Karine McGee, Lucie Doyon et Serge Chartrand de Club d'Eau Plus

Vivre de vin et d'eau fraîche

En 25 ans, Lucie Doyon a prouvé à ceux qui en ont douté qu’elle ne mettrait d’eau dans son vin pour personne. Cette mère de trois enfants a quitté son emploi d’hygiéniste dentaire pour démarrer sa propre entreprise, en 1994. Aujourd’hui, le Club d’Eau Plus correspond à sa vision d’offrir aux gens de l’Outaouais des produits sains dans les domaines de l’eau distillée et du vin artisanal.

Chez le dentiste, l’eau est aseptisée. Elle est pure, elle est parfaite. Lorsqu’elle a quitté le monde de l’hygiène dentaire, Lucie Doyon a eu envie d’offrir cette eau de qualité supérieure à sa famille et, pourquoi pas, à la population locale. 

Même à ses débuts, dans sa petite succursale, elle offrait déjà de l’eau distillée et des trousses pour faire du vin santé à la maison. Bien que la combinaison des deux volets représente, encore à ce jour, son plus grand défi, Mme Doyon ne regrette pas d’avoir fait le pari d’offrir ces deux produits à ses clients. « Je ne crois pas qu’il faut avoir juste un produit pour réussir comme entrepreneur. »

Une conscience environnementale

Il y a 14 ans, son conjoint Serge Chartrand a rejoint l’entreprise. Ensemble, ils ont pris la décision de construire le Club d’Eau Plus sur le boulevard La Gappe. « Il a cru en l’entreprise, il a cru en ma vision, et il a eu une vision, lui aussi. »

À l’intérieur, on compte deux types d’usine: l’une pour l’eau, l’autre pour le vin. 

Même lorsque la boutique est fermée, il est possible de remplir ses récipients d’eau dans le portique, un peu comme à la banque.

L’eau Odessa est un produit sans toxine, sans minéraux ni résidus de médicaments. Les clients peuvent remplir leurs contenants sur place ou les recevoir par livraison. Même lorsque la boutique est fermée, il est possible de remplir ses récipients d’eau dans le portique, un peu comme à la banque.

Les solutions proposées cadrent aussi avec la conscience environnementale de l’entreprise, en éliminant le transport de milliers de contenants d’eau en provenance de Montréal et en réduisant l’utilisation des bouteilles de plastique à usage unique.

Le Club d’Eau Plus s’est d’ailleurs démarqué l’an dernier en recevant une attestation « Performance + » du programme ICI On Recycle de Recyc-Québec. 

Quant au vin, en plus de faire la vente de matières premières pour la fabrication artisanale de vins et de bières, la Vinerie du Club d’Eau Plus offre plus de 300 cépages. Les clients peuvent embouteiller eux-mêmes leur vin sur place. Des poches lavables et réutilisables sont aussi disponibles, une alternative aux bouteilles de verre. 

Remettre un flambeau bien allumé

Et la succession est assurée puisque Mme Doyon a remis, le 1er octobre dernier, la moitié de l’entreprise à sa fille, Karine McGee. Riche de ses 12 années d’expériences, celle-ci se préparait depuis longtemps pour la semi-retraite de sa mère. Dès l’adolescence, ses deux frères et elle occupaient déjà leur premier emploi au sein de l’entreprise. Mais attention, pas question de leur offrir des privilèges, se souvient Mme Doyon. « Ils ont reçu une formation comme dans l’armée ! »

Mme Doyon laisse un legs sans prix à sa fille: «celui de la passion». 

«  Chaque six mois, en tant que femme d’affaires, j’ai agrandi, développé, investi. Prêt après prêt, j’ai innové, j’ai fait des gros pas. Et ça a fonctionné. »