affaires des programmes provenant de l’ÉEQ venait combler une demande pour ce type de formation.

Jean Lepage évoque du même coup que de partir à zéro aurait été une tâche titanesque. « On a envoyé une mission visiter leur installation au préalable. Avant d’aller de l’avant avec un partenaire, on veut s’assurer qu’on soit tous gagnants. Dans ce cas-ci, on avait sous la main quelque chose de vraiment bien rodé », estime-t-il.

Formations variées et accessibles

Quelque 2 000 individus profiteront annuellement des formations offertes au  nouveau campus gatinois ( ou grâce aux vidéoconférences ) et attestées par le système scolaire. 

 Acquisition et gestion d’entreprise, vente-conseil et lancement d’une entreprise seront les programmes offerts. La grande majorité des ateliers et du contenu utilisés à Montréal seront offerts au campus. La réalité de la région est prise en compte avec l’incorporation d’éléments éducatifs personnalisés. On compte parmi ces spécificités le secteur manufacturier, la cybersécurité et les technologies de l’information.

« Pour le secteur manufacturier, nous numérisons actuellement des informations et mettons en relation près de 200 entreprises en Outaouais. ID Gatineau travaille ainsi à comprendre leurs besoins et à encourager la collaboration régionale », avance Jean Lepage, qui perçoit l’arrivée de l’ÉEQ dans la région comme un moteur concret qui stimulera la croissance, notamment par des formations pratiques de développement de marché et d’exportation.

La clientèle cible pour ce nouveau campus comprend les entreprises de service, avec l’objectif d’attirer principalement celles ayant moins de dix employés. Grâce à la programmation, les participants pourront s’enrichir de connaissances liées aux aspects juridiques en affaires, à la communication et au marketing, au financement, aux ventes, ainsi qu’aux meilleures pratiques d’affaires. Le coût des ateliers variera de 50 $ à 200 $ et un parcours au sein de l’ÉEQ peut aller de quelques heures à quelques mois pour un étudiant ou une étudiante.

Un écosystème gatinois

Une enveloppe annuelle oscillant entre 400 000 et 500 000 $, dont les trois quarts proviennent du gouvernement provincial, servira à financer les opérations. D’après M. Lepage, le réseau de développement est maintenant assez complet en Outaouais. « Le Pôle d’innovation, MonGPS.ca, le Programme G7 et le campus de l’École des entrepreneurs du Québec vont permettre à Gatineau et aux MRC en périphérie d’avoir les ressources adéquates », soutient-il. Avec ce pan entrepreneurial complété, son équipe et lui se dévoueront désormais à l’édification de cellules d’investisseurs pour stimuler les entreprises plus spécialisées.

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Pommes, cidres et alcools

CHRONIQUE SPIRITUEUX / Septembre et octobre sont deux mois qui riment avec pomme! Les vergers nous ouvrent leurs portes et les recettes à base de pommes prennent d’assaut les médias et les réseaux sociaux. Mais qu’en est-il des pommes dans l’univers des alcools?

Le Domaine Lafrance

Pour l’apéro, on a envie d’avoir un produit léger, légèrement sucré et amer. Il est donc normal d’y aller avec le vermouth Rouge Gorge ( Rouge ) du Domaine Lafrance de Saint-Joseph-du-Lac. Pour l’élaboration de ce produit, l’équipe du domaine utilise l’un de leurs cidres de pomme dans lequel elle macère plus d’une centaine de botaniques dont de l’absinthe, du thé du Labrador, de la baie de genièvre, de la sauge, de la graine de coriandre et bien plus. Offert à 18% d’alcool, il est parfait lors des soirées fraîches. L’absinthe amène un côté anisé, mais une certaine cannelle se distingue à travers une amertume qui nous rappelle l’écorce d’orange. La pomme est tout de même bien présente. Très agréable sur glace, mais succulent dans un cocktail comme le Boulevardier ( bourbon, campari et vermouth rouge ).

La Cidrerie Michel Jodoin

Celui que l’on surnomme le père de la distillation au Québec, Michel Jodoin, nous offre L’heure de mettre la pomme à off, un brandy de pomme 3 ans. Pour l’élaborer, l’équipe de la Cidrerie Michel Jodoin, sise à Rougemont, verse du cidre de pomme dans un petit alambic de trois cent litres. La distillation de ce brandy dure environ deux ou trois heures et contient plus de 72% d’alcool. À la suite de la distillation, l’équipe met le tout à l’intérieur de différents fûts pour une période de trois ans. Avec des arômes de rhums bruns, de mélasse, un peu gingembre, mais surtout avec la pomme, il est tout simplement succulent! 

Le Verger Lacroix

Bien que ce soit un cidre apéritif, le Feu Sacré du Verger Lacroix, aussi situé à Saint-Joseph-du-Lac, se prend très bien à la fin d’un repas. Pour fabriquer cet excellent produit, l’équipe du Verger Lacroix assemble un cidre avec une eau-de-vie à la pomme. À la suite de l’assemblage, le tout repose de six à 18 mois dans un fût de chêne. Sa torréfaction, avec des notes de caramel brûlé et de pommes, accompagne parfaitement plusieurs desserts. 

Pour plus d’information sur l’univers des spiritueux, rendez-vous au www.yanaube.ca