Le réalisateur Martin Cadotte sur le plateau de la série Mehdi & Val, tournée dans la région et qui sera diffusée sur les ondes d'ICI Radio-Canada Télé.

Concurrencer Montréal

Plus récemment, Slalom a démontré qu’il était possible pour une boîte ottavienne de se mesurer à de grosses pointures montréalaises, telles que Pixcom et Zone3. La compagnie a gagné un appel d’offres en jeunesse avec la série Mehdi & Val, qui sera diffusée l’hiver prochain sur les ondes de Radio-Canada.

«J’ai dit à toute mon équipe, on garde le focus, on regarde en avant et on fonce», s’exclame-t-elle. «Ça s’est fait en produisant de bons contenus et en travaillant très fort», ajoute la femme d’affaires.

D’importantes retombées

La maison de production Nish Média, basée à Gatineau, compte pour sa part une dizaine d’employés à temps plein. Ce chiffre peut grimper jusqu’à quarante employés à temps partiel en période de tournage.

La compagnie, spécialisée dans le contenu autochtone, tourne des long métrages, documentaires, séries de variétés et autres, aussi bien ici et qu’à l’extérieur.

Le président de Nish Media, Jason Brennam, précise que, par exemple, la première et la deuxième saison de la série télévisée Hit the Ice, qui fait vivre un camp d’entraînement aux meilleurs joueurs de hockey autochtones d’âge junior, a été tournée en Outaouais et a engendré des retombées économiques d’environ 400 000 $ par projet. Ces dépenses incluaient notamment les nuitées, restaurants, traiteurs, salaires, achats dans les commerces, locations de véhicules et essence.

M.Brennan évalue à 125 000 $ les retombées économiques du long-métrage Le dep tourné à Val-des-Monts. Les saisons 1, 2 et 3 de la série jeunesse Mouki, racontant les aventures d’un raton-laveur géant, ont pour leur part été tournée à Orléans et généré des retombées économiques de 550 000 $ par saison, ajoute-t-il.