Attirer Netflix dans la capitale

Si le commissaire du Bureau du cinéma d’Ottawa, Bruce Harvey, est sans équivoque à l’effet qu’il est possible de travailler en production télévisuelle et cinématographique dans la région, il reconnaît que certains défis se posent.

M. Harvey admet que les 100 millions $ dépensés à Ottawa dans ce secteur sont bien peu par rapport aux 6,8 milliards $ annuellement investis dans la production cinématographique et télévisuelle à l’échelle du pays.

Selon lui, afin d’attirer les Netflix de ce monde dans la capitale, la ville devra se doter d’une salle de tournage.

«Il s’agit d’un élément essentiel. (…) De la même manière que vous ne pouvez attirer une compagnie aérienne dans votre ville, si vous n’avez pas d’aéroport», fait-il valoir.

«C’est difficile pour une série télévisée importante d’un réseau américain ou de Netflix ou Amazon de baser leur show à Ottawa, si nous n’avons pas de telles installations», indique le commissaire.

Il fait valoir qu’une telle salle de tournage permet notamment d’avoir à fermer des rues durant les jours de tournage et réduit les coûts que peuvent autrement engendrer les aléas de la météo.

La Ville de Calgary en a construite une au coût de 24 millions $, financée par la ville, la province, le secteur privé, ainsi que l’emprunt. M. Harvey planche actuellement sur une proposition d’un plan d’affaires à moindre coût.