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Jennifer Larocque et Mathieu Mault, cofondateurs d'Activar
Jennifer Larocque et Mathieu Mault, cofondateurs d'Activar

Un mariage de liberté et d’entrepreunariat

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
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Qu’ont en commun le circuit agrico-touristique Popsilos, dans l’Est ontarien, le studio immersif Excentricité du Collège La Cité et les projets Microtel de Casselman, Val-d’Or et Lac-Mégantic ? Ce sont toutes des réalisations qui ont pu goûter au génie de l’entreprise de gestion de projet franco-ontarienne Activar.

« L’idée c’était qu’on voulait activer des projets. On voulait être la source de nouveaux projets, du début jusqu’à la fin », explique Mathieu Mault, cofondateur d’Activar avec sa conjointe, Jennifer Larocque. Fondée en 2012, Activar est une entreprise touche-à-tout qui met la main à la pâte dans toutes sortes de projets d’infrastructures aussi différents les uns que les autres. « Oui on touche à beaucoup de choses, mais plus ça va, plus on essaie qu’Activar devienne simplement le véhicule pour lancer de nouvelles entreprises, lancer de nouveaux projets », ajoute-t-il

Un voyage qui a tout changé

En 2011, Jennifer Larocque et Mathieu Mault ont fait ce que plusieurs appellent le voyage d’une vie: un tour du monde pendant un an. « On a visité des endroits qui ont été renouvelés, soit par l’art, soit par l’architecture. On s’est dit qu’on pourrait aider à partir des projets dans ce genre-là », explique Mme Larocque.

Au fil de leurs rencontres avec des gens aux quatre coins du globe, les copropriétaires se sont découvert une soif pour la liberté qu’ils souhaitaient joindre à leur fibre entrepreneuriale.

« Ça fait presque 10 ans et on puise encore dans nos expériences de ce voyage comme source de créativité », avance M. Mault. « Des choses qu’on a vues, qu’on a aimées. C’est presque un investissement pour notre entreprise d’avoir fait ce voyage-là, parce que ça nous inspire à faire de nouvelles choses. Pour moi, c’est un cadeau qui continue à redonner aujourd’hui. »

Activar Hôtels

Activar, c’est aussi Activar Hôtels, une branche de l’entreprise que les cofondateurs considèrent comme une société à part entière qui investit, construit et opère des hôtels en Ontario et au Québec. Activar Hôtels compte déjà trois complexes hôteliers à son actif. 

La construction du Microtel de Lac-Mégantic, qui a ouvert ses portes il y a à peine quelques semaines, a d’ailleurs débuté en pleine pandémie de la COVID-19, en mars 2020. « J’ai eu chaud, un peu », lance en riant M. Mault. Il indique que bien que la crise sanitaire ait retardé certaines échéances, il s’agissait somme toute de défis gérables.

Le projet Popsilos à Vankleek Hill

« C’est un concours de circonstances, mais on n’avait pas d’hôtels qui étaient en construction ou en opération dans les gros centres-ville, et c’est vraiment les centres-villes qui ont été le plus touchés dans le secteur hôtelier », explique-t-il. « Oui, la pandémie a changé beaucoup de choses, mais les projets qu’on pilote sont de longue haleine. Les décisions prises en ce moment, c’est pour dans 18 à 24 mois, et d’après moi la pandémie va être dernière nous. » 

D’autres établissements d’hébergement sont d’ailleurs déjà en chantier, dont un qui devrait ouvrir ses portes à Lachute au cours des prochains mois.

Le circuit Popsilos

Parmi les projets d’envergure qui font la renommée d’Activar, on compte également Popsilos, ce circuit d’art extérieur unique au Canada où le public est invité à suivre un parcours d’œuvres urbaines peintes sur d’immenses silos agricoles dans l’Est ontarien. « On avait dans la tête de faire des projets qui faisaient rêver », avance Jennifer Larocque, pour qui le projet Popsilos est devenu son dada. « C’est le mariage entre deux mondes qui ne se côtoient pas habituellement, l’agriculture et l’art. C’est une vitrine pour les régions rurales et pour les artistes urbains qui ne sont pas toujours mis en valeur dans des contextes de musée. Je suis fière de ça et de pouvoir redonner à ma communauté », affirme la femme originaire des Comtés unis de Prescott et Russell, tout comme son conjoint. 

L’attraction a d’ailleurs été sélectionnée en 2020 pour faire partie du palmarès des trésors cachés du Canada, rédigé annuellement par le quotidien Globe and Mail. « On restait accessibles dans un temps de pandémie où les gens avaient besoin de cette escapade-là. »

Excentricité à La Cité

L’avenir

Les deux propriétaires d’Activar sont loin d’avoir le pied sur le frein et ils ont en tête plein de projets pour la suite des choses.

« On ne se met jamais de limites. Tout est possible, croit M. Mault. Avec les contacts qu’on a faits en voyage, on peut être branché à plusieurs personnes à travers le monde. C’est complètement dans les possibilités qu’on crée des projets d’hébergement à l’étranger; l’Algérie, les Îles Turques-et-Caïques, où ailleurs au Canada sur la côte Ouest. »

Les propriétaires veulent cependant y aller doucement, puisque l’équipe d’Activar ne compte que cinq employés.

« Notre but à court terme, c’est de se rendre à un portefeuille de dix hôtels dans lesquels on est actionnaires d’ici 2024-2025. Ensuite, on parlera de la deuxième phase, voir où ça nous amène », conclut-il.