La vice-présidente de Revêtement Industriel Prizma, Josée Proulx.

Prendre le temps d’innover

Quand est venu le temps de soumettre sa candidature au programme G7 2018, Josée Proulx avoue qu’elle a hésité.

Choisie dans le groupe du G7 édition 2018 de ID Gatineau, avec six autres participants, Josée Proulx croyait ne pas avoir le temps pour s’impliquer dans un tel projet. 

Après seulement quelques semaines, elle se dit enchantée de son expérience. 

« Quand mon conjoint m’a parlé du G7, j’ai eu peur. Je ne voyais simplement pas où j’allais prendre le temps que je n’avais pas. Mais j’avais beaucoup de projets à accomplir pour notre entreprise et je me suis dit que l’expérience allait m’aider à les réaliser », raconte la co-propriétaire et vice-présidente de Revêtement Industriel Prizma, une entreprise gatinoise de peinture en poudre et en liquide qui emploie 16 personnes. 

Il faut dire que le programme élite mis de l’avant par ID Gatineau est chargé. Il vise à propulser sept entreprises de Gatineau vers de nouveaux sommets, alors que les participants doivent travailler sur un projet de croissance tout au long du parcours, en bénéficiant de l’expertise et du savoir-faire en innovation d’ID Gatineau, d’Inno-centre et de l’Université du Québec en Outaouais. 

Plusieurs événements sont au programme, avec la tenue de nombreuses activités de formation, de dîners-conférences, et de rencontres avec des experts de l’innovation et de la gestion de projet. 

Une photo prise lors d'une journée de formation avec le professeur Laurent Simon.

Formation avec Laurent Simon 

Déjà, la femme d’affaires a pu participer à une série d’activités incluant une journée de 12 heures où les sept entrepreneurs ont pu échanger sur les projets d’innovation qu’ils souhaitent réaliser. Les rencontres ont déjà ouvert les portes à des discussions avec des experts, mais aussi des entrepreneurs, qui partagent ensemble leurs expériences d’affaires. 

« Nous sommes là pour sept différentes entreprises qui ont chacune des défis. Ensemble, nous avons eu la chance de voir ce que nous voulons réaliser et nous avons déjà commencé à échanger des courriels », explique Mme Proulx. 

Elle dit avoir déjà apprécier les journées de formation passées avec Laurent Simon, professeur titulaire au département de l’entrepreneuriat et de l’innovation aux HEC Montréal, qui est aussi codirecteur du groupe Mosaic et codirecteur scientifique de l’École en management de la création Montréal-Barcelone. 

Les sessions ont permis de faire le plein d’informations et de travailler sur l’innovation et la gestion de projet. Sortir du contexte quotidien.

Sortir du contexte quotidien

« Nos entreprises sont dans des secteurs différents. Il n’y a pas de problèmes de concurrence. Mais ensemble, nous sommes capables de prendre le temps de sortir du contexte quotidien, pour discuter d’innovation », soutient Mme Proulx. 

Son entreprise, la firme Prizma, est active dans différents secteurs d’activités. Elle souhaite faire le virage 4.0, en développant l’interface client. De plus, elle souhaite que son entreprise obtienne une certification ISO. 

Le défi de trouver le temps a désormais fait place au défi de tout absorber l’information et les conseils qui sont prodigués tant par les commissaires, les experts, les conférenciers et les autres entrepreneurs qu’elle côtoie au G7. 

« Quand on participe à un 5 à 7, c’est parfois difficile d’avoir des échanges approfondis sur des questions touchant nos entreprises. Depuis le début du G7, j’ai vraiment eu la chance de côtoyer des personnes qui m’ont déjà apporté beaucoup. Chaque commissaire a quelque chose à nous apporter parce que chacun a une expérience différente. Je suis contente d’avoir pris le temps de faire des échanges qui vont m’aider beaucoup à accomplir mes projets », conclut la femme d’affaires de Gatineau.