Quand hockey et réseautage font bon ménage

Tenter de combiner la pratique d’un loisir sportif, le réseautage d’affaires et la vie familiale n’est certes pas chose facile pour un entrepreneur.  C’est pourtant le tour du chapeau accompli il y a neuf ans par le président-directeur général de Fredal Solutions, Étienne Fredette, en créant la Ligue de hockey des gens d’affaires.

À l’évidence, il n’était pas le seul à avoir cette préoccupation. Ils sont maintenant 96 hockeyeurs-hommes d’affaires, répartis dans huit équipes, à se chamailler pour la rondelle sur les glaces de l’aréna Sabourin, du secteur Hull, et du Complexe Branchaud-Brière, chaque lundi et mardi sur l’heure du midi.

Gardien de but de RPGL Avocats, Étienne Fredette ne cache pas que c’est par égoïsme qu’il a mis sur pied ce circuit. «J’aime jouer au hockey, mais les heures de glaces disponibles à Gatineau, souvent tard en fin de soirée, ne correspondaient pas à mes besoins». 

D’où l’idée de créer une ligue de hockey de jour pour gens d’affaires, la seule qui existe présentement au Québec, selon M. Fredette. Dès la première année, une cinquantaine d’entrepreneurs, administrateurs, banquiers, garagistes, avocats et autres professionnels ont joint les rangs du circuit Fredette.  Le succès a été tel qu’un agrandissement des cadres de la ligue a rapidement été nécessaire pour porter le nombre d’équipes de quatre à huit.

Meilleur que le golf

Pour Me Jonathan Coulombe, de chez RPGL Avocats, cette ligue de gens d’affaires répond exactement à ses attentes.  «J’adore jouer au hockey. Et c’est la meilleure façon pour faire des contacts, même meilleure que les tournois de golf», plaide-t-il. Même son de cloche chez Erik Lyman, de chez Lyman Media, qui entame sa sixième année dans la Ligue des gens d’affaires Fredal Solutions. «Ce que j’aime, c’est que nous partageons tous les mêmes valeurs.  Et c’est excellent pour le réseautage», un avis partagé par Daniel Laflamme, de la Fédération des Caisses Desjardins et porte-couleurs de La Sporthèque.  Étienne Fredette, lui, ne tarit pas d’éloges vis-à-vis de ce mariage Jonathan Drouin-Alexandre Taillefer. «Quand tu as besoin d’un service, tu te souviens du gars avec qui tu es dans la chambre de hockey», image-t-il.

Pour s’assurer que le réseautage fonctionne au maximum, deux repêchages des joueurs se font, l’un en début de saison, l’autre à la mi-saison. Ainsi, chaque joueur va côtoyer douches, vestiaires et intérêts d’affaires avec une vingtaine d’hockeyeurs différents pendant une même saison. Le tout se termine lors du grand tournoi annuel de fin de saison qui réunit les joueurs des huit équipes, à savoir La Sporthèque, RPGL Avocats, Charlebois-Trépanier, Desjardins, Géo Précision Arpenteurs-géomètres, CIMA +, Vacarm, et RCGT Comptables.

Pour Étienne Fredette, le succès de cette aventure mêlant hockey et affaires ne fait aucun doute.  Et à l’image du commissaire de la Ligue nationale de hockey, Gary Bettman, il rêve d’expansion, à Ottawa notamment où il est présentement en pourparlers. Il a aussi partagé son idée avec plusieurs chambres de commerce du Québec. Peut-être qu’Étienne Fredette sera plus rapide à occuper le Centre Vidéotron de Québec que le commissaire Bettman, qui sait ?