Jean-Philippe Brousseau, fondateur de Phone Loops

Un avenir plus vert pour Phone Loops

Alors que l’arrivée de l’automne marquait le cinquième anniversaire de Phone Loops — une entreprise gatinoise qui offre une variété de ganses de soutien visant à protéger les cellulaires —, son fondateur Jean-Philippe Brousseau en profite pour remanier son inventaire. À l’heure où les enjeux climatiques sont de plus en plus mis de l’avant, M. Brousseau affirme qu’il n’est pas trop tard pour faire un virage environnemental. C’est pourquoi il a choisi d’éliminer complètement le plastique des emballages de son produit.

Après plusieurs tentatives de placement de produits, c’est en 2014 que l’entrepreneur, qui a une formation en ingénierie, développe l’idée d’une sangle pour sécuriser les téléphones.

Cinq ans plus tard, l’entreprise atteint des sommets, avec plusieurs millions de Loops vendues dans plus de 100 pays. L’année dernière, Phone Loops a collaboré avec des marques de renommée internationale telles que Netflix, Airbnb, Disney, le New York Times, Intel et Caterpillar. Comment expliquer une telle croissance pour la petite entreprise de la région ?

« On a entre autres envoyé des Loops dans des sacs VIP aux Oscars en 2016. Il y a aussi eu notre présence à l’émission Dans l’Oeil du Dragon en 2017. C’est vraiment là qu’on a vu le jour aux yeux du public, et on a vraiment explosé au niveau des ventes », explique le fondateur, qui avait réussi à conclure une entente avec les dragons-entrepreneurs Martin-Luc Archambault et Caroline Néron lors de son passage.

M. Brousseau ajoute que le bouche-à-oreille de ses clients satisfaits a également eu son rôle à jouer dans l’éclosion de son entreprise à l’international. « Souvent, ce sont nos clients qui sont dans des entreprises comme Microsoft, Disney ou Airbnb qui présentent les Loops à d’autres employés. Ça fait de la publicité. »

Après plusieurs tentatives de placement de produits, c’est en 2014 que Jean-Philippe Brousseau développe l’idée d’une sangle pour sécuriser les téléphones.

Réussir sans hypothéquer la planète

Même si les affaires vont bien pour Jean-Philippe Brousseau et son entreprise, cela ne l’a pas empêché de se questionner sur l’empreinte écologique qu’il laissait derrière les nombreux emballages de plastique de ses Loops.

« Nos fournisseurs utilisent beaucoup le plastique pour l’emballage, donc on développe notre produit avec leurs capacités. Mais ça me titillait, donc j’ai redessiné le produit avec des emballages en carton recyclé et recyclable », se réjouit M. Brousseau.

L’entrepreneur savait toutefois qu’il fallait aller à la source afin d’éliminer le problème, et devenir entièrement « écofriendly ». « On a beau emballer nos Loops dans un carton, les fournisseurs vont quand même mettre les commandes en grosses quantités dans un sac en cellophane dans une boîte. On a donc configuré de belles boîtes en carton à cet effet », ajoute-t-il.

À la base, le plastique avait pour but de protéger les sangles de téléphone afin d’éviter qu’elles se salissent ou s’endommagent. Or, le nombre de retours de Loops endommagés que M. Brousseau estime recevoir après ce changement sera négligeable, et leur impact sera moins grave que le suremballage, selon ce dernier.

« Je crois que c’est un virage qui doit venir des preneurs de décisions. Même si le public ne le souligne pas, c’est une responsabilité de tous ceux qui sont dans le pouvoir de le faire. »