La philanthropie se transforme

CHRONIQUE PHILANTHROPIE / Au cours de l’été, des milliers de personnes ont participé à de multiples événements caritatifs comme des tournois de golf pour amasser des sommes considérables au profit de causes sociales aussi importantes les unes que les autres.

On remarque cependant que le milieu philanthropique évolue et qu’en plus des activités traditionnelles – toujours très populaires par ailleurs – il mise sur l’expérience que les philanthropes ont le plaisir de vivre. Pensons à l’apparition de défis en tous genres ( courses, marches à relais, tours cyclistes, etc, ). À Ottawa, on compte plus d’une trentaine de ces courses associées à des causes.

Au cours des dernières années, les organisations ont redoublé d’efforts et de créativité pour se démarquer afin de séduire et d’attirer les citoyens, les entreprises et les institutions. La plupart d’entre elles continuent de se renouveler et de se réinventer pour faire différemment.

Un potentiel philanthropique à cultiver

Si la création de partenariats avec les entreprises est complexe, elle est toutefois essentielle. Les liens entre les milieux privé et social se consolident en plaçant l’humain au cœur de tous les projets. Mentionnons entre autres la Classique de golf Unique FM, présentée par Sterling Ford et Rockland Ford au profit du CALACS, ou encore au 12e Tournoi de golf des Tamalous du Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa, la 18e Classique de golf de la Maison Mathieu-Froment-Savoie commandité par Katasa Groupe & Développement, etc. Ces partenariats solidaires ont un impact réel sur la vie de milliers de personnes vulnérables et c’est possible grâce à plusieurs d’entre vous.

De saines communications qui rapportent

Les communications entre les milieux privé et social sont cruciales et doivent être maintenues sur une base régulière, surtout si l’objectif est de consolider des initiatives philanthropiques qui rapportent à toutes les parties impliquées. Ce n’est pas évident car la compétition est forte entre les événements qui se déroulent durant une même saison, parfois simultanément. Bien des entreprises et des personnes sont sollicitées par des dizaines d’organisations et la visibilité est alors diluée. Ne serions-nous pas rendu à l’étape de se concerter et de planifier un calendrier philanthropique régional afin que toutes les causes y trouvent leur parti ?

Si on veut changer le monde, il faut investir davantage

Alors que la charité vise à minimiser les effets de la pauvreté, la philanthropie cherche à s’attaquer aux causes des grands enjeux sociaux. Ce changement de paradigme est profond. Les organismes, tels que Centraide, la Moisson, les Centres pour aîné.e.s, la Fondation communautaire d’Ottawa, le Centre espoir Sophie et les refuges ont généralement été créés pour répondre à des besoins concrets. Ces besoins n’ont cessé de croître au cours des années, de là l’importance de réconcilier le désir des entrepreneurs et les besoins de la communauté.

Ethel Côté est présidente de MécènESS & Institut social