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1 M $ pour les soins palliatifs

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / En tant que directeur général de la Fondation du Collège universitaire Dominicain, Mark Bordeleau élabore des stratégies qui ont de l’impact.

«Depuis 28 ans, en tant que professionnel passionné en philanthropie, je lis beaucoup, je prends le pouls de l’actualité, je m’active en réseautage d’affaires et communautaire, et je constate fièrement que j’ai mobilisé près de un milliard de dollars pour des causes qui me tiennent à cœur en santé et depuis quelques années en éducation.»

L'importance des soins palliatifs

Depuis quelques temps, la lumière est sur l’aide médicale à mourir et plusieurs semblent oublier à quel point les soins de fin de vie sont capitaux. Interpelé par cette problématique et convaincu que la population gagnerait à comprendre davantage l’importance de l’accompagnement en fin de vie, Mark met ses compétences et son réseau à contribution et mobilise des partenaires. « Si on prépare autant une naissance, Il faudrait bien préparer un départ ! À mon avis, il est important que la population voit les deux côtés de la médaille et découvre que de bons services font toute la différence. »

Après avoir organisé deux cafés philosophiques sur la question, la stratégie a pris forme. Le défi est de taille : mobiliser un million de dollars pour créer une nouvelle chaire d’études au Collège universitaire Dominicain.

En s’associant, le Collège universitaire Dominicain et la Maison Mathieu Froment Savoie constituent les bases d’une force collective pour la création de la Chaire d’étude Noël-Mailloux. Ce centre de ressources universitaires permettra de rechercher, d’explorer et de débattre les tenants et les aboutissants des diverses options. Il sera une valeur ajoutée pour la société et les pouvoirs publics, mais également pour tous les professionnels et les aidants naturels qui accompagnent des personnes en fin de vie.

Un modèle de philathropie alliant éducation et santé pour le bien commun.

Ethel Côté est présidente de mécènESS & Institut social

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Réfléchir longtemps, grandir constamment

La prévention est une partie intégrante du succès des adeptes d’escalade, comme ce fut le cas pour le parcours de l’entreprise. «Avant le lancement en 2010, nous avions établi des mesures afin d’éliminer le plus possible les sentiments d’injustices ou les non-dits qui auraient pu ternir certaines relations, initialement basées sur une passion, au sein du groupe», évoque le maître d’œuvre, pour qui prévenir vaut beaucoup mieux que guérir.

Les analyses en profondeur ont permis à l'entrepreneur et à son entourage d’avancer, de construire les prochaines étapes, au lieu de colmater des erreurs sur des projets préalablement moins bien entamés.  «L’ouverture de la récente succursale est un bon exemple afin d’imager la symbiose entre l’intuition, l’analyse et les actions que Patrick apporte pour Altitude Gym», reconnait Nancy Asselin, directrice générale du complexe d’escalade. 

«Le marché n’est pas encore à sa pleine maturité à Kanata, mais nous venons géographiquement de fermer le triangle stratégique de la grande région de Gatineau-Ottawa», explique le président, en ajoutant que leurs prévisions présagent un doublement du personnel  pour cette succursale au cours des prochains mois. 

Cette croissance est justement perçue comme un défi positif pour la troupe d’escaladeurs-propriétaires qui doivent conjuguer avec une effervescence spectaculaire du sport. «Une bonne idée est vouée à être copiée, alors on ne perd pas beaucoup de temps pour agir suite aux réflexions», assure Patrick Lamothe.

Implication compétitive et sociale

Le complexe compte une équipe participant à certaines compétitions internationales. Plus près de nous, La Coupe Québec se tiendra le 11 novembre prochain dans les installations d’Altitude Gym. Cette tribune expose les talents provinciaux et contribue à l’engouement pour le sport en région. 

«Nous sommes extrêmement fiers de nos jeunes athlètes qui émergent, mais il nous est aussi essentiel de collaborer aux programmes comme Le Stress vu d’en haut mis sur pied par le Centre de pédiatrie sociale de Gatineau», confie Nancy Asselin.

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Une nouvelle direction, une expansion

En 2015, l’entreprise a pris de l’expansion. Les Lalonde ont ouvert une nouvelle succursale à Rockland. Si l’on compte les deux succursales, Rona J. Lalonde & Fils embauche en tout 80 employés. Contrairement à la clientèle de Hammond qui est constituée à 95 % d’entrepreneurs, la quincaillerie de Rockland dessert davantage le public. Comme dans la vie, France et Serge s’entendent à merveille en affaires. France dirige la succursale de Rockland, alors que Serge s’occupe de celle de Hammond.

France Lalonde observe qu’il n’y a pas beaucoup de femmes qui dirigent des quincailleries au Canada. « C’est sûr que c’est un monde d’hommes, mais je n’y vois pas vraiment de différence. Peu importe le type d’entreprise que tu gères, cela reste des comptes payables et des fournisseurs. Comme mon frère, j’ai développé au fil des ans une passion pour la rénovation et les matériaux de construction. Mais Serge est davantage dans les 2X4 alors que moi je m’intéresse plus à la décoration intérieure », mentionne-t-elle en riant.

France jure qu’il n’y a pas de compétition entre elle et son frère. Au contraire, dit-elle, on s’entraide. « C’est sûr qu’il existe une petite rivalité entre les employés des deux magasins, mais pas entre les propriétaires. Nos camions de livraisons servent parfois aux deux quincailleries. Il faut dire qu’Hammond n’est qu’à 15 minutes de Rockland. Cela facilite les échanges », explique-t-elle.

Le service à la clientèle

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Votre avis sur la réforme fiscale

Le Droit Affaires et la Banque Nationale ont réalisé un sondage pour connaître l’opinion des entrepreneurs de Gatineau-Ottawa. Ce mois-ci, nous voulons savoir ce que la communauté d’affaires pense de la réforme fiscale du gouvernement fédéral. L’associé chez 4CPA Inc., CPA et chargé de cours à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Pierre-Yves Lemieux, commente les résultats du sondage.

QUESTION 9

«Agréablement surpris» est le terme qu’utilise Pierre-Yves Lemieux en constatant les résultats du sondage. En effet, le CPA trouve soulageant que le trois quarts des répondants soient informés des mesures proposées. 

«D’autant plus considérant que des changements aussi significatifs ont été annoncés en plein cœur de l’été, et ce juste avant le début des vacances de la construction au Québec, ajoute-t-il.»

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Une distillerie, entreprise difficile?

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Le monde des spiritueux artisanaux (microdistillation) est en grande croissance au Québec et en Ontario. D’ailleurs, la ville de Gatineau voit actuellement la construction d’une imposante microdistillerie avec AiR Distillery, située dans le carrefour de l’aéroport. Mais qu’en est-il réellement des distilleries? Qu’en est-il sur le plan des affaires? Est-ce une idée d’entreprise profitable? Pour que vous puissiez vous faire une idée, laissez-moi vous expliquer comment le tout fonctionne.

Dès le départ, il faut trouver un bon endroit pour installer l'équipement. Actuellement, plusieurs villes québécoises et ontariennes exigeront que vous vous installiez dans un quartier industriel. Une fois l’acquisition du local, il faut bien sûr apporter les modifications nécessaires exigées par la Régie de bâtiment de la province. 

N’oublions pas qu’un liquide à plus de 90% d’alcool coulera à l’intérieur de l’établissement! Une fois les modifications apportées, il faut aussi faire l’achat de ce qu’on appelle un alambic. Il existe plusieurs types d’alambics qui varient selon ce que vous désirez concevoir comme spiritueux. 

Vient ensuite la bureaucratie. Il faut un permis de distillation. La demande et le processus peuvent facilement prendre six à douze mois, et ce, des deux côtés de la rivière. Une fois l’obtention du permis, vous croyez que les revenus peuvent finalement arriver? Pas nécessairement! Tout dépend de l’alcool que vous produirez. Une vodka et un gin peuvent être conçus et embouteillés assez rapidement. Pour un whisky, le tout doit reposer pour une période minimum de trois ans à l’intérieur d’un fût, selon les lois canadiennes. Pour un rhum? La période minimum à l’intérieur d’un fût est de douze mois. Mine de rien, ces facteurs sont à prendre en considération dans l’élaboration d’une distillerie. 

Le grand rêve des distilleries artisanales est la création d’un whisky qui deviendra l’identité de la province. Mais ce n’est pas chose facile. Vraiment pas facile. Outre les trois années à regarder l’eau-de-vie maturer dans les fûts, il faut aussi prévoir le futur. Il faut créer un rapport qualité/prix qui permettra au produit de se démarquer des grands noms sur les tablettes. Il faut que la présence de votre spiritueux soit acceptée et bien sûr, ce dossier aussi est assez complexe. 

L’industrie des spiritueux du Québec et de l’Ontario est entièrement, ou presque, contrôlée par l’État. Cela rend l’exercice de la vente vraiment difficile. Disons que la création d’une bouteille de votre spiritueux coûte cinq dollars, la société d’État vous l’achètera à plus ou moins dix dollars et la vendra sur ses tablettes à trente ou même quarante dollars. L’Ontario a un léger avantage en permettant une vente à même la distillerie. Cependant, le processus est très complexe. Afin d’avoir des bouteilles en vente à notre distillerie, il faut tout de même les acheter, au rabais, à la LCBO. Étonnant non? Bien sûr, il y a plusieurs variantes entre les deux provinces. 

Vous vous demandez pourquoi l’industrie de la microdistillation gagne-t-elle autant en popularité? Parce que les deux provinces regorgent d’entrepreneurs audacieux. Entrepreneurs que nous pourrions qualifier d’artisans. Des artisans qui démontrent leurs talents phénoménaux pour mettre de l’avant les ingrédients de notre terroir provincial et même national. Des artisans qui font preuve d’une créativité incroyable en nous offrant des produits uniques avec chacun leur propre identité.

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Grimpeurs devenus entrepreneurs

Un modèle de direction inspirant, des gens passionnés et le désir de populariser le sport vers de nouveaux sommets : voilà ce qui caractérise Altitude Gym. Le complexe d’escalade situé dans l’ancienne église longeant le boulevard Saint-Raymond fait fureur auprès des grimpeurs, friands de parois aux montées diversifiées.

Dans le jargon de ce sport, le directissime désigne l’itinéraire le plus court pour atteindre un point culminant. On peut sans l’ombre d’un doute affirmer que le groupe fondateur d’Altitude Gym, composé de 12 comparses passionnés, a atteint un nouveau sommet sans trop tarder. La semaine du 8 octobre dernier marquait l’ouverture de leur deuxième succursale, située dans le secteur Kanata, presque sept ans jour pour jour après l’inauguration de la première.

L’ascension d’une fraternité

C’est en voyageant pour sa passion que Patrick Lamothe, actuel président d’Altitude Gym, a débuté ses réflexions quant aux possibilités d’un centre pour grimpeurs dans la région de l’Outaouais. Plusieurs mois d’observation vont permettre au groupe de définir le concept le plus représentatif possible de leur rêve de base, soit de reproduire un environnement unique, sécuritaire et viable.

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Un premier spectacle

Au retour, il décide de produire son propre spectacle, Science ou magie, dans le but d’enseigner aux enfants, tout en les divertissant. Âgé de 19 ans, il fait un emprunt de 10 000 $ à la banque pour financer ce qui devait être une tournée de 30 spectacles, laquelle s’est finalement terminée au bout de trois ans avec 400 représentations dans les écoles et les festivals.

«D’est en ouest au pays, ce fut un succès, dit-il. J’ai compris alors qu’il n’y avait pas d’offre culturelle structurée et clés en main. J’ai fouillé le curriculum des établissements pour comprendre quels étaient les objectifs pédagogiques et jusqu’à ce jour, je conçois des spectacles en fonction de cette demande.» 

D’où la fondation des Productions Prestigo en 2006, un «incubateur de personnages», lesquels véhiculent des valeurs éducatives et se déclinent en spectacles, CD, DVD, livres, musique, produits dérivés et émissions de télévision. Atlas Géocircus et Kalimba comptent parmi les nombreux succès de l’entreprise qui font le bonheur des enfants. 

Dans un futur rapproché, Daniel Coutu mise énormément sur le volet de la production télévisuelle. Dans ce milieu, il avoue d’ailleurs l’avoir «appris à la dure» et ce, avec Nabella Dicaire, son amoureuse depuis 16 ans, mère de leurs deux filles et indispensable partenaire d’affaires.  

«Nous nous sommes présentés à Radio-Canada pour avoir de la visibilité sur le Web et nous sommes repartis avec un contrat pour produire Par ici la magie, une émission jeunesse. Nous avons passé des nuits à faire de la comptabilité et à essayer de comprendre le financement d’une émission de télévision, se rappelle-t-il en riant. Je souhaite continuer à produire ici, à Gatineau, mais le défi de trouver un studio qui répond à nos besoins demeure entier.»

Atteint d’un trouble déficitaire de l’attention, l’infatigable visionnaire se lève à l’aurore, à 4 h 30, pour rêver à ses personnages, les concevoir et les faire vivre. Il travaille aussi à développer sa notoriété et sa marque, notamment en participant à des émissions comme Tout le monde en parle pour y défendre ses valeurs. Il anime encore et toujours des galas et des événements, le plaisir «d’émerveiller la foule» étant trop grand. Et même avec deux nominations aux prix Gémeaux (Science ou magie), il garde les deux pieds sur terre. 

«Pour Nabella et moi, la famille, c’est précieux. Mon père et ma mère travaillent avec nous. Je ne veux surtout pas réussir ma vie professionnelle au détriment de nos filles. Je ne veux pas réussir  dans la vie, je veux réussir notre vie.»

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Le RDÉE Ontario est mort! Vive la SEO!

Le RDÉE Ontario se refait une beauté en mettant à jour son image de marque, et par le fait même, son nom : la Société économique de l’Ontario (SEO). Ce changement vient appuyer le nouveau mandat dont l’organisme s’est doté. Pierre Tessier, directeur général, et Annick Schulz, directrice des communications, marketing et relations externes de la SEO expliquent les raisons derrière ce renouveau.

Pour les petites et moyennes entreprises

Ce changement de nom vient d’une volonté de se distinguer et de modifier le mandat de l’organisation. 

«Le RDÉE Ontario, depuis ses débuts, faisait beaucoup de travail dans la communauté, explique M. Tessier. Puis nous avons réalisé que le besoin en Ontario français est d’avoir une organisation qui va se dévouer plus particulièrement aux entrepreneurs des petites et moyennes entreprises.»

En modifiant son image, la SEO appuie ce changement de vocation et prépare le public à plusieurs nouveautés. D’ailleurs, les nouveaux projets tourneront autour des quatre axes suivants: le tourisme, l’économie verte, l’immigration et l’entrepreneuriat jeunesse et féminin. 

Miser sur le tourisme

Le tourisme est un nouvel angle que la Société économique de l’Ontario prévoit développer. Déjà, l’équipe organise, en collaboration avec le cabinet-conseil François-Tourisme-Consultants (FTC), la première édition en Amérique du Nord du Forum-Salon ECORISMO 2018.

«ECORISMO 2018 aura lieu à Ottawa et nous pensons avoir environ 400 participants. C’est un événement d’envergure pour nous à la SEO», raconte le directeur général.

Les participants d’ÉCORISMO à Ottawa pourront rencontrer et développer des opportunités d’affaires en développement durable dans le milieu touristique. 

Promouvoir des initiatives vertes

Dans le domaine de l’économie verte, la SEO souhaite promouvoir les initiatives vertes dans le cadre du projet OBJECTIF 2030, en collaboration avec l’Institut de la francophonie pour le développement durable (IFDD). 

«Nous avons fait de grands pas cette année dans le domaine de l’économie verte, explique Mme Schulz. Nous avons signé un partenariat avec l’IFDD pour développer des projets et sensibiliser les PME et la jeunesse ontarienne à l’économie verte et le développement durable.»

Favoriser l’immigration francophone en Ontario

La SEO est fière de participer à des salons virtuels de l’emploi, qui ont pour objectif de favoriser l’immigration de francophone en Ontario. 

«En une journée, des gens de partout au monde qui cherchent un emploi au Canada peuvent s’inscrire à notre kiosque virtuel sur la plateforme Web. Les candidats discutent par Skype avec les employeurs potentiels et si les deux parties correspondent, nous enclenchons le processus d’immigration et d’embauche», raconte la directrice des communications à la SEO.

Entreprendre en étant jeune, en étant femme

La nouvelle Société désire également mettre l’accent sur l’entrepreneuriat jeunesse et favoriser les femmes entrepreneures en Ontario. Dans cet ordre d’idée, plusieurs événements seront organisés, dont un gala de la relève qui aura lieu en avril 2018, en partenariat avec le Club canadien à Toronto et Radio-Canada. 

«Notre collaboration avec le Club canadien, c’est exactement le genre d’activités que nous recherchons, assure M. Tessier. Nous tentons de rejoindre la communauté d’affaires francophone, les startups et les moyennes entreprises, grâce à ce type d’initiative.»

Une plateforme virtuelle à portée de main

La mise en place d’une plateforme virtuelle ESPACE ENTREPRENEUR réunissant toutes les solutions d’affaires pour les entrepreneurs francophones est un projet d’envergure pour l’organisme. 

«Pour créer la plateforme virtuelle, nous avons dû faire plusieurs partenariats pour enrichir le contenu. Nous voulions offrir tous les outils et modules nécessaires aux entrepreneurs, du lancement de l’entreprise, jusqu’à la succession», poursuit Mme Schulz. 

L’objectif de cette plateforme virtuelle est d’offrir tous les outils et informations nécessaires pour les entrepreneurs, directement en ligne. 

«Si les entrepreneurs ont un besoin, ils n’ont pas besoin de cogner à 56 portes», raconte fièrement le directeur général.

Pour profiter des services de la Société économique de l’Ontario, il suffit de se connecter sur la plateforme virtuelle.

«Quand ils s’inscrivent sur notre site Web, il y a un formulaire à remplir. Ensuite, les entrepreneurs verront le nom, la photo et le numéro de l’agent responsable de leur dossier. C’est ce que nous appelons un service clé en main, mais au-delà, un service personnalisé.»

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Le cinéma et la télé d'ici, une industrie bien vivante

Si ce n’est pas tous les jours qu’Hollywood fait son cinéma dans les rues d’Ottawa et de Gatineau, il reste que la production cinématographique et télévisuelle est bien vivante dans la région. En moyenne, 100 millions $ par année sont dépensés dans ce secteur dans la capitale nationale, ce qui génère du même coup d’importantes retombées économiques locales.

Pas étonnant alors que le maire d’Ottawa, Jim Watson, se soit rendu avec une délégation le mois dernier au siège social d’Amazon, à Seattle, ainsi qu’à Los Angeles, où il a courtisé des joueurs de cette industrie, les invitant à venir tourner leurs productions dans sa ville.

«C’est un secteur important d’Ottawa et un secteur en croissance», lance le commissaire du Bureau du cinéma d’Ottawa, Bruce Harvey, qui était justement du voyage avec le maire.

«Je pense que la ville est consciente de l’importance de ce secteur au Canada», poursuit l’homme en poste depuis trois ans, dont le mandat est justement de promouvoir l’aspect économique de la production cinématographique et télévisuelle d’ici.

Mickey Mouse à Ottawa

De ces 100 millions $, environ la moitié est dépensée en animation, un secteur qui, étonnamment, compte environ 70 ans d’histoire à Ottawa. «C’est un secret bien gardé», affirme M. Harvey qui mentionne, par exemple, le fait que c’est ici que la compagnie Disney tourne les courts métrages de Mickey Mouse.

Les 50 millions $ restants sont pour leur part répartis quasi également entre les productions de séries dramatiques et les téléréalités.

Le Droit Affaires

Un magicien en affaires

Faire vivre des émotions pour transmettre des notions, voilà le pari que Daniel Coutu a pris en fondant les Productions Prestigo en 2006. Avec deux émissions jeunesse présentées à Radio-Canada, Science ou magie et Par ici la magie, des tournées de spectacles partout au pays et de multiples produits dérivés, dont l’application mobile Technomagie, l’animateur et magicien cherche sans cesse à toucher le cœur des enfants. «Parce qu’ils sont les acteurs de changement de demain ». Portrait d’un bâtisseur de rêves.

«Être artiste, c’est vendre du rêve, souligne Daniel Coutu,  rencontré chez lui, dans sa maison, qui abrite aussi ses bureaux, à Gatineau. Et être magicien, c’est vendre une réalité qui n’existe pas.» 

À sept ans, il reçoit pour son anniversaire un tout premier ensemble de magie. Coup de cœur instantané pour ce médium qui lui permet alors de se mettre en scène, de faire de l’humour et, aussi, de faire de la musique avec son père multi-instrumentiste. Six ans plus tard, il suivra des cours de magie avec Maxim le magicien, et avec qui il apprendra des techniques professionnelles qui confirmeront sa passion pour la magie et, surtout, pour l’animation. 

Une invitation qui change tout

Au cégep, il entame des études en techniques administratives. Celui qui depuis son jeune âge jouait dans la plupart des spectacles scolaires avait aussi un penchant pour les affaires. «Je suis curieux de tout, absolument tout. À l’école secondaire, je faisais partie du club des jeunes entrepreneurs, se souvient-il. J’étais un excellent vendeur.»