La coprésidente de la compétition Place à la jeunesse, Gabrielle Parisien.

L’initiation aux affaires en français

La 16e édition de Place à la jeunesse, une compétition de résolution de cas d’affaires et de débats, rassemblera la relève franco-ontarienne à l’Université d’Ottawa, le 9 novembre prochain. Selon la co-présidente de la compétition, Gabrielle Parisien, l’événement constitue une belle occasion pour les entreprises de la région de rencontrer ces jeunes élèves du secondaire intéressés par le monde des affaires.

« C’est un bassin de jeunes qui sont prêts. C’est pour ça que les entreprises devraient porter attention à la compétition, déclare Gabrielle Parisien. Les gens qui participent vont probablement aller étudier en affaires et ensuite vouloir trouver un emploi. C’est la relève. »

La finale de Place à la jeunesse se déroule sur une seule journée et permet aux jeunes de s’affronter sur quatre volets : marketing, entrepreneuriat, comptabilité et débats oratoires.

Chaque équipe aura trois heures pour évaluer un cas d’affaires et comprendre sa problématique. Les jeunes auront ensuite 15 minutes pour présenter leur solution devant un panel de juges provenant du corps enseignant ou du milieu des affaires franco-ontarien.

L’année dernière, pour le volet débat oratoire, l’une des juges était Mona Fortier, la députée fédérale d’Ottawa-Vanier.

Un premier pas dans le milieu franco-ontarien des affaires

« Le but de la compétition, c’est de donner la chance aux jeunes franco-ontariens de savoir c’est quoi le monde des affaires avant de se lancer là-dedans à l’université, explique Mme Parisien. Pour l’avoir faite moi-même, ça aide beaucoup. Tu es un pas en avant des autres. » 

Mme Parisien en est à sa toute première année dans le comité organisateur, mais elle a déjà participé à la compétition en 2016 alors qu’elle était en 11e année. Son équipe a remporté la deuxième place dans la catégorie entrepreunariat. Gabrielle Parisien et ses deux collègues ont alors chacun gagné une bourse de mille dollars pour étudier en français à l’Université d’Ottawa. L’année suivante, elle a décidé de retenter l’expérience.

« J’ai décidé de le refaire parce que j’ai tellement aimé la compétition et mon expérience. En 12e année, j’étais encore plus dans mon élément. J’étais beaucoup plus confiante et j’avais déjà acquis des compétences l’année d’avant. Moi et mon équipe avons remporté la première place. Une bourse de cinq mille dollars, raconte Mme Parisien avec le sourire. Ça a été la tape dans le dos pour dire, tu vas à la bonne place. »

«Place à la jeunesse» aura lieu le 9 novembre.

Selon la co-présidente, c’est aussi une opportunité de faire rayonner la francophonie. « Le monde des affaires, surtout en Ontario, tu vas plus penser que c’est anglophone, donc qu’il faut faire ses affaires en anglais pour être en business en Ontario, mais ce n’est pas vrai. Place à la jeunesse, c’est ça, c’est mettre de l’emphase sur le fait que tu peux être un homme ou une femme d’affaires en français. »

Les inscriptions pour la ronde préliminaire de la compétition sont ouvertes durant le mois de septembre sur le site web de Place à la jeunesse.