Voyages

Au pays du kilt et de la cornemuse

CHRONIQUE / Je ne sais plus trop à quoi je pensais lorsque j’ai décidé de gravir le plus haut sommet du Royaume-Uni, la montage du Ben Nevis en Écosse. À première vue, le sommet semble accessible. Après tout, c’est la raison pour laquelle tous les voyageurs s’arrêtent au village Fort William. Mais voilà, après avoir marché sept kilomètres vers le pic, je ne voyais pas le sommet se rapprocher. J’étais en roadtrip dans la région des Highlands. Après avoir quitté Glasgow, j’étais en route vers l’île de Skye, passant par la vallée de Glen Coe et le village de Fort William.

La vallée de Glen Coe

À deux heures de Glasgow, Glen Coe est l’un des plus beaux endroits à voir en Écosse. La route serpente les montagnes et je comprends rapidement pourquoi la vallée reste un endroit de prédilection pour les randonneurs et grimpeurs. Pour les amateurs de randonnées pédestres, le pays du kilt et de la cornemuse est l’une des meilleures destinations. L’Écosse offre un réseau de sentiers bien développé ainsi qu’une importante communauté de randonneurs branchée sur le web, notamment l’association Walk Highlands, prête à répondre à toutes vos questions! 

Ben Nevis

À première vue, Ben Nevis n’intimide pas. À 1443 mètres de hauteur, la randonnée de 17 kilomètres est très populaire auprès des touristes de tous les âges. Mais c’est en fait une randonnée exigeante et parfois périlleuse. Le sentier plat se transforme rapidement en chemin rocailleux et glissant, alors que l’infâme météo écossaise peut rapidement changer d’humeur. La marche n’est pas facile, mais les touristes gardent le sourire et se lancent des mots d’encouragement. J’arrive sur le plateau, épuisée. Je me tourne et voilà, la vue  est à couper le souffle. La randonnée pédestre est certes difficile, mais elle demeure une expérience à ne pas manquer, ne serait-ce que pour le panorama.

Le Droit Affaires

De la capitale fédérale aux affaires mondiales

Une gestion efficiente des talents est un élément qui influence positivement les chiffres d’affaires d’une organisation. Spécialisée en solutions complètes de gestion de la main-d’œuvre contractuelle, HCMWorks se positionne comme le choix pour cette optimisation. La firme établie à Ottawa, Montréal et New York se fait un devoir de rationaliser ce processus pour de grandes corporations, un peu partout en Amérique du Nord. Le lancement d’opérations en Europe, et éventuellement à l’échelle planétaire, est maintenant une question de mois, assure la fondatrice Julia Fournier, qui nous dévoile son parcours phénoménal.

Retournons au début des années 1990, moment où l’entrepreneure native d’Ottawa prend la direction de la prestigieuse Université Harvard. Diplôme en business en poche, l’idée d’une carrière dans l’univers de la vente au détail s’estompe graduellement lors des mois qui suivent son entrée sur le marché du travail. Un repositionnement draconien la dirige vers le domaine de la vente de logiciels et de services technologiques dédiés aux solutions de gestion du personnel.

Briser le plafond de verre

La vente de technologies procura un apprentissage concret, mais également une profonde envie d’émancipation à la future entrepreneure engagée dans un milieu majoritairement masculin. « J’étais la meilleure vendeuse, mais je n’avais tout simplement pas de reconnaissance », résume sans détour Julia Fournier. Son environnement de travail teinté de stéréotypes malsains l’amène à une réflexion qui transformera son parcours. « Vouloir voler de mes propres ailes était une option plus qu’intéressante se rappelle-t-elle,  je me préoccupais cependant beaucoup de ce qui aurait pu arriver à mes enfants en cas d’échec. »

Être mère monoparentale de deux jeunes garçons ajoutait cependant une couche de difficultés. « Je me remémore toutefois que ma situation familiale n’était pas plus facile à titre d’employé. Être une maman qui élevait seule ses enfants renforçait ma précarité professionnelle. Le niveau de compréhension venant de mes collègues et patrons était faible », déplore Julia Fournier.

C’est finalement en 2005 que HCMWorks prend forme. À cette époque, Mme Fournier était en situation minoritaire avec 49 % des parts de l’entreprise, jusqu’à ce qu’elle achète son partenaire en 2012. « Avoir pris la possession complète a été un coup très bénéfique pour moi. Ce type de transaction porte inévitablement à apprendre le plus possible en peu de temps », laisse-t-elle tomber,  visiblement encore très fière de ce choix stratégique.

« J’ai par contre pu réaliser assez vite que ma position à la tête de l’organisation n’était pas totalement comprise par tous. Je me rappelle clairement que lors d’une rencontre, on avait tendance, autour de la table, à échanger formellement avec un employé masculin qui m’épaulait. À titre de présidente, ces questions m’étaient normalement destinées », confie-t-elle.

Au-delà des attentes

Leadeuse d’entreprise affirmée et respectée, Julia Fournier préside aujourd’hui une organisation qui a comme prochain objectif d’atteindre les 200 millions de dollars de chiffre d’affaires annuels. Les clients de HCMWorks investissent des dizaines de millions en contrats d’optimisation de leur gestion de personnels contractuels. La mission de l’entreprise est de voir ses clients récurrents comme des partenaires, mentionne la principale intéressée.

Elle note que 50% de ses partenariats sont de Montréal, 10% des États-Unis et le reste principalement du Canada. « Notre secret est la neutralité. Nous mettons en relation des technologies et des agences, sans nous-mêmes fournir de capital proprement humain, comme le font plusieurs autres firmes. Cela nous assure des rapports objectifs et la formule transparaît dans la satisfaction de notre clientèle », fait valoir la fondatrice. Elle spécifie que dans des villes comme Ottawa et Montréal, toutes les organisations finissent par se connaître. Le meilleur coup de pouce pour la croissance est d’aller au-delà des attentes.

Le Droit Affaires

Plus que l'avenue de Buckingham

Créé à la suite de la fusion de la Société de développement de la cité de Buckingham et de la Chambre des commerces de Buckingham, le Regroupement des gens d’affaires (RGA) de la Basse-Lièvre a vu le jour en février 2010 avec comme mission de rassembler et promouvoir les intérêts de ses membres et de favoriser le développement économique des secteurs Buckingham et Masson-Angers de la Ville de Gatineau, tout comme celui de la municipalité de L’Ange-Gardien. Projecteur sur un organisme toujours en croissance.

« Le secteur de l’est de Gatineau a souvent été oublié au fil des années. Nous sommes un petit monde qui se connaît. Il y a une intimité et un dynamisme entre nous dans notre petit patelin. L’idée d’aller chercher Masson-Angers et L’Ange-Gardien était de se regrouper et de faire une force de plus », lance d’emblée la femme d’affaires de Signature Mélisa Parenteau Spa Urbain et présidente du RGA de la Basse-Lièvre, Mélisa Parenteau, à propos de la pertinence de l’organisme qui souffle ces jours-ci ses huit bougies d’anniversaire.

Le Droit Affaires

La controverse du salaire minimum

Le début de l’année 2018 marquait l’arrivée de plusieurs nouvelles législations en Ontario dont celle, controversée, qui hausse le salaire minimum de 2,40$ de l’heure. Ce dernier passe ainsi de 11,60$ à 14$ de l’heure. Le 1er janvier 2019, il sera de 15$ de l’heure.

La loi derrière cet ajustement audacieux est une réponse à une réalité que le gouvernement tente de gérer : plus de 30% des travailleurs ontariens possédaient un emploi précaire en 2014. « En 2016, le salaire horaire moyen (en Ontario) était de 13$ pour les travailleurs à temps partiel et de 24,73 $ pour les travailleurs à temps plein», lit-on sur le site du ministère du Travail.

Au cours des 30 dernières années, le travail à statut précaire a pris une telle ampleur qu’un emploi sur cinq en Ontario en est un à temps partiel. Et c’est entre autres pour aider ces employés fragilisés par le manque d’heures de travail que le salaire minimum a été ajusté. Le gouvernement ontarien espère ainsi, par cette augmentation, « réduire le roulement de personnel et accroître la productivité des entreprises », fait-il valoir.

Un autre son de cloche

Si la mesure a été, dans l’ensemble, saluée par les syndicats, les organismes sociocommunautaires et la gauche politique, elle effraie les gens d’affaires qui la trouve en général aussi subite qu’imprudente.

Le président du conseil d’administration du Regroupement des gens d’affaires (RGA) de la capitale nationale, Yves Ducharme, estime qu’une hausse du salaire minimum de 32% en 18 mois est un « coup de barre » trop téméraire.

« Si les revenus n’ont pas la même croissance que les dépenses, ça réduit la marge et quand on réduit la marge de façon trop accentuée [...] on doit mettre en place des moyens de réduire ces dépenses-là, par la réduction d’heures de travail, la réduction de personnel, de nouvelles méthodes de vente. »