Les associés Daniel Dumont, Steve Racine et Martin Lachapelle

DOSSIER: Des fusions et acquisitions dignes de mention!

« Tout seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin », comme le veut l’adage. Elles se sont d’abord courtisées pendant plusieurs mois, avant de faire le grand saut et d’unir leur destinée sous la forme de fusion et d’acquisitions. Le Droit AFFAIRES vous présente les histoires à succès d’entreprises de la région qui ont su relever le pari d’un regroupement d’affaires et qui connaissent depuis une croissance fulgurante.

QDI : assurer la pérennité

QDI : trois petites lettres juxtaposées depuis à peine un an et qui ensemble soufflent leur première chandelle avec un chiffre d’affaires de 5 M $. Née de la fusion de Quadrivium et Dumont Groupe-Conseil, cette nouvelle entité est vite devenue l’une des plus grosses firmes d’ingénierie de Gatineau, réunissant sous un même toit une quarantaine de talents en génie civil. Cette « masse critique » d’employés permet à l’entreprise d’être plus concurrentielle face aux grosses firmes d’ingénierie.

« La fusion nous a permis d’offrir un éventail plus grand de services en ingénierie civile à notre clientèle régionale. Donc sous une même entité, on est capable de mieux servir nos clients, parce qu’on est capable de rassembler plus de gens compétents », soutient Daniel Dumont qui dirige QDI avec son partenaire d’affaires et de fusion et acquisition, Martin Lachapelle.

M. Dumont ne s’en cache pas, la dernière année n’a pas été de tout repos. « On a eu une grosse année. On est content et on ne regrette rien », s’exclame-t-il.

Les deux pères fondateurs de QDI ont officiellement fusionné leurs entreprises en octobre 2018, après avoir d’abord longuement échangé sur leur vision et leurs valeurs entrepreneuriales communes. Puis, QDI sitôt constituée, ils ont dû adopter une nouvelle convention d’actionnaires, concilier leurs livres et créer un plan de relève à l’interne. 

À l’aide d’un prêt de 3,2 M $ que leur a octroyé la Caisse Desjardins et un prêt de 400 000 $ de la Banque de développement économique du Canada ( BDC ), ils ont notamment pu acheter et rénover un édifice situé sur le boulevard de la Gappe, afin d’en faire leur siège social.

QDI : trois petites lettres juxtaposées depuis à peine un an et qui ensemble soufflent leur première chandelle avec un chiffre d’affaires de 5 M $.

Témoin privilégié du processus d’achat et d’acquisition de QDI, le directeur général de la Caisse Desjardins à Gatineau, Éric Charron, n’hésite pas à citer en exemple la démarche des deux entrepreneurs. Leurs valeurs et leur vision commune l’ont vite mis en confiance.

« Si on veut qu’il y ait de la pérennité, qu’un regroupement fonctionne et qu’il y ait du succès, que les gens veuillent s’y accrocher et avancer, alors ce sont les valeurs de l’entreprise qui comptent. Et eux, c’est exactement ça », dit-il sans équivoque. 

Le grand parton de la Caisse souligne qu’avant de se regrouper, MM. Dumont et Lachapelle ont pris le temps de communiquer leurs intentions à leurs employés respectifs, afin de prendre le pouls. 

« Ils ont partagé de façon très ouverte avec les employés. Ils ont assis leur monde et ont partagé leur plan d’affaires, leurs projections. Ce sont de gens qui ont une gestion très ouverte. C’est attrayant, car quand tu arrives dans une firme d’ingénieurs cotée en bourse, je ne pense pas que tu parles des projections financières de cette façon », poursuit M. Charron. 

Il ajoute que les deux entrepreneurs ont aussi établi un plan de relève à l’interne avec des « joueurs solides » pour assurer la pérennité de QDI.  

« J’ai expliqué à Éric Charron qu’on ne faisait pas juste un plan de fusion, mais qu’on fusionnait l’entreprise, parce qu’on désirait devenir le leader régional et qu’on le faisait non pas pour la vendre, mais pour la passer à une relève. Et cette relève-là venait de l’interne et ces gens-là étaient déjà identifiés. Il y a d’ailleurs Steve ( Racine ) qui est rentré comme associé », renchérit M. Dumont.  

Le directeur des comptes chez Desjardins Entreprises, Éric Lauriault, qui s’est occupé du volet financement pour QDI, souligne également s’être rapidement senti en confiance avec les deux hommes d’affaires, en raison de leur vision claire, de leurs valeurs et de leur complémentarité.  

« Ils nous ont séduits par leur approche, soutient-il. On veut accompagner les entrepreneurs, mais leur objectif n’était pas nécessairement de devenir la plus grosse firme, mais que les employés, malgré la fusion, se sentent bien. Alors, quand on les écoutait parler, on avait confiance en leurs chiffres, mais aussi sur le plan qualitatif des individus et de leur vision », poursuit M. Lauriault.