Au total, 758 personnes ont été formées en ligne par l'École des entrepreneurs du Québec en Outaouais depuis le début de la pandémie. Un engouement important qui s’explique par l’accessibilité des formations et un besoin de se tourner vers le virage numérique.
Au total, 758 personnes ont été formées en ligne par l'École des entrepreneurs du Québec en Outaouais depuis le début de la pandémie. Un engouement important qui s’explique par l’accessibilité des formations et un besoin de se tourner vers le virage numérique.

Les formations en ligne pour rebondir en temps de crise

Sandrine Vieira
Collaboration spéciale
Le mois de mars dernier a été fatidique pour bien des entrepreneurs : la pandémie de COVID-19 a apporté son lot d’incertitudes pour ces derniers, alors que certains ont dû fermer leurs portes, mettre à pied du personnel et encaisser d’importantes pertes financières. Face à une situation aussi imprévisible, comment réagir rapidement, de manière à se sortir la tête de l’eau ?

C’est ce à quoi Ann Delarosbil, directrice régionale de L’École des entrepreneurs du Québec en Outaouais, a voulu s’attaquer dès les premiers jours où le Québec s’est « mis sur pause ». L’École des entrepreneurs a mis sur pied des formations en ligne pour outiller les entrepreneurs de la région à se relever de la crise.

Mme Delarosbil se souvient de la première initiative mise sur pied : un événement de leadership en télétravail et de gestion du changement. Ont suivi plusieurs autres formations destinées aux entrepreneurs de la région : Comment éviter la faillite ? Comment diversifier ses marchés ?

Au total, 758 personnes ont été formées en ligne depuis le début de la pandémie, en Outaouais. Un engouement important qui s’explique par l’accessibilité des formations et un besoin de se tourner vers le virage numérique.

Ann Delarosbil, directrice régionale de L’École des entrepreneurs du Québec en Outaouais

Une nouvelle accessibilité

« Depuis deux ans, on arrivait à rejoindre entre 600 et 700 personnes, en Outaouais. Mais c’était principalement des gens de la communauté urbaine. Maintenant, avec le virage numérique, sur 100 personnes, il y en a plus de 50 qui viennent des communautés rurales », se réjouit
Mme Delarosbil.

« Le fait que ça soit en ligne, ça rend accessibles les formations aux communautés rurales, qui sont souvent des commerces de proximité », poursuit-elle. C’est l’une des raisons du taux élevé de participation depuis la crise.

C’est d’ailleurs un aspect apprécié par Anne-Marie Desbiens et Anie Vachon, les entrepreneures à la tête des Éditions Fortissimo, une entreprise qui produit du matériel pédagogique en musique au service des apprentissages.

« Alors que nous nous préparions à participer à différents salons et colloques en avril et en mai, la pandémie a fait en sorte que tout s’est arrêté, se rappelle Mme Desbiens. La formation en ligne a été appréciée parce que nous avons pu la faire à tout moment, avec des professionnels dans le domaine, sans nous déplacer. » Malgré tout,
Mme Desbiens avoue préférer la formation en présentiel, qui permet de poser des questions directement et favorise les interactions avec les autres participants.

L'importance du virage numérique

Le virage numérique est maintenant un aspect incontournable pour les entreprises, surtout depuis la crise sanitaire, estime Mme Delarosbil. « Le message qu’on essaie de passer, c’est qu’il faut investir dans le savoir-faire pour réussir en affaires. »

« Lorsque l’offre de la formation du virage numérique est arrivée, nous avons vu là une opportunité pour nous d’aller chercher des outils pour nous aider à mieux gérer notre site Internet, explorer également les possibilités d’augmenter notre visibilité sur les réseaux sociaux et aller de l’avant avec des campagnes publicitaires sur ces mêmes réseaux », témoigne Mme Desbiens.

Si la crise sanitaire cause bien des maux de tête aux entrepreneurs de la région, elle leur aura aussi permis, au final, de réinventer leur entreprise, d’élargir leurs horizons et d’accéder à de nouveaux outils, sans avoir à se déplacer.