Un modèle appelé à s’adapter

Malgré l’accueil chaleureux de la plateforme dans la région, le Marché voit aujourd’hui ses ventes baisser. Le président du conseil d’administration, Jean Bélanger a confié à Radio-Canada que si la situation ne se redressait pas d’ici le mois d’octobre, l’établissement devrait fermer ses portes.

L’idée d’offrir plus de points de services pourrait être une solution, selon M. Poirier. « On est le marché de l’Outaouais, mais on est juste dans le Vieux-Hull. Les gens peuvent se procurer des produits locaux partout, comme à la Boîte à grains ou la Trappe à fromage. Le consommateur qui habite loin ne viendra pas dans le trafic pour venir chercher sa commande », note-t-il.

Le producteur de la ferme Brylee de Thurso, Brian Maloney, fait le même constat. « Au début, c’était un gros pourcentage de nos ventes au Marché de l’Outaouais. Aujourd’hui, elles sont moindres, parce qu’on a des gens qui achètent directement à la ferme. Mais pour nous, c’est plus que juste de la vente, c’est une fierté de faire partie des producteurs qui sont capables de livrer les produits en ville. »

« Pour redresser la situation, on vise à faire la promotion du marché et augmenter la livraison à domicile. On veut être capable de livrer chez quelqu’un de Buckingham. On a donc un plan d’action pour la prochaine année, on veut dire aux gens qu’on est le seul marché 100% local », affirme le membre fondateur du Marché, Carl Poirier.

Une bonne façon de démarrer

Les avantages irréfutables de faire partie de la coopérative pour les producteurs locaux, c’est la visibilité qui l’accompagne et la possibilité de se tailler une place dans le milieu.

Le marché en ligne peut toutefois être une arme à double tranchant, mentionne M. Maloney. Le producteur souligne que le contact avec le public reste important, et que de miser uniquement sur le marché en ligne pourrait nuire à cet aspect. « Il faut quand même une présence pour préserver les liens. Notre ferme a une bonne présence au marché, donc les gens connaissent davantage nos produits, c’est le marketing de base. »