Me Dani Ann Robichaud

Un cabinet juridique non traditionnel

Rigueur, Collégialité, Écoute, Partenariat, Et surtout, aucun raccourci. Ici, toute une équipe de juristes accompagne le client. Votre avocat plaide à la cour et vous avez une question en son absence? Pas de souci, son collègue saura vous répondre. Parce que lui, et les autres, sont au courant de votre dossier. En choisissant La Boîte Juridique, vous adoptez, en quelque sorte, une famille.

C’est en 2005 que La Boîte Juridique voit le jour à Gatineau, un cabinet qui se spécialise dans le droit des affaires, de la faillite, du travail et de la famille. À sa tête, Me Dani Ann Robichaud qui célèbrera en décembre prochain ses 25 ans de pratique.

Le nom du cabinet vous intrigue? Pourquoi pas «Robichaud et Associés»?

«La collégialité, c’est ce qui nous distingue. Pour faire partie de la Boîte, les employés doivent travailler en équipe et accepter qu’il n’y ait aucune concurrence à l’interne, fait valoir Me Robichaud. Quand un avocat est débordé, il doit déléguer une partie de ses tâches à un autre collègue. Personne n’a la chasse gardée d’un dossier. C’est un partage de connaissances entre les employés et les clients.»

Le client est donc avisé dès le départ, dans la convention d’honoraires, qu’il retient le service d’une équipe. Tout ça dans le but d’être le plus efficace et le moins coûteux possible.

«Notre mission d’entreprise est de desservir les PME, les gens d’affaires et les dirigeants, souligne-t-elle. Nous sommes des partenaires d’affaires des PME. On fait constamment des séances de remue-méninges, en équipe, pour trouver la meilleure solution pour eux. Grâce à notre accompagnement, on veut que le client soit riche des renseignements qu’il a reçus.»

Vivre sa passion

Dès son jeune âge, Dani Ann Robichaud sait qu’elle veut devenir avocate. Fille d’un père Franco-ontarien et d’une mère Québécoise, elle a grandi dans le petit village de Winchester en Ontario. À 14 ans, unilingue anglophone, ses parents l’envoient au Collège Bourget de Rigaud pour qu’elle apprenne le français.

Me Dani Ann Robichaud

«Je garde un souvenir mémorable de mes quatre ans au pensionnat, se rappelle-t-elle avec un sourire dans la voix. On m’y a inculqué les valeurs de partage, de fraternité et de solidarité, tous des principes qui guident encore aujourd’hui ma vie et ma pratique.»

Elle quitte Rigaud et fait son entrée à l’Université d’Ottawa où elle suivra quatre ans de formation spécialisée en commerce, marketing et affaires internationales. Deux baccalauréats en droit s’ajouteront à son parcours académique.

En 1994, tout de suite après son assermentation, elle décide de fonder seule son cabinet en droit des affaires, sa passion. En pleine récession économique. Du courage, vous dites?

«J’ai eu le vertige à ce moment-là, se souvient-elle. Avec la crise économique, beaucoup de personnes ont essayé de me dissuader de fonder mon entreprise. Et à l’époque, peu de cabinets faisaient du droit des affaires. Sans oublier que les femmes étaient minoritaires dans le milieu. J’ai vu là une occasion de me tailler une place sur le marché, en solo, selon mes propres valeurs et conditions.»

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Les Brunet, une lignée de grands bâtisseurs

Lorsqu’on retrace le parcours de l’entreprise Ed Brunet et Associés, on revisite de larges pans de l’histoire de l’Outaouais. Cent dix-huit ans après sa fondation, l’entreprise est moderne et en pleine expansion.

C’est en 1901 qu’Édouard Brunet fonde l’entreprise qui porte encore aujourd’hui son nom. Dans les années 1920, Édouard cède les rênes de la compagnie à son fils Raymond. Ce dernier déménage le siège social dans l’édifice actuel de la rue Dumas, dans le secteur Hull de Gatineau. Raymond Brunet voit grand. Sous sa direction, la compagnie connaît une croissance rapide.  Plusieurs édifices prestigieux sont construits à cette époque et occupent encore une place importante dans la collectivité. On pense aux maisons du Quartier-du-Moulin près de la CIP dans le secteur Gatineau, à l’hôpital Pierre-Janet (1936), au Centre de détention de Hull (1938), à La Fonderie de Hull (1942) et au Centre Robert-Guertin (1957).

Raymond Brunet était avant-gardiste. De façon générale, la règle chez les constructeurs était de fermer les chantiers l’hiver. Mais pas chez Ed Brunet. Raymond avait développé des techniques de chauffage des fondations pour faciliter le mûrissage du béton. Cela explique pourquoi on l’avait surnommé « Monsieur Winter », raconte son petit-fils Raymond Brunet, l’actuel président d’Ed Brunet et Associés, qui se dit doublement fier de porter le nom et le prénom de son grand-père qui était un homme plus grand que nature.

Plus qu’un entrepreneur, Raymond Brunet a marqué l’histoire de l’ancienne Ville de Hull. Il a occupé le poste de maire, de 1940 à 1948, à une époque où Hull jouissait d’une réputation peu enviable avec ses nombreux bordels et maisons de jeux illégales. Dès son arrivée en fonction, le maire Brunet a procédé à l’assainissement des mœurs de la ville. Mais la paix fut de courte durée et, après son règne, Hull est vite retombée dans ses mauvaises habitudes.

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1VALET s’installe à Toronto

La « start-up » gatinoise 1VALET, qui se spécialise dans l’offre de services à domicile et le développement de « bâtiments intelligents », a conclu en mai une première ronde de capital d’amorçage de 5,15 millions de dollars, en plus d’ouvrir un bureau dans la grande région de Toronto. Cette première exportation de 1VALET hors des frontières de la capitale nationale n’est que la pointe de l’iceberg, assure le président et fondateur de l’entreprise, Jean-Pierre Poulin.

« Ce qu’on a réussi à faire, c’est lever un peu plus de 5 millions $ sur une évaluation de 50 millions $. C’est deux fois plus vite que ce que Shopify et Uber ont réussi à faire. Ce n’est pas rien ce qui vient d’arriver. Habituellement, une « start-up » va lever 2 ou 3 millions et va laisser 35 % de sa compagnie sur la table. Nous, on a levé 5,15 millions $ en un an, avant que notre produit soit sur le marché et on a seulement laissé 10% de notre entreprise sur la table. Je ne pense pas que ce soit déjà arrivé en Outaouais », lance fièrement M. Poulin. 

Ce visage bien connu du secteur immobilier dans la région - il est propriétaire du Groupe Devcore - voit grand pour 1VALET.

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Fondé à la fin 2016, 1VALET joue en quelque sorte le rôle d’un valet virtuel pour l’utilisateur. L’application permet à son usager de commander divers produits et services commerciaux dans le confort de sa demeure, à même la tablette qui est intégrée dans son unité de logement. 

De la résidente qui souhaite avoir une nouvelle coupe de cheveux à domicile au locataire qui souhaite faire changer ses pneus ou réparer son pare-brise sans avoir à se déplacer, en passant par le grand-oncle qui veut embaucher un traiteur pour préparer le dîner de Noël familial, 1VALET offre tous les services et commodités au bout des doigts.

Pour le gestionnaire d’immeubles, le logiciel permet de contrôler toutes les composantes de l’édifice. « Les poignées de porte, les caméras, les climatiseurs, les ascenseurs, les chaudières, toutes les composantes d’une bâtisse qui peuvent devenir intelligentes, on les rend intelligentes et on les regroupe dans un écosystème qui est 1VALET. Ce qu’on pense avoir créé, c’est le logiciel le plus complet et intelligent pour la gestion d’un immeuble. Ce qu’on voulait développer, c’était un logiciel qui peut connecter l’être humain avec la bâtisse. Faire en sorte que le bâtiment devient une extension de l’être humain comme le téléphone est devenu une extension de l’être humain », explique M. Poulin.

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Gatineau fait de l’œil aux investisseurs étrangers

Voisine de la Capitale nationale, avec une population de près de 300 000 habitants, Gatineau, la quatrième ville en importance du Québec, offre un véritable écosystème entrepreneurial. Pourtant, elle demeure la grande méconnue des investisseurs étrangers qui n’ont été que sept, l’an dernier, à la choisir comme emplacement d’affaires. Quant aux démarcheurs, ils auraient plutôt le réflexe de promouvoir Montréal et Québec comme destinations d’affaires. Une situation qui fâche Jean Lepage et Isabelle Veilleux qui, ensemble, comptent renverser cette tendance avec leur stratégie Pourquoi Gatineau. Le Droit AFFAIRES s’est entretenu avec le directeur général d’ID Gatineau et la directrice du Secrétariat au développement économique à la Ville de Gatineau, afin de faire le point sur cette offensive visant à courtiser les entrepreneurs d’ailleurs et à leur dérouler le tapis rouge.

Le Droit AFFAIRES (LDA): En quoi consiste cette offensive?

Jean Lepage (JL): Le projet Pourquoi Gatineau sert à mettre la ville de Gatineau sur la carte des investissements étrangers. Souvent, on a tendance à voir les villes de Montréal et de Québec, où beaucoup d’énergie est mise afin d’attirer des investissements, alors que Gatineau passe un peu sous le radar. Pourtant, on a de gros avantages, alors ce sont ces avantages qu’on veut mettre de l’avant pour attirer de nouveaux investisseurs.

LDA: Est-ce que l’idée Pourquoi Gatineau est née dans la foulée de la candidature conjointe l’an dernier d’Ottawa et de Gatineau, qui visait à convaincre le géant Amazon de venir installer son deuxième siège social en Amérique du Nord dans la région?

JL: Ce qu’Amazon a fait, c’est de nous amener à une vitesse grand V qui nous a permis d’avoir accès à beaucoup d’informations sur les avantages de la région et sur les avantages de Gatineau, par rapport à l’échiquier des investissements étrangers. Alors, ça a juste accéléré la mise en place du projet Pourquoi Gatineau.

Isabelle Veilleux (IV): Amazon, c’est un travail qu’on a fait en collaboration avec la Ville d’Ottawa. Ça nous a permis aussi de bien découvrir et d’apprendre à connaître davantage Ottawa et de réaliser l’importance de notre écosystème et aussi de connaître comment on peut mieux se positionner dans cet écosystème de la Capitale nationale.

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LDA: Trouvez-vous qu’il y avait du rattrapage à faire pour mieux positionner Gatineau?

JL: Absolument! Sur les 400 à 500 projets d’investissements étrangers qu’il y a eu au cours des dernières années à travers le Canada, je peux compter sur les doigts d’une main le nombre de projets qu’on a pu avoir ici. L’an passé, on a eu sept entreprises de l’extérieur qui sont venues s’établir à Gatineau et l’année d’avant environ cinq. C’est bien en-deçà de notre potentiel d’attraction.

LDA: Est-ce qu’il y a des objectifs plus spécifiques que vous visez à atteindre?

JL: L’objectif qu’on a, c’est sûrement de tripler le nombre d’investissements, mais ce n’est pas ça qui est la balise. La balise, c’est que tous ceux qui font du démarchage d’investissements et qui travaillent pour les gouvernements connaissent l’offre de Gatineau.

LDA: Selon vous, qu’est-ce qui fait que les gens ne connaissent pas Gatineau, l’une des plus grandes villes du Québec, située à côté de la capitale nationale?

JL: La majorité des gens chargés d’attirer les investissements sont situés à Montréal ou à Québec. On n’est donc pas vraiment dans le giron de ces personnes-là.

IV: C’est sûr qu’à la Ville, il y a eu beaucoup de travail qui a été fait pour mieux accueillir les entreprises au niveau des réglementations et tout ça. On n’était peut-être pas outillé et prêt à faire des offensives par le passé pour bien faire connaître les atouts de Gatineau. Il fallait développer justement ces outils-là pour être en mesure de bien passer le message et le faire avec une carte de visite intéressante.

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Une femme de tête

Rien, mais vraiment rien ne la destinait au poste qu’elle occupe.

Françoise Gagnon dirige une importante entreprise canadienne du domaine de la sécurité, de la défense et de l’informatique, un monde d’hommes avant tout. Le groupe ADGA fournit des conseils de sécurité à la Défense nationale, à la Marine canadienne, à la Gendarmerie royale du Canada et à Transports Canada depuis plus de 50 ans.

«J’avais une très bonne carapace», raconte, sourire en coin, la directrice générale du groupe ADGA depuis maintenant cinq ans.

Mais il fallait un peu plus qu’une carapace pour gérer des centaines d'employés et faire grimper les revenus de l’entreprise de 50% en l’espace de cinq ans.

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Dossier «Exit la retraite»: Travailler pour ne pas mourir

Pendant que certains rêvent toujours à la «Liberté 55», d’autres refusent d’envisager leurs vieux jours en dehors du boulot. Lorsque le train de la retraite est passé, ils l’ont laissé filer sans même hésiter. Matin après matin, décennie après décennie, ils prennent le chemin du bureau sans trop se laisser freiner par les pépins de santé qui, passé les 70, 80 et même 90 ans, font partie du quotidien. Le Droit AFFAIRES s’est entretenu avec ces travailleurs infatigables de la région, hommes et femmes, pour découvrir ce qui les motive à rester dans la parade.

À l’heure où le carrosse de Cendrillon menace de se transformer en citrouille, Raymond Cyr enfile ses souliers, impatient d’aller travailler.

«Je vais mourir ici», lance sans ambages le président-directeur général d’Expographiq, lorsque rencontré dans les locaux de la firme gatinoise où, du lundi au vendredi, il empile des journées de 12 heures de boulot.

«Moi, je vis pour travailler et je dors pour me reposer pour aller travailler», poursuit l’homme qui vient de souffler ses 91 chandelles.

Il faut dire que le père de M. Cyr est décédé un an après avoir pris sa retraite, à l’âge de 84 ans.

«La morale de mon histoire, c’est n'arrête pas de travailler, sinon tu vas mourir», insiste M. Cyr qui soutient n’avoir pris qu’une seule semaine de vacances, à l’occasion de son voyage de noces en 1948.

Ses cinq enfants sont pour leur part tous retraités. «Ils me disent: Papa, tu es heureux, alors continue comme ça.»

Lorsque M. Cyr s’est joint à l’équipe d’Expographiq en 1985, il avait déjà travaillé 40 années chez Allied Papers, où il était responsable d’une usine d’une centaine de personnes à Toronto.

Sa venue au sein de l’entreprise gatinoise, qui offre des services dans le domaine des musées, des expositions, de la conception sur mesure et du marketing 3D, est ainsi devenu son «projet de retraite» et sa «seconde famille».

Le patron arpente d’un pas dynamique les longs corridors de l’entrepôt et salue au passage les employés par leur prénom, les questionnant sur l’avancée des projets en cours.

À l’heure où la plupart des fonctionnaires quittent le bureau, M. Cyr entre dans les bras de Morphée. Puis, hiver comme été, sur les douze coups de minuit, l’oiseau de nuit sort de sa tanière, prenant le chemin du bureau du secteur Hull, depuis Rockland, dans l’Est ontarien, à bord de sa voiture.

Si M. Cyr est maintenant passé maître dans l’art de naviguer sur la toile, tel n’a pas toujours été le cas. Les ordinateurs et autres technologies n’existaient pas à sa naissance et les chevaux faisaient encore partie du paysage urbain du secteur Vanier, à Ottawa, où il a grandi.

«En 1928, il n’y avait pas d’ordinateur. Il n’y avait rien. Je suis très curieux et j’aime ça apprendre», fait valoir le nonagénaire.

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Les 60 bougies d’un doyen du couvre-plancher

Une quatrième génération s’installe dans l’entreprise Nadon & Fils Inc., qui célèbre cette année ses 60 ans d’existence.

Deux des trois enfants de Mario Nadon, propriétaire, oeuvrent déjà au sein de l’entreprise. Pour la cousine de Mario, Nathalie Nadon, elle aussi propriétaire, il s’agit d’une grande fierté que de porter le flambeau allumé par leurs grands-parents.

En 1959, ces derniers étaient propriétaires d’un magasin général à Angers. Déjà, la fibre entrepreneuriale faisait vibrer les Nadon. À l’époque, avec 12 bouches à nourrir, M. Nadon décide de se dénicher un emploi dans le domaine du couvre-plancher. Celui-ci s’est alors rendu compte qu’un nombre grandissant d’opportunités se présentaient à lui dans ce secteur. C’est à ce moment que les Nadon ont décidé de vendre leur magasin de campagne et de s’installer à Buckingham.

Six décennies plus tard, à quoi peut-on attribuer le succès de Nadon & Fils? «On prend ça à coeur, juge Nathalie Nadon. Pour nous, c’est bien important de garder l’esprit familial et servir nos clients comme on aimerait être servis. On est content quand les gens reviennent et nous montrent leurs projets terminés. C’est important pour nous, toute la réputation de l’entreprise est basée là-dessus.»

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La pénurie de la main-d’oeuvre, un frein à l’expansion

L’insuffisance de la main-d’oeuvre dans la région, un mythe? Pas pour le propriétaire des deux magasins Club Piscine Super Fitness à Gatineau et à Ottawa, Jean Ravenda, qui a dû renoncer à l’idée d’en ouvrir un troisième faute de personnel. Cette même réalité a aussi frappé les copropriétaires du salon de coiffure Victor Victor à Gatineau, qui ont finalement abandonné leur projet d’ouvrir un deuxième établissement dans le secteur du Plateau, après n’avoir reçu aucune candidature de coiffeurs potentiels.

«Des histoires comme ça, il y en a beaucoup», selon M. Ravenda, qui agit aussi à titre de vice-président de la Chambre de commerce de Gatineau.

L’homme d’affaires bien implanté dans la région a ouvert un troisième magasin éphémère, l’an dernier, dans le secteur Orléans, afin de tester le marché.

«L’expérience a été concluante, il y a un marché et je n’ai aucun doute, mais je n’ai pas les ressources pour pouvoir avoir du personnel-là, explique-t-il. Il faut que tu aies les personnes qui vont bien servir les clients. Il faut que tu les formes et nos programmes de formation sont basés sur une durée trop longue compte tenu du roulement», poursuit-il.

Faible croissance

Ses propos reflètent d’ailleurs les résultats d’une enquête menée par la Banque de développement du Canada (BDC), en septembre 2018, auprès de 1200 entrepreneurs canadiens à la tête de PME. Près de 40 % d’entre eux ont dit avoir de la difficulté à trouver de nouveaux employés. Les entreprises touchées par la pénurie étaient aussi 65% plus susceptibles de connaître une faible croissance, d’après le sondage.

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Des airs de Jamaïque à Plaisance

J’aime mon voisin, c’t’un Jamaïcain, chantent les Frères à Ch’val. C’est sans doute l’air que Jacinthe Joly fredonne le matin lorsqu’elle arrive au bureau. Car la directrice générale de Transport Laplante et Fils pourra compter d’ici septembre prochain sur 32 chauffeurs originaires de la Jamaïque pour conduire sa flotte de camions-remorques qui assurent chaque semaine 25 transports entre le Canada et les États-Unis. Cette acquisition fera de Transport Laplante et Fils le plus grand employeur de la municipalité de Plaisance. Que de routes parcourues pour une petite entreprise fondée en 1975 par André et Serge Laplante.

Pourquoi recruter des chauffeurs jamaïcains? Car, il faut se le dire, la Jamaïque, ce n’est pas la porte d’à côté. C’est un pays tropical. Il y fait chaud. Il y fait beau. On y retrouve parmi les plus belles plages des Antilles. Et sans rien vouloir enlever à la belle municipalité de Plaisance, en novembre, il y fait déjà froid.

«On avait un sérieux problème de main-d’œuvre. C’est difficile de recruter de bons chauffeurs. Surtout pour voyager entre le Canada et les États-Unis», explique Jacinthe Joly qui dirige l’entreprise depuis que le propriétaire Serge Laplante jouit d’une retraite bien méritée. Le recrutement est devenu encore plus difficile depuis que le Canada a légalisé la marijuana en octobre dernier, ajoute Mme Joly, qui a les deux mains sur le volant de la compagnie.

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Une femme parmi les hommes

Jacinthe Joly dirige une entreprise dans un secteur qui est traditionnellement l’apanage des hommes. «Au début, je dois avouer que j’ai dû faire ma place. Mais honnêtement, cela s’est bien passé. Il faut dire qu’il y a de plus en plus de femmes dans le milieu du camionnage», observe la jeune femme de 36 ans.

Sans être elle-même camionneuse, elle a appris les rudiments du métier grâce au propriétaire Serge Laplante qu’elle qualifie de mentor. «C’est Serge qui m’a tout montré. Lorsqu’il m’a confié la direction de l’entreprise, il m’a dit:  Vas-y. C’est à ton tour. Je te fais confiance.» 

Lorsque Mme Joly a débuté, il y a 10 ans, l’entreprise n’avait que quatre camions poids lourds. Aujourd’hui, Transport Laplante et Fils dispose d’une flotte de 30 camions-remorques qui effectuent environ 25 voyages par semaine entre le Canada et les États-Unis. Un camion-remorque coûte au bas mot plus de 300 000$. Chaque poids lourd peut parcourir jusqu’à un million de kilomètres et sa durée de vie est limitée à cinq ans. Les chauffeurs travaillent un maximum de 60 heures par semaine. 

Transport Laplante et Fils se spécialise dans le transport de bois et d’acier et approvisionne surtout le secteur de la fabrication de meubles dans la région des Grands Lacs, plus précisément dans les États du Michigan, de l’Indiana, de l’Illinois et du Wisconsin. 

Lorsqu’ils ont fondé l’entreprise en 1975, André Laplante et son fils Serge ne possédaient qu’un seul camion-remorque. Serge prenait la route pendant que son père dirigeait l’entreprise. Ils n’ont jamais compté les heures. Ils ont surmonté de nombreuses embûches telles que les bris mécaniques, les pertes de marchandise, les mauvaises conditions routières, les accidents de la route, les conflits d’horaires entre clients et camionneurs, sans compter les problèmes aux douanes.

Qui aurait cru que leur entreprise serait dirigée par une femme en 2019 et que les trois quarts de leurs employés seraient des Jamaïcains? Ils auraient sans doute dit: «Tu as dû en fumer du bon!»

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Trois femmes et une famille

Toutes pour une et une pour toutes pourrait être le leitmotiv des soeurs Mireille Guay, Chantal Régimbald et Stéphanie Brunet, propriétaires de Michanie Construction, une entreprise ottavienne active dans le domaine de la construction commerciale, institutionnelle et industrielle. Et leur D’Artagnan à elles, c’est leur père, Jacques Brunet, le président-fondateur de la compagnie en 1997.

Les frangines vouent une admiration sans borne à celui qui a mérité le titre d’Entrepreneur de l’année remis par le Regroupement des gens d’affaires en 2016. «Il est tellement dévoué, il ne recule devant rien, il trouve les réponses à tout. Il traite tous les employés comme s’ils étaient ses petits gars. C’est un modèle incroyable», claironnent-elles l’une après l’autre.

Si Jacques Brunet préside encore Michanie Construction, ce sont ses trois filles qui dirigent l’entreprise au quotidien.  Depuis mars 2017, elles en sont propriétaires. Et n’allez pas leur dire que tout a été facile, loin de là. «Les fins de semaine, si on voulait voir notre père, on allait sur les chantiers avec lui. On a su quels étaient les matériaux, les outils, comment prendre les notes, rencontrer des clients avec lui, répondre au téléphone», se rappellent les trois femmes toutes âgées dans la trentaine.

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Les girls clubs: lorsque l’entraide fait la force des femmes d’affaires

Si le monde des affaires a longtemps été le terrain de jeu de la gent masculine, prenant souvent l’allure de boys club, de plus en plus de femmes osent s’y aventurer et parviennent à s’y démarquer. En ce mois dédié aux femmes, Le Droit AFFAIRES s’est intéressé aux différents organismes de la région voués à promouvoir l’entrepreneuriat au féminin. Quels sont ces girls clubs, où les coups de pouce remplacent les coups de griffe, et quels sont les avantages d’en faire partie en 2019?

«De plus en plus, on défonce des portes et les femmes veulent travailler ensemble, s’exclame la présidente régionale du Réseau des femmes d’affaires du Québec (RFAQ), Christine Cadieux. Ça n’a rien à faire avec les hommes. C’est vraiment pour s’entraider et se donner des outils et s’aider à réaliser nos rêves comme femmes d’affaires, dirigeantes ou entrepreneures», poursuit la porte-parole de ce réseau qui compte 65 membres en Outaouais, y compris quelques-unes à Ottawa, et qui représente 2000 membres réparties dans 13 régions administratives du Québec.

Si le RFAQ existe depuis 35 ans, ce n’est que depuis cinq ans qu’il a véritablement pris son envol dans la région. Selon Mme Cadieux, les avantages d’en faire partie sont multiples. Il donne notamment accès à un répertoire de professionnelles, à une banque de conférencières, à des rabais offerts entre membres et à du référencement, du coaching d’affaires, du mentorat et des cellules d’entraide.

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Victor Victor: L’amitié à la base d’un succès

L’une commence une phrase, l’autre la termine. Souvent elles s’exclament à l’unisson, soudées par un regard complice, celui qui découle d’une longue amitié. De cette relation entre Sonia Provost et Isabelle Desloges-Young est né Victor Victor, un salon de coiffure qui s’impose aujourd’hui comme un incontournable à Gatineau.

En 2018, deux ans après l’ouverture de Victor Victor, Sonia et Isabelle remportent au gala de la Chambre de commerce de Gatineau un prix Excelor dans la catégorie « PME de l’année – 1 à 15 employés ». Une récompense qui vient souligner les fruits d’une réflexion qui a duré 10 ans avant que les jeunes trentenaires décident de se lancer en affaires.

«Isabelle et moi, on a presque toujours travaillé ensemble dans des salons, se rappelle Sonia. En 2008, on a suivi le cours de lancement d’entreprise à Compétences Outaouais. On rêvait d’avoir notre propre entreprise. Ensuite, on a visité des locaux et là, on a eu peur.»

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La moutarde qui monte au ciel

Changements climatiques obligent, les compagnies aériennes doivent modifier la façon dont elles feront voler leurs avions afin de réduire considérablement leur empreinte carbone.

L’une des solutions qui s’offrent à elles pour y parvenir se perfectionne ici même à Gatineau, au 200 de la rue Montcalm, dans les locaux de l’entreprise Agrisoma Biosciences.

Si Steven Fabijanski, le président-directeur général et fondateur d’Agrosima, est l’âme de l’entreprise, André Levasseur en est certes le moteur. Cet ancien vice-président exécutif et chef de la direction financière de Mitel Semiconducteur/Zarlink est aujourd’hui vice-président principal et directeur financier d’Agrisoma. Il veille à la gestion financière de l’entreprise ainsi qu’à la transparence de l’information financière, en plus d’assumer diverses fonctions dont la trésorerie, les relations avec les investisseurs et la planification fiscale et à long terme de la société. C’est donc autour de lui que tout carbure.

Ce natif de Granby et comptable agréé de profession est titulaire d’un baccalauréat en commerce et d’un diplôme d’études supérieures en comptabilité de l’Université Concordia, à Montréal.

Avant son arrivée chez Agrisoma, il a oeuvré à divers titres auprès de plusieurs sociétés à capitaux ouverts et fermés. Il travaille depuis plus de 20 ans dans des environnements axés sur la haute technologie, l’entrepreneuriat et le conseils en matière d’expansion internationale et de transactions sur les marchés financiers.

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2018 en affaires à Ottawa

En ce début de la nouvelle année, 
Le Droit AFFAIRES vous présente une rétrospective 
de certains investissements-clés survenus en 2018 
à Ottawa. Chose certaine, il s’en est brassé des affaires sur les deux rives, où de nouveaux acteurs économiques se sont aussi ajoutés.

ADGA fait l’acquisition de deux entreprises

Le Groupe ADGA, oeuvrant depuis 50 ans dans la région en matière de défense, de sécurité et d’informatique d’entreprise a pris de l’expansion en 2018. La société a fait l’acquisition d’Extravision Sécurité Technologie de Trois-Rivières et de Présidia Service-Conseils en sécurité d’Ottawa, afin de lui permettre d’élargir le volet sécurité de ses activités. Extravision se spécialise dans le développement, la conception et l’intégration des technologies de sécurité, afin de protéger certains des sites les plus stratégiques au Canada. Présidia assure pour sa part la prestation de services de protection des cadres, d’atténuation des risques, 
de préparation aux situations d’urgence, d’enquêtes, de formation et de gestions de programmes de sécurité dans les secteurs public et privé

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2018 en affaires à Gatineau

En ce début de la nouvelle année, 
Le Droit AFFAIRES vous présente une rétrospective 
de certains investissements-clés survenus en 2018 
à Gatineau. Chose certaine, il s’en est brassé des affaires sur les deux rives, où de nouveaux acteurs économiques se sont aussi ajoutés.

DES PROJETS D'EXPANSION EN ALIMENTATION

Une nouvelle usine pour la Trappe à fromage

La Trappe à fromage prend de l’expansion avec la construction 
d’une nouvelle usine de fabrication de plus 11 000 pieds carrés, représentant un investissement de plus de 3 M $. Le nouvel édifice 
verra le jour dans l’Aéroparc industriel de Gatineau. Ces investissements permettront de créer 25 nouveaux emplois, ainsi que d’augmenter la capacité de production afin de permettre à l’entreprise d’attaquer de nouveaux marchés québécois et d’ouvrir de nouveaux points de vente à Ottawa au cours des trois prochaines années. La Trappe à fromage a aussi pu bénéficier d’une subvention fédérale de 584 000 $ pour l’aider à mener à bien ses projets, en plus d’un prêt sans intérêt de 300 000 $. Ces investissements permettront à l’entreprise d’acheter et d’installer de l’équipement d’automatisation pour optimiser la transformation et améliorer la qualité du produit et la capacité de production, ainsi que la salubrité des aliments.

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La planète Otto des Koller

Les pur-sang de l’automobile ne se retrouvent pas que chez les pilotes. On en croise aussi chez les concessionnaires de voitures. C’est le cas des membres de la famille d’Otto Koller, un Suisse d’origine qui, en plus d’avoir réussi à devenir le premier vendeur de BMW au Canada, trône au sommet des plus grands concessionnaires Subaru au pays. Le succès des Koller s’explique par leur sens des affaires, leur grande détermination, leur intégrité et l’importance qu’ils accordent à la famille.

Tout démarre en Suisse en 1959. Âgé de 22 ans, Otto Koller est membre d’une fratrie de cinq garçons. Son père a des plans d’avenir pour ses fils. Le premier hérite de l’hôtel familial. Le second prend la relève de la ferme. Le troisième profite d’une aide financière pour se lancer dans la restauration. Malheureusement, il ne reste rien pour le quatrième et le cinquième. C’est ainsi qu’Otto décide d’émigrer au Canada.

Il arrive ainsi à Ottawa à l’aube des années 1960 avec 500 francs suisses en poche. Il parle allemand, un peu français et pas du tout anglais. En Suisse, le jeune homme avait travaillé comme mécanicien pour un concessionnaire automobile. Il se trouve d’abord un emploi chez Baillot à Hull avant de travailler pour le concessionnaire Mercedes d’Ottawa qui a besoin de main-d’œuvre spécialisée en réparation de voitures européennes.

Après quelques années de labeur, il réalise qu’il n’a pas assez de revenus pour fonder une famille. Il vient de jeter son dévolu sur Huguette Leblanc, une Gatinoise originaire de l’Abitibi, et Otto a de grandes ambitions tant en amour qu’en affaires. C’est alors que le jeune couple ouvre la station d’essence White Rose située à l’angle de l’avenue Carling et de la rue Churchill (aujourd’hui la station Shell). « Ma mère Huguette, explique sa fille Sonia, a été la première femme d’Ottawa à travailler comme pompiste. Il n’y avait pas de code vestimentaire à l’époque. Elle portait une belle petite robe classique et des souliers à talons hauts. Disons qu’elle était devenue très populaire », raconte-t-elle avec humour.

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Équipements Maniwaki: un succès familial

Pour les membres de la famille Blais, les sports motorisés, c’est plus qu’une passion. C’est dans leur ADN. La directrice de l’entreprise familiale Équipements Maniwaki, Marie-Josée Blais, en sait quelque chose. Elle représente la troisième génération de sa famille à tenir les rênes de ce commerce qui ne fait que grandir, de génération en génération.

Marie-Josée Blais a grandi dans la cour du garage de la maison familiale. Quand la gardienne venait s’occuper d’elle et de son frère, le temps ne se faisait pas attendre que les deux petits mécaniciens en herbe étaient déjà dans le garage. À cette époque, c’était la tante Michelle qui dirigeait l’entreprise. « On courait pour aller jouer avec la grosse calculatrice, et ma tante nous disait ‘Retournez chez vous, c’est pas une garderie ici’ », se souvient-elle.

Aujourd’hui, quand les deux femmes discutent de cette période, elles s’esclaffent en se disant bien que Marie-Josée n’avait pas passé tout ce temps dans le garage pour rien. « Ça a porté fruit, finalement », rigole-t-elle. Quand sa tante est partie à la retraite il y a cinq ans, Marie-Josée l’a remplacée à la direction de l’entreprise.

C’est en 1964 que le grand-père de Marie-Josée Blais, Roger, et son père Yvon ont décidé de démarrer l’entreprise. Originaire de Québec, son grand-père s’était installé à Maniwaki en raison du travail forestier en grande croissance. La société de matériel agricole et de tracteurs John Deere espérait qu’il perce le marché avec la machinerie forestière, mais il a plutôt décidé d’investir dans les moteurs récréatifs.

Le flair du patriarche ne l’a pas trompé. « On est toujours en croissance. Les produits changent d’année en année, ils deviennent de plus en plus gros. Jamais on n’aurait pensé vendre des VTT ( véhicules tout-terrain ) aussi gros, même chose pour les bateaux », affirme Marie-Josée Blais.

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La technologie au service des aînés

Associer le vieillissement de la population et la vague technologique n’est certes pas l’automatisme le plus courant. L’équipe de Welbi en a pourtant fait une spécialité. Elle estime que les algorithmes ont tout le potentiel voulu afin d’améliorer les conditions de vie des aînés. Ces derniers pourront, sans pitonner ni s’abonner, se voir adéquatement assistés au sein des résidences, comme si une voix alternative s’offrait à cette génération souvent qualifiée de silencieuse.

Nul besoin d’être un détective chevronné pour découvrir que la présidente Elizabeth Audette-Bourdon a le bien-être des personnes âgées à cœur. La fondatrice de la start-up œuvre d’arrache-pied depuis plusieurs mois afin de briser l’isolement social de cette tranche de la population. « Soixante-quatre pour cent des personnes qui se sentent seules dans ces résidences ont plus de chance de souffrir de démence », affirme-t-elle d’une voix atterrée.

Welbi veut faire partie de la solution en atténuant cette statistique avec son portail numérique. Grâce à cet outil informatique, les employés des résidences peuvent noter certaines observations et qualifier la qualité des participations individuelles lors des nombreuses activités de groupe proposées. En résulte des rapports et des graphiques qui vulgarisent notamment quelles sont les activités les plus prisées par chacun des usagers, à quelles proportions, à quelles plages horaires, etc.

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Des échanges inspirants pour Alex Joanisse au G7

À 25 ans et la tête bouillonnante de projets, le directeur du développement commercial de l’entreprise La Trappe à fromage de Gatineau, Alex Joanisse, profite pleinement de l’expérience que lui offre sa participation au G7 d’ID Gatineau où il côtoie des dirigeants d’entreprises et fait des rencontres inspirantes avec des personnalités du monde des affaires.

« Quand j’étais jeune, 17 ou 18 ans, j’étais déjà intéressé à la relève de l’entreprise et je disais à mes parents que le fromage de la Trappe à fromage serait un jour vendu partout au Canada et à travers le monde entier. Nous ne sommes pas encore là, mais nous travaillons sur beaucoup de projets », rappelle celui qui travaille pour l’entreprise créée par son père Gilles Joanisse, et Mario Hébert, dont le fils Kevin est aussi repreneur (relève) avec Alex de l’entreprise.

L’expansion de cette entreprise gatinoise se poursuit avec la construction d’une nouvelle usine à Gatineau et l’ouverture de nouveaux points de vente à Ottawa. Il y a aussi la production de nouveaux fromages et de nouveaux produits qui sont désormais offerts dans les magasins de La Trappe.

« Les fromages fins sont en pleine croissance. Les gens veulent goûter à de nouveaux fromages, avec des canneberges et des pommes. Il faut savoir trouver sa niche pour se différencier, en offrant une plus grande variété de fromages dans nos points de vente, raconte le jeune entrepreneur. Alors, nous travaillons pour développer et offrir de nouveaux produits. Nous avons plein d’idées. »

Et puis, il aimerait bien offrir des sacs biodégradables pour les fromages de La Trappe. « Ce serait une façon de se démarquer et les clients apprécieraient ce petit geste pour l’environnement », souligne-t-il.

Des rencontres marquantes

Le programme G7 d’ID Gatineau offre notamment aux sept entrepreneurs participants des séances personnalisées de formation avec des experts reconnus dans leur domaine.

Alex Joanisse dit avoir grandement apprécié les conférences de Laurent Simon, qui ont mis l’accent sur l’importance de la créativité et de l’innovation dans les projets d’expansion des entreprises.

La rencontre avec le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, lui a permis de connaître davantage les marchés à développer dans la métropole de l’Outaouais et les projets à venir comme celui du train léger.

Avec Richard Legault, reconnu pour son travail avec Brookfield, il a été question des stratégies à privilégier en matière de développement immobilier, une question qui touche La Trappe à fromage qui possède deux immeubles commerciaux.

La question des acquisitions et des fusions d’entreprises a aussi été abordé. « Dans notre secteur, si on veut grossir, il faut souvent passer par l’acquisition d’une autre fromagerie parce que nos quotas de lait sont limités pour faire le fromage. Alors, cette session sur les acquisitions était particulièrement intéressante pour moi », explique-t-il.

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Les médicaments de demain

Une entreprise d’Ottawa travaille depuis plus de deux ans sur le développement de médicaments à base de cannabis.

Non, vous ne trouverez pas de plantations de « pot » dans la cour de la compagnie Tetra Bio-Pharma dont les bureaux se trouvent sur le boulevard Saint-Joseph, en plein coeur du secteur Orléans. Et vous ne pourrez vous y procurer quelques grammes de cannabis à des fins récréatives non plus.

Mais d’ici un an ou deux, Tetra Bio-Pharma pourrait lancer sur le marché canadien le tout premier médicament à base de cannabis. Cette entreprise est en fait la seule en Amérique du Nord à travailler avec Santé Canada et la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis pour mener des essais cliniques qui répondent aux strictes exigences de tous, soit les organismes de réglementation, les médecins et les assureurs.

Les médicament de demain verront-ils le jour ici, à Ottawa ? C’est fort possible. Ce ne serait qu’une question de temps. Et ils pourraient bien révolutionner le monde pharmaceutique et médical.

Rencontre avec le président et directeur général de Tetra Bio-Pharma, le docteur Guy Chamberland, qui est aussi titulaire d’un doctorat en toxicologie de l’Université de Montréal, d’une maîtrise en physiologie animale et d’un baccalauréat en chimie de l’agriculture.

DENIS GRATTON: Êtes-vous le fondateur de l’entreprise Tetra Bio-Pharma ?

GUY CHAMBERLAND: Je suis le fondateur de sa division pharmaceutique. La compagnie existe depuis un certain temps, mais on lui a fait prendre un virage, si on peut dire ainsi. Elle avait d’abord été fondée pour devenir un producteur autorisé (par Santé Canada) de cannabis à des fins médicales. Mais en 2016, nous nous sommes lancés dans le développement de médicaments à base de cannabinoïdes. Il n’y pas beaucoup de producteurs autorisés qui voulaient s’aventurer dans ce domaine-là. Nous en avons trouvé un qui était intéressé, soit la compagnie APHRIA, une entreprise de Leamington, dans le Sud de l’Ontario, ainsi qu’une autre compagnie aux États-Unis qui travaille dans le domaine du THC synthétique.

DG: Donc la pénurie de cannabis qui sévit au Québec et ailleurs au Canada depuis sa légalisation ne vous touche pas directement ?

GC: Du tout. Ce sont des domaines complètement différents. Il y a le cannabis récréationnel, le cannabis médical et, après ça, il y a le domaine pharmaceutique. Pharmaceutique étant comme tout autre médicament une coche plus élevée. On parle d’un niveau de qualité très supérieur à un cannabis médical. Nous avons les mêmes normes que tout autre médicament synthétique. Il faut comprendre toutes les étapes et démontrer que le produit est toujours le même. Parce que ultimement, si vous avec une prescription en janvier et une autre en juin, vous voulez être assuré que vous recevrez la même chose les deux fois. Et ça, il faut le démontrer. Et nous sommes en train d’établir la norme. On démontre aux agences qu’on est capable de développer un médicament à base de cannabis avec la même rigueur que tout autre médicament vendu sur le marché.

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« Dites cheese » 
aux campagnes de financement

CHRONIQUE - PHILANTHROPIE / En décembre dernier, des campagnes de financement ont inondé la toile, les lignes téléphoniques et la poste sollicitant des milliers de personnes à donner. Des chanceux ou malchanceux ont été interpellés une dizaine de fois. En philanthropie, on reconnaît cette compétition entre les organismes de charité ainsi que le phénomène d’épuisement. Cette « fatigue du don » a de l’impact. Mais pourrions-nous faire autrement ?

Des entreprises proposent leurs produits pour appuyer une bonne cause. Le chocolat, les oranges et les croustilles sont souvent des produits utilisés lors de collectes d’argent, toutefois ils proviennent de grandes chaînes et sont très loin de rapporter aux commerces de la région. Des produits de chez nous de grande qualité soutiennent maintenant des causes sociales et communautaires tout en supportant des campagnes de financement.

St-Albert dit « cheese »

Après avoir soutenu quelques causes de la région, la fromagerie coopérative St-Albert a constaté tout un potentiel qui s’est vite transformé en opportunité, tant pour la fromagerie que pour la communauté.

Avec l’appui de Superstar Fundraising, le portail « Dites cheese » a été créé dans le but de soutenir des campagnes de financement d’écoles, d’équipes sportives et d’organismes charitables, et cela pendant toute l’année.

Associer de bons produits à de bonnes causes, il fallait penser à cette stratégie gagnante/gagnante pour la communauté et les affaires !

Grâce à des produits de qualité supérieure de renommée internationale, le bon fromage St-Albert permet l’atteinte des objectifs financiers de plusieurs campagnes. Chaque groupe reçoit un montant de 2,75$ par unité vendue, ce qui représente une marge de profit de plus de 30%. Plusieurs produits sont disponibles dont les délicieuses « curds ». Les organismes, les écoles et les équipes sportives intéressés peuvent créer une campagne de financement en ligne tout en s’engageant à vendre au moins 100 unités. De l’autre côté, les gens peuvent les encourager en achetant des fromages directement sur le portail « Dites cheese » ou lors de la sollicitation en personne. Les paiements des ventes en ligne sont déposés directement dans le compte de la Fromagerie et le montant du profit dû aux organismes est déduit de la somme à payer lors de la commande finale.

« Dites Cheese » simplifie la tâche pour toutes les parties prenantes de la conception des pages en ligne à la mobilisation grâce aux outils efficients de gestion proposés.

Pensons-y bien. Tant qu’à consommer du bon fromage, pourquoi ne pas le faire en soutenant une bonne cause et une entreprise de chez nous ? Pour des renseignements additionnels, faites le www.ditescheese@superstar-fundraising.com

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Les tendances marketing à ne pas ignorer en 2019

Constamment en effervescence, le monde du marketing s’ajuste au gré des tendances dont les plus imminentes révèlent beaucoup de l’intelligence dite artificielle. À l’amorce de cette nouvelle année, les entreprises ne peuvent ignorer ce trait de caractère propre aux pointilleux consommateurs, maintenant prêts à être conseillés par l’intelligence artificielle, tout en étant rassurés par des expériences d’achats personnalisées, voire humaines. Bienvenue en 2019 !

La première résolution à tenir en matière de marketing est d’assimiler l’importance de l’intelligence artificielle pour une entreprise, peu importe sa taille. La croissance commerciale passe par une promotion efficace des produits et des services. L’enjeu actuel dans ce domaine est de demeurer à l’affût de l’évolution des technologies afin de garder le contact, de parler avec sa clientèle potentielle.

La tendance qui fait jaser

Le mot « parler », positionné dans la dernière phrase, n’est pas un hasard. Le comportement des consommateurs indique une augmentation draconienne de l’usage de la reconnaissance vocale. Les projections estiment que d’ici 2020, ce sera entre 50 et 60 % des recherches qui seront effectuées simplement en « jasant » avec les appareils intelligents.

« La stratégie de référencement organique doit considérer la recherche vocale », prêche Kimberly Biggs, une spécialiste en marketing numérique et propriétaire de l’Agence POP située à Gatineau. Avec cette tendance, croit-elle, les chances d’une entreprise d’être bien positionnée dans l’arène des commerçants locaux sont plus élevées.

Un restaurateur, par exemple, qui ajuste sa campagne numérique afin d’y prévoir la recherche vocale augmentera sa portée auprès des consommateurs qui brandissent en masse leurs portables afin de questionner un robot tel que Siri. Ceux et celles qui désirent casser la croûte obtiendront généralement des résultats plus précis qu’un moteur de recherche conventionnel.

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Créer des ambiances de travail

C’est connu, plus un employé est heureux, plus il sera productif. Outre l’aspect humain, il est prouvé que l’aménagement des espaces de travail a un impact réel sur la satisfaction des employés.

« Au-delà des tendances, il faut d’abord et avant tout bien cerner les besoins du client, fait valoir Sonia Grenier, designer dont les bureaux sont situés à Gatineau et à Ottawa. Chaque client, chaque profession a ses particularités. Un cabinet d’avocats ne fonctionne pas de la même façon qu’une agence de communication. »

Celle qui fait sa marque depuis 25 ans en design intérieur constate néanmoins que les chefs d’entreprise ont les mêmes préoccupations : augmenter la productivité et stimuler la créativité.

« Les espaces à aire ouverte sont très en demande en ce moment et répondent à ces deux objectifs, explique-t-elle. On recherche une ambiance décontractée, avec des grands îlots munis de plusieurs postes de travail qui facilitent la communication entre employés. Les lounges ont la cote, aussi. Ils sont aménagés avec des divans sur lesquels on peut s’étendre et travailler avec son portable. »

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Quand l'entrepreneuriat et la 
créativité se rencontrent

Pas évident pour un designer de mode de se tailler une place dans un milieu aussi saturé. Pourtant, certains réussissent à tirer leur épingle du jeu grâce à leur passion et leur esprit d’entrepreneur, comme c’est le cas de deux designers de la région.

L’Atelier French Avenue

Quand il habitait encore au Mali, pendant son primaire, Étienne Bertrand vendait un livre qu’il avait écrit et des desserts à ses camarades de classe. En secondaire 5, il a lancé avec un ami une collection de t-shirts fabriqués à Montréal qu’il vendait en ligne et à son entourage. Voulant créer des vêtements plus recherchés s’adressant à une clientèle d’affaires, il a fondé l’Atelier French Avenue et sa première collection de chemises a vu le jour en 2017. Aujourd’hui, il vend non seulement des chemises, mais des nœuds papillon et des accessoires. Tout est fabriqué à la main par les meilleurs dans le domaine. Il est allé lui-même rencontrer les artisans avec lesquels ils travaillent au Mali, un pays où l’industrie textile est bien ancrée.

Le jeune gatinois de 24 ans dessine les collections ici dans son atelier de Gatineau. Il a dû apprendre à dessiner des croquis et à choisir des textiles. Pari qu’il a tenu en s’entourant de mentors.

Stéphanie Cloutier Designer de mode

Ayant commencé la couture à 11 ans, Stéphanie Cloutier s’est découvert une passion qui s’est concrétisée en secondaire 5 lorsqu’elle a organisé un défilé de mode et fabriqué les 90 morceaux. Tout un exploit ! Pour parfaire ses techniques, elle a étudié et gradué de la renommée Académie Richard Robinson d’Ottawa. Dès sa sortie de l’école, cette artiste a ouvert sa boutique pignon sur rue pendant quelques années, créée sa gamme de lingerie pour ensuite se consacrer, depuis 2007, sur son service de designer.

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À quand un réel Festival gastronomique pour Ottawa-Gatineau?

CHRONIQUE - SCÈNE CULINAIRE / La gastronomie d’Ottawa et Gatineau a fait des pas de géant depuis 20 ans. Surtout celle d’Ottawa qui est partie de pas grand chose pour devenir une scène culinaire intéressante en 2019. Mais il y manque toujours quelque chose comme un véritable festival culinaire pour que nous puissions célébrer nos victoires et commémorer nos bons coups de façon ludique.

Depuis 20 ans, Montréal a son Festival en lumière. À la fin de février, à chaque année depuis 2000, la métropole québécoise vibre au rythme de la découverte de deux patrimoines culinaires : un de l’étranger, et celui d’une région du Québec. Cela permet d’asseoir les réussites gastronomiques de Montréal aux côtés de celles d’une autre région du monde. Ainsi, au fil des ans, Lyon, Barcelone, l’Italie, etc., ont invité un chef d’immense talent à assumer la présidence d’honneur, et deux douzaines de leurs chefs à faire montre de leurs découvertes.

Qu’a Ottawa ? Rien. Gatineau ? Moins que rien.

Depuis 10 ans, Toronto et Montréal ont leur semaine culinaire, leur «Restaurant Week». Durant sept jours — parfois plus ! —, tous les restaurants qui désirent participer offrent des menus festifs à prix doux pour stimuler l’exploration et combler les affaires ralentissantes de l’hiver. Vancouver, New York, Chicago et Los Angeles en ont de pareilles, qui épicent une saison un peu plus lente en encourageant les gens à sortir et à découvrir leur scène culinaire.

Qu’a Ottawa ? Rien. Gatineau ? Moins que rien.

Oh, si. Il y a Bal de neige. Et son Festival de ragoût du marché By qui, quoiqu’intéressant, n’attire que quelques centaines de curieux le vendredi midi qui précède l’ouverture de Bal de neige, le festival d’hiver de la région de la capitale.

Hormis cette fête des ragoûts, il n’y a rien à Ottawa qui n’existe pas déjà ailleurs, sous une version ou une autre.

Le Ribfest, en juin, est une fête itinérante des côtes levées (et du poulet rôti). C’est quatre ou cinq jours, mais ça se limite à une série de cinq ou six grandes roulottes qui animent les centre-villes de plusieurs communautés de l’Ontario.

Depuis 2012, le Festibière réjouit les amateurs de houblon pendant deux soirées d’hiver au Musée de l’histoire à Gatineau, chaque février… et les organisateurs ont vite compris que la bière, ça amuse autant au printemps. Ils ont donc organisé un autre Festibière en mai-juin, qui dure trois jours.

Depuis quelques années, ce genre d’événements pullule. Outre le Ribfest et Festibière, il y a quantité d’autres Eat Drink Spring (en mai), Beer Fest (en juillet), l’Orléans Craft Beer Festival (en juin), le Beer Bourbon + BBQ Festival (en septembre), Whisky Ottawa (en octobre), etc. Sans compter le Rendez-vous des saveurs (en mai), qui tente de survivre tant bien que mal. C’est mieux que l’Ottawa Wine + Food Show, qui a annulé sa 33e année en novembre 2018.

Somme toute, plusieurs tentatives mais rien de structuré. D’ordinaire, ce sont les offices du tourisme qui mènent la charge, quand le secteur privé ne l’a pas déjà fait. Les «Restaurant Week», c’est habituellement leur créneau. À Ottawa pas plus qu’à Gatineau, c’est le calme plat.

Pourtant, l’intérêt est là. Quand c’est bien organisé. Les diverses éditions du Festibière attirent des centaines d’amateurs, la popularité du Ribfest ne démord pas. Pour les autres, ça dépend. Chose certaine, il y a un manque. Quand est-ce qu’Ottawa et Gatineau se lèveront-ils ?

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Scotch et whisky 
en toute simplicité

Quoi de mieux pour débuter cette série de chroniques que l’univers des whiskies, mon préféré d’entre tous !

Peu d’ingrédients entrent dans la fabrication du whisky : des grains, de l’eau et des levures. Les fabricants varient leurs recettes dans les mélanges de grains utilisés (blé, orge maltée, maïs, seigle) et ils ajoutent parfois un colorant qui fonce la couleur et apporte un arôme de caramel.

Je dois distinguer tout de suite le scotch du whisky. Pour porter l’appellation scotch, la boisson doit être fabriquée en Écosse. Elle doit être mise en fût de chêne pour un minimum de trois ans, elle doit être vieillie en Écosse et embouteillée avec un minimum de 40% d’alcool. Chose importante, elle doit être fabriquée avec de l’orge malté seulement.

Tous les scotchs sont donc des whiskies, mais tous les whiskies ne sont pas des scotchs.

Le GlenDronach 12 ans

Je vous présente aujourd’hui un produit d’Écosse, le scotch GlenDronach 12 ans. Il provient de la distillerie du même nom, située dans les Highlands de l’Écosse et fondée par James Allardice en 1826. Le 12 ans est le classique de la maison, une valeur sûre à mon avis. Les termes liés à l’âge du produit signifient que le liquide le plus jeune contenu dans la bouteille a au moins 12 ans. C’est-à-dire que même si un whisky est un single malt, il peut provenir de plusieurs barils différents et contenir des liquides dont le temps de vieillissement peut varier. Le maître brasseur usera de son savoir-faire pour produire un assemblage de liquides et permettre une constance des arômes dans le temps.

Je vous invite à partager vos impressions de dégustations si le cœur vous en dit. Je vous fais part des miennes.

Nez : très riche, présence de céréales, de figues, de vanille et d’épices

Bouche : texture huileuse dans laquelle on remarque un côté riche et sucré de figues et de dates, de caramel chaud et de cerises « Sherry Blossom »

Finale : de longueur moyenne et fruitée. On sent bien le caramel et les cerises chocolatées

Ce produit, disponible à la SAQ ainsi qu’à la LCBO à moins de 80$, présente un très bon rapport qualité/prix. Il constitue une porte d’entrée intéressante à qui veut s’initier au monde des scotchs.

Bonne dégustation !

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Fortune et discipline au menu

Les mordus de voitures de collection et de courses d’accélération le connaissent déjà très bien. D’autres l’ont vu dans la télé-réalité «Rapides et millionnaires» alors qu’il parcourt la planète, à la recherche de sensations fortes en compagnie de ses amis Gidi et Jatty. D’autres ont pu visiter son garage automobile, OB Prestige Auto, dont la collection digne d’un véritable musée s’offre à nos yeux sur le boulevard Gréber, ou encore le croiser au Gym-Max, une franchise de conditionnement physique dont il est copropriétaire, rue Bellehumeur à Gatineau. Mais peu savent qu’Olivier Benloulou est Gatinois et fondateur d’Ideal Protein, une entreprise dont le chiffre d’affaires oscille autour des 200 millions de dollars annuellement.

C’est en survêtement sportif qu’Olivier Benloulou nous accueille dans le majestueux hall d’entrée d’OB Prestige Auto, qu’il opère depuis 2014.  

Bien conscient de l’image qu’il projette, il revient une dizaine de minutes plus tard, endimanché et fin prêt pour une séance photos dont il partagera la vedette avec une centaine de voitures de collection évaluée à 40 millions $. Des Ferrari, Alfa Roméo, Porsche, Lamborghini et autres voitures de rêve, dont le dernier bébé, une Bugatti Chiron évaluée à 5 millions $, occupent richement le plancher de la luxueuse salle d’exposition.   

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Des rencontres inspirantes pour les entrepreneurs

L’expérience vécue actuellement par le groupe du G-7 édition 2018 d’ID Gatineau s’avère déjà très enrichissante pour les participants qui profitent de ces échanges pour développer des stratégies visant notamment à faire de l’innovation une préoccupation partagée par tous au quotidien.

«Pour moi, c’est vraiment une opportunité de rêve. L’expérience me permet d’être en lien avec des gens de très haut niveau, en m’offrant la possibilité de valider certaines informations. Comme chef d’entreprise, on se pose beaucoup de questions, explique Steeve Lavoie, fondateur et chef de direction d’Allied Scientific Pro, une entreprise de haute technologie fondée en 2011 et spécialisée dans le domaine de la photonique. Avec tous les gens de l’externe que nous rencontrons, on crée une synergie entre entrepreneurs. C’est très bien de pouvoir ainsi sortir du quotidien. De prendre le temps de réfléchir sur la business». 

Parmi ses clients, des firmes de renommée mondiale comme Boeing et Toyota.   

Parmi les conférenciers rencontrés, Laurent Simon a permis notamment d’ouvrir la discussion sur les stratégies visant à faire de l’innovation et du développement l’affaire de tous les employés de l’entreprise, une invitation qui plaît grandement.  

«Il faut répandre cette culture de l’innovation à tous les échelons de l’entreprise, afin que tout le monde en parle. Il y a les ingénieurs et les Ph D ( NDLR : les diplômés de doctorat ), mais il y a aussi des gens innovateurs à d’autres niveaux. Il faut les impliquer dans le plan d’innovation de l’entreprise», explique M. Lavoie.

La femme d’affaires Christiane Germain, du Groupe Germain Hôtels, a aussi suscité une intéressante réflexion par ses propos lors de sa rencontre avec les entrepreneurs du G-7.  

«C’était très impressionnant, raconte M. Lavoie. C’est une femme qui n’a pas froid aux yeux, très fonceuse et très inspirante.  Ses propos ont confirmé qu’il y a souvent un volet qui nous fait hésiter lorsqu’il faut prendre une décision. Et même si son secteur d’activités est complètement différent du mien, il faut passer à travers le même processus lorsqu’on prend une décision d’investissement qui peut présenter un certain risque, que ce soit pour un immeuble ou un projet en recherche et développement.»