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Coopérative funéraire de l’Outaouais: quarante ans d’adaptation

Dans les années 1970, le coût moyen des services funéraires au Québec était de 18 % plus élevé que dans l’ensemble du Canada.

À l’hiver 1978, le Centre d’amitié de Gatineau, un centre de jour pour personnes âgées, a organisé un colloque qui a abordé ce problème des frais funéraires trop onéreux. Un an plus tard, en janvier 1979, les bases étaient jetées pour la création d’une coopérative funéraire, et une campagne de recrutement de membres débutait avec un objectif de 1000 membres. 

Aujourd’hui, 40 ans plus tard, la Coopérative funéraire de l’Outaouais ( CFO ) compte plus de 20 000 membres, elle occupe près de 80 % du marché des services funéraires dans la région, elle compte 80 employés, six points de service et bientôt un septième dans le secteur du Lac Beauchamp à Gatineau, elle a un chiffre d’affaires de près de huit millions $ annuellement et un portefeuille de placements en fiducie de 22 millions $.

Son succès a dépassé toutes les attentes.

Guylaine Beaulieu est directrice générale de la CFO depuis plus de sept ans. Fière Franco-Ontarienne de Longlac, dans le Nord de la province, elle s’est jointe à cette coopérative après 28 années chez Centraide, d’abord à Centraide Canada pendant 16 ans, puis comme directrice générale de Centraide Outaouais de 2000 à 2012.

En ce 40e anniversaire de la CFO, Le Droit AFFAIRES l’a rencontrée.

DENIS GRATTON : Pourquoi devenir membre de la CFO ? Quels sont les avantages ?

GUYLAINE BEAULIEU : Il y a plusieurs avantages. Mais d’abord et avant tout, devenir membre d’une coopérative, c’est devenir membre d’une entreprise locale parce que je suis actionnaire. En achetant une part permanente au coût de 20 $, je deviens actionnaire d’une entreprise locale qui ne peut être vendue à l’étranger. J’ai mon droit de vote, il y a une vie démocratique au sein d’une coopérative et, comme membre, je peux influencer les orientations. Je me procure aussi des services qui sont abordables. J’ai accès à de l’information avant, pendant et après le produit principal, qui est l’accès aux funérailles. Il y a aussi beaucoup d’éducation qui se fait par des conférences qu’on donne sur la planification successorale, sur les arrangements préalables et plusieurs autres sujets. Ce qui fait que le membre est bien informé avant de prendre toute décision.

DG : Mais en général, Mme Beaulieu, on n’aime pas parler de la mort, on ne veut pas penser à ça. Et de devenir membre d’une coopérative funéraire n’est pas…

GB : Ce n’est pas populaire. Et c’est là que notre rôle comme Coop devient important. De sensibiliser les gens, de faire de l’éducation, de faire valoir le modèle d’entreprise que nous sommes, c’est notre défi. C’est très personnel lorsqu’on parle de la mort. Souvent, on s’imagine notre propre mort, c’est pour ça que c’est très difficile. Mais on veut le faire pour soulager ceux qui vont rester. Quand les choses sont préparées à l’avance, ça facilite ce qui va suivre après le décès. Mais quand on arrive devant le fait, quand on arrive avec la peine, la fatigue, la douleur de perdre un être cher, on est vulnérable et on n’est pas dans le même état d’esprit que lorsqu’on planifie en avance.

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IG Gestion de Patrimoine: vers une douce transition

Les conseillers financiers chez IG Gestion de Patrimoine dans le secteur Buckingham, Danny Tremblay et Normand Fairfield, ont pour leur part fusionné leurs deux équipes de travail et leur clientèle en juin dernier.

Cette initiative vise à planifier à l’avance le départ à la retraite de M. Fairfield sur un horizon d’environ cinq ans. Les deux associés veulent ainsi assurer une douce transition pour le bénéfice de leur clientèle familiale et de gens d’affaires.  

« Ça fait environ un an que Normand et moi on s’en parle », explique M. Tremblay. 

« Dans une une fusion et acquisition, le vendeur doit être prêt émotionnellement pour accepter que tranquillement pas vite ce ne sera plus lui éventuellement qui sera en charge. Et moi comme repreneur, il faut que je sois prêt à embarquer dans les souliers. Donc c’est quelque chose qui peut prendre du temps », fait-il valoir.

M. Tremblay souligne l’importance pour eux de s’assurer de partager la même vision et les mêmes valeurs. « C’est important, parce que Normand, ses clients, il les aime et il veut en prendre soin et il veut s’assurer que la personne qui prend la relève ait les valeurs à la bonne place », dit-il.

Orkestra intègre Kaboom

Au début du mois, l’agence de marketing et de publicité Orkestra a quant à elle annoncé l’intégration de Kaboom communication design à son équipe, afin de se positionner encore davantage comme un joueur important dans la région. Orkestra compte maintenant 28 employés et espère ainsi hausser ses parts de marché à Ottawa et à Montréal. L’équipe d’Orkestra estime que les similarités entre les deux équipes créatives aideront à la transition.

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Le plus important cabinet d’avocats en Outaouais!

Le cabinet juridique Lapointe Beaulieu de Gatineau fusionne ses opérations avec le groupe juridique RPGL, donnant ainsi naissance au cabinet comptant le plus grand nombre d’avocats en Outaouais. L’annonce en a été faite par l’associé-directeur de RPGL, Jonathan Coulombe. « Il s’agit de notre troisième fusion depuis 2015 », explique-t-il, « ce qui porte le nombre à 20 avocats au service de notre clientèle. »

Mais là n’est cependant pas sa mission première : « Nous ne cherchons pas à être nécessairement le plus gros cabinet, mais à être le meilleur », indique Me Coulombe. L’expertise de Me Marie-Josée Beaulieu auprès des PME en droit du travail renforcera l’offre de service existante du cabinet qui dessert déjà cette clientèle ainsi que celle du domaine institutionnel. L’expertise de Me Marc Lapointe en droit civil s’ajoutera à celle des trois générations d’avocats présentement à l’œuvre chez RPGL.

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DOSSIER: Des fusions et acquisitions dignes de mention!

« Tout seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin », comme le veut l’adage. Elles se sont d’abord courtisées pendant plusieurs mois, avant de faire le grand saut et d’unir leur destinée sous la forme de fusion et d’acquisitions. Le Droit AFFAIRES vous présente les histoires à succès d’entreprises de la région qui ont su relever le pari d’un regroupement d’affaires et qui connaissent depuis une croissance fulgurante.

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Pixel: gérer la croissance

Il y a tout juste un an, la firme Pixel, spécialisée dans la production vidéo de haute qualité a fusionné avec l’entreprise de design graphique Shuriken, en plus d’entreprendre un virage lui permettant de se métamorphoser en une véritable agence publicitaire.

Résultat : le chiffre d’affaires de Pixel a pratiquement doublé, passant de 600 000 $ à 1,1 M $ à la fin de l’année dernière, alors que le nombre d’employés a pour sa part bondi de cinq à une douzaine. 

« On a les studios d’enregistrement, les salles de montage vidéo et maintenant on a les services de design graphique, une salle de créativité de design, des tables de coupes. On a ces deux grands départements-là qui sont essentiels à une agence de pub et qui sont pour la plupart pris à l’externe, mais nous on les a intégrés chez nous », explique Richard Martin, l’un des quatre associés de Pixel.

Pixel a aussi fait l’acquisition d’un édifice de 7500 pieds carrés situé en face des Galeries de Hull, à l’aide d’un prêt de 1 M $ consenti à parts égales par la BDC et la Caisse Desjardins. Cette somme inclut des améliorations locatives, entre autres pour intégrer les différents services offerts par l’agence publicitaire.

« Ce sont vraiment des entrepreneurs humbles et terre à terre. Souvent, on dit qu’il faut prendre le temps de s’entourer des bonnes personnes qui vont te permettre de croître plus vite et de réaliser tes rêves. Eh bien eux, c’est vraiment ça qu’ils ont fait », affirme la directrice de la BDC, Véronique Fournier.

Cette dernière a accompagné les quatre actionnaires de Pixel, incluant Jean-François Henri, qui était à la tête de Shuriken, dans le cadre de leur regroupement. 

« Ils ont vraiment une offre de services diversifiée. Comme banquier, c’est vraiment quelque chose qu’on recherche », fait valoir Mme Fournier.

M. Martin caresse d’autres projets de regroupement dans le domaine du numérique et de la production vidéo. 

« Si on parle d’un horizon de cinq ans, on peut facilement dire que Pixel peut encore doubler. On l’a fait en un an et je pense qu’on va continuer à atteindre un certain niveau où on va continuer de croître, mais de façon un peu moins exponentielle que celle-ci », affirme-t-il.

Il ne cache pas pour autant que la dernière année a été «un peu déstabilisante» pour l’équipe de Pixel, même si le regroupement s’est fait de façon « organique » et que les associés partagent des « atomes crochus ». 

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Bios: aider les gens avec leurs ordinateurs

Après avoir eu une « écoeurantite aïgue » de travailler à contrat pour le gouvernement fédéral, l’entrepreneur Nicolas Chénier a fait l’acquisition en juillet 2018 de Bios, une entreprise qui offre des solutions informatiques.

« J’ai décidé de faire ce qui me rendait heureux et c’est d’aider les gens avec leurs ordinateurs. C’est ce que je fais depuis que je suis tout jeune avec ma famille et avec mes amis et je voulais juste rendre ça dans une business », explique-t-il.

L’homme d’affaires a donc fusionné sa propre compagnie d’hébergement web Solubiz avec Bios. L’entreprise compte maintenant sept employés et, selon M. Chénier, le regroupement a porté fruits. 

«Je veux grandir rapidement et on a réussi à doubler notre chiffre d’affaires durant la dernière année», s’exclame-t-il.

M. Chénier a racheté l’entreprise à Mark Goneau, qui est pour sa part resté à titre de directeur général. Le nouveau propriétaire de Bios a obtenu un prêt de 100 000 $ de ses partenaires financiers, la BDC et Desjardins, pour payer une partie de l’achat du condominium commercial où sont situés les bureaux de Bios. 

Si M. Chénier affirme ne pas avoir de regrets, il ajoute tout de même avoir tiré des leçons sur l’importance en affaires de maintenir un flux de liquidités, notamment en situation de croissance. 

« J’avais peu d’expérience au niveau du cash-flow et disons qu’on a été victime de notre succès. Le plus de ventes qu’on faisait, le moins de cash-flow on avait, en raison des délais entre le temps où on achète le matériel et où on le revend », explique-t-il.

Chronique publicitaire

Les Milléniaux : plaie ou opportunité?

Elle se présente avec des jeans troués, ne veut pas travailler les soirs ou les weekends, passe son temps à texter et est paresseuse. Voilà l’image que beaucoup d’employeurs se font de la génération des 18-34 ans, dont l’attitude tranche avec la génération des boomers pour qui avoir un emploi est un privilège et non un droit acquis. Mais peut-être que les employeurs gagneraient à mieux connaitre les Milléniaux!

Le cabinet-conseil en ressources humaines Randstad Canada a mené une étude sur ce qui attire la jeune génération. Si l’argent était une considération de premier ordre pour les boomers, elle vient au second rang pour les Milléniaux, derrière les conditions de travail flexibles. Peu intéressée par les primes au rendement, cette génération est davantage motivée par la formation, le perfectionnement et une solide assurance collective.

C’est aussi une génération égalitaire : pour elle, la parité homme-femme va de soi et toute entorse à ce principe sera dénoncée. Les jeunes travailleurs ont par ailleurs une conscience sociale développée et l’engagement de l’entreprise à ce sujet fait partie des considérations dans leur choix d’un emploi.

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EPSI: Le monde à leur portée

La compagnie de Gatineau est donc à la conquête de nouveaux marchés partout sur la planète avec ses plateformes virtuelles d’évaluation du personnel. « Mais les compagnies étrangères peuvent aussi venir nous concurrencer ici. On n’a pas le choix d’investir pour rester les meilleurs.

Il faut qu’on soit trois ans en avance sur les autres. EPSI vient par exemple de concevoir EKKO, un outil qui évalue le niveau d’engagement du personnel. « Le niveau d’engagement des employés, c’est un peu comme le bulletin scolaire du patron », explique son président. En cette période de pénurie de main-d’œuvre, « cet outil permet d’améliorer le taux de rétention des employés », ajoute la vice-présidente de l’entreprise, Julie Thibault. « L’autre défi, c’est d’offrir des services en tenant compte des décalages horaires. On a des clients en France, en Californie, au Canada, faut jongler avec ça».

EPSI a d’ailleurs obtenu le mois dernier le Mercador 2019 d’Export Outaouais remis à « l’exportateur de services à valeur ajoutée ».

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La preuve d’un époustouflant dynamisme!

Ces derniers temps, chaque fois que je songeais au « Mot du Président » que j’avais à écrire en vue du lancement de la quatrième année du Droit AFFAIRES, la même idée me revenait systématiquement en tête et me faisait sourire. Qui l’eut cru ?

Et pourtant, 30 numéros plus tard, le magazine est toujours là et son équipe est plus enthousiaste que jamais à faire connaître nos entrepreneurs-res et leurs idées à succès, à offrir des dossiers de fond sur la vie économique de la grande région de la capitale et à vous surprendre avec tout ce qui bouge et s’active autour des gens d’affaires des deux côtés de la rivière des Outaouais.

Au départ de cette belle aventure, plusieurs s’étaient pourtant beaucoup inquiétés du contenu du magazine, étant convaincus que nos journalistes allaient rapidement manquer de matière intéressante.

Après 30 couvertures différentes, 30 dossiers de fond, 120 portraits d’entreprises, 160 textes touchant différentes facettes de la vie entrepreneuriale et plus d’une centaine de chroniques variées, la conclusion est au contraire qu’il reste tellement à découvrir et à raconter.

En dressant le bilan des trois dernières années, la coordonnatrice du magazine et directrice de l’information du Droit, Geneviève Turcot, faisait le constat de l’extraordinaire dynamisme du milieu francophone des affaires de la grande région Gatineau-Ottawa.

Non seulement, nous sommes bien loin d’avoir fait le tour du jardin, mais ce dernier grandit et se transforme à la vitesse grand V.

Par exemple, la florissante entreprise Nordik Spa-Nature qui faisait la Une de la toute première édition du Droit AFFAIRES, il y a trois ans, mériterait qu’on y revienne tant elle a connu une incroyable expansion sur les marchés hors Québec depuis.

Notre tête d’affiche du deuxième anniversaire, le magicien Daniel Coutu, s’est pour sa part internationalisé. Son émission présentée à Radio-Canada a été acquise par TV5 Monde et lui-même foule maintenant les scènes françaises.

Enfin, il y a tout juste un an, Artist in Residence Distillerie méritait elle aussi la page couverture, forte de ses deux produits vedettes, la Vodkalight et le Waxwing Gin Bohémien. L’entreprise offre maintenant une gamme de neuf produits !

Bref, le magazine fait chaque mois l’éloquente démonstration de la vigueur et de la diversité économiques de la région et du stimulant dynamisme de nos entrepreneurs-res.

Merci à nos lecteurs de leur fidélité et de leurs multiples marques d’appréciation. Merci à nos partenaires publicitaires de croire en nous et de nous permettre d’évoluer avec eux. Merci aux gens d’affaires qui se livrent généreusement dans nos pages. Et enfin, un grand coup de chapeau à l’équipe du Droit pour l’excellence du produit qu’elle nous offre avec passion et dévouement chaque mois.

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Les asperges ont de nouveaux maîtres

CHRONIQUE — SCÈNE CULINAIRE / L’« appel au ciel » de Guy-Louis Poncelet a été répondu. Ce chantre « éco-poétique » comme il se décrit lui-même, à 70 ans bien sonnés, a trouvé les représentants de la nouvelle génération qui cultivera « ses » asperges, mais bien plus encore, à Papineauville.

Depuis 40 ans que M. Poncelet récoltait des asperges dans son champ le long de la route 323, il avait fini par décorer son milieu de diverses sculptures toutes représentant l’asperge. Il fallait bien que cet artiste dans l’âme trouve un débouché pour ses pulsions créatrices ! À l’ombre de ces structures géantes, M. Poncelet cultivait et cultivait, particulièrement au printemps car les asperges sont parmi les premières créatures d’une nature qui s’éveille après des mois d’endormissement.

Mais voilà, le temps passait et il ne trouvait pas de repreneur pour son champ. En 2018, miracle, Caleb Langille, Natalie Childs, Hannah Hunter et Heather Syposz, quatre rêveurs qui s’étaient liés d’amitié à l’université à Halifax, cherchaient à concrétiser leur aspiration. 

« Nous avons été enchantés par la beauté, la diversité et l’histoire de cet écosystème, dont la plupart sont dus à la vision de Guy-Louis, ont-ils résumé. Il a construit un lieu naturel vraiment spécial, et nous sommes reconnaissants de pouvoir poursuivre son travail. »

Après avoir obtenu des diplômes dans des domaines variés comme la philosophie et le développement international à la fin des années 2000, ils ont œuvré ça et là, parfaisant leur savoir-faire et leurs techniques biologiques. Ils se sont retrouvés il y a un an, dans le secteur Buckingham, produisant des légumes et des fleurs à la Plateforme agricole de L’Ange-Gardien. C’est là, par du bouche à oreille s’est rappelée Natalie Childs, qu’ils ont entendu parler de Guy-Louis Poncelet.

Ils n’y sont donc pas tombés par pur hasard.

Le druide rend les clefs

Natalie Childs et Heather Syposz étaient originaires d’Ottawa, là est le lien. 

« Jamais n’aurais-je pensé me lancer dans la production maraîchère, a expliqué Mme Childs. Mais nous cherchions tous quelque chose de plus concret que le sujet de nos études… »

Guy-Louis Poncelet ne sera jamais bien loin, la première année du moins. Il leur enseignera les subtilités des asperges, tandis que le quatuor élargira son éventail de produits au-delà des carottes, poivrons, tomates, concombres, aubergines, verdures… et des fleurs coupées.

Déjà, le groupe teste le marché au détail du côté du marché de la rue Main, à Ottawa. Ils innovent aussi en allant vendre… en entreprise. Depuis la mi-juillet, à tous les jeudis midis, ils occupent une table de vente dans la société Shopify, à Ottawa, où les employés se procurent leurs produits. Un nouveau débouché que la vente en entreprise !

Ils auront évidemment un kiosque à la ferme, entre mai et octobre.

Pour avoir des produits frais à offrir dès mai, ils planifient déjà ériger deux serres de 30 pieds par 100 pour y cultiver notamment une variété de tomates, concombres et autres.

Guy-Louis Poncelet vient de leur livrer les clefs de son domaine. De son « royaume », comme il dit, qui devient aujourd’hui la coopérative Agricola.

« Je peux partir en paix », dit-il. Le druide de l’asperge a certainement mérité un peu de repos !

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Vers un retour à des taux d’intérêts normaux?

CHRONIQUE — FINANCES / Dans la précédente chronique, je vous ai présenté les raisons expliquant le niveau anormalement bas des taux d’intérêts sur le marché présentement. Nous allons passer à un aspect plus concret : quels sont les actifs qui sont favorisés dans ce type d’environnement monétaire et quelles opportunités devraient se présenter pour les plus éveillés d’entre nous ?

Afin de répondre à cette question, il est bien de se rappeler que l’évaluation d’un actif financier est égale à la valeur présente de ses flux monétaires futurs. Ainsi, plus les taux sont bas, plus cette évaluation sera élevée en raison de l’actualisation des profits. C’est pourquoi tous les marchés financiers répondent favorablement aux baisses de taux d’intérêts. Mais certains encore plus que d’autres.

Plusieurs types de produits financiers sont intéressants non pas pour le gain en capital futur espéré par l’investisseur, mais davantage pour le revenu continu qui est généré par cet actif. Et ce sont ceux-ci qui sont les plus favorisés par une baisse continue des taux comme nous le vivons depuis maintenant 30 ans. Ces produits et sources de revenus sont :

  • les obligations ( revenus d’intérêts ) ;
  • les sociétés immobilières ( revenus de location ) ;
  • les services publics côtés en bourse ( dividendes ).

Construction et actifs immobiliers

Depuis le début de 2019, et malgré des taux d’intérêts déjà bas, la baisse non-anticipée des taux a permis aux trois secteurs ci-dessus de performer de façon spectaculaire. Et cet effet se fait sentir concrètement dans notre région alors que le domaine de la construction enregistre record par-dessus record et que la valeur des actifs immobiliers ne cesse d’augmenter.

Mais, comme investisseur, la question que nous devons nous poser est la suivante : est-ce que cette tendance devrait continuer, comme dans l’exemple de la bulle japonaise de la dernière chronique, ou il y aura renversement et un retour à des taux plus normaux ?

Depuis la grande récession de 2008-2009, tous les pays occidentaux, plus particulièrement l’Europe, essaient par tous les moyens de retourner à un taux d’inflation positif de près de 2 % et en sont incapables, malgré des taux d’intérêts négatifs. Il est de mon avis que l’Amérique du Nord devrait vivre les mêmes défis au cours des prochaines décennies et que le risque de déflation est plus grand que le risque d’inflation, les taux devraient rester bas pour au moins un autre cycle économique complet. Pour les investisseurs, notamment en cas de récession, le risque de crédit ( incapacité de payer des sociétés ou des locateurs ) devrait être beaucoup plus élevé que le risque de taux d’intérêts.

Pour les plus téméraires d’entre vous, il existe le véhicule parfait pour miser sur la direction future des taux d’intérêts. Parce que plus la période prévue de versement est longue, plus l’actif financier est sensible au mouvement des taux d’intérêts, l’obligation 100 ans émise par l’Autriche en 2017 a grimpé de plus de 75 % depuis son émission. Son rendement espéré à l’échéance (dans 98 ans) est maintenant de 0.9 % par année. Si ce taux baissait à 0 %, l’obligation doublerait. Mais une hausse à 2 % ferait perdre 40 % de valeur à celle-ci. À éviter pour les cœurs sensibles.

Notre chroniqueur Martin Lalonde est président de la firme Les investissements Rivemont, une institution financière spécialisée en gestion de portefeuilles établie à Gatineau.

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Du nouveau chez Constructions Chapman

M. Danick Chapman, homme d’affaires et président des Constructions Chapman, est fier d’annoncer son association avec l’entrepreneur et homme d’affaires bien connu dans la région, M. Michel Bond. Ex-Président-fondateur des Rampes en aluminium Mirik, entreprise qu’il a fondée et dirigée pendant 25 ans, M. Bond était à la recherche d’un nouveau défi depuis la vente de son entreprise il y a 5 ans déjà.

« Mon choix s’est arrêté sur les Constructions Chapman, car Danick est jeune, dynamique et jouit d’une réputation exemplaire dans son domaine », explique M. Bond. « Propreté des chantiers, souci du détail, qualité de construction... Les clients que j’ai rencontrés n’ont que de bons mots pour Danick et Constructions Chapman. Ce sont là des valeurs qui sont importantes pour moi et qui ont fait jadis le succès et l’excellente réputation de mon entreprise. M’associer avec Danick Chapman et les Constructions Chapman était un incontournable. »

Maison personnalisée clé en main

Constructions Chapman offre un service personnalisé basé sur la qualité avant la quantité. Alors que de plus en plus de constructeurs de la région délaissent la maison sur mesure au profit des développements en série, Constructions Chapman se spécialise dans la maison personnalisée et clé en main. 

Avec les règles de construction et le financement bancaire qui deviennent de plus en plus difficiles pour les auto-constructeurs, Constructions Chapman est une alternative qui vous permet de réaliser votre rêve!

Après avoir bien cerné vos besoins et attentes lors d’une rencontre avec les propriétaires eux-mêmes, messieurs Chapman et Bond, une évaluation minutieuse de votre projet est enclenchée pour en préciser les détails, coûts et échéance de réalisation. Avec Constructions Chapman, pas de mauvaises surprises et de coûts cachés en extra: tout est bien expliqué et détaillé. Vous saurez ce qui est inclus et ce qui ne l’est pas et l’entreprise vous promet une approche et service client hors du commun. 

L’épouse de Michel Bond, Mélanie Vidal, apporte son expertise dans le design intérieur et extérieur. Elle saura guider l’acheteur dans le choix des matériaux, des couleurs et agencements en fonction des tendances actuelles.

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Coopérative funéraire de l’Outaouais: quarante ans d’adaptation (suite)

DENIS GRATTON : La société a bien changé au cours de 40 dernières années. Le rituel funéraire aussi.

GUYLAINE BEAULIEU : Effectivement. À l’époque, les funérailles se passaient dans les maisons. Au moment du décès, tout s’arrêtait. On arrêtait de travailler pour se solidariser autour du deuil et ça pouvait durer jusqu’à quatre ou cinq jours. C’est sûr qu’on est loin de ça. Aujourd’hui, les rituels se sont adaptés au rythme de la vie. Les générations qui viennent organiser les funérailles de leurs parents ont bien changé. Et elles continueront de changer. Et le défi, pour nous comme entreprise, c’est de répondre aux exigences de ces nouvelles générations, de ces consommateurs du futur. Notre produit est un produit unique en ce sens qu’il nécessite beaucoup d’accompagnement personnel. On entre en relation avec les gens. Ça nous permet de les accompagner un peu plus loin que juste la célébration de vie. Ces soucis-là font partie de nos valeurs. Aujourd’hui, on vit dans un monde virtuel. On veut quelque chose, on va sur Amazon et, deux ou trois heures plus tard, le produit est à notre porte. Comment allons-nous faire pour répondre à ces exigences-là ? L’évolution des rituels fait en sorte que nous devons constamment adapter notre modèle d’affaires. On n’a qu’à prendre le taux d’exposition par rapport au taux de crémation. Il y a 40 ans, 90 % des gens étaient exposés. Nous sommes rendus à 8 %. Un service traditionnel nécessite une flotte d’automobiles, des employés pour porter le cercueil, un embaumeur et le reste. Aujourd’hui, l’alternative qui est privilégiée, c’est la crémation.

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EPSI: De l'ombre à la lumière

C’est assurément une des entreprises les plus prospères de la région, mais aussi l’une des moins connues. EPSI, ça vous dit quelque chose ? Pourtant elle fête ses 25 ans d’existence, fournit de l’emploi à 45 personnes et exporte son savoir-faire à travers le monde. Incursion dans cette compagnie de la région avec son président qui n’a jamais accordé d’entrevue en un quart de siècle !

EPSI est l’acronyme d’Évaluation Personnel Sélection International. En gros, elle fait dans la gestion de ressources humaines, autant dans le secteur privé que public. Vous cherchez un cadre pour votre compagnie, vous voulez évaluer vos employés ou encore garder vos ressources ? EPSI se targue de placer les bons employés aux bons endroits, dans les bons postes.

André Durivage est psychologue et professeur à l’Université du Québec en Outaouais. Il a lancé l’entreprise à partir de la maison en fournissant au Mouvement Desjardins des tests d’évaluation du personnel. « Le tout était compilé à la mitaine en 1995 », rappelle M. Durivage. Il utilisait, avec consentement, les données recueillies pour ses propres recherches à l’UQO. Puis le gouvernement du Québec fait appel à lui et EPSI finit par réaliser jusqu’à 200 000 tests d’embauche par année. 

L’entreprise familiale, qu’il a lancée avec son épouse Julie Thibault, toujours active au sein de la compagnie, compte aujourd’hui un millier de clients à travers le monde, dont Vidéotron, Coca-Cola, l’ONU et, évidemment, le gouvernement fédéral. 

EPSI est finaliste dans la catégorie PME de l’année, 16 à 49 employés, lors du prochain gala Excelor de la Chambre de commerce de Gatineau qui aura lieu le 23 novembre.

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Vivre de vin et d'eau fraîche

En 25 ans, Lucie Doyon a prouvé à ceux qui en ont douté qu’elle ne mettrait d’eau dans son vin pour personne. Cette mère de trois enfants a quitté son emploi d’hygiéniste dentaire pour démarrer sa propre entreprise, en 1994. Aujourd’hui, le Club d’Eau Plus correspond à sa vision d’offrir aux gens de l’Outaouais des produits sains dans les domaines de l’eau distillée et du vin artisanal.

Chez le dentiste, l’eau est aseptisée. Elle est pure, elle est parfaite. Lorsqu’elle a quitté le monde de l’hygiène dentaire, Lucie Doyon a eu envie d’offrir cette eau de qualité supérieure à sa famille et, pourquoi pas, à la population locale. 

Même à ses débuts, dans sa petite succursale, elle offrait déjà de l’eau distillée et des trousses pour faire du vin santé à la maison. Bien que la combinaison des deux volets représente, encore à ce jour, son plus grand défi, Mme Doyon ne regrette pas d’avoir fait le pari d’offrir ces deux produits à ses clients. « Je ne crois pas qu’il faut avoir juste un produit pour réussir comme entrepreneur. »

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Export Outaouais : Un partenariat gagnant-gagnant… Gagnant!

Les entrepreneurs de la région qui veulent percer au Canada, aux États-Unis, en Europe ou même en Chine bénéficient des avantages que procure le partenariat entre Export Outaouais et Desjardins Entreprises.

Le mandat d’Export Outaouais est d’accompagner les entrepreneurs dans leur ouverture sur le monde. L’organisme est financé en majeure partie par le ministère de l’Économie et de l’Innovation, ainsi que Développement économique Canada. « Notre partenariat avec Desjardins Entreprises nous permet de bonifier notre offre de service en y ajoutant plusieurs activités de formation et de reconnaissance, comme les Prix MercadOr », explique la directrice d’Export Outaouais, Julie Moffatt.

« L’une des initiatives rendues possibles par le partenariat est le Parcours de formation pour entreprises manufacturières, qui cible le marché de l’exportation. En collaboration avec l’École des entrepreneurs et ID Gatineau, nous visons à développer l’ensemble des compétences requises pour avoir du succès à l’exportation. Si l’on obtient tout le financement nécessaire, on prévoit un lancement du programme en septembre 2020. On veut aussi favoriser la création d’événements en région plutôt qu’à Montréal », indique Mme Moffatt.

Développement régional  

S’il reconnaît que le partenariat avec Export Outaouais le place aux premières loges pour offrir ses services financiers aux entrepreneurs, le directeur général de Desjardins Entreprises en Outaouais, Martin Richer, estime qu’il ne s’agit pas là du but premier de cette union : « L’Outaouais a des talents et des idées qui méritent d’être exportés! Quand les entrepreneurs de la région rayonnent ailleurs dans le monde, c’est l’ensemble de la communauté d’affaires d’ici qui prospère », croit-il. 

Il reste qu’il est parfois difficile pour une entreprise d’obtenir le financement nécessaire à un important projet d’exportation auprès des institutions financières traditionnelles. Or, Desjardins Entreprises ne fait rien comme les autres. « Il faut regarder au-delà du chiffre d’affaires. Parfois, l’entreprise est bien encadrée et offre un produit prometteur qui vaut le risque d’être financé et encouragé. L’Outaouais a besoin d’une diversification économique, il faut que ça commence quelque part; et si Desjardins Entreprises peut y contribuer, c’est toute l’économie locale qui en profite. »

Le partenariat entre Export Outaouais et Desjardins Entreprises est une formule du type « gagnant-gagnant-gagnant » : au-delà du bénéfice qu’en tire chaque partenaire, celui qui en profite le plus est assurément l’entrepreneur qui peut ainsi faire croître sa marque n’importe où dans le monde.

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LE LIVRE DES MINUTES : PORTRAIT DE L’ÉVOLUTION D’ UNE SOCIÉTÉ

Toute société par actions doit s’assurer d’avoir et de maintenir à jour des registres qu’elle doit produire à la demande de certaines personnes. Sans s’y limiter, ceux-ci comprennent les statuts et règlements, la convention unanime entre actionnaires, les procès-verbaux et les résolutions des assemblées du conseil d’administration et des actionnaires. Tous ces documents doivent être conservés dans le livre des minutes de la société, de manière à la fois accessible et sécuritaire. Bien que la loi prescrive la forme que doivent prendre les registres (soit sur feuilles mobiles ou support électronique) il appartient à la société de s’assurer de leur caractère intelligible et de leur conformité.

Quel est leur rôle?

L’ensemble de ces registres constitue une représentation fidèle des opérations de la société, sans toutefois aller dans le détail de la gestion quotidienne. Lorsque l’entreprise ne compte qu’un actionnaire-propriétaire, il peut sembler superflu de tenir ces documents à jour. Au contraire! En cas de contrôle fiscal ou de problèmes avec les créanciers, ils serviront à justifier vos décisions et les fixeront dans le temps. Par ailleurs, s’il y a plus d’un actionnaire, ces derniers doivent pouvoir recourir aux minutes ou aux procès-verbaux de l’entreprise pour connaître les décisions qui en affectent la valeur, sans avoir à attendre l’assemblée annuelle.

Il est également important de noter que la tenue de ces registres n’est pas une fin en soi : il faut s’assurer de l’exactitude des informations qu’ils contiennent en continu par le biais de mises à jour annuelles. Par exemple, en raison de la responsabilité financière potentielle des administrateurs en cas de défaut de paiement de certaines sommes par la société, il est primordial qu’une liste des administrateurs consignant notamment la date de leur entrée en fonction et de leur départ, soit tenue et révisée régulièrement.

Enfin, les diverses résolutions et procès-verbaux constituent une mine d’informations cruciales pour les actionnaires et les créanciers, qui ont tout intérêt à les consulter en cas de doute relativement aux décisions prises par la société.

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Faire croître l’industrie du cannabis en Ontario

Alors que la légalisation du cannabis célèbre son premier anniversaire au pays, l’industrie ontarienne s’est dotée d’un nouveau Conseil de politiques du cannabis de l’Ontario afin de mousser la croissance de ce secteur économique en plein essor.

Lancée le 26 septembre dernier, cette initiative est un effort conjoint de la Chambre de commerce de l’Ontario et du détaillant de cannabis Fire & Flower qui a, entre autres, pignon sur la rue York à Ottawa. Le Conseil est le premier du genre dans la province.

Composé en grande partie de producteurs de cannabis et d’experts, le Conseil peut notamment compter sur les présences du PDG de Fire & Flower, Trevor Fencott, de la PDG de Superette Inc., Mimi Lam, et du doyen et professeur de l’école d’agriculture de l’Université de Guelph, Rene Van Acker.

« Le marché privé du cannabis destiné aux adultes émerge dans la province de l’Ontario, mentionne Trevor Fencott, PDG de Fire & Flower et co-président du Conseil. C’est essentiel que l’industrie ait une voix dans les décisions gouvernementales qui vont affecter la façon dont les consommateurs ont accès au cannabis légal. »

Selon lui, le Conseil de politiques du cannabis de l’Ontario se positionne comme étant le chef de file pour diriger l’industrie du cannabis pour adulte au Canada.

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Les 35 ans de La Ribambelle

CHRONIQUE — MODE D'AFFAIRES / Boutique La Ribambelle, située à Maniwaki, habille des femmes de plusieurs générations depuis 1984. Lorsqu’une entreprise, dans le commerce de détail de surcroît, souffle ses 35 bougies, on ne peut qu’admirer l’exploit et se demander quel est le secret de cette longévité dans un milieu qui a subi plusieurs transformations.

Tout a commencé lorsque Mme Rita Courchesne a décidé d’acquérir la boutique autrefois nommée la Licorne, où elle travaillait à temps partiel. Logée à ce moment sur la rue Commerciale, la boutique vendait des vêtements pour enfants et adolescents. Il y a une vingtaine d’années, Mme Courchesne a décidé d’ajouter les vêtements pour femmes à son offre. C’est en 1986 que le déménagement de la Ribambelle vers Les Galeries Maniwaki s’est fait, endroit où elle dessert encore sa clientèle aujourd’hui.

Se démarquer pour perdurer

Pas toujours évident de tirer son épingle dans le jeu du commerce de détail. Avec la venue du commerce électronique, c’est un marché qui a beaucoup changé. Les périodes les plus difficiles, selon la propriétaire, ont été sans contredit les baisses économiques importantes où les usines, moteur économique de la région, fermaient. Les nouveaux vêtements devenaient ainsi un luxe.

Le temps passe, mais le plus important demeure de toujours satisfaire sa clientèle. L’accueil familier et chaleureux de la propriétaire en plus du service offert a permis à Mme Courchesne de traverser les périodes les plus difficiles. Ceux qui passent par la porte d’entrée de La Ribambelle sont les personnes les plus importantes, les clients comme l’indique l’enseigne d’accueil.

Au cours des années, elle a développé des relations spéciales avec ses fournisseurs qui sont devenus des collègues de travail. La boutique offre aussi un éventail varié de lignes de vêtements – certaines qui y sont depuis les débuts ainsi que des nouvelles qui ont fait leur entrée au fil des ans.

C’est désormais plus d’une génération de clientes qui sont fidèles à la boutique. Mme Courschesne habille souvent les mères ainsi que leurs filles. Outre Maniwaki et ses environs, elle a le plaisir de servir des clientes de Gatineau, d’Ottawa et du nord du Québec. Plusieurs en profitent pour faire un saut à la boutique lorsqu’elles viennent rendre visite à leur famille.

« Quand t’aimes ton travail, tu continues. J’ai 65 ans, ce n’est plus un travail, c’est une passion », affirme Mme Courchesne. Elle compte bien continuer à servir ses clientes tant que la santé le permettra.

Joyeux anniversaire !

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Béton Concept, un ciment qui prend bien à Ottawa

Lorsque Béton Concept A.M., une entreprise bien établie à Montréal, est débarquée à Ottawa cet été, elle est arrivée avec ses connaissances. Mais pas question de s’imposer avec son équipe : ici, ses travailleurs sont tous de la région.

« Pour nous, c’était important d’embaucher de la main-d’oeuvre locale. On exporte notre savoir, mais pas nos employés, explique fièrement Nicolas Croteau, le président de Béton Concept A.M. On est ici pour le long terme. »

En s’attaquant au marché ontarien, Béton Concept A.M. a opté pour la prudence. Ici à Ottawa, elle utilisera la bannière de sa grande-sœur Atwill-Morin, qui œuvre déjà dans la capitale nationale depuis plusieurs années. « Il était normal qu’on prenne le nom d’Atwill-Morin pour nos projets d’expansion à Ottawa, la compagnie était déjà connue », précise M. Croteau. La nouvelle entité s’appellera Atwill-Morin Structure.

Les deux compagnies sont en fait complémentaires : Béton Concept A. M. se spécialise, comme son nom l’indique, dans la réparation et la réfection de travaux de béton, comme les stationnements étagés, les façades ou encore les balcons. Atwill-Morin, elle, a bâti sa réputation dans la maçonnerie, mais surtout, dans la restauration d’immeubles patrimoniaux. C’est elle qui a rénové, à Ottawa, le cénotaphe, des portions du parlement, le Canada’s Four Corners. Elle a aussi fait le ravalement de la façade de la Maison du Citoyen à Gatineau.

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Un avenir plus vert pour Phone Loops

Alors que l’arrivée de l’automne marquait le cinquième anniversaire de Phone Loops — une entreprise gatinoise qui offre une variété de ganses de soutien visant à protéger les cellulaires —, son fondateur Jean-Philippe Brousseau en profite pour remanier son inventaire. À l’heure où les enjeux climatiques sont de plus en plus mis de l’avant, M. Brousseau affirme qu’il n’est pas trop tard pour faire un virage environnemental. C’est pourquoi il a choisi d’éliminer complètement le plastique des emballages de son produit.

Après plusieurs tentatives de placement de produits, c’est en 2014 que l’entrepreneur, qui a une formation en ingénierie, développe l’idée d’une sangle pour sécuriser les téléphones.

Cinq ans plus tard, l’entreprise atteint des sommets, avec plusieurs millions de Loops vendues dans plus de 100 pays. L’année dernière, Phone Loops a collaboré avec des marques de renommée internationale telles que Netflix, Airbnb, Disney, le New York Times, Intel et Caterpillar. Comment expliquer une telle croissance pour la petite entreprise de la région ?

« On a entre autres envoyé des Loops dans des sacs VIP aux Oscars en 2016. Il y a aussi eu notre présence à l’émission Dans l’Oeil du Dragon en 2017. C’est vraiment là qu’on a vu le jour aux yeux du public, et on a vraiment explosé au niveau des ventes », explique le fondateur, qui avait réussi à conclure une entente avec les dragons-entrepreneurs Martin-Luc Archambault et Caroline Néron lors de son passage.

M. Brousseau ajoute que le bouche-à-oreille de ses clients satisfaits a également eu son rôle à jouer dans l’éclosion de son entreprise à l’international. « Souvent, ce sont nos clients qui sont dans des entreprises comme Microsoft, Disney ou Airbnb qui présentent les Loops à d’autres employés. Ça fait de la publicité. »

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Mobile Klinik: réparer pour mieux conserver (suite)

La force d’une équipe

Par ailleurs, la grande région d’Ottawa-Gatineau possède un bassin de candidats intéressants pour une compagnie qui démarre. « Le niveau d’éducation des gens [...] nous a permis de recruter de très bonnes personnes », explique M. Adam, qui cite les compétences de son équipe pour expliquer la croissance de Mobile Klinik. « Pourquoi investir dans Luc et pas dans Georges s’ils ont la même idée ? », poursuit-il. « Parce que Luc a une meilleure équipe. »

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Le Centre espoir Sophie

CHRONIQUE — PHILANTHROPIE / Chaque mois, Le Droit AFFAIRES vous propose de découvrir une cause, une fondation, un organisme caritatif qui redonne à la communauté. Ce mois-ci, la directrice générale du Centre espoir Sophie d’Ottawa, Dre Sophie-Claire Valiquette-Tessier, répond à nos questions.

Mme Valiquette-Tessier, qu’est-ce que le Centre espoir Sophie ?

Il existe depuis 1997 afin d’améliorer le bien-être, la dignité et les conditions de vie des femmes en situation de vulnérabilité, de leur offrir un milieu sécuritaire, chaleureux et neutre, ainsi que les renseigner sur leurs droits, leurs responsabilités et les services disponibles pour favoriser leur autonomie. De plus, le Centre facilite leur accès aux services afin de les soutenir dans leurs démarches.

De quelle façon votre campagne de financement se démarque-t-elle ?

Le Centre espoir Sophie tiendra le 24 novembre prochain la troisième édition de son Salon de thé du Cercle des Sophie, un mouvement de sororité, de solidarité et d’entraide sous le leadership de l’ex-ministre ontarienne Madeleine Meilleur. Le coût du billet est de 100 $ et la totalité du montant sera remis au Centre espoir Sophie afin d’améliorer les services offerts aux femmes.

Quel est votre plus grand défi ?

L’équipe est constamment appelée à travailler avec de nouvelles problématiques qui se font de plus en plus complexes et diversifiées. Parmi nos défis, un des plus importants est celui de la précarité mentale de nos usagères. Plus de 50 % des femmes fréquentant le Centre manifestent des troubles de santé mentale, incluant la dépression, l’anxiété, la bipolarité et la schizophrénie. Malheureusement, notre équipe ne détient pas la capacité d’appuyer les femmes avec une telle fragilité psychologique. Bien entendu, nous sommes en mesure d’écouter, de conseiller, d’aiguiller et d’accompagner. Or, l’intervention psychologique sort du domaine d’expertise de notre petite équipe.

Pourquoi appuyer votre cause ?

Le Centre espoir Sophie est l’unique halte-accueil francophone d’Ottawa qui dessert les femmes marginalisées aux prises avec des défis de précarité financière, d’itinérance, de toxicomanie, d’abus, de prostitution et de santé mentale ainsi que physique.

Pour joindre le Centre espoir Sophie, il faut composer le 613-789-5119, ou encore par courriel au ces@centreespoirsophie.org.

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Mobile Klinik: réparer pour mieux conserver

Mobile Klinik répare des cellulaires. Beaucoup de cellulaires. En trois ans, l’entreprise gatinoise a connu une croissance de revenus de 3200 %. Le mois dernier, elle s’est hissée au neuvième rang d’un palmarès réalisé par le magazine torontois Canadian Business sur les nouvelles entreprises canadiennes les plus prometteuses.

« Le téléphone cellulaire est devenu une extension de soi », explique Alain Adam, qui a cofondé Mobile Klinik en 2015. Ces appareils renferment des données « éminemment importantes » et coûtent « une petite fortune ». Pourtant, souligne M. Adam, un téléphone neuf tient le coup en moyenne 10 semaines avant d’être brisé.

Mobile Klinik a vu là un vide dans le marché : « Tout le monde n’a pas le budget de payer un téléphone de 1200 $ à son ado », constate M. Adam. Sa compagnie s’est implantée en misant sur un service fiable et rapide de réparation, mais aussi de vente d’appareils remis à neuf.

La réparation est faite par des techniciens « professionnels, certifiés et cautionnés », la plupart du temps « en moins de 60 minutes ». Vous récupérez donc votre téléphone ou votre tablette rapidement et vos données sont protégées.

« C’est un point important, répète M. Adam, parce que les gens sont bien soucieux de ce qui se passe de leurs données. Ces enjeux de sécurité, de protection de la vie privée sont au cœur de nos préoccupations quotidiennes. »

Si Mobile Klinik est aujourd’hui très présente à Toronto, un pôle incontournable pour les gens d’affaires, le siège social de la compagnie est encore à Gatineau. Et c’est à Ottawa, au Centre Saint-Laurent, que le premier magasin a ouvert. « Tout ça est né ici », rappelle M. Adam en insistant sur la valeur stratégique de la région. « La proximité nous permet de tirer le meilleur parti de ces deux centres d’affaire que sont Montréal et Toronto. »

Outre ses boutiques au Centre St-Laurent, au centre commercial Bayshore et bientôt au Centre Rideau à Ottawa, Mobile Klinik opère aussi une succursale aux Promenades Gatineau. 

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Les pièges à éviter

Si pour les entrepreneurs le fait de procéder à des fusions et acquisitions ( F & A ) et successions d’entreprise comporte plusieurs avantages, dont ceux d’attirer des talents, d’accéder à de nouveaux marchés et d’améliorer leur offre, il reste que l’opération n’est pas sans risque. Comment éviter que la lune de miel ne tourne rapidement au vinaigre ou encore en une querelle de clocher ? Les experts consultés par Le Droit AFFAIRES présentent quelques pièges à éviter.

Piège 1 : Sous-estimer l’impact de la F & A sur les ressources humaines

« Dans les regroupements, les erreurs que les gens font sont de sous-estimer l’impact sur les ressources humaines. Sur papier, nous sommes tous capables de démontrer que le regroupement sera une bonne affaire pour plusieurs entreprises. Mais pour qu’une entreprise se démarque, progresse et qu’elle ait vraiment une identité d’entreprise, ce qui fait vivre ça, ce sont les employés. »
Éric Charron, directeur général de la Caisse Desjardins à Gatineau 

Solution : Communiquer sa vision et rallier ses bons joueurs 

« Ça prend une bonne communication claire de la vision d’approche pour que le regroupement soit un avantage autre que juste sur le plan financier. C’est un facteur de succès d’intégrer les employés dans le processus. Il n’y a aucun doute à mon esprit. Il faut sécuriser les gens, éviter les surprises et aussi rallier nos bons joueurs, afin qu’ils participent à ce volet-là. Mettre les gens à contribution amène de nouvelles idées, de nouvelles approches et ça garantit le succès, dès le départ. »
Éric Charron, directeur général de la Caisse Desjardins à Gatineau

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Le Québec encore loin derrière l'Ontario

Les grandes entreprises québécoises contribuent positivement à l’économie de la province, mais demeurent à la traîne comparativement à ce que l’on observe de l’autre côté de la rivière des Outaouais.

Au Québec, on dénote 623 grandes entreprises de 500 employés et plus, tandis qu’en Ontario on en compte plus que le double, soit 1274, selon les résultats d’une récente recherche sur la place des grandes entreprises menée par le Conseil du patronat du Québec ( CPQ ). Les données de la recherche révèlent d’ailleurs que la part ontarienne des grandes entreprises dans le total canadien se chiffre à 41 %.

À la lumière de ces résultats, le CPQ recommande la mise en place de « conditions facilitantes propices à l’attractivité et au développement des grandes entreprises » favorables au développement économique du Québec et à la prospérité de l’ensemble de la société.

En mettant les données québécoises en relation avec celles de l’Ontario, le CPQ considère que « le Québec devrait veiller à mettre en place les conditions nécessaires pour attirer ces grandes entreprises et les garder, tout en respectant les principes d’une saine concurrence ».

Sièges sociaux

La présence d’un siège social sur un territoire provincial apporte des bénéfices économiques importants. Les données du CPQ démontrent que le Québec comptait 552 sièges sociaux en 2017, un nombre deux fois moins élevé qu’en Ontario qui en compte 1090.

Selon le CPQ, « la présence de sièges sociaux participe à la notoriété du territoire économique et à la croissance du tourisme d’affaires, dont les effets sont positifs notamment sur l’immobilier non résidentiel, les secteurs de l’hébergement, de la restauration, ou encore le divertissement et la culture. La présence de sièges sociaux apparaît également déterminante pour les investissements en recherche et développement ainsi que pour l’activité dans les milieux caritatifs. L’attraction et la rétention de sièges sociaux constituent donc un enjeu stratégique de premier plan pour le Québec. »

Le nombre de sièges sociaux a d’ailleurs fortement diminué dans les deux provinces au cours de la décennie, essentiellement en raison d’un mouvement de fusions et d’acquisitions chez les grandes entreprises canadiennes.

L’économie par secteur

En comparant la place des grandes entreprises dans l’économie des provinces, on remarque que « celles qui relèvent principalement du secteur public – administrations publiques, services d’enseignement, soins de santé et assistance sociale et services publics – est beaucoup plus marquée au Québec qu’en Ontario », selon l’étude du CPQ.

Si on exclut les secteurs publics, les grandes entreprises du Québec sont surtout concentrés dans les domaines « de la fabrication, de la gestion de sociétés et d’entreprises, des services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et services d’assainissement et des services professionnels, scientifiques et techniques ».

Les grandes entreprises québécoises contribuent aussi à l’emploi dans le secteur privé de la province ( 27 % ). Cependant, la contribution des grandes entreprises à l’emploi est beaucoup plus faible qu’en Ontario ( 36,6 % ).

Par ailleurs, on peut noter une différence nette entre le Québec et l’Ontario pour le secteur de la finance et des assurances, ce qui reflète l’importance des grandes institutions financières qui s’installent à Toronto, et non en sol québécois.