Le Droit Affaires

Voir grand avec de 
mini-maisons

Vivre dans plus petit pour profiter davantage de la vie. C’est ce que propose l’entrepreneure Geneviève Girard, présidente et fondatrice du concepteur et promoteur immobilier Nordikasa. Cette jeune entreprise vient de faire son entrée dans le marché des petites habitations au Québec en dévoilant une première mini-maison construite en Outaouais, à Saint-André-Avellin, sur le site du Domaine Valdie 321N.

Native de Rouyn-Noranda, Geneviève Girard habite l’Outaouais depuis 1990. En fait, le verbe «habiter» est probablement un brin exagéré dans son cas. C’est que la femme d’affaires de 39 ans a passé une grande partie de sa vie adulte à voguer au-delà des frontières. Elle compte plus de 30 pays différents dans son carnet de voyage. « Je suis une voyageuse née. Ça a commencé avec un échange culturel en Nouvelle-Zélande quand j’avais 16 ans », précise-t-elle d’emblée lorsqu’on lui demande de relater son parcours.

Ce désir de ne pas rester cloîtrée dans le même environnement, Mme Girard a pu le nourrir avec le travail. Déjà dans la vingtaine, cette autodidacte qui n’a jamais pu terminer ses études universitaires en administration et comptabilité en raison de son côté nomade, a occupé un poste d’auditrice senior pour la compagnie maritime de navires de croisière Nowegian Cruise Line. « J’ai vécu dans une toute petite cabine au fond d’une cale de bateau pendant deux ans. Je sais très bien ce que c’est que de vivre dans moins de 200 pieds carrés », dit-elle pour faire un lien avec Nordikasa, le projet qui occupe aujourd’hui toutes ses pensées et presque tout son temps. 

De fonctionnaire à entrepreneure

Après quelques années à vivre en mer, Geneviève Girard a opté pour un peu de stabilité. À l’âge de 25 ans, elle a décroché un emploi à la fonction publique fédérale.

Pendant plusieurs années, elle a occupé les postes de coordonnatrice nationale des évaluations environnementales pour le compte de Pêches et Océans. Ce « travail de rêve », insiste-t-elle, lui a permis de sillonner le pays au complet.

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Ottawa-Gatineau: une prospérité retrouvée

La région d’Ottawa-Gatineau a retrouvé des conditions de marché aussi favorables qu’en 2007-2008, avant la crise financière américaine. Le taux de chômage a atteint chez nous le plancher inespéré de 4,8% en mars dernier, une performance inégalée en près de dix ans. Bref survol d’une réalité où les étoiles n’avaient rien d’autre à faire que d’être alignées.

Il s’est créé 12 100 nouveaux emplois dans la région d’Ottawa-Gatineau au cours du premier trimestre de 2018, pour établir un nouveau record alors qu’environ 737 000 citoyens de la région étaient actifs sur le marché du travail durant cette période.

La région vit aujourd’hui exactement le contraire de ce qui se passait dans les années 1960, 1970 et début 1980 lorsque des hordes de baby-boomers prenaient d’assaut le marché du travail et la fonction publique.

Aujourd’hui, cette même génération prend massivement le chemin de la retraite, libérant ainsi des milliers d’emplois.

« C’était le contraire dans les années 1970-1980, où on avait beaucoup de gens qui terminaient leurs études, entraient massivement sur le marché du travail et se battaient pour avoir un job. Beaucoup se retrouvaient sur le chômage. Maintenant, c’est le contraire, les employeurs se battent un peu pour avoir des candidats qualifiés pour prendre la place des boomers », explique le professeur émérite en sciences économiques à l’Université d’Ottawa, Serge Coulombe

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Aller à contre-courant

L’édification de clôtures sert habituellement à isoler des territoires. Pour Gabriel Caron, ce fut plutôt une véritable porte d’entrée en affaires. En érigeant des enceintes et en travaillant d’arrache-pied pendant des années, le fondateur de Clôture Régionale peut désormais se féliciter de voir son entreprise être une référence en la matière en Outaouais, en plus de la voir figurer au sein du classement PROFIT 500 du Canadian Business.

Comment parvenir à s’installer dans ce club sélect à peine dix ans après sa fondation ? En passant par un processus rigoureux qui filtre et sélectionne une multitude de requêtes, notamment par l’analyse des états financiers démontrant l’ampleur de la croissance au cours des cinq dernières années.  

« J’ai tendance à aller contre le grain », lâche-t-il promptement. Il précise que de travailler dans un créneau où s’affaire encore une vieille génération lui a permis de se démarquer en apportant une approche plus éclatée. « J’ai parfois l’habitude de demander à certaines personnes qui sont dans le milieu depuis longtemps ce qu’ils pensent de mes idées. Lors d’une récente discussion, certains ont rapidement démoli une idée que j’avais. Je me suis aussitôt dit : c’est parfait ! »

Faire ses preuves

Questionné à savoir si son jeune âge lui avait occasionnellement nui pendant son parcours, le président de Clôture Régionale répond que la vingtaine a été sans l’ombre d’un doute moins évidente sur le plan de la crédibilité. Maintenant bien établi et porté par la trentaine, Gabriel Caron en profite pour infuser un goût du jour dans son secteur d’activité.

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L'Eldorado de l'or vert

Après avoir fait son entrée à la Bourse de croissance TSX de Toronto en mars 2017, le producteur gatinois de marijuana médicale Hydropothicaire a été désigné en avril dernier comme fournisseur privilégié de la Société des alcools du Québec (SAQ) dans le but d’approvisionner le futur marché récréatif du cannabis sur le territoire de la Belle Province. Des six entreprises qui ont décroché un contrat avec la nouvelle Société québécoise du cannabis, Hydropothicaire aura le mandat de fournir à celle-ci plus de 200 000 kilogrammes de marijuana au cours des cinq prochaines années. Portrait de Sébastien St-Louis, président-directeur général et cofondateur de l’entreprise basée à Masson-Angers.

La graine de l’entrepreneuriat, Sébastien St-Louis l’a toujours eue en lui. Le natif d’Ottawa a démarré sa première entreprise alors qu’il n’était âgé que de 16 ans. À peine sorti des bancs de l’école secondaire, il décrochait des contrats avec l’Agence spatiale canadienne pour offrir de la consultation technologique en matière de simulation 3D. 

« C’était une belle petite business, ça faisait du bon argent, mais je n’étais pas assez intelligent dans le temps pour bâtir une structure et des processus autour de l’entreprise. Ça n’a jamais grandi au-delà d’une compagnie de consultation. Je cherchais plus et je suis finalement retourné à l’école », résume l’entrepreneur âgé d’à peine 34 ans.

Parcours atypique

Détenteur d’un baccalauréat en arts de l’Université d’Ottawa et d’une maîtrise en administration des affaires de l’Université du Québec à Montréal, M. St-Louis a par la suite déniché un poste de gestionnaire de comptes chez Exportation et développement Canada (EDC). « Ce qui a accéléré ma carrière, c’est que j’ai pris tous les produits seniors en assurances et en financement et j’ai créé des produits pour des petites entreprises. Nous sommes allés créer tous les bureaux d’EDC dans l’Ouest canadien. On a fait 120 millions de dollars de chiffre d’affaires à notre première année », raconte-t-il avec une pointe de fierté dans la voix.