Richard Martin, Jean-François Henri, Catherine Pellerin et J.D. Ménard, de la firme Pixel qui emménage dans un nouveau local

Pixel: gérer la croissance

Il y a tout juste un an, la firme Pixel, spécialisée dans la production vidéo de haute qualité a fusionné avec l’entreprise de design graphique Shuriken, en plus d’entreprendre un virage lui permettant de se métamorphoser en une véritable agence publicitaire.

Résultat : le chiffre d’affaires de Pixel a pratiquement doublé, passant de 600 000 $ à 1,1 M $ à la fin de l’année dernière, alors que le nombre d’employés a pour sa part bondi de cinq à une douzaine. 

« On a les studios d’enregistrement, les salles de montage vidéo et maintenant on a les services de design graphique, une salle de créativité de design, des tables de coupes. On a ces deux grands départements-là qui sont essentiels à une agence de pub et qui sont pour la plupart pris à l’externe, mais nous on les a intégrés chez nous », explique Richard Martin, l’un des quatre associés de Pixel.

Pixel a aussi fait l’acquisition d’un édifice de 7500 pieds carrés situé en face des Galeries de Hull, à l’aide d’un prêt de 1 M $ consenti à parts égales par la BDC et la Caisse Desjardins. Cette somme inclut des améliorations locatives, entre autres pour intégrer les différents services offerts par l’agence publicitaire.

« Ce sont vraiment des entrepreneurs humbles et terre à terre. Souvent, on dit qu’il faut prendre le temps de s’entourer des bonnes personnes qui vont te permettre de croître plus vite et de réaliser tes rêves. Eh bien eux, c’est vraiment ça qu’ils ont fait », affirme la directrice de la BDC, Véronique Fournier.

Cette dernière a accompagné les quatre actionnaires de Pixel, incluant Jean-François Henri, qui était à la tête de Shuriken, dans le cadre de leur regroupement. 

« Ils ont vraiment une offre de services diversifiée. Comme banquier, c’est vraiment quelque chose qu’on recherche », fait valoir Mme Fournier.

M. Martin caresse d’autres projets de regroupement dans le domaine du numérique et de la production vidéo. 

« Si on parle d’un horizon de cinq ans, on peut facilement dire que Pixel peut encore doubler. On l’a fait en un an et je pense qu’on va continuer à atteindre un certain niveau où on va continuer de croître, mais de façon un peu moins exponentielle que celle-ci », affirme-t-il.

Il ne cache pas pour autant que la dernière année a été «un peu déstabilisante» pour l’équipe de Pixel, même si le regroupement s’est fait de façon « organique » et que les associés partagent des « atomes crochus ».