Des items vendus en ligne par Life Without Plastic.

Pour des normes plus sévères

Les sacs pour légumes et produits en vrac que la compagnie Life Without Plastic achète en Inde ont vu leur popularité croître depuis que le mouvement « zéro déchet » a pris de l’ampleur dans les épiceries.

Chantal Plamondon estime que les commerces ont fait un pas dans la bonne direction en éliminant les sacs de plastique. Mais, selon elle, les gouvernements devraient imposer des normes plus sévères en matière d’emballage de produits. « On achète des produits emballés en magasin. Une fois à la maison, on jette l’emballage de plastique aux poubelles ou au recyclage. C’est du gaspillage. Il est difficile de prendre des mesures individuellement pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, mais c’est tellement plus facile de réduire notre dépendance au plastique », estime Mme Plamondon.

Ce sont pour toutes ces raisons que Chantal Plamondon et Jay Sinha, son ex-conjoint, ont écrit le livre intitulé Life Without Plastic: A Practical Step-by-Step Guide on Avoiding Plastic to Keep Your Family and the Planet Healthy, qui a été publié en décembre 2017. Le livre, qui a été un succès immédiat et traduit en français, sous le titre Vivre sans plastique : Des outils écologiques à notre portée, paraîtra en librairies cet automne. « Le but du livre visait justement à donner des trucs pour réduire notre dépendance au plastique comme par exemple d’acheter des rideaux de douche en chanvre. Ce sont des gestes simples mais qui contribuent à aider la planète », résume-t-elle.

Nous le savons tous, la planète suffoque sous les déchets de plastique. Plus de 310 millions de tonnes de déchets plastique ont été générées en 2016, dont un tiers s’est retrouvé dans la nature. D’ici 2030, la production mondiale de déchets plastique risque d’augmenter de 41 % et la quantité accumulée dans les océans pourrait doubler, ce qui préoccupe grandement Chantal Plamondon. « C’est certain que cela m’inquiète de voir nos océans remplis de plastique mais je me dis que les gens prennent de plus en plus conscience de cette réalité. J’ai espoir que tout un chacun fasse de petits gestes pour contribuer à ce que la situation change », de conclure l’entrepreneure de Wakefield qui travaille aussi comme avocate en médiation familiale.