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Zibi et son Géant vert

La tenue décontractée et l’air juvénile, Jeff Westeinde n’annonce rien d’un multimillionnaire. Pourtant, l’homme de 52 ans qui nous reçoit dans ses modestes bureaux du 6, rue Booth à Ottawa, dirige un vaste chantier de construction évalué à plus d’un milliard de dollars.

Pendant que le projet Place des peuples est ignoré à Gatineau et que celui des plaines LeBreton à Ottawa fait du surplace, l’écoquartier résidentiel et commercial Zibi s’érige discrètement sur des terres ancestrales algonquines exploitées jadis par les barons de l’industrie forestière Ezra Butler Eddy et John Rudolphus Booth, puis plus tard par la papetière Domtar qui les ont abandonnées en 2007 et vendues en 2013.

Mais discrètement ne signifie pas dans l’anonymat.  Quelque 250 ouvriers, dont des travailleurs autochtones, sont à l’oeuvre sur le site désaffecté, de nombreuses grues s’élèvent dans le ciel, et le complexe O, un bâtiment de 65 unités de condominium à Gatineau, accueillera ses premiers occupants en novembre prochain. Suivra en 2019 le projet Kanaal, d’inspiration néerlandaise, qui s’étendra le long du canal Buchanan, sur l’île Chaudière du côté d’Ottawa. Selon les prévisions, l’écoquartier Zibi comptera d’ici 2030 plus de 5 000 résidents, des places publiques, des esplanades et des commerces et immeubles à bureaux pouvant accueillir 6 000 travailleurs.

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Zibi: une affaire complexe

L’opération Zibi n’aura pas été chose facile. Il a fallu négocier avec les gouvernements fédéral, ontarien et québécois, avec les villes d’Ottawa et de Gatineau, avec la Commission de la capitale nationale, discuter avec les peuples des Premières Nations et convaincre les protecteurs du patrimoine et de l’environnement.

Pour Jeff Westeinde, toutes les complexités affrontées auront eu pour effet d’affiner l’idée de départ. « Nous avions un projet et nous avons consulté, discuté et écouté. C’est grâce aux commentaires reçus de la communauté que nous avons pu l’améliorer. Je n’ai pas vu ça comme des obstacles, mais comme un plus qui a permis de faire accepter Zibi ». 

Le chantier n’est pas qu’une opération de construction puisque démolition, décontamination et archéologie sont aussi à l’agenda. Des dizaines de millions de dollars en provenance des pouvoirs publics sont nécessaires pour décontaminer l’endroit.  De vieux bâtiments industriels où des dizaines de milliers de Hullois et d'Ottaviens ont oeuvré seront jetés par terre, d'autres feront place à des commerces. Avant d’occuper le site, des fouilles archéologiques ont été faites, permettant en outre de retrouver les fondations de la maison de Ruggles Wright, fils du fondateur de la ville de Hull.

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Un G7 renouvelé à Gatineau

Le suspense est maintenant terminé pour la sélection des sept entrepreneurs qui feront partie de la deuxième cohorte du Programme G7 d’ID Gatineau.

Le comité de sélection a retenu les candidatures de Steeve Lavoie (Allied Scientific Pro), Alex Joanisse (La Trappe à fromage), Yves Marleau (Cogniva), Nancy Lehoux (Milident), Jean-Sébastien Vachon (Inteloom), Josée Proulx (Prizma), et Marie-France Maisonneuve (CAS). 

Pour cette deuxième édition, un programme chargé permettra aux sept personnes d’affaires retenues de travailler sur leur projet de croissance d’entreprise en bénéficiant de l’expertise et du savoir-faire en innovation d’ID Gatineau, d’Inno-Centre et de l’Université du Québec en Outaouais.  

En plus de cet appui tangible, la cohorte 2018 profitera d’une journée au Centre Greenhouse de Deloitte à Montréal, et participera à diverses activités avec des experts reconnus dans leur sphère d’activités, telles que la fondatrice de l’École d’entrepreneurship de Beauce, Nathaly Riverin, et la psychologue Rose-Marie Charest.   

Ils assisteront aussi à des dîners et rencontres avec Christiane Germain, coprésidente du Groupe Germain Hôtels, Richard Legault, vice-président du conseil d’administration de Brookfield Asset Management, et Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau. L’événement de clôture aura lieu le 27 février 2019.  

Cette année, l’initiative est rendue possible grâce à la participation financière du gouvernement du Québec, et la collaboration du cabinet de services professionnels Deloitte, Le Droit AFFAIRES, Banque Nationale, Inno-Centre, l’Université du Québec en Outaouais, Énergie Brookfield et le Groupe Germain Hôtels.

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Nancy Lehoux
Milident

Diplômée de l’Université Laval en sciences infirmières, Nancy Lehoux débute sa carrière au sein des forces armées canadiennes. Elle quitte le domaine militaire pour accompagner son conjoint dans la gestion de Milident, un laboratoire dentaire créé en juin 1995. L’entreprise dispose d’un effectif de 76 employés, dans quatre différents établissements. La clientèle du laboratoire est principalement composée de dentistes et de prosthodontistes. 

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Jack’s Soda: conscientiser, une bouteille à la fois

C’est en voulant offrir une alternative au secteur un peu trop homogène des boissons gazeuses que trois pétillants trentenaires d’ici ont révolutionné nos réflexes sucrés. Armés de bonnes intentions, d’une grande dose de détermination et d’ingrédients étonnants, les créateurs de Jack’s Soda innovent dans le périlleux monde de l’alimentation.

Du matériel épars, un parfum de peinture fraîche et de l’équipement flambant neuf similaire à celui utilisé par les brasseries caractérisent le nouvel espace commercial gatinois de Joël Beaupré, Mathieu Guillemette et Mathieu Nerbonne Lachaine. Le trio derrière Jack’s Soda s’acclimate depuis quelques semaines à cet environnement de travail situé sur le boulevard St-René Ouest, à Gatineau. Plus adaptés et personnalisés, les nouveaux locaux permettent de produire davantage de leurs plus récentes créations nommées Jack’s Rhubarbe, Jack’s Gingembre, Jack’s Bleuet et Jack’s Tonique.

Ces sodas, qui contiennent en moyenne 30% moins de sucre que la compétition, se trouvent actuellement sur les tablettes de 300 points de ventes, majoritairement au Québec et en Ontario. De nombreuses entreprises locales leur ont fait de la place sur leurs tablettes, que ce soit La Trappe à Fromage, Broue Ha Ha ou encore La Boîte à Grains, pour ne nommer que celles-là.

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Le vin, une industrie grimpante dans la région

Pratiquement absents de la région il y a dix ans, les vignobles se sont depuis multipliés sur les rives ontarienne et québécoise, où on en compte plus d’une vingtaine. In vino veritas oblige, Le Droit AFFAIRES a fait le tour des principaux vignerons et experts du domaine, afin de dresser le portrait économique de cette industrie grimpante, où le jus de raisin fermenté s’embouteille par milliers et les chiffres d’affaires peuvent jouer dans les six chiffres.

Les temps ont bien changé depuis l’époque où les producteurs de vins ontariens et québécois suscitaient la risée des fidèles de Bacchus.

« On fait du vin depuis 200 ans au pays, mais pas grand-chose d’intéressant. C’est vraiment dans les années 1970 et 1980 que ça a commencé à l’échelle du pays, autant en Colombie-Britannique, qu’en Ontario et au Québec », fait valoir la sommelière de renommée internationale, Véronique Rivest.

« Cette production-là grandissante et de mieux en mieux en qualité a aidé à ce que le consommateur s’intéresse de plus en plus au vin », poursuit la propriétaire du bar à vin Soif, situé sur la rue Montcalm à Gatineau.

Le coordonnateur du certificat de Sommelier à La Cité, Tom Vigeant, abonde dans le même sens. Il fait valoir que la formation collégiale compte un volet important sur les vins canadiens, entre autres les ontariens.

« On a depuis longtemps un cours sur les Amériques, explique-t-il, mais on ne passe plus rapidement sur les vins canadiens. C’est bien important de former des gens qui connaissent bien nos produits », explique le coordonnateur du programme qui accueille une cohorte annuelle de 15 à 20 étudiants.

Explosion des ventes

Cet engouement se répercute d’ailleurs dans les ventes de vins québécois qui, en 2017, totalisaient près de 25 M $. Il s’agit d’une hausse de 33% par rapport à l’année précédente, d’après les données colligées par l’Association des vignerons du Québec.

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C’est cependant sans commune mesure avec l’Ontario où les ventes totalisaient 395 M $ en 2014, avec un volume de production de 17,4 millions de litres de vin d’appellation VQA, d’après les données de l’association Wine Country Ontario.

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« La plupart des vignobles au Québec ont commencé de façon modeste, parce que les débouchées n’étaient pas toujours là. Maintenant ils sont là », soutient le copropriétaire de l’ancien vignoble biologique du Domaine des Météores à Ripon, André Cellard.

« Je pense qu’on va assister vraiment à un développement assez spectaculaire au Québec », poursuit-il.

Ironiquement, reconnaît M. Cellard, c’est à cette « époque effervescente » qu’il a choisi de mettre fin à la production des étéores, qui atteignait jusqu’à 8 000 bouteilles par année. Le vigneron souhaite prendre sa retraite et loue, depuis cette année, son vignoble de 12 000 pieds de vigne au Domaine Bergeville en Estrie, qui pourra ainsi hausser sa production de vin mousseux.

Selon M. Cellard, de façon générale, le chiffre d’affaires des vignobles en Outaouais reste assez « modeste » et se situe entre 100 000 et 200 000 $ annuellement. Comme lui, plusieurs vignerons en Outaouais se sont lancés dans l’aventure de la viniculture comme « projet de retraite ». D’autres survivent avec un autre gagne-pain.

« On paye nos factures, la marge de profits est très mince », soutient Raymond Huneault, le propriétaire des deux vignobles Clos Baillie, situés à Aylmer et à Papineauville.

Près de vingt ans après avoir planté ses premières vignes, ce pionnier de la viniculture en Outaouais aspire aussi à la retraite. L’homme de 74 ans peine cependant à vendre ses terres.

Vocation

En plus de produire entre 1 000 et 1 500 bouteilles de vin annuellement, M. Huneault confectionne aussi des cidres et ce, jusqu’à 3 000 bouteilles. L’un d’eux à l’érable, en rupture de stock, se vend normalement à la SAQ.

« Il faut avoir la vocation, s’exclame-t-il.  La compétition internationale est très forte, alors on ne peut pas demander des prix exorbitants pour nos bouteilles. Il faut toujours s’ajuster en fonction du marché et dans une grande ville comme Gatineau ou Ottawa, la compétition est très fortes à la SAQ et à la LCBO », poursuit-il.

L’engouement des milléniaux

Il reste que la loi québécoise, qui permet dorénavant aux vignobles d’ici de vendre leurs produits sur les tablettes des épiceries, semble avoir contribué à l’explosion des ventes. À cela s’ajoute aussi l’attrait de la génération des milléniaux pour les produits locaux, y compris le vin.

« Ils sont très terroir et très achats locaux. Ce n’est pas juste une mode, mais c’est vraiment senti et ce sont eux qui influencent aussi les plus vieux », soutient le président du Conseil des vins du Québec, Yvan Quirion.

Selon lui, la demande grandissante pour le vin en général s’observe tant en épicerie qu’à la SAQ. Cela démontre que le phénomène n’est pas unique aux vins québécois. L’accès aux épiceries permet toutefois de rendre les vins québécois plus accessibles, admet-il.

M. Quirion fait valoir que sur les 235 millions de bouteilles vendues au Québec l’an dernier, seulement 2 millions étaient de souches québécoises. La forte demande des consommateurs pour les vins d’ici permet ainsi de réduire cet écart

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Du lait et du vin dans l’Est ontarien

Changer le lait... en vin ! Voilà ce qu’a pratiquement fait Denis Perrault en plantant ses premières vignes il y a vingt ans sur la ferme laitière familiale du secteur Navan d’Ottawa.

Depuis, les petits bijoux de la grappe s’y sont multipliés pour donner naissance au vignoble du Domaine Perrault qui produit 20 000 bouteilles par année.

« Nos ventes annuelles sont de plus de 100 000 $ et elles augmentent d’environ 5 à 10% chaque année », indique
M. Perrault.

Il reste que ces revenus s’accompagnent de plusieurs dépenses en main-d’oeuvre, en approvisionnement de bouteilles, de bouchons, d’étiquetage, etc.

Le vigneron affirme que la quasi-totalité de sa production se vend sur place, où divers événements sont organisés, tels que des séances de yoga dans les vignes, des mariages et des enterrements de vie de jeune fille.

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Des vins décorés

Glamour la viniculture ? Au-delà des aléas de Dame nature et du dur labeur dans les champs, il arrive que certains vins de l’Outaouais récoltent le raisin et les honneurs.

C’est le cas du vignoble Ste-Angélique, dans la Petite-Nation, où les propriétaires ont à leur grande surprise vu leur vin Argiles Blanches 2016 être coté 3 ½ étoiles dans le Guide du vin Phaneuf.

« J’ai moi-même découvert le vin avec ce guide que j’achète depuis 20 ans, alors de me retrouver dedans, c’est le fun , s’exclame le vigneron Nicholas Carrière. Ça a beaucoup aidé à vendre notre vin, car le guide est une référence pour les gens. On a été en rupture de stock en l’espace d’un mois et demi », poursuit-il.

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La philanthropie se transforme

CHRONIQUE PHILANTHROPIE / Au cours de l’été, des milliers de personnes ont participé à de multiples événements caritatifs comme des tournois de golf pour amasser des sommes considérables au profit de causes sociales aussi importantes les unes que les autres.

On remarque cependant que le milieu philanthropique évolue et qu’en plus des activités traditionnelles – toujours très populaires par ailleurs – il mise sur l’expérience que les philanthropes ont le plaisir de vivre. Pensons à l’apparition de défis en tous genres ( courses, marches à relais, tours cyclistes, etc, ). À Ottawa, on compte plus d’une trentaine de ces courses associées à des causes.

Au cours des dernières années, les organisations ont redoublé d’efforts et de créativité pour se démarquer afin de séduire et d’attirer les citoyens, les entreprises et les institutions. La plupart d’entre elles continuent de se renouveler et de se réinventer pour faire différemment.

Un potentiel philanthropique à cultiver

Si la création de partenariats avec les entreprises est complexe, elle est toutefois essentielle. Les liens entre les milieux privé et social se consolident en plaçant l’humain au cœur de tous les projets. Mentionnons entre autres la Classique de golf Unique FM, présentée par Sterling Ford et Rockland Ford au profit du CALACS, ou encore au 12e Tournoi de golf des Tamalous du Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa, la 18e Classique de golf de la Maison Mathieu-Froment-Savoie commandité par Katasa Groupe & Développement, etc. Ces partenariats solidaires ont un impact réel sur la vie de milliers de personnes vulnérables et c’est possible grâce à plusieurs d’entre vous.

De saines communications qui rapportent

Les communications entre les milieux privé et social sont cruciales et doivent être maintenues sur une base régulière, surtout si l’objectif est de consolider des initiatives philanthropiques qui rapportent à toutes les parties impliquées. Ce n’est pas évident car la compétition est forte entre les événements qui se déroulent durant une même saison, parfois simultanément. Bien des entreprises et des personnes sont sollicitées par des dizaines d’organisations et la visibilité est alors diluée. Ne serions-nous pas rendu à l’étape de se concerter et de planifier un calendrier philanthropique régional afin que toutes les causes y trouvent leur parti ?

Si on veut changer le monde, il faut investir davantage

Alors que la charité vise à minimiser les effets de la pauvreté, la philanthropie cherche à s’attaquer aux causes des grands enjeux sociaux. Ce changement de paradigme est profond. Les organismes, tels que Centraide, la Moisson, les Centres pour aîné.e.s, la Fondation communautaire d’Ottawa, le Centre espoir Sophie et les refuges ont généralement été créés pour répondre à des besoins concrets. Ces besoins n’ont cessé de croître au cours des années, de là l’importance de réconcilier le désir des entrepreneurs et les besoins de la communauté.

Ethel Côté est présidente de MécènESS & Institut social

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Une route des vins dans la région?

Après l’Estrie, le comté Prince-Edward et le Niagara, la région d’Ottawa et de Gatineau aura-t-elle aussi sa route des vins ? Certains en rêvent, d’autres en doutent.

Le président de l’Association des producteurs de vin de l’Est de l’Ontario, Paul LeBlanc, milite pour sa réalisation. Il fait valoir que la rive ontarienne compte plus de 100 000 plants de vigne et 16 vignobles, dont plus de la moitié est ouverte au public.

« On est en train de développer la région comme la prochaine région des vins de l’Ontario », lance M. LeBlanc, aussi propriétaire du vignoble Smokie Ridge, près de Kemptville.

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Une fauxmagerie zen à Alexandria

Qui aurait cru que l’on puisse fabriquer un jour des fromages véganes à base de noix de cajou ? C’est ce que Lynda Turner a réussi à faire en créant en 2013 l’entreprise Fauxmagerie Zengarry.

Pourquoi «Zengarry» ? Parce que l’entreprise est située à Alexandria, dans le canton de Glengarry Nord et que fabriquer du fromage végane, c’est très « zen », explique tout simplement Lynda Turner, une ancienne fonctionnaire de Santé Canada, qui a quitté son emploi il y a trois ans pour se consacrer à plein temps à son entreprise qui est en pleine expansion.

Lynda Turner travaillait au gouvernement à titre de scientifique spécialisée dans les risques de santé liés aux produits chimiques lorsque lui est venu l’idée de se lancer en affaires afin d’offrir une option de fromage végane aux consommateurs de la région. « J’étais devenue végane. Je ne trouvais pas de fromages de noix de cajou sur le marché. J’ai décidé de créer mes propres recettes. En 2013, j’ai commencé la production de « fauxmages » ( du faux fromage fait sans aucun produit laitier ) dans mes temps libres dans ma propre cuisine. Je les partageais aux membres de ma famille et mes amis. Ils aimaient cela. Ils m’ont motivé à continuer », raconte cette Montréalaise d’origine qui est venue s’installer dans l’Est ontarien il y a 22 ans.

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Néo Yoga ou l’éveil des sens

Yoga chaud, yoga techno, acrobatique ou gastronomique… La discipline se prête à toutes les postures en vogue. Lancée il y a un an exactement, l’entreprise de Marie-Pier Cloutier propose plutôt de reconnecter la pratique aux sens en créant des événements in-situ en Outaouais. Pourquoi ne pas quitter le traditionnel studio, le temps d’un cours guidé dans un lieu inusité?

Un an après sa création, Néo Yoga a déjà organisé sept événements dans la région : des dizaines de yogis se sont rassemblés à la ferme Moore et à la terrasse du bar Aux 4 Jeudis de Gatineau, sur le pont couvert de Wakefield, ou encore à Camp Fortune. On y déguste des produits du terroir, on se laisse bercer au son d’une harpe ou de l’eau qui coule.

« Je cherchais à me différencier de l’offre existante des salles fermées avec miroirs en offrant une expérience plus chaleureuse et orientée sur la stimulation sensorielle, nous explique passionnément la fondatrice gatinoise de Néo Yoga, Marie-Pier Cloutier. En ayant conscience de nos sens, nous sommes plus facilement ancrés dans le moment présent. »

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Nadia Effendi, femme d’affaires et de droit

Son parcours est celui d’un météorite. Ses états de service sont exemplaires. Nadia Effendi est une des avocates les plus en vue au pays. Portrait d’une passionnée du droit.

Dès son plus jeune âge, Nadia Effendi savait qu’elle voulait être avocate. Elle y était peut-être prédestinée ? Son patronyme, Effendi, signifie «maître» en turc. Née à Edmundston, au Nouveau-Brunswick, d’une famille d’origine syrienne, elle y passe les 20 premières années de sa vie. Puis elle s’expatrie à Ottawa pour réaliser son rêve. Elle s’inscrit au Programme de common law en français de l’Université d’Ottawa et obtient sa licence en 2003 avec très grande distinction. On lui attribue également la médaille d’or pour avoir obtenu la plus haute moyenne cumulative de l’ensemble du programme de droit. S’ensuit une multitude de marques de reconnaissances.

Elle figure depuis deux ans dans le « Benchmark 40 and under hot list » et elle est reconnue en 2016 comme l’une des 25 avocats les plus influents au pays par le magazine Lawyer. La revue LEXPERT lui avait déjà attribué le titre d’étoile montante en 2013 !

Pour gagner tous ces galons, Me Effendi a plaidé devant tous les tribunaux canadiens, en cour provinciale et fédérale, en cour d’appel, y compris à la Cour suprême. Elle a produit un nombre impressionnant d’articles, participé à de multiples conférences, sur de sujets aussi divers que le droit civil, le droit administratif et le droit constitutionnel, et ce, dans les deux langues officielles. « Beaucoup de mes causes sont liées aux disputes entre citoyens et gouvernements. La relation entre les deux est devenue très lourde et compliquée ».

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Un campus 100% entrepreneurial s’installe à Gatineau

Un ajout notable à l’écosystème économique régional surviendra en novembre prochain avec l'implantation à Gatineau de l'École des entrepreneurs du Québec ( EEQ ), un organisme qui servira à mieux outiller les gestionnaires d’entreprises.

C’est dans des locaux du centre Innovation Gatineau que vont bouillonner les activités de l’EEQ. Cette dernière gravitera dans le réseau du centre de services principal établi à Montréal, qui offre une gamme complète de services-conseils. « Ce sont 25 000 entrepreneurs qui ont été formés depuis 2000. Toutes les 12 heures, une nouvelle entreprise est démarrée grâce à l’appui de l’École », indique Michel Fortin, le
président-directeur général de cette organisation sans but lucratif.

Formule bien rodée

L’appel de proposition lancé en mars 2018 afin d’établir des campus régionaux a immédiatement interpellé les acteurs majeurs du développement économique en Outaouais. Composé notamment de la Chambre de commerce de Gatineau, de la Table d’action en entrepreneuriat de l’Outaouais et d’ID Gatineau, un comité de travail a fignolé et déposé un dossier à l’ÉEQ.

La tâche n’était pas mince, car sept régions et une soixantaine de partenaires avaient également déposé leur requête. Le comité de travail gatinois a reçu une réponse favorable. Les campus régionaux formés de Gatineau, Rimouski et Trois-Rivières ont l’objectif d’appuyer le centre montréalais vers la formation de 14 000 autres entrepreneurs d’ici 2022.

« Il nous manquait un volet lié aux formations », explique Jean Lepage, le directeur général d’ID Gatineau, qui a participé au dépôt de la candidature de Gatineau. Octroyer à la clientèle d’affaires des programmes provenant de l’ÉEQ venait combler une demande pour ce type de formation.

Jean Lepage évoque du même coup que de partir à zéro aurait été une tâche titanesque. « On a envoyé une mission visiter leur installation au préalable. Avant d’aller de l’avant avec un partenaire, on veut s’assurer qu’on soit tous gagnants. Dans ce cas-ci, on avait sous la main quelque chose de vraiment bien rodé », estime-t-il.

Formations variées et accessibles

Quelque 2 000 individus profiteront annuellement des formations offertes au  nouveau campus gatinois ( ou grâce aux vidéoconférences ) et attestées par le système scolaire. 

 Acquisition et gestion d’entreprise, vente-conseil et lancement d’une entreprise seront les programmes offerts. La grande majorité des ateliers et du contenu utilisés à Montréal seront offerts au campus. La réalité de la région est prise en compte avec l’incorporation d’éléments éducatifs personnalisés. On compte parmi ces spécificités le secteur manufacturier, la cybersécurité et les technologies de l’information.

« Pour le secteur manufacturier, nous numérisons actuellement des informations et mettons en relation près de 200 entreprises en Outaouais. ID Gatineau travaille ainsi à comprendre leurs besoins et à encourager la collaboration régionale », avance Jean Lepage, qui perçoit l’arrivée de l’ÉEQ dans la région comme un moteur concret qui stimulera la croissance, notamment par des formations pratiques de développement de marché et d’exportation.

La clientèle cible pour ce nouveau campus comprend les entreprises de service, avec l’objectif d’attirer principalement celles ayant moins de dix employés. Grâce à la programmation, les participants pourront s’enrichir de connaissances liées aux aspects juridiques en affaires, à la communication et au marketing, au financement, aux ventes, ainsi qu’aux meilleures pratiques d’affaires. Le coût des ateliers variera de 50 $ à 200 $ et un parcours au sein de l’ÉEQ peut aller de quelques heures à quelques mois pour un étudiant ou une étudiante.

Un écosystème gatinois

Une enveloppe annuelle oscillant entre 400 000 et 500 000 $, dont les trois quarts proviennent du gouvernement provincial, servira à financer les opérations. D’après M. Lepage, le réseau de développement est maintenant assez complet en Outaouais. « Le Pôle d’innovation, MonGPS.ca, le Programme G7 et le campus de l’École des entrepreneurs du Québec vont permettre à Gatineau et aux MRC en périphérie d’avoir les ressources adéquates », soutient-il. Avec ce pan entrepreneurial complété, son équipe et lui se dévoueront désormais à l’édification de cellules d’investisseurs pour stimuler les entreprises plus spécialisées.

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Pommes, cidres et alcools

CHRONIQUE SPIRITUEUX / Septembre et octobre sont deux mois qui riment avec pomme! Les vergers nous ouvrent leurs portes et les recettes à base de pommes prennent d’assaut les médias et les réseaux sociaux. Mais qu’en est-il des pommes dans l’univers des alcools?

Le Domaine Lafrance

Pour l’apéro, on a envie d’avoir un produit léger, légèrement sucré et amer. Il est donc normal d’y aller avec le vermouth Rouge Gorge ( Rouge ) du Domaine Lafrance de Saint-Joseph-du-Lac. Pour l’élaboration de ce produit, l’équipe du domaine utilise l’un de leurs cidres de pomme dans lequel elle macère plus d’une centaine de botaniques dont de l’absinthe, du thé du Labrador, de la baie de genièvre, de la sauge, de la graine de coriandre et bien plus. Offert à 18% d’alcool, il est parfait lors des soirées fraîches. L’absinthe amène un côté anisé, mais une certaine cannelle se distingue à travers une amertume qui nous rappelle l’écorce d’orange. La pomme est tout de même bien présente. Très agréable sur glace, mais succulent dans un cocktail comme le Boulevardier ( bourbon, campari et vermouth rouge ).

La Cidrerie Michel Jodoin

Celui que l’on surnomme le père de la distillation au Québec, Michel Jodoin, nous offre L’heure de mettre la pomme à off, un brandy de pomme 3 ans. Pour l’élaborer, l’équipe de la Cidrerie Michel Jodoin, sise à Rougemont, verse du cidre de pomme dans un petit alambic de trois cent litres. La distillation de ce brandy dure environ deux ou trois heures et contient plus de 72% d’alcool. À la suite de la distillation, l’équipe met le tout à l’intérieur de différents fûts pour une période de trois ans. Avec des arômes de rhums bruns, de mélasse, un peu gingembre, mais surtout avec la pomme, il est tout simplement succulent! 

Le Verger Lacroix

Bien que ce soit un cidre apéritif, le Feu Sacré du Verger Lacroix, aussi situé à Saint-Joseph-du-Lac, se prend très bien à la fin d’un repas. Pour fabriquer cet excellent produit, l’équipe du Verger Lacroix assemble un cidre avec une eau-de-vie à la pomme. À la suite de l’assemblage, le tout repose de six à 18 mois dans un fût de chêne. Sa torréfaction, avec des notes de caramel brûlé et de pommes, accompagne parfaitement plusieurs desserts. 

Pour plus d’information sur l’univers des spiritueux, rendez-vous au www.yanaube.ca

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Quand une entrevue devient un champ de mines

Si une personne doit bien se préparer avant une entrevue d’embauche, l’employeur doit également faire ses devoirs, au risque d’en payer le prix.

La compagnie Aliments Multibar de Montréal l’a appris à ses dépens en août dernier. La cour l’a condamnée à verser 5 000 $ en dommages moraux et 1 000$ en dommages punitifs à Salim Kerdougli, un Québécois d’origine algérienne, parce qu’on lui a demandé d’identifier son pays d’origine lors d’une entrevue, ce qui est illégal.

La Charte des droits et libertés de la personne a en effet établi une dizaine de motifs de discrimination lors d’une entrevue d’embauche. L’employeur ne peut poser des questions sur la race, le sexe, l’âge, l’origine ethnique, l’état civil, la religion, un handicap, les croyances politiques, une éventuelle grossesse ou la condition sociale d’un postulant. Le faire constitue un geste illégal.

« Ça peut représenter un carcan pour un employeur, mais ça correspond aux valeurs de société que nous nous sommes données », explique Me Pierre Brabant, un avocat de Gatineau spécialisé en droit du travail et en santé et sécurité.

En fait, les dangers d’enfreindre la loi vont bien au-delà de la simple entrevue. Les formulaires de santé que doivent remplir les candidats à un poste peuvent aussi être intrusifs, tout comme les outils d’évaluation. « On ne peut pas demander à un candidat s’il a déjà eu des problèmes de santé, par exemple, parce que l’on veut réduire les risques d’absences de congé de maladie du futur employé. C’est interdit », ajoute Me Brabant. L’Université Laval a été ramenée à l’ordre en janvier dernier, justement parce que ses questionnaires d’embauche ont été jugés intrusifs. On y demandait aux candidats s’ils avaient déjà présenté une réclamation à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail, ou encore s’ils avaient déjà eu un test de VIH, ce qui contrevient directement à la Charte.

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Un coopérathon pour créer des prototypes d’entreprises

Présenté pour la première fois cet automne dans la région, le Coopérathon 2018 est un marathon de coopération organisé dans diverses villes du Canada et de France pour stimuler les échanges et l’émergence de solutions innovantes ayant un véritable impact social.

Appuyée par la Ville de Gatineau, cette initiative est lancée dans la région par Cilex, le catalyseur d’innovation et son partenaire régional Desjardins, qui accompagne les startups, les PME et les institutions dans leur processus de transformation, d’amélioration ou de développement technologique, ainsi que dans la commercialisation de leurs innovations et leur virage numérique.

En plus de Gatineau et Ottawa, le Coopérathon 2018 est présenté au Canada dans les villes de Montréal, Toronto, Québec-Lévis, Shawinigan,  Sherbrooke et Waterloo en Ontario.

« Les solutions peuvent provenir de fintechs, de l’énergie/environnement, de l’éducation, et de la santé. Pour la réalisation d’un prototype, les porteurs de projet présentent des pistes de solutions et sont épaulés par une équipe et des mentors pour les aider », explique Charles Lapointe, gestionnaire de projets à Cilex.

Certaines problématiques seront déjà proposées par les représentants de Desjardins, mais les participants proposeront des projets sur lesquels ils devront trouver des idées visant à créer des prototypes d’entreprises.

Pendant les quatre semaines suivantes, les participants de divers horizons collaboreront afin d’améliorer le bien-être du plus grand nombre, et bénéficieront de formations et d’ateliers pour passer de l’idéation au montage du prototype du premier client.

Le programme prévoit des séances de sprint le samedi avec des conférences et des ateliers de travail. Des rencontres sont également prévues en soirée.

« Pour cette première année, nous avons fixé un objectif d’une quarantaine de participants. On vise les 30 ans et plus, des gens, des professionnels qui viennent de tous les horizons, qui pourront identifier des problématiques sérieuses comme ce fut la cas à Montréal et Québec, avec de vraies ambitions pour trouver des solutions », explique M. Lapointe.

Les activités se tiennent du 26 septembre au 1er novembre.

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Séjour chez 
un voisin

CHRONIQUE VOYAGES / C’est juste à côté. À quatre heures d’Ottawa. C’est beau et propre . Et c’est au bord de l’eau. Les gens passent leur week-end à pédaler, à grimper et à faire de la voile. Le fromage est bon, le cidre aussi. Assez idyllique non? Je viens de visiter le Vermont et j’ai peine à croire qu’il s’agit de ma première visite!

Je décide de me baser à Burlington, métropole du Vermont, et j’abandonne mes plus beaux vêtements et talons hauts pour opter plutôt pour des shorts cargo et des sandales velcro. Ses 42 000 habitants (et oui, c’est après tout la plus grande ville du Vermont!) semblent tous réunis sur la rue Church, une voie piétonnière fort animée qui pourrait facilement rivaliser celles de Barcelone ou de Londres! Des couples dansent aux sons des mélodies de nombreux musiciens de rue et les terrasses sont remplies. La file est longue au stand de creemes (le terme Vermontais pour une crème glacée molle ) et on voit à l’horizon le soleil qui se couche derrière le port.

Le lendemain matin, je me réveille tôt pour faire la route vers le Mont Mansfield. Située à Stowe, un village situé à environ 45 minutes de Burlington, c’est la plus haute montagne du Vermont. Elle accueille de nombreux skieurs l’hiver. L’été et l’automne, on y rencontre plusieurs groupes de randonneurs. Je monte jusqu’au plateau et j’admire une vue panoramique à couper le souffle. La diversité de la flore en route vers le sommet étonne. J’ai droit à un début de randonnée en forêt et, près du sommet rocheux, je me promène dans une toundra alpine!

Je célèbre ensuite mes efforts en dégustant une friandise digne de l’adulte mature et responsable que je suis : une visite à l’usine de crème glacée Ben & Jerry’s. Je crois au plus profond de moi que le monde serait meilleur s’il y avait une usine de crème glacée au pied de chaque montagne. Blague à part, c’est à Burlington que Ben et Jerry ouvrent leur première boutique. J’étais surprise d’apprendre que cette multinationale a milité dès ses débuts pour la justice sociale et quelle travaille en partenariat avec plusieurs associations pour appuyer de nombreuses causes dont celle du commerce équitable. En apprendre sur la justice sociale tout en se régalant d'une crème glacée à la pâte à biscuits? J’aime!

Ainsi se termine ma brève aventure dans les monts verts du Vermont, un état américain qui m’a surpris et charmé! J’attends impatiemment ma prochaine visite, idéalement à l’automne, pour admirer les feuillages colorés du haut d’une montagne … avec une crème glacée bien sûr.

Magazine Affaires

Plaisirs d’automne

CHRONIQUE MODE / En mode, septembre est un mois crucial en matière de tendances et donne le ton au reste de l’année. Voici donc quelques tendances phares de la saison, faciles à intégrer dans votre garde-robe professionnelle.

Retour vers le futur

Les décennies 1980 et 1990 refont surface – au grand dam de certains – cet automne. Vous vous souvenez des épaules XXL ? Elles ont été vues sur les podiums. Ne vous étonnez donc pas si vous trouvez que certains vestons semblent élargis. Bien que tendance, cette silhouette n’est pas recommandée à ceux et celles qui ont déjà été comblés par la nature côté épaules. Optez plutôt pour les t-shirts à logos qu’on a beaucoup vu dans les années 1990. Faciles à porter avec un jean pendant le week-end, vous pouvez aussi le glisser sous un veston lorsque vous arborez un look plus décontracté au bureau.

Vous vous souvenez des manteaux en peaux lainées retournées ? Ils sont également de retour. Alliant l’utile à l’agréable cette tendance vous tiendra au chaud pendant les journées froides. La façon la plus facile d’intégrer cette tendance est de choisir un manteau de cuir avec le collet en peau lainée pour que vous puissiez le porter pendant quelques hivers.

Les couleurs vibrantes comme l’orange, le rouge, le bleu et le vert sont aussi au rendez-vous. Vous pouvez les porter par petite touche avec des accessoires ou un élément dans votre ensemble pour ne pas détonner au bureau. Associez-les aisément au noir, couleur de base par excellence de la saison après avoir fait place aux marines et aux charbons ces dernières années.

Influence anglaise

Ne faisant pas exception aux années précédentes, le motif à carreaux fait un retour en force. Vous le verrez souvent agencé avec des matières telles que le tweed pour un look qui se veut sage, mais pas ennuyant. Bien qu’on ait beaucoup vu les complets et les ensembles déconstruits ces dernières années, il y a une recrudescence des agencements parfaits de ce côté.

Vous avez besoin d’un manteau mi-saison ? Choisissez sans aucun doute un trench. Ce classique de la garde-robe est pratique autant qu’il est stylé. Vous en retrouverez une panoplie cet automne. Il peut autant être porté avec un jean troué qu’avec un complet ou un ensemble sobre pour vos journées au travail.

Côté chaussures, la botte de type Chelsea sera le choix par excellence des hommes et les femmes peuvent se tourner vers les cuirs brillants et les petits talons.

D’autres influences comme les années 1970, le style équestre et western insufflent les tendances de l’automne. Il y en a réellement pour tous les goûts cette année et c’est une excellente nouvelle. Alors, choisissez vos tendances préférées et amusez-vous à les agencer à votre façon pour un maximum de plaisir !