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Dominic Mailloux, président de la Fédération des gens d'affaires francophones de l'Ontario
Dominic Mailloux, président de la Fédération des gens d'affaires francophones de l'Ontario

Pour que l’union fasse la force

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
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L’entrepreneuriat francophone de l’Ontario peut compter dans ses rangs un nouvel allié de taille. Mise sur pied au début de l’année 2021, la Fédération des gens d’affaires francophones de l’Ontario (FGA) se dit avide de prêter main-forte au milieu des affaires franco-ontarien partout en province.

« La création de la FGA, c’est au-delà de la fierté », lance Dominic Mailloux, le président du tout nouveau conseil d’administration de la Fédération et aussi président du Club canadien de Toronto.

La mission de la FGA est claire. L’organisation souhaite se hisser comme défenderesse des intérêts sociaux économiques des gens d’affaires francophones de la province. Elle vise à promouvoir efficacement ces intérêts auprès des différents paliers gouvernementaux, offrir des services aux membres pour appuyer le travail qui se fait au niveau local, puis soutenir la création d’un réseau provincial afin d’échanger de bonnes pratiques entre les organisations membres. « C’est le bon vieil adage : l’union fait la force », lance avec conviction M. Mailloux.

Une offre diversifiée

Pour y parvenir, la FGA mise sur trois offres clés. La FGA propose premièrement aux membres des services gratuits de mentorat, comprenant l’accompagnement d’un agent de développement économique certifié et expérimenté. 

L’organisation offre également des programmes spécifiques d’appui à l’entrepreneuriat féminin, consistant en une série d’ateliers conçus pour des femmes entrepreneures franco-ontariennes et qui traitent de sujets propres à l’entrepreneuriat féminin.  

Finalement, la FGA a développé un programme de conciergerie, comprenant des programmes d’aide et d’aiguillage pour les entrepreneurs pour tout ce qui touche la création d’une entreprise en Ontario, l’obtention de contrats publics et le financement gouvernemental. « Moi, ça m’est apparu très clair. C’est avec beaucoup d’humilité qu’on regarde le travail qu’il y a à accomplir. C’est immense », avoue M. Mailloux.

La FGA est le fruit du travail du Club canadien de Toronto, l’instigateur derrière le projet. L’organisation a également pu compter sur une subvention de 250 000 $ octroyée par le ministère des Affaires francophones de l’Ontario pour passer de la parole aux actes. « On est chanceux de pouvoir compter sur cet appui-là qui est non négligeable et sans lequel, avouons-le, il aurait été impossible de créer la Fédération », estime M. Mailloux. 

Le directeur général de la Fédération des gens d’affaires francophones de l’Ontario, Richard Kempler, et le président de l’organisme, Dominic Mailloux, posent devant la tour du CN à Toronto.

Répondre à un besoin clair

Le conseil d’administration admet ne pas s’être attendu à un accueil aussi chaleureux de la communauté d’affaires francophone à la suite de l’annonce de la création de l’organisation. « La réponse est extrêmement positive, elle va même au-delà des attentes », explique Richard Kempler, directeur général de la FGA.

« On est vraiment en plein développement et on est victime de notre succès. Ça répond à un besoin immense, urgent et imminent des entrepreneurs franco-ontariens de développer des affaires surtout en période de sortie de crise », croit-il, en précisant que le conseil d’administration de la FGA travaille déjà activement sur l’ère post-pandémie de la COVID-19.


« Depuis janvier, on fonctionne à un rythme effréné. »
Dominic Mailloux

Parmi la quinzaine d’organisations déjà à bord de la FGA, plusieurs se situent à Ottawa et dans l’Est ontarien. On compte entre autres les chambres de commerce de Clarence-Rockland, de Hawkesbury et de Prescott-Russell. Le Regroupement Affaires Femmes (RAF) et le Regroupement des gens d’affaires de la Capitale nationale (RGA) sont également de la partie.

Plusieurs organisations du nord, de l’ouest et du centre de l’Ontario ont également rejoint les rangs de l’organisme. Sans oublier que la FGA compte aussi des partenaires qui œuvrent à l’échelle provinciale. À ce jour, la FGA représente environ 2000 membres après seulement quelques semaines d’existence, et l’engouement ne cesse de croître.

Malgré cet enthousiasme clair, la FGA précise qu’elle n’a nullement l’intention de marcher sur les plates-bandes de ses membres. « Si une entreprise est membre d’une chambre de commerce, elle ne peut adhérer comme membre corporatif de la Fédération que si elle reste membre de cette chambre de commerce, insiste Richard Kempler.  On ne veut pas faire de la cannibalisation de membres, mais bien à travers nos membres existants, offrir des services. »

Une chose est certaine, les membres du conseil d’administration de la FGA ont déjà des visions d’avenir pour l’organisme, à peine quelques semaines après son démarrage . « Je pense somme toute qu’on puisse être reconnu comme un interlocuteur crédible sur les questions de francophonie économique en Ontario. On veut aussi se servir de la FGA comme d’un véhicule pour créer un pont auprès des gens d’affaires de groupes similaires ailleurs au Canada ou dans le reste de la francophonie. C’est notre aspiration », termine le président Mailloux.